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eBiz Africa Review Summer 2013 /
Été 2013
DID YOU KNOW? /
LE SAVIEZ-VOUS?
Les éditeurs de toute l’Afrique trouvent des nouvelles voix
passionnantes de partout le continent qui écrivent dans
une large variété de styles et genres. Voici cinq auteurs
que vous devez connaître:
Par Zukiswa Wanner
1. Leonor Miano
Le Roman de Miano de 2005 «
L’intérieur de la Nuit », nous
raconte l’histoire d’une femme
qui revient de France dans son
village Africain, pour visiter sa
mère malade. Traitée par les vil-
lageois comme une «étrangère»,
et pour ne pas avoir réussi à ap-
porter des cadeaux, elle décide
de partir, mais à la veille de
son départ une guérilla envahit
son village en se servant d’une
forme tordue de Panafricanisme
pour d’asservir les villageois.
Miano n’a pas aimé cette tra-
duction anglaise, tout comme
beaucoup de mes amis franco-
phones qui avaient lu le roman
original et leur désapprobation
m’a poussé à l’acheter. J’étais
curieuse de connaître le livre
juste pour voir comment était
cette mauvaise traduction et,
comme il a été traduit, je l’ai
apprécié. Si « In the Dark Heart
of the Night » est une mauvaise
traduction, j’aimerais lire les
bonnes traductions de tout son
travail parce que, cette écrivaine
Camerounaise «Afro-péenne»,
maintenant basée en France, est
brillante!
2. Hj Golakai
Le livre d’ HJ a été présélection-
né pour le premier prix littérai-
re d’Afrique du Sud, le prix Alan
Paton Award. Le roman policier
ne fait pas souvent partie de
cette liste, mais la beauté de
l’écriture d’HJ est telle, qu’elle
réalise l’exploit rare d’équilibrer
le livre comme la fiction pop et
littéraire. Ceci peut être le pre-
mier livre de HJ, mais si la prose
non publiée que j’ai lue est une
indication, elle ira loin.
3. Ondjaki
Cet auteur angolais, qui a étudié
à Lisbonne et vit maintenant à
Rio de Janeiro, est un des au-
teurs les plus prolifiques que
j’ai connu. « Good Morning,
comrades » racontent l’histoire
d’un jeune garçon grandissant
dans la post-guerre-civile de Lu-
anda. Quand sa tante vient en
visite du Portugal, il apprend
qu’il y a un monde au-delà de sa
ville natale, celui dans lequel les
gens sont sans peur et les cartes
de rationnement n’existent pas.
Dans le Siffleur, un voyageur
marche dans un village, visite
l’église et impressionne bientôt
tout le monde de ses compé-
tences de siffleur. L’écriture
d’Ondjaki et ses scénarios sont
trompeusement simples, mais
fortement amusants.
4. Chika Unigwe
Avant qu’Alastair Campbell
n’ait désigné « le meilleur ro-
man jusqu’ici lu cet été », j’avais
lu le livre d’Unigwe «On Black
Sisters’ Street “ et je l’avais
aimé. C’est l’histoire de quatre
femmes très différentes qui
ont toutes quitté l’Afrique pour
l’Europe à la recherche de la for-
tune et du bonheur, mais dont
les rêves sont entrés en collision
avec le cauchemar des quartiers
« chauds » de la Belgique, les
forçant à reforger leurs identi-
tés en inventant l’histoire sur ce
qu’elles sont.
5. Thando Mgqolozana
Il y a quelques années quand le
premier livre de Mgqolozana,
« un Homme qui n’est pas un
Homme », a été publié, un lead-
er traditionnel sud-africain a
suggéré qu’il doit être brûlé. Ce
serait une bonne raison en soi
pour lire les livres de Mgqoloza-
na, mais mieux encore, est que
sa prose est aussi captivante
que ses complots qui sont con-
troversés. Pour tous les sujets
difficiles qu’il explore dans sa
fiction (La circoncision dans un
Homme qui n’est pas un Hom-
me et la naissance vierge dans
le roman plus récent « Hear
me alone ») il ne semble jamais
prêcher, mais demande plutôt
au lecteur elle oui lui, de mettre
en question sa propre vérité
.