Autor: Martín Álvarez Engel

  • Le groupe Carré d’Or, histoire d’un acteur industriel incontournable de la Côte d’Ivoire

    Tout commence avec l’arrivée en Côte d’Ivoire du grand frère de la famille Ibrahim Ezzedine, venu du Liban pour travailler chez des oncles déjà installés depuis les années 60. Petit à petit il  démarre sa petite boutique devenue aujourd’hui le premier groupe industriel du pays, employant entre 7 000 et 7 500 personnes.

    Il opère alors dans la vente en gros à Treinchville. A une époque où les français dominent le marché, les Ezzedine deviennent les premiers libanais à importer des marchandises en Côte d’Ivoire ; principalement de la tomate concentrée, des piles électriques, des pâtes alimentaires, du lait en poudre et du lait liquide.
    Le petit frère d’Ibrahim, et PDG actuel du groupe Carré d’Or, Zouheir Ezzedine,  arrive en 1993. Son aîné en profite pour se lancer dans la diversification des activités du groupe.
    C’est dans cette optique qu’ils créent la société SAS Transit en 1995, pour gérer les sorties de containers du port. Elle devient rapidement le plus grand importateur du pays, distribuant les produits Nestlé et Grands Moulins.
    Trois ans plus tard, le groupe lance CAPRACI (Compagnie africaine de produits alimentaires en Côte d’Ivoire), la seule usine de pâtes alimentaires en Côte d’Ivoire, avec une capacité de production de 350 tonnes par jour. Le groupe demeure un des seuls producteurs à ce jour et pense même à ajouter une nouvelle ligne de production pour augmenter son débit de 100 tonnes par jour – un projet qui verra le jour en 2018. Aujourd’hui, ses produits sont exportés au Burkina Faso, Mali, Togo, Bénin, Libéria, Sénégal et Ghana.

    Après la libéralisation du marché, le groupe se lance dans l’importation de riz en 2000 ; une initiative qui sera, elle aussi, couronnée de succès. Grâce à un partenariat avec la société Louis Dreyfus, le groupe devient, en seulement trois ans, le premier importateur de riz en Côte d’Ivoire.
    En 2005, le groupe lance CIPREMCI (Compagnie ivoirienne de production d’eau minérale en Côte d’Ivoire) à Bonoua, qui produit l’eau minérale Céleste à partir d’une source naturelle forée dans les profondeurs du pays Abouré. Suite à des investissements importants en 2007 et le renouvellement des lignes de production, la société devient le deuxième producteur d’eau minérale du pays.

    En 2006 et 2007, le groupe lance le projet des Moulins Modernes de Côte d’Ivoire, avec une capacité d’écrasement de 1 000 tonnes de blé par jour, avec deux lignes, une pour la farine tandis que l’autre mélange farine et semoule. Ils démarrent la production en Mai 2009, mais confrontés à la société des Grands Moulins d’Abidjan, il est impossible de pénétrer le marché avant de conclure un accord avec la société Abidjanaise. Aujourd’hui MMCI est le deuxième distributeur et prévoit une extension de 600 tonnes d’écrasement par jour pour arriver à 1 600 tonnes par jour. La société dispose d’une capacité de stockage de 48 000 tonnes de blé qui va atteindre les 60 000 tonnes avec l’extension.

    En 2010, le groupe rachète la société d’imprimerie et cartonnerie du Groupe Omaïs ainsi que deux autres usines qu’il fait fusionner, et se positionne ainsi comme le premier producteur de cartons de la Côte d’Ivoire.
    Le groupe démarre en 2013 un projet de production de tomates concentrées, ketchup et des conserves de petits pois qui voit le jour  début 2017.
    La même année, la société FLEPACI est créée et se  spécialise dans l’emballage cellophane. La diversification des activités du groupe les emmène à créer la société de construction immobilière SIREMA. Le groupe possède aussi des unités d’ensachage de riz (petit emballage), de lait en poudre (marque Laity), et de café (marque Olinda). Ils sont le premier importateur de lait en poudre en Côte d’Ivoire. Grâce à des opérations de rachat stratégique comme l’acquisition de la société Afribache, le groupe maîtrise la chaîne de production de A à Z de la fabrication à la vente en passant par l’emballage.

    Zouheir Ezzedine, aujourd’hui PDG du groupe, a une vision sans limites et continue d’investir et d’étendre les activités du groupe. Il prévoit la production de boissons et de jus dans un futur proche, ainsi que des produits agricoles (café, cacao, anacarde). Il reconnait le fort potentiel agricole de la Côte d’Ivoire et invite le gouvernement à encourager de plus en plus d’entrepreneurs vers ce secteur qui selon lui représente l’avenir. M. Ezzedine est un homme d’affaires exigeant avec lui-même et mais aussi envers les autorités locales dont il réclame plus d’actions car les « les coûts de production de l’électricité, des produits pétroliers et gaziers sont chers, et la main d’œuvre rare ».

    Le groupe Carré d’Or ce n’est pas seulement les affaires, mais aussi la responsabilité sociale. Il contribue activement au développement socioéconomique du pays en construisant des écoles dans les différentes régions du pays. Il a même construit aussi un nouvel hôpital aux normes européennes, « la clinique Farah » à Marcory qui dispose de 100 lits.

    L’aventure familiale n’est pas prête de s’arrêter avec l’arrivée récente des neveux fraîchement diplômés qui viennent renforcer les équipes de management pour satisfaire la vision innovatrice de Zouheir Ezzedine.

  • Le riz, pièce maitresse de l’autosuffisance alimentaire ivoirienne

    Le riz (Oryza sativa) est une plante essentielle pour l’être humain. Comme le signifie la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les céréales représentent l’une des plus grandes industries agroalimentaires du monde. L’organisation estime qu’en 2017 la production s’élevait autour des 754,6 millions de tonnes (500,8 millions de tonnes de riz élaboré, contre 450 millions en 2010).

    L’Afrique génère des attentes positives en termes de production de riz, dépassant en 2017 le record de production de 2016 d’1% pour atteindre les 31,1 millions de tonnes. L’Afrique de l’Ouest, est intéressante à étudier pour le secteur car les pluies abondantes ont permis aux producteurs l’expansion des plantations, notamment grâce à des programmes d’aide gouvernementale et aux prix rentables et attrayants.

    Le riz est le principal aliment de base dans dix-sept pays d’Asie et du pacifique, dans neuf pays en Amérique et huit pays Africains, et fournit 20% de l’approvisionnement énergétique mondial contre 19% de blé et 5% de maïs. Sur l’ensemble du continent Africain, ce montant n’atteint pas 10% bien que des pays comme Madagascar avec près de 50% des calories apportées par cette céréale, ou la Côte d’Ivoire autour des 35%, se démarquent au-dessus de la moyenne mondiale.

    Avec ces fortes consommations, l’investissement dans la production et l’augmentation de la productivité ainsi que la régulation du marché du riz semblent nécessaires pour le continent. Dans le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, c’est l’ONDR (Office nationale du véveloppement de la riziculture), une entité publique qui est chargée de soutenir les acteurs impliqués de façon directe ou indirecte dans ce secteur et de créer les conditions durables pour son développement en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

    L’ONDR veut atteindre l’autosuffisance et que la production soit capable de satisfaire la demande nationale, un objectif en passe d’être atteint début 2018

    Selon Mr. Yacouba Dembélé, Directeur Général de l’ONDR, le riz est l’épine dorsale de son pays, non seulement d’un point de vue économique mais aussi social : « Le développement dans ce secteur n’est pas une question de production, sinon de souveraineté. La pénurie de production de riz a un impact sur plusieurs activités économiques accessoires, sur l’emploi, et peut générer de nombreux problèmes sociaux ». La Côte d’Ivoire ne produit pas autant de riz qu’elle en consomme. « Le pays produit actuellement 1 400 000 tonnes de riz par an mais en consomme 1 800 000 », ce que pour le Gouvernement du Président Alassane Ouattara et pour l’ONDR est un problème qu’il faut remédier.

    La situation antérieure avant que l’ONDR initie son plan à deux phases pour garantir la sécurité alimentaire dans le secteur du riz était très différente. Selon M. Dembelé, « auparavant, les moyens de transformation étaient très précaires et le manque de capacité à absorber la production décourageait les producteurs. Nous avons commencé par installer cent points de transformation et nous sommes passés de 300 à 10 000 kg de riz par jour en matière de production ». Dans cette première phase de sa stratégie, l’ONDR veut atteindre l’autosuffisance et que la production soit capable de satisfaire la demande nationale, un objectif en passe d’être atteint début 2018 avec la construction des 30 nouvelles usines de transformation, d’une une capacité de 25000 kg par jour. « Depuis que nous avons mis en place ces usines, nous avons doublé la production dans certaines régions parce que les agriculteurs ont la garantie que leurs productions seront absorbées et qu’ils verront leurs efforts et leur travail récompensés » ajoute M. Dembélé.

    En plus de l’augmentation de la capacité de transformation, le défi auquel fait face le secteur est l’adaptation au changement climatique. Et comme l’argumente le directeur général de l’ONDR : « la Côte d’Ivoire ne dispose que de 20% de riziculture irriguée. Les 70% sont des cultures pluviales, dépendant des pluies saisonnières, et 10% de plus par inondation. Pour Mr Dembélé, ces chiffres nous éclairent sur la vulnérabilité du secteur face à un régime pluviométrique changeant et imprévisible. Lorsqu’on lui demande des solutions il nous fait savoir qu’on « doit investir dans les infrastructures, les barrages, les canalisations et pour cela nous avons besoin de l’expertise de pays comme l’Espagne, leader dans les secteurs du riz, des infrastructures ou de l’ingénierie ». D’ailleurs des entreprises espagnoles sont déjà intervenues dans les infrastructures hydrauliques en Côte d’Ivoire qui sont bien loin de leur potentiel.

    La mécanisation est un autre défi de l’ONDR pour lequel a été mis en place un centre de mécanisation pour réduire les coûts et mettre à disposition des producteurs des machines accessibles et de qualité, ainsi que d’autres produits tels que des semences et des fertilisants pour augmenter la production.

    La deuxième étape de la stratégie de l’ONDR est le stockage. L’office est en pourparlers avec l’Inde pour une collaboration dans un projet visant à augmenter le nombre de silos en Côte d’Ivoire pour accumuler plus de céréales, garantir l’approvisionnement et pouvoir réagir face aux catastrophes ou calamités. En outre, selon M. Dembélé l’ONDR pourrait avoir de l’influence sur l’offre du riz et sur son prix, cet objectif sera une réalité en 2018.

    L’Espagne doit jouer un rôle plus actif dans le développement de l’industrie rizicole ivoirienne

    Avec la structure de production actuelle, réaliser les deux récoltes annuelles souhaitées par l’ONDR serait irréalisable et la Côte d’Ivoire devrait se contenter de la seule récolte annuelle actuelle, sous réserve des conditions climatiques qui mettent en péril la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays.

    Pour éviter cela, l’ONDR se concentre sur l’investissement dans l’irrigation et les infrastructures hydrauliques, et considère l’Espagne comme un exemple à suivre et un futur partenaire. Yacouba Dembelé n’hésite pas à nommer un projet de la FAO, financé par l’Espagne, où des synergies ont été créées entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs – des acteurs qui, jusqu’à présent, vivaient sans échanger d’information – permettant d’accroître la production dans certaines régions à plus de 700%. Ce projet constitue une bonne pratique qui est reproduite dans la région.

    Mais pour Yacouba Dembelé, l’Espagne doit jouer un rôle plus actif dans le développement de l’industrie rizicole ivoirienne, “elle doit profiter de son expérience et ne pas laisser passer les opportunités, à la fois dans l’acquisition de machines et dans la transformation ou la construction d’infrastructures qui se réalisent en Côte d’Ivoire. Et conclut: «C’est le moment».

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

  • Ivoryblue, el primer café expreso 100 por 100 marfileño

    Félix Houphouët-Boigny es de sobra conocido por ser el padre de la independencia marfileña y el primer presidente del país —desde 1960 hasta su muerte en 1993—. De entre su legado, quizás una de las facetas menos conocidas sea su apuesta por el desarrollo agronómico, especialmente en el sector del café, a través del CNRA (Centro Nacional de Investigación Agronómica) al que le debemos la variedad de café arabusta (Coffea xarabusta). Este híbrido cuenta con las propiedades de sabor y aroma del café arábica —Coffea arabica, originario de África Central— y la fortaleza del robusta —Coffea canephora, proveniente de Etiopía—.

    La variedad marfileña, muy apreciada y mejor pagada que sus ascendientes, crece exclusivamente en entornos soleados de entre 400 y 500 metros de altitud en las montañas del oeste del país, en las faldas del monte Nimba, en los alrededores de la ciudad de Man. Es ahí donde André Braud-Mensah, ingeniero en telecomunicaciones y apasionado del mundo del café, se plantó hace dos años para estudiar las posibilidades de esta variedad, hasta la fecha destinada a la exportación a Europa o Norteamérica sin que se transformara ni añadiera valor en Costa de Marfil. Así nació Ivoryblue.

    Costa de Marfil resiste como decimotercer productor mundial y tercero africano de café  

    Ivoryblue es la marca con la que André Braud-Mensah quiere llevar el café arabusta fabricado en Costa de Marfil al resto del mundo. Para ello, el emprendedor marfileño ha invertido en la construcción de una fábrica a 30 km de Abiyán, la capital económica y principal puerto de Costa de Marfil, en donde torrefacta, muele y encapsula los granos. «Por el momento satisfacemos la demanda local. La emergente clase media marfileña es nuestro objetivo principal», remarca André Braud-Mensah.

    Pese a la caída en la cosecha cafetera de los últimos años, amortiguada en la última campaña, Costa de Marfil resiste como decimotercer productor mundial y tercero africano en la cosecha 2016/2017 —con unas 120 000 toneladas anuales, frente a las 228 000 de Uganda y las 396 000 de Etiopía—. De estos granos, solo 4 000 toneladas se dedican anualmente a la demanda interior, que es el objetivo inmediato de la marca gourmet: «Frente a las 300 toneladas producidas actualmente, pretendemos alcanzar las 400 toneladas a corto plazo, el 10% de la demanda marfileña».  

    Su estrategia para conseguirlo: reunir la calidad de la materia prima, la sostenibilidad de su cultivo ecológico y el compromiso con la producción local en torno a un producto. Su café, el único en Costa de Marfil que se presenta en forma de cápsulas compatibles con las máquinas de la conocida marca internacional Nespresso, se ofrece además en diferentes variedades, adaptadas al gusto del cliente y a un precio más asequible gracias al proceso de fabricación de los recipientes. A medio plazo, los planes de André Braud-Mensah pasan por ampliar las áreas de proveniencia de su café hasta abarcar las seis regiones cafeteras del país, siempre fiel a su esquema de producción.

    Para André es de vital importancia estar en contacto con el productor local, hacerle partícipe y que se beneficie de forma justa de esta industria. Sus proveedores son cooperativas locales, principalmente formadas por mujeres y jóvenes, a las que, además, transfiere la tecnología necesaria para que la recolección y transformación in situ preserve las cualidades del grano. Su cultivo se realiza de forma ecológica, evitando en lo posible el uso de químicos, filosofía que se mantiene también en el proceso de transformación del preciado fruto.

     

    Pero, ¿cómo darse a conocer en un mercado dominado por las multinacionales? Ivoryblue quiere dejarse ver en el centro de las grandes ciudades, en áreas frecuentadas por la clase media alta, su principal nicho. Es por ello que en 2016 la joven marca inauguró su primera tienda gourmet en el Plateau, el barrio financiero de Abiyán. «Vamos a comenzar un plan de expansión internacional a partir de 2018, año en el que pretendemos expandirnos a Dakar, Montreal, Londres y Shanghái, por ese orden», comenta André Braud-Mensah. Para ello, la marca ya ha llevado a cabo test para adaptarse a las particularidades de cada mercado, tanto en la subregión como en Europa del Norte, Oriente Próximo, América del Norte o en Asia. Además, a través de su tienda en línea, pretende hacer su producto accesible al resto de clientes, con un servicio de entrega a domicilio que se irá ampliando conforme conquiste mercados. 

    Ivoryblue no solo comercializa café gourmet. Entre las líneas de negocio que pretende explotar se encuentran también sus propias máquinas de café —fabricadas con un socio italiano—, los productos de pastelería o los cosméticos a base de subproductos del café. Además, no podía faltar el cacao, del que Costa de Marfil es el primer productor mundial, acaparando el 30% de su cosecha global.

    Preguntado por el mayor reto de futuro para la expansión de Ivoryblue, André Braud-Mensah responde sin dudar: «la financiación, que es poco accesible para emprendedores en Costa de Marfil». Consciente y seguro de la calidad de su producto y del buen resultado de su fórmula, André Braud-Mensah quiere mostrar su idea fuera del país con la pretensión de atraer inversores extranjeros o mecenas que quieran apostar por este producto: un café artesano, respetuoso con el medio ambiente, comprometido socialmente y 100% de Costa de Marfil. 

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • El anacardo y el algodón, en el centro de la economía marfileña

    El Consejo del Algodón y del Anacardo de Costa de Marfil busca atraer inversión extranjera en estos mercados llenos de oportunidades.

    El anacardo, hasta hace poco un fruto desconocido en España, se ha convertido en poco tiempo en el botín más codiciado de las batallas que se libran cada tarde en los bares de nuestro país por los populares cuencos de frutos secos.

    Lo consumimos si preguntarnos a penas qué son o de dónde vienen; sin saber que, de media, uno de cada cuatro anacardos que encontramos en nuestro cuenco de aperitivos viene de Costa de Marfil, primer productor mundial del venerado fruto.

    El cajú (Anacardium occidentale), como también es conocido este alimento, llegó casi de forma casual al país oesteafricano: se introdujo desde el noreste brasileño, de donde es nativo, como forma de lucha contra la desertificación dadas sus propiedades de crecimiento en climas áridos y suelos relativamente pobres —como los que se dan en las zonas de sabana y semisabana del centro y norte de Costa de Marfil— y sus propiedades como complemento alimenticio para las comunidades locales.

    Aunque cultivado y comercializado desde hace treinta años, no fue hasta 2013 que esta materia prima comenzó a coger músculo en el país, siendo hoy un elemento vertebral para las comunidades rurales de Costa de Marfil y el tercer bien más exportado del país —tras el cacao y los derivados del petróleo—.

    Costa de Marfil es el primer productor mundial de anacardo

    De forma esquemática, la economía marfileña, y sobre todo la de las comunidades locales rurales, pivota sobre cuatro cultivos: cacao y café —para el sur del país—, anacardo y algodón —para el centro y norte—. Para mejorar las condiciones de vida de los productores y aumentar el rendimiento de los otros eslabones de la cadena de producción —compradores, exportadores y transformadores—, existen en Costa de Marfil dos consejos reguladores: el Consejo del Algodón y del Anacardo y el Consejo del Café-Cacao.

    Como nos cuenta Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo, «con la reforma del sector emprendida en 2013 por el actual presidente Alassane Ouattara [en el poder desde 2011] se dio el paso de la ecología a la economía». «En 2013 Costa de Marfil producía 480 000 toneladas de anacardos; en 2015 fueron 715 000».

    ¿El secreto de este espectacular aumento de la producción? Adama Coulibaly no tiene dudas: «La fijación de un precio mínimo, a partir del cual se dejan actuar a las fuerzas de la oferta y la demanda para llegar al precio final que se paga al productor, ha motivado que ahora el cajú sea considerado por las comunidades locales como una buena forma de ganarse la vida», y apunta, «este aumento de la producción no se debe a nuevas plantaciones, sino que es producción que anteriormente quedaba sin recolectar en los campos debido a su bajo rendimiento y que ahora tiene valor». Para Coulibaly, esta forma de fijación de precios funciona para el anacardo, pero no tiene porqué funcionar para otros bienes como el cacao «en el que funciona un sistema de precio flotante combinado con un fondo de compensación con el que se indemniza a los productores cuando el precio internacional es demasiado bajo».

    Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo.

    El sector tiene, sin embargo, un gran obstáculo que superar: el de la transformación del producto. Actualmente el país solo posee una capacidad de transformación de 1/7 de su producción. Para más inri, las unidades de transformación marfileñas únicamente funcionan al 40% de su capacidad, con lo que solo alrededor de 40 000 de las más de 700 000 toneladas de anacardo se transforman en Costa de Marfil. «El resto se exporta en bruto, a Asia especialmente, y llega a las mesas de Europa o Norteamérica sin trazabilidad: se ha perdido el Made in Côte d’Ivore», sentencia Coulibaly. Para superar esta situación, el gobierno se ha propuesto atraer inversores que colaboren en el aumento de la capacidad in situ para llegar a trasformar el 30% de los anacardos de aquí a 2020. Exenciones de impuestos a la exportación, primas a la inversión, establecimiento de zonas industriales —en Bouaké, Korhogo, Bondoukou y Séguéla—, todo está preparado para recibir inversores extranjeros, entre los que Coulibaly destaca a los españoles por su experiencia puntera en la industria agroalimentaria.

    Pero el anacardo no es solo valioso por su nuez. Como quedó patente en el pasado SIETTA (Salón Internacional de Equipos y de Tecnologías de Transformación del Anacardo), que se celebra en Abiyán, el fruto puede utilizarse para hacer zumo, confitería, alimento para animales, biomasa, cosméticos e incluso bioplásticos. Además, un subproducto de su cáscara, el CNSL (cashew nut shell liquid) es utilizado en aeronáutica como líquido de freno para los aviones. Con la vista puesta en la próxima edición de SIETTA 2018, Adama Coulibaly pretende presentar todas las posibilidades que brinda el cajú para atraer inversores a Costa de Marfil y convertir esta cita en un referente mundial de innovación agroalimentaria.

    El algodón (Gossypium sp.) es el bien que acompaña al anacardo en la gestión del Consejo. El sector pasa por peores momentos que el cajú, con una bajada de la producción en 2016/17 que dejó la cosecha en las 321 000 toneladas de algodón bruto, desde los máximos de la campaña 2014/15 (450 000 toneladas). Esta disminución en la producción algodonera hizo a Costa de Marfil caerse del pódium de África Subsahariana, colocándose en 4º puesto tras Burkina Faso (683 000 toneladas), Malí (645 000) y Benín (380 000). Adama Coulibaly se muestra, no obstante, optimista en su evaluación del sector: «Pronto la reforma de 2016, que reordena el mercado haciendo más difícil las malas prácticas y protegiendo al agricultor, empezará a dar sus frutos y recuperaremos músculo productor».

    El mayor desafío es, como en el caso del anacardo, la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano. La separación de la fibra y de la semilla se produce en el país. La última se queda, transformándose casi en su totalidad en Costa de Marfil y convirtiéndose en aceite, jabón, pastelería o comida para animales. Pero la fibra viaja lejos, exportada a Asia —a países como Filipinas, China o Vietnam—, donde están los centros de confección, y solo 20 000 de las 130 a 150 000 toneladas producidas anualsmente son transformadas en Costa de Marfil: otra oportunidad perdida para el país, que intenta atraer inversión para poder añadir valor en la cadena de producción nacional.

    El mayor desafío para el algodón, como en el caso del anacardo, es la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano

    Para llamar la atención a la comunidad inversora internacional sobre estas oportunidades en la industria transformadora marfileña del anacardo y del algodón, Adama Coulibaly cuenta con dos herramientas principales.  

    Por un lado las ferias y eventos internacionales. Durante el próximo año, Costa de Marfil va a acoger, además del SIETTA 2018, la 2º asamblea de la Alianza Africana por el Anacardo—ACA— o la 77º reunión del Comité Consultivo Internacional del Algodón —ICAC, con sede en Washington D.C., Estados Unidos—, un evento al más alto nivel que atraerá a más de 500 actores del mercado algodonero de países productores, transformadores y consumidores. 

    Por otro lado, y para el caso específico del anacardo, los países productores de este fruto cuentan con un nuevo instrumento de influencia: el CICC —Consejo Consultivo Internacional del Anacardo—, una organización internacional creada en 2016 que velará por el buen funcionamiento de este mercado global, de vital importancia para países los productores, a semejanza del ICAC para el algodón o la Organización Internacional del Cacao —ICCO, repatriada en 2017 de Londres hasta Abiyán—. Con nueve Estados miembro —Senegal, Guinea-Bissau, Guinea, Malí, Costa de Marfil, Ghana, Togo y Benín— y las puertas abiertas a países productores, transformadores y consumidores, esta organización está llamada a dinamizar este mercado de futuro al que deberemos estar atentos.

     

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

     

     

  • Le festival de l’Adayé Késsiè 2017, avec Luxe Voyages

    Installé dans la région du Gontougo vers 1690, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire avec chef-lieu la ville de Bondoukou et faisant partie du district du Zanzan, le peuple bron est originaire de l’empire du Ghana. Connu aussi sous le nom d’Abron, il constitue également le Royaume Bron (ou Brong, en anglais), le seul royaume actuel à caractère transnational à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana qui a survécu aux frontières de la colonisation. Les Abrons font partie de l’ethnie Akan et se caractérisent par  leur organisation sociale structurée et par sa richesse culturelle.

    Le Royaume Bron est composé de 11 peuples, dans cinq grands départements et 30 sous-préfectures dans les régions du Bounkani (nord-est) et du Gontugo (est), qui regroupent 1 103 villages et forment le district de Zanzan. La prise de conscience des traditions et richesses régionales commence par eux-mêmes. Comme explique un cadre régional, « comme le dit la tradition, pour avoir le respect et la considération des autres, il est nécessaire de montrer ses capacités et ses héritages culturelles ».

    Après 31 ans d’interruption, le festival de l’Adayé Késsiè renait avec un cortège d’innovations et de promesses pour valoriser la force et la richesse de la culture bron

    L’Adayé Késsiè

    L’Adayé Késsiè  est la plus grande fête du Royaume Bron et a été célébré du 17 au 22 d’octobre de 2017 à Tabagne. Elle a connu une interruption de 31 ans puisque sa dernière édition s’est produite en 1985 sous le règne de Nanan Kouassi Yeboua, 16e Roi des Brons et réformateur progressiste dudit royaume. C’est une fête qui a toujours réuni toutes ses provinces et ses cantons et qui émane de la volonté du Roi des Brons. C’est à cette occasion que l’on fait le point sur les activités du royaume et la conduite à tenir pour l’année nouvelle. L’Adayé Késsiè est donc une grande fête. Même si la première édition de l’année 2016 a été une vraie réussite, il est nécessaire de se rappeler d’un proverbe bron qui dit que «  lorsqu’on dit au cabri qu’il est propre, il ne voudra plus se laver ». Il faudrait donc éviter de se targuer d’avoir tout fait sinon de continuer à travailler pour promouvoir ce festival.

    De ce fait, le Roi et ses chefs de provinces et de cantons invitent les cadres de la région à participer de façon active pour que l’Adayé Késsiè soit une réussite encore une fois pour que sa projection tant au niveau national qu’international soit une référence. Il est donc important d’affirmer que la renaissance du festival de l’Adayé Késsiè est du fait de l’agence Luxe Voyages avec, à sa tête, M. Bini Ouattara Daouda, commissaire général et aussi fils de la région. Son attachement à la culture en général et à celle de sa région en particulier l’a emmené à prendre les rênes de la renaissance de ses festivités éclatées car, il faut le reconnaitre, se célébraient seulement dans les villages et avait perdu cette grandeur reconnue d’alors.

    Le Royaume Bron est le seul royaume actuel à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à avoir survécu aux frontières de la colonisation et reconnu par les deux pays africains

    L’Adayé Késsié marque donc la fin d’un processus. La fête du Tiendé (dans la ville de Tanda) qui célèbre la récolte de l’igname, tubercule et produit alimentaire par excellence de la région du Royaume Bron, marque le début des célébrités. Après quarante jours, on célèbre la fête des plus jeunes qui est suivie par celle des adultes. Les festivités adultes sont composées de deux parties qui sont le Moroufié et le Fofié.

    Le Mouroufié représente les festivités simplement adultes et les Fofiés sont celles qui sont tenues par les oracles une semaine plus tard et un vendredi selon le calendrier bron. La fête de l’Adayé Késsiè est donc célébrée douze jours après le Fofié. Il est important de noter que quatre jours après le Moroufié l’on rentre dans la nouvelle année et le premier conseil du royaume se tient un mercredi, ce qui coïncide avec la fête de l’Adayé Késsiè. Pendant le conseil, on passe en revue les évènements passés. Les  grandes décisions et les orientations sont prises pour l’année à venir durant toute la matinée. Parallèlement au conseil, cette matinée marque aussi le temps des demandes en mariage entre les couples, les dons sont faits entre membres des familles et les cadeaux aux parents et amis.

    Pendant l’après-midi du même jour la grande parade royale a lieu, où le Roi des Brons est porté suivi de ses chefs de provinces.

    Assurer la continuité des traditions

    Les aînés de la région, conscients de l’avancée de la modernité ont décidé d’institutionnaliser l’Adayé Késsié par la mise en place d’un comité scientifique composé d’intellectuels et de cadres de la région et bien entendu, soutenu par la cours royale et les sages du royaume. L’objectif étant de pérenniser cette tradition multiséculaire à travers la jeunesse originaire et descendante de la région. Ce comité se veut garant de l’enseignement des valeurs qui ont permis la survie, dans le temps et dans l’espace, de la culture bron et, travaillant en bonne intelligence avec les institutions de l’État, a su gagner la confiance des États de Côte d’Ivoire et du Ghana.

    Parallèlement aux actions remarquables de ce comité, l’ONG « Groupe culturel Bron Gyaman » veille pour la promotion des valeurs culturelles, artistiques, linguistiques, architecturales et vestimentaires de la culture bron. Avec Béné Kouakou Ignace à sa tête, elle joue alors le rôle de porte-parole dans cette démarche vers l’unité d’actions dudit peuple.

    L’Adayé Késsiè vient interpeller tout le monde, et apporter une saveur à toutes les activités menées conjointement par les différents groupes de travaux face aux nouveaux comportements et habitudes qui étiolent les traditions. Ces festivités représentent donc le moteur du réveil des consciences du peuple bron.

    Innovations

    L’Adayé Késsiè, ne consiste pas juste faire revivre et pérenniser la tradition du peuple bron mais aussi s’adapter à la modernité. Dans ce contexte, la création d’une industrie touristique autour de cet évènement en vue de développer économiquement la région s’est mise en place. La pause de la première pierre du centre culturel Village Adayé par le Vice-Président du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan en est la preuve. Ce centre qui sera situé à Tabagne comprendra un musée, une salle d’expositions et de ventes et des salles polyvalentes et de formation entre autres. Les infrastructures hôtelières insuffisantes ont donné lieu à des formules alternatives comme le logement chez l’habitant, ce qui a finalement été une belle expérience à la fois pour les touristes et les visiteurs et bien entendu pour les hôtes. L’implication du Gouvernement laisse entrevoir l’amélioration des infrastructures de la région, dont les voix d’accès ou l’hôtellerie, pour faire de Tabagne et de la région une référence touristique tant au niveau national qu’international.

    La parade du Roi marque l’apothéose des festivités et montre la communion entre le Roi et son peuple durant ce nouvel an du peuple bron

    La parade du Roi

    La parade du Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane marque l’apothéose du festival de l’Adayé Késsiè qui est l’apanage de la cohésion sociale des Bron. Cet événement met en exergue le patrimoine touristique et culturel du Royaume et montre sa force et sa richesse sous toutes ses formes. Les différentes provinces sont représentées ce jour-là avec des délégations venues aussi du Ghana et, avant l’entrée triomphale du Roi sur la grande place, l’on assiste aux différentes danses qui représentent les différentes classes sociales du royaume. Les parades des chefs de provinces, avec leurs tenues d’apparats, se font annoncer et le premier à ouvrir le bal est celui du Pinangô qui joue le rôle de chef d’État-major. Il est accompagné des membres de sa cours et ses tambourineurs et chansonniers. Ceci se répète avec les différents chefs de provinces qui chacun à son tour montre sa force.

    Puis fait son entrée triomphale le Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane. La clameur ne se fait pas prier. La communion du Roi avec son peuple est totale. Le Roi est porté dans son palanquin royal avec ses tenues d’apparats sur la grande place, un spectacle rempli de symboles mais aussi d’émotions qui ne laissent pas le visiteur indifférent.

    Bini Ouattara Daouda, Commissaire Général et promoteur de l’Adayé Késsiè

    M. Bini Ouattara Daouda, aussi Directeur Général de l’Agence Luxe Voyages, est Commissaire Général de l’Adayé Késsiè. Pour lui, l’édition 2017 du festival a été satisfaisante grâce aux améliorations apportées tant sur le plan de l’organisation et sur le plan de l’innovation. Le nombre de visiteurs s’est élevé pour se situer en plus de 6 000. « Le festival montre à quel point la région du Gontougo et le Royaume retrouvent sa proéminence », nous dit-il. Le fait de sortir de l’amateurisme en invitant tous les sages, les professionnels et les experts en la matière donne, selon lui, une autre dimension à l’évènement.  « Le bilan de cette édition, avec les critiques et suggestions, nous situera et nous permettra de mieux faire l’année prochaine », ajout-il.

    Parmi les initiatives à court-terme, une réunion avec le Roi et les chefs de provinces pour la mise en place de la marque «Adayé Késsiè» et la mise en œuvre des plans d’actions conjointes avec les provinces du Ghana. Aussi, le projet de réalisation du centre culturel ou Village Adayé, qui implique la participation des 5 provinces du Royaume Bron. L’architecture du bâtiment sera un hybride de tradition et de modernité. « Dans quelques années, dans chaque coin et recoin du Royaume on devra sentir le rayonnement de ces festivités et chaque Bron devra être à mesure de les présenter à ses invités. Je suis convaincu que l’Adayé Késsiè sera une référence touristique mondiale dans quelque temps », ajoute M. Bini Ouattara Daouda.

    Par Franck Olivier Kra. @franckokra

  • Festival Adayé Késsiè 2017, con Luxe Voyages

    El pueblo bron (o brong en inglés), descendientes del imperio de Ghana, se instaló en la región de Gontougo hacia 1690, en el noreste de Costa de Marfil, con la ciudad de Bondoukou como centro y formando parte del distrito de Zanzan. También conocidos como abrons, se organizan hoy día en torno al reino de Bron, el único reino transnacional de costa de Marfil que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales, a camino entre ese país y el vecino Ghana. Los abrons pertenecen, a su vez, a la etnia akan, caracterizada por su organización social y por su riqueza cultural.

    En el reino de Bron conviven 11 pueblos diferentes de cinco grandes  departamentos y 30  subprefecturas de costa de Marfil, de las regiones de Boukani y de Gontugo,  que comprenden 1 103 municipalidades y forman el distrito de Zanzan. La toma consciencia sobre las  tradiciones y la riqueza regional comienza en la propia población. Como explica un responsable regional, «como dice la tradición, para conseguir el respeto y consideración de los otros, es necesario demostrar capacidad y herencia cultural».

    Después de 31 años sin celebrarse, el festival de Adayé Késsiè renace con una panoplia de actividades para poner en valor la fuerza y la riqueza de la cultura bron

    El Adayé Késsiè
    El  Adayé  Késsiè  es  el  mayor  fiesta  del  reino  Bron  y  su  última edición se celebró del 17 al 22 de octubre de 2017 en la localidad  de  Tabagne. Ha sido la  primera  edición  desde  la  interrupción  de  la  celebración  del  festival  en 1985, hace 32 años, bajo el reinado del reformador y progresista Nanan  Kouassi  Yeboua,  16º  rey  de  los  bron.  Es  una fiesta que reúne a todas las provincias del reino y sus cantones  y  que emana  de  la voluntad  del rey. Una  ocasión en la que se hace balance de lo ocurrido en el reino y sobre las perspectivas para al año venidero. Una gran fiesta.  La  edición  del  años  2016  supuso  un  gran  éxito  pero, lejos de caer en la complacencia, debemos recordar un proverbio bron que dice que «si le decimos al cabrito que está limpio, éste no querrá lavarse» y en vez de dar por sentado el éxito futuro, trabajar para conseguirlo.

    Por ello, el rey y sus jefes de cantones y provincias invitan  cada  año a responsables  de  la  región  administrativa  a  participar  de  las  celebraciones,  para  que  el  Adayé  Késsiè sea un éxito y su proyección, tanto nacional como internacional, una referencia. Es importe mencionar que este  renacimiento  del  festival  ha  sido  iniciativa de la agencia Lux Voyage, con Bini Ouattara Daouda, hijo de la región y comisario general, al frente. Su vínculo con la cultua, especialmente la de su región, le llevaron a tomar las riendas de la organización de estas festividades que, hasta hace poco, sobrevivían desperdigadas en pueblos de la zona sin rastro de su grandiosidad de antaño.

    Le reino Bron es el único reino actual a caballo entre Costa de Marfil y Ghana que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales y que es reconocido por ambos países africanos

    El  Ayadé  Késsiè  marca  el  final  de  un  proceso. La fiesta de Tiendé (en el pueblo de Tanda), que celebra la recolección  del ñame, tubérculo y alimento por  excelencia del reino de Bron, marca el comienzo. Cuarenta días después, se celebra la fiesta de los jóvenes, seguida de la de los  adultos. Las fiestas de adultos se  componen de dos partes: la Moroufié y la Fofié.

    La primera  es  la  fiesta  de  adultos  propiamente  dicha  y  la  segunda  una  celebración  exclusiva  para  los  oráculos  que tiene lugar el viernes de la semana siguiente según el calendario bron. la festividad del Adayé Késsiè se celebra 12 días después de la Fofié. Es importante remarcar que  cuatro  días  después  de  la  Maroufié,  se  entra  en  el  nuevo año bron y el primer consejo del reino tiene lugar, siempre en miércoles, coincidiendo con la fiesta Adayé Késsiè.  en  el  consejo  se  pasa  revista  a  lo  ocurrido  durante  ese  año  y  se  toman  decisiones  sobre  las  grandes  orientaciones del reino para el año venidero. En paralelo al consejo, en la misma mañana, se celebran las pedidas de mano, las donaciones entre miembros de las familias y se dan los regalos a los amigos.

    Ya en la tarde del mismo día se celebra el desfile real, donde el rey es saludado, seguido de sus jefes de provincia.

    Asegurar la continuidad de la tradición
    Los  mayores  de  la  región,  conscientes  del  avance  de  la  modernidad,  decidieron  institucionalizar  el  Adayé  Késsiè  con  la  creación  de  un  comité  científico  formado  por  intelectuales  y  responsables  regionales  y  apoyado,  claro  está, por la corte real y los sabios del reino. El objetivo primordial del comité es continuar con esta tradición multisecular involucrando a la juventud de la región. El comité es garante de la transmisión de los valores que han permitido  la  supervivencia  en  el  tiempo  y  en  el  espacio  de  la cultura bron y, trabajando codo a codo con las instituciones del estado, ha sabido ganar la confianza tanto de las autoridades de Costa de Marfil como de las de Ghana. En paralelo a las acciones del comité, la ONG Grupo cultural Bron Gyaman vela por la promoción de los valores culturales,  artísticos,  lingüísticos,  arquitectónicos  e  indumentarios de la cultura bron. Liedrada por Béné Kouakou Ignace, la organización juega un importante papel en este proceso de reivindicación de los valores bron.

    El Adayé Késsiè es el momento en el que todas las actividades llevadas acabo por todos los actores de la cultura bron para impulsar su perennidad se muestran en conjunto. estas celebraciones suponen el motor en la toma de consciencia de la identidad del pueblo bron.

    Innovaciones

    El Adayé  Késsiè  no  consiste  solo  en  preservar  la  tradición cultural bron, sino también en encontrar la forma de adaptarla a la modernidad. En ese contexto, la creación de una industria turística alrededor de este evento para desarrollar  económicamente  la  región  ha  comenzado. 

    La inauguración de las obras de construcción del centro cultural Village Adayé, de la mano del vicepresidente del Gobierno marfileño Daniel Kablan Duncan, es  muestra  de este esfuerzo. El centro, situado en Tabagne, contará con un museo, una sala de exposición y venta y espacios polivalentes y de formación, entre otras infraestructuras. la  falta  de  oferta  hotelera  ha  dado  lugar  a  alternativas  imaginativas como el alojamiento en casas particulares de habitantes de la zona, que proporciona una experiencia humana y cultural extra, también para el anfitrión. El interés del Gobierno por esta iniciativa hace prever una mayor  inversión  en  infraestructura  en  la  región, en las vías de acceso así como en los establecimientos hoteleros, para  hacer de Tabagne y su  región  una  referencia  turística a nivel nacional e internacional.

    El desfile real
    El desfile del rey Nanan Adingra Kouassi Agyemane marca  la  apoteosis  del  festival  Adayé  Késsiè,  motor  de  cohesión social de los bron. este evento muestra el patrimonio turístico y cultural del reino, exhibiendo todas sus formas de fuerza y riqueza. Las diferentes provincias, incluidas las de Ghana, están representadas en esta festividad y, antes de  la  entrada  triunfal  del  rey  a  la  gran  plaza,  se  asiste  a  muestras de danza de los diferentes lugares y clases sociales del reino. Les sigue el desfile de los jefes de provincias del reino, con sus llamativos trajes y precedidos del jefe del Pinangô, que hace las veces de jefe del Estado mayor del reino. Miembros de su corte, tamborileros y cantantes le acompañan, lo que se repite con cada jefe de provincia.

    Tras  ellos,  el  rey  Nanan  Adingra  Kouassi  Agyemane  hace  su  entrada.  El  clamor  del  pueblo  bron  no  se  hace  esperar; la comunión del monarca con su pueblo es total. El rey es llevado en volandas al escenario de la gran plaza, un  momento  cargado  de  simbolismo y de emociones que no deja indiferente al visitante.

    Bini Ouattara Daouda, comisario general y promotor del Adayé Késsiè
    Bini  Ouattara  Daouda,  también  director  general  de  la  agencia  de  viajes  Luxe  Voyages,  es  el  comisario  general  del  Adayé  Késsiè.  Para  él,  la  edición  de  2017  ha  sido  satisfactoria gracias a las  mejoras  promovidas  tanto  en  el  plano organizacional como sobre el de la innovación y el número  de  visitantes  aumentó  hasta  colocarse por  encima  de  los 6 000.  «El  festival  es  una  muestra  de  cómo  la  región de Gontougo y el reino Bron van recuperando su preeminencia», comenta  el  comisario  general. El  hecho  de salir del amateurismo incorporando a los sabios y los expertos da, según  él, otra  dimensión  al  evento.  «El  balance de esta edición, escuchando críticas y sugestiones, nos permitirá mejorar para la edición del año que viene», añade.

    Entre los  proyectos  a  corto  plazo,  una  reunión  entre el rey y los jefes  de  provincia  para  crear  la  marca «Adeyé  Késsiè» y la puesta en marcha  de  los  planes  de acción conjunta con las provincias de Ghana, que sigue su curso. También la finalización del centro cultural Village Adayé, con la participación de  cinco  provincias del  reino Bron,  cuya  arquitectura  será  un  híbrido  entre tradición y modernidad. «En algunos años, deberemos sentir las festividades en cada rincón del reino y cada bron deberá poder ser un buen guía para los invitados. Estoy convencido de que el Adayé Késsiè será un referente turístico mundial  en  breve», remata  Beni Ouattara Daouda para despedirnos.