Categoría: África del Oeste

Noticias, reportajes y entrevistas de los países de la región occidental de África.

  • NSIA Fondation, investir pour un avenir meilleur

    Fondée il y a à peine quatre ans, la NSIA Fondation s’est convertie à une référence d’éradication des inégalités sociales et surtout au sein des populations les plus démunies et défavorisées spécialement dans la tranche de la population féminine. Son Président Exécutif, Régis Franck Segbenou, de passage à Madrid en Espagne dans le cadre de recherche de partenariats durables avec des institutions sociales de la place, a bien voulu nous accorder un entretien dans nos bureaux de la Avenida Manoteras 10, Madrid. Entretien.

    M. Régis Segbenou, vous êtes le Directeur Exécutif de NSIA Fondation, pouvez-vous nous présenter ladite institution ?

    Merci pour cette opportunité de m’exprimer dans eBiz Africa Review (EAR). La création de NSIA Fondation est le fruit d’une réflexion mûrie par M. Jean Kacou Diagou, Président du Groupe NSIA, et de sa fille Jeanine Kacou Diagou, Directrice Générale du Groupe NSIA. Le groupe est à la base un groupe d’assurances et, depuis quelques années, un groupe de banques et donc Panafricain. Nous sommes présents dans plus de 12 pays avec 25 filiales dans ces différentes zones dont dans certains, nous avons ou la banque- assurance ou seulement la banque et dans le reste des autres pays cela est reparti entre l’assurance vie et l’assurance non vie. Le président Jean Kacou Diagou a donc, depuis quelques années, décidé de mettre en œuvre cette Fondation pour permettre à cette population africaine démunie, d’avoir accès à l’éducation, à la formation, protéger l’environnement, et la scolarisation surtout axée sur les petites filles. Ces filles sont emmenées à se dédier aux travaux ménagers et ne bénéficient pas forcément d’accès à la scolarisation et à l’éducation. Notre action est vraiment menée autour des femmes et des petites filles pour pouvoir avoir accès à l’éducation et à la formation. Lorsque l’on observe notre logo, l’on découvre qu’il est très représentatif puisque nous avons une mère et une fillette. Nous essayons donc de recentrer les quatre axes sur la femme et l’enfant.

    LA CREATION DE NSIA FONDATION EST LE FRUIT D’UNE REFLEXION MURIE PAR M. JEAN KACOU DIAGOU ET DE SA FILLE JEANINE KACOU DIAGOU RESPECTIVEMENT PRESIDENT ET DIRECTRICE GENERALE DU GROUPE NSIA

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    Quelles sont donc les valeurs et la vision de la NSIA Fondation ?

    Nos valeurs et visions sont donc, pour être plus explicites, la scolarisation, l’éducation, l’environnement et formation. Ces valeurs qui sont mises en pratique nous permettent de passer aux actes concrets dans déjà quatre pays qui sont la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée Conakry et le Sénégal.

    En Côte d’Ivoire nous avons procédé à la réhabilitation d’une école de formation agropastorale en partenariat avec la congrégation Betaram de Jésuites de France. De cette école sortent une trentaine d’élèves chaque année avec une formation, une expertise qui les permet d’être autonomes, indépendants et d’avoir un métier ; et nous avons pour but d’en faire une école panafricaine. De ces 12 pays où nous avons des filiales, viendront les élèves les plus démunis dans le but de recevoir une formation tous frais payés par NSIA Fondation avec un métier.

    Au Sénégal nous avons aussi procédé à la pose de la première pierre d’une école qu’on appelle La Case des Touts Petits et permettre aux enfants de la rue d’avoir accès au circuit normal de la scolarité.

    En Guinée Conakry, on a aussi posé la première pierre d’un point de lecture en partenariat avec L’UNESCO et les éditions l’Harmatan pour que les plus jeunes puissent avoir accès à la lecture, à l’information et à la formation. L’Unesco fournira donc tous les livres et les ouvrages. La Fondation, quant à elle, se chargera de la bâtisse.

    Au Cameroun nous avons également réhabilité un centre de formation pour jeunes filles dans la région de Poma près de Douala. Dans cette école, ces jeunes filles accéderont à la formation à l’informatique, la couture, la cuisine etc.

    NOS VALEURS QUI SE RESUMENT PAR L’AMOUR POUR SON PROCHAIN, LA RESPONSABILITE, L’EGALITE ET L’INTEGRITE S’ARTICULENT AVEC NOS VISIONS PERMETTANT AUX PLUS DEMUNIS PARTICULIEREMENT LES JEUNES FILLES ET LES FEMMES D’ACCEDER À L’EDUCATION ET A UNE AUTONOMISATION FEMININE 

    En vous écoutant on se rend compte que l’un des plans d’action principaux de la Fondation c’est l’autonomisation de la femme ?

    C’est tout à fait ça. Nos actions permettent donc aux femmes d’être indépendantes, autonomes et d’avoir un métier, d’avoir accès au savoir et de lutter pour leurs droits. En Afrique, malheureusement, il existe encore des contraintes financières dans certains pays où le mode de survie ne permet pas encore aux familles et aux personnes ressources de subvenir aux frais de scolarisation de leurs progénitures. NSIA Fondation vient donc en appuie à ce manque. Il est important de noter et de savoir qu’il faut rendre ce qu’on a reçu aux populations.

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    En quoi est-il important d’internationaliser la Fondation dans la recherche de partenariat ?

    J’ose croire que selon ma propre gouverne, l’objectif d’une fondation c’est de devenir autonome et indépendante à long terme. Nous nous rendons compte qu’en Afrique il existe un grand nombre de fondations, mais qui n’ont pas de suivi, qui ne sont pas forcément organisées. L’objectif ici c’est de donner de la notoriété, de la crédibilité et de la visibilité à

    AVOIR DES LIENS ET FORMER DES PARTENARIATS A L’INTERNATIONAL RENFORCE NON SEULEMENT LA CREDIBILITE ET LA NOTORIETE DE LA FONDATION MAIS AUSSI NOTRE EFFICACITE DANS NOTRE PLAN D’ACTIONS

    notre Fondation qui s’appuie sur des assurances et des banques, et donc un groupe crédible. Mener des actions et des actes permettent à l’opinion publique de connaître, bien entendu, nos réalisations. Avoir donc des liens et former des partenariats à l’international renforce non seulement la crédibilité mais aussi notre efficacité dans notre plan d’actions puisque la Fondation à elle seule ne peut pas autofinancer tout son programme. Aujourd’hui il s’agit ici de trouver en d’autres fondations, des ONG, des entreprises, des mécènes, des particuliers qui vont nous permettre de développer ces actions. Mais la difficulté de ces personnes physiques ou morales est de pouvoir justifier les ressources ; savoir comment sont utilisées ces fonds et à quel but. Un compte rendu périodique aux donateurs est obligatoire pour créer cette confiance et renforcer ces partenariats. J’ose croire qu’il y a des personnes de bonne volonté qui sont prêtes à participer à des projets sociaux mais qui restent sceptiques car le manque de transparence freine leurs ardeurs. Il est intéressant et important ici de créer cette confiance par des « reportings » ou rapports périodiques avec des preuves palpables ou tangibles.

    Quel message lancez-vous aux futurs partenaires de NSIA Fondation ?

    NSIA Fondation survient à ses propres besoins depuis 4 ans d’existence, par le biais et la contribution de ses filiales. Tout nouveau partenaire peut être rassuré de la bonne marche des activités, du bon emploi des fonds reçus ou octroyés à la Fondation dans une transparence totale. Les Donateurs auront toujours la possibilité d’avoir un regard ou visiter les projets réalisés. Ils seront aussi destinataires d’un rapport d’activités sur le développement des actions de notre organisation. Nous comptons sur les partenaires potentiels espagnols et espérons pouvoir signer des accords avec aussi des personnes ou organisations ressources et mener à bien nos visions et valeurs.

     

    Par Franck Olivier Kra @franckokra

  • Fundación NSIA, invertir para un mejor porvenir

    Puesta en marcha hace apenas cuatro años, la Fundación NSIA se ha convertido en una referencia en cuanto a la erradicación de las diferencias sociales en el seno de las comunidades más desfavorecidas, especialmente entre las mujeres. Su director ejecutivo, Régis Franck Segbenou, de visita prospectiva en Madrid (España) para la búsqueda de posibles socios para la fundación de entre las entidades sociales del país, tuvo la amabilidad de aceptar nuestra invitación para una entrevista con eBIz Africa Review.

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    Señor Régis Segbenou, usted es director ejecutivo de la Fundación NSIA. ¿Podría presentarnos brevemente la fundación?

    La creación de la Fundación NSIA es fruto de una idea madurada por Jean Kacou Diagou, presidente del Grupo NSIA, y su hija, Jeanine Kacou Diagou, directora general del mismo grupo. El grupo fue, al comienzo, una entidad aseguradora a lo que, desde hace ya algunos años, se ha sumado la actividad bancaria. Estamos presentes en más de 12 países, con 25 filiales en las que damos servicios de aseguradora y/o banca.

    El Grupo NSIA decidió poner en marcha la fundación para poder atender a poblaciones africanas desfavorecidas, prestándoles servicios básicos como acceso a la educación, a la formación o a un medio ambiente saludable, especialmente para las niñas.

    Las niñas están predestinadas a encargarse de los trabajos del hogar y no son, en muchos casos, escolarizadas o educadas. Nuestra acción se concentra en las niñas para solucionar este círculo vicioso y crear oportunidades de desarrolla para las mujeres más allá de las tareas del hogar. Nuestro logo es muy representativo de este trabajo ya que dibuja una niñas de la mano de su madre. Son ellas sobre las que centramos nuestro trabajo

     La creación de la Fundación NSIA es fruto de una idea madurada por Jean Kacou Diagou, presidente del Grupo NSIA, y su hija, Jeanine Kacou Diagou, directora general del mismo grupo

    ¿Cuáles son lo sejes de actuación sectoriales y geográficos de la Fundación NSIA?

    Nuestros valores se resumen en el amor al prójimo, la responsabilidad, la igualdad y la integridad, articulados en torno a nuestra visión que no es otra que permitir a los más desfavorecidos, particularmente las niñas y a las mujeres, el acceso a la educación y la emancipación femenina.

    Más concretamente, nuestros ejes de acción son: la escolarización, la educación, la formación y el medio ambiente. Actualmente contamos con proyectos en marcha en cuatro países: Costa de Marfil, Camerún, República de Guinea y Senegal.

    En Costa de Marfil hemos rehabilitado una escuela de formación agropecuaria en asociación con la congregación Betaram de los Jesuitas Franceses. De esta escuela salen una treintena de alumnos cada año, con una formación que les permite ser personas autónomas, independientes, con una profesión. Nuestro objetivo es establecer una escuela panafricana. Desde esos 12 países donde mantenemos filiales, vendrán alumnos en situación de desprotección para que, después de recibir la formación subvencionada por la Fundación NSIA, puedan tener una profesión.

    En Senegal, hemos puesto la primera piedra de una escuela que llamamos la Case des tout petits (La Casa de los Más Pequeños) para permitir que los niños de la calle tengan acceso al circuito de escolaridad en las mismas condiciones que otros niños.

    En la República de Guinea, hemos puesto también la primera piedra de un punto de lectura en colaboración con la UNESCO y la editorial Harmatan, para que los más jóvenes puedan acceder a la lectura, la información y la formación. La UNESCO estará a cargo del abastecimiento de libros y la Fundación queda a cargo de el edificio y gastos relacionados.

    En Camerún, hemos rehabilitada un centro de formación para mujeres jóvenes en la región de Poma, cercana a Duala. En la escuela, las chicas acceden a la formación en informática, costura, cocina y otras materias.

    Nuestros valores se resumen en el amor al prójimo, la responsabilidad, la igualdad y la integridad, articulados en torno a nuestra visión que no es otra que permitir a los más desfavorecidos, particularmente las niñas y a las mujeres, el acceso a la educación y la emancipación femenina

    Escuchándole se ve claramente que su eje principal de acción es el empoderamiento femenino…

    Exactamente. Nuestras acciones permiten que las mujeres sean independientes, autónomas y que tengan una profesión y acceso al conocimiento para que puedan luchar por sus derechos. En África, lamentablemente, existen todavía obstáculos financieros para familias sin recursos a la hora de escolarizar a los hijos. La Fundación NSIA viene a cubrir esas necesidades. Es importante darse cuenta que es necesario saber devolver parte de lo que hemos recibido a las comunidades.

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    ¿Cuál es, para usted, la importancia de internacionalizar la fundación a la hora de buscar asociaciones con otras entidades?

    Mi objetivo al frente de la fundación y el objetivo de toda fundación es conseguir la autonomía e independencia a largo plazo. Observamos que, en África, hay multitud de funciones pero que están mal organizadas y gestionadas. Nuestro objetivo es dotar de credibilidad, de visibilidad, de notoriedad nuestra fundación, apoyándonos en nuestra labor previa de entidad aseguradora y bancaria. Llevar a cabo acciones e iniciativas que nos hagan conocidos ante la opinión pública nuestros logros. Establecer vínculos y colaboraciones a nivel internacional refuerza, no solamente nuestra credibilidad, pero también nuestra eficacia en la puesta en marcha del plan de acción ya que la fundación, por si sola, no podría autofinanciar su programa.

    Establecer vínculos y colaboraciones a nivel internacional refuerza, no solamente nuestra credibilidad, pero también nuestra eficacia en la puesta en marcha del plan de acción

    Se trata de encontrar otras fundaciones, ONG, empresas, mecenas o particulares que quieran involucrarse. El problema, muchas veces, reside en cómo justificar tus ingresos, saber cómo son usados los fondos y para qué. Es obligatoria rendir cuentas de forma periódica a los donantes para crear confianza y reforzar los acuerdos.

    Hay gente de buena voluntad que están dispuestas a participar en proyectos sociales pero que guardan escepticismo por la falta de trasparencia, que frena su colaboración. Es necesario crear esa confianza con rendición de cuentas y con resultados tangibles.

    ¿Qué mensaje lanzaría usted a los futuros colaboradores de la Fundación NSIA?

    La Fundación lleva 4 años autofinanciándose por la vía de sus filiales. Todo nuevo socio o colaborador, puede tener la confianza del buen funcionamiento de las actividades, del buen empleo de fondos con una trasparencia total. Los donantes tienen siempre la posibilidad de visitar los proyectos realizados. También tienen a su disposición informes de actividad periódicos.

    Tenemos muchas esperanzas puestas en los potenciales socios españoles y esperamos poder firmar acuerdos con personas y organizaciones para poder llevar a cabo nuestra misión respetando nuestros valores.

    Por Franck Olivier Kra, @franckokra.

  • Louis-Georges Tin, la voz de las víctimas de la trata y el colonialismo

    El CRAN (Consejo Representativo de Asociaciones Negras) de Francia, nacido en 2005, es una organización que tiene como objetivo luchar contra las discriminaciones a las que debe hacer frente la población negra en el país galo. El año 2012 fue decisivo para entender lo que el CRAN representa hoy en día en Francia y en el extranjero. Ese año, la organización decide diversificar sus actividades para extenderlas a cuestiones relativas a la colonización, la esclavitud y sus reparaciones. 

    Al CRAN se le reconoce su labor a la hora de poner sobre la mesa el debate en torno a la desmemoria de la sociedad francesa hacia el papel del país en la esclavitud y la colonización.

    Antirracista y anticolonial, el CRAN lucha contra la base ideológica que permitió justificar las barbaridades cometidas por las metrópolis en África, el Caribe y otros lugares. La falta de complejos de la organización a la hora de denunciar los abusos —incluso llevando al Estado francés ante la justicia por ellos—, o su apoyo a iniciativas como la del presidente de Benín, Patrice Talon, que pide la devolución del arte sustraído en la ocupación francesa del antiguo Dahomey, pueden marcar el camino a otras asociaciones o Estados en sus luchas por la reparación y por la memoria de las victimas, en Francia y más allá.

    Su presidente, desde el año 2011, es Louis-Georges Tin, un reconocido activista en defensa de los derechos humanos. Conocido por ser el impulsor del Día Internacional contra la Homofobia, la Transfobia y la Bifobia (IDAHO), hito que marcó un antes y un después en la defensa de ese otro segmento oprimido de la población, Louis-Georges está desde hace años lanzado de lleno a la lucha contra el racismo y en pro de la memoria y la reparación de la esclavitud y de la colonización. Responde a las preguntas de eBiz Africa Review desde la sede del CRAN en París.

     

    Los objetivos principales del CRAN son la lucha contra la discriminación y el racismo, la condena del esclavismo y la promoción del anticolonialismo. El actual presidente de la República Francesa, Emanuel Macron, sorprendió a Francia declarando en Argel durante la campaña electoral que la colonización es un crimen contra la humanidad. ¿Cómo valora usted esas palabras?

    Teniendo en cuenta el revuelo que provocaron, ¿considera que la sociedad francesa y europea están preparadas a afrontar su pasado colonial en África?

    La colonización, que ha durado desde el final del siglo XV hasta el final del siglo XX, no fue un crimen contra la humanidad. Fue una sucesión de crímenes contra la humanidad. Es una época marcada por el exterminio de los pueblos autóctonos, la deportación de africanos, la esclavitud colonial, el trabajo forzado de los indígenas [se calcula que 12 millones de africanos fueron enviados a América, 6 millones a Oriente y otros 8 millones fueron esclavizados en el propio continente], el pillaje o las masacres en África, Asia u Oceanía. Centenares de millones de víctimas.

    De manera general, los responsables no están dispuestos a reconocer sus crímenes. Pero poco importa: los Estados han cometido crímenes y deben reparar a las victimas. Es el principio de justicia el que está en juego. No hay paz sin justicia y no hay justicia sin reparación.

    No obstante, en Francia, la lucha va dando sus frutos. El pasado 10 de mayo [de 2017] el entonces presidente Hollande puso en marcha una fundación dedicada a la memoria de la esclavitud, de cuyo Consejo de Asesoramiento somos miembro. Se trata de abordar reparaciones morales y financieras; toda una novedad no solo en Francia, sino también en el resto de Europa.

    Además, el pasado 26 de septiembre [de 2017], el ayuntamiento de París aprobó la creación de un Museo de la Esclavitud. Existen en torno a 12 000 museos en Francia; de ellos, 12 están dedicados al mundo del zueco. Ninguno a la esclavitud. Será el premier museo en el país dedicado a un periodo tan trascendental de la historia: la lucha avanza y estamos obteniendo resultados.

    Una de las acciones más notables (y notorias) del CRAN ha sido la denuncia ante la justicia al Estado francés y al grupo SPIE por haber forzado a más de 125 000 congoleses —de los que 20 000 murieron— a realizar trabajos forzosos de construcción de la vía Congo-Océan entre 1914 y 1934. ¿En qué estado está esa denuncia y cuáles son las peticiones en concepto de reparación que se reclaman?

    Este proceso judicial está actualmente en curso. Nuestro objetivo es que se juzgue el trabajo forzoso. Hace falta remarcar que, en Francia, la esclavitud fue abolida en 1848, pero restablecida y enmascarada bajo la fórmula de trabajo forzoso, que estuvo en vigor hasta, por lo menos, 1946. Los «indígenas» eran capturados a punta de pistola, deportados a miles de kilómetros, hacinados en «campos de trabajo» —término de la época—. Forzados y azotados murieron en masa. Era esclavitud; incluso la Organización Internacional del Trabajo (OIT) lo ha reconocido. Había en Francia más de estos esclavos que en la época anterior a la abolición de la esclavitud. Actualmente trabajamos para que, a nivel de la OIT, el trabajo forzoso, de ayer y de hoy, sea considerado como un crimen contra la humanidad.

    Las cosas avanzan.

    El presidente de Benín, el señor Patrice Talon, ha iniciado, con la ayuda del CARN, una batalla por la recuperación de los tesoros del antiguo reino de Dahomey sustraídos durante la ocupación colonial, expuestos hoy en día en el parisino Museo Quai Branly-Jaques Chirac. ¿Cómo se está desarrollando esa interlocución entre ambos Estados? ¿Percibe usted al actual presidente, Emmanuel Macron, más abierto a la restitución de esos tesoros que el anterior presidente, François Hollande, quien la rechazó?

    Es un poco pronto para valorarlo. Debe producirse un encuentro entre los presidentes Macron y Talon. Solo entonces sabremos si el nuevo presidente francés es más permeable ante la reclamación de restitución del Estado beninés que su predecesor. En cualquier caso, si Francia rehúye devolver los bienes robados —robados tras masacrar a la población local, que no se nos olvide—, estamos dispuestos a llevar al Estado ante los tribunales.

    El CRAN también ha llevado al Estado francés ante los tribunales en el caso de la deuda ilegal impuesta a Haití en concepto de indemnización por su independencia y por los perjuicios causados por la abolición de la esclavitud. ¿Cuáles son las bases jurídicas sobre las que se basa el caso? ¿en qué estado se encuentra la demanda y qué es lo que el CRAN pide como reparación?

    Tras haber vencido a las tropas de Napoleón Bonaparte, Haití se independiza  en 1804 y abole la esclavitud. Los propietarios de plantaciones franceses enfurecen y en 1825 consiguen convencer a Carlos X, entonces rey de Francia, quien envía una flota militar a Haití. Bajo amenaza de invadir la isla si no se les concede una «reparación» por las pérdidas que la independencia de la colonia y la abolición de la esclavitud han supuesto para los «pobres» terratenientes franceses que habían perdido sus posesiones —esclavos y plantaciones—, el presidente haitiano acepta lo inaceptable: las víctimas pagan indemnizaciones a los verdugos y Haití transfiere a Francia el equivalente a 21 000 millones dólares actuales de 1825 a 1946, cuando se termina de pagar la deuda.

    Ante lo inaceptable del pago de esa deuda ilegítima, el CRAN ha pedido ante los tribunales la devolución de esa cantidad al Estado haitiano y el proceso todavía continúa.

    La Guerra Escondida de Camerún, la represión de los malgaches de 1947… la lista es larga: ¿qué otras acciones tiene planeado emprender en el marco de la lucha por la memoria y la reparación de la época colonial?

    Nuestra prioridad ahora es trabajar en la puesta en marcha del museo y de la fundación por la memoria de la esclavitud de los que hemos hablado. Pero también queremos trabajar sobre el franco CFA, una moneda en uso en 15 países de África francófona [incluyendo las Comoras cuyo franco comorense está asociado a la zona franco], mayoritariamente de la África francófona aunque también incluye a la hispanófona Guinea Ecuatorial y a la lusófona Guinea-Bissáu. Estos países están privados de toda soberanía monetaria ya que lo relativo a su moneda se decide en Francia. Es uno de los signos más evidentes de dominación colonial que perduran hoy en día.

    Francia no es, sin embargo, el único país europeo que debe afrontar su pasado colonial. España tuvo presencia en Guinea Ecuatorial y en el Sáhara Occidental —actualmente el único territorio en el continente africano por descolonizar—. Éste pasado colonial africano permanece muy olvidado en España. ¿Cómo valora esta presencia colonial española en el continente?, ¿ha establecido el CRAN contacto con asociaciones españolas con similares objetivos a los de su organización?

    En el caso de España, no solo hay que hablar del Sáhara Occidental y de Guinea Ecuatorial, sino también de toda América —de Cuba a Argentina, pasando por Perú o Colombia—. Cada vez trabajamos más con asociaciones de América Latina y considero que las poblaciones afrodescendientes e indígenas deberían interpelar a las autoridades españolas en el sentido en que el CRAN lo hace con las francesas.

    Otra dimensión de su lucha al frente del CRAN es denunciar las discriminaciones a las que se enfrentan los negros en Francia. ¿Cuál es la situación actual de los negros en Francia y en Europa?, ¿qué medidas deberían tomarse para luchar contra la discriminación?

    Los negros en Francia y en Europa en general sufren muchas discriminaciones, especialmente a la hora de encontrar empleo y desarrollar su carrera. Para muchos no se trata ni siquiera del famoso «techo de cristal», sino de un verdadero «suelo adherente». Cualesquiera sean sus talentos y capacidades, los negros no progresan y, con el mismo nivel de cualificación, un negro gana un 20% menos que un blanco.

    Para remediar esa situación, desde el CRAN pedimos que en las empresas de más de 50 empleados haya, como en el caso de las mujeres, un informe comparativo que permita saber si hay discriminación racial en el progreso profesional y en la remuneración, para que estas puedan ser atajadas por los responsables sindicales.

    Usted también se ha involucrado en el activismo a favor de la diversidad sexual y afectiva, siendo el promotor del Día Internacional contra la Homofobia, la Bifobia y la Transfobia (IDAHO), que hoy en día se celebra a nivel global. En África, esos colectivos están tristemente perseguidos y, a menudo, los esfuerzos europeos por protegerlos, son vistos como una forma de neocolonialismo cultural. ¿Cómo cree usted que estas instituciones y organizaciones deben moverse para defender los derechos LGTBI en África?

    Lancé el Día Internacional contra la Homofobia, la Bifobia y la Transfobia en 2005. Hoy en día se celebra en más de 130 países de todas las regiones del mundo. Nuestra más importante campaña se centra en la despenalización universal de la homosexualidad y, a ese respecto, llevamos una declaración a la Asamblea General de la ONU, lo que constituyó una primicia a nivel histórico.

    Es cierto que un tercio de los países de África penalizan aún la homosexualidad y afirman, a menudo, que ésta es una importación occidental cuando, en realidad, son las leyes antisodomía (sodomy laws) las que fueron importadas e impuestas por los colonos. Se declara alegremente que la homosexualidad es contraria a las tradiciones africanas mientras se citan extractos de la Biblia o del Corán, textos que, mientras no se demuestre lo contrario, no vienen precisamente de la «tradición africana». En resumidas cuentas, muchos africanos están totalmente confundidos cuando juzgan la homosexualidad como contraria al espíritu africano.

    Los derechos fundamentales de las personas homosexuales no se respetan. A menudo se les encarcela, se les persigue e, incluso, se les ejecuta. Yo soy favorable a que la ayuda internacional al desarrollo se condicione al respeto de los derecho humanos en general. Es algo que se hace en el mundo entero en cualquier domino, y no veo por qué deberíamos hacer una excepción en el caso de los derechos fundamentales de los homosexuales.

     

    Autor: Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

    Foto: Louis-Georges Tin.    

  • Cabo Verde: abierto a la diversidad

    Cabo Verde es un país abierto, famoso por su hospitalidad. Es un lugar de mestizaje cultural por donde han pasado multitud de pueblos, desde los africanos —muy a su pesar, obligados por esa infamia que fue la esclavitud—, los noreuropeos y norteamericanos —comerciantes de carbón o a la caza de la ballena— o los sureuropeos —la metrópoli portuguesa. Cada uno de ellos dejó su poso cultural con los que, mezclándolos, los caboverdianos construyeron su personalidad: abierta y multicultural.

    Cabo Verde es el país africano más tolerante hacia los homosexuales: el 74% de los caboverdianos frente a algunos de sus vecinos como Senegal (3%) o Guinea (4%)

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    Esta facilidad para asimilar lo diferente se manifiesta también en el campo de la diversidad sexual y de género. Según datos del Afrobarometer de 2015, Cabo Verde es el país africano más tolerante hacia los homosexuales: preguntados por si les gustaría o tolerarían convivir con homosexuales en sus comunidades, el 74% de los caboverdianos responden afirmativamente —seguidos de cerca por el 67% de los sudafricanos y el 56% de los mozambiqueños. Los niveles de aceptación de la homosexualidad de Cabo Verde, que se acercan a los de países como Italia o Argentina, contrastan con los de algunos de sus vecinos más próximos, como Senegal (3%) o Guinea (4%), ambos en el farolillo de cola.

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    Para muchos, esta apertura también esta relacionada con otro de los elementos definitorios de la esencia caboverdiana: el Carnaval. «El Carnaval es una época en la que las estratificaciones sociales se rompen: los ricos y los pobres, los heteros y los homosexuales, los blanco y los negros; todos se juntan formando un único cuerpo en pro del espectáculo y de la fiesta», comenta Elvis Tolentino Leite, presidente de la asociación Arco Iris Cabo Verde. «Es un momento en el que no existen barreras ni prejuicios y en el que deseamos que eso se extienda al resto del año para poder, así, alcanzar la igualdad legal y social para todos y todas en Cabo Verde».

    Fue también el Carnaval el momento elegido por Tchinda Andrade para salir del armario en 1998. «Fui la primera», declaraba en una entrevista a Vice. Durante uno de los desfiles, entonces separados en blocos masculinos y femeninos, Tchinda, una mujer transgénero, desfiló en los grupos femeninos vestida de mujer. Luego vino la atención de la prensa local y la fama, hasta el punto de que, en un país no acostumbrado a realidades diferentes a la cisgénero, tchinda quedó como apelativo afectivo con el que referirse a los trans: as tchindas. La visibilidad trajo comprensión —aunque también les ganó alguna agresión— y en 2004 Cabo Verde descriminalizó la homosexualidad.

    Esta comunión entre Carnaval y mundo LGTBI quedó plasmada en un reconocido documental, Tchindas, dirigido en 2015 por los españoles Pablo García Pérez de Lara y Marc Serena, que ha puesto el foco en el ambiente de tolerancia hacia las personas LGTBI en Cabo Verde. La lucha por la visibilidad ha sido vital según Elvis Tolentino Leite quien es, además, otro de los protagonistas del documental: «la exposición ha permitido dar una imagen positiva del colectivo LGBTI en Cabo Verde». «Esa visibilidad ha servido», por encima de todo según Elvis, «para que cada vez más personas LGTBI tengan el coraje necesario para salir del armario, sin miedos, sin recelos de la sociedad; para que los preconceptos sean desmitificados y para conocer el nivel de aceptación de la sociedad hacia el movimiento LGTBI y el camino que queda por recorrer».

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    La necesidad de dar visibilidad al colectivo era algo que Elvis ya tenía claro antes del documental. Es por ello que, inspirado por la experiencia de un amigo en Italia y con la ayuda de la española Fundación Triángulo, comenzó a organizar el Orgullo LGTBI de Mindelo en 2013 —el segundo que se pudo celebrar en todo el continente africano, después del de Sudáfrica, y el primero en África Occidental: «quería organizar la manifestación, pero de una forma diferente. Que fuese una semana donde hubiera formaciones, charlas, cine y exposiciones sobre temática LGTBI que hicieran que la gente entendiera este mundo y que les convencieran para participar en la manifestación».

    La acogida del evento fue sorprendentemente buena. Atrajo la curiosidad de la gente y de los medios de comunicación nacionales e internacionales y ayudó a concienciar a la sociedad civil que, según los organizadores, ha estado de su lado, a pesar de algunos episodios de manifestaciones de homofobia y transfobia.

    Tal fue el éxito del Orgullo de Mindelo, que desde 2016 ha sido replicado en Praia, capital del país y más conservadora que la ciudad cuna del Carnaval. Xaya Fortes, una de sus organizadoras, quería contribuir a crear una sociedad más abierta a la diversidad para ayudar a sus amigos LGTBI a realizarse. La mezcla entre evento festivo y reivindicativo del Orgullo le pareció perfecta: «organizar el primer Orgullo de Praia fue para mí un honor. Nunca pensé poder tener tanto impacto en la vida de las personas. Sentí que estaba haciendo una de las cosas más grandes de la vida: luchar por el derecho humano a expresarse como uno mismo».

    «Se necesita coraje y, sobre todo, sentirse muy orgulloso de quién eres»

    Aunque Cabo Verde sea un paraíso para gais, lesbianas, bisexuales y transgénero en comparación con otros países del continente africano, todavía queda mucho que avanzar en la equiparación de sus derecho con los del resto de la población. Como desgrana Elvis, «no existen políticas públicas de salud para las personas transgénero, como el tratamiento hormonal o la asistencia psicológica; el acceso al empleo se restringe para los LGTBI, que cargan todavía el estigma social; no existe una política educativa contra el matonismo escolar, lo que provoca un gran número de abandonos hasta el punto de que la mayoría de las personas LGTBI en Cabo Verde no terminan la educación secundaria; y, por supuesto, el derecho a casarse con la persona que amas y el acceso a la adopción para todos».

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    Un tejido asociativo empieza a surgir en el país para demandar esos derechos, como la Associação Gay Caboverdiana, la Associação LGBT da Praia o la Asociación Arco Iris que preside Elvis. «Tenemos relaciones con otras asociaciones que trabajan en temas de salud y de Derechos Humanos pero, con las instituciones del Estado, el contacto ha sido escaso por no decir nulo», comenta Elvis, «estamos trabajando para que esa relación exista y podamos así trasladar las necesidades del colectivo». Además, «la financiación es nuestro reto principal: dependemos al 100% de las ayudas externas y buscamos constantemente nuevos socios y patrocinadores».

    A nivel internacional, la asociación Arco Iris trabaja con la española Fundación Triángulo y también con activistas canarios, entre los que cita a Alfredo Pazmiño. Sin embargo, la interacción con la comunidad LGTBI africana se limita a la PAI (Asociación Internacional de Gais, Lesbianas, Bisexuales, Trans e Intersexuales Panafricana), aunque buscan activamente alianzas en otros países de la región, como Ghana.

    Ante el éxito relativo del movimiento en Cabo Verde comparado con el resto del continente—sin pasar por alto las situaciones de discriminación y falta de garantías a sus derechos que todavía persisten en el archipiélago—, la pregunta se antoja obvia: ¿cómo liderar la lucha por el reconocimiento de la realidad LGTBI en los países africanos?

    «Las relaciones con el resto de África comenzaron hace bien poco y necesitamos conocer mejor las necesidades del colectivo en otros países para ofrecerles colaboración». «No me atrevo a responder», remata, «pero lo que sí que puedo decir es que será necesario coraje y, sobre todo, sentirse muy orgulloso de quién eres».

    Autor: Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

    Fotos: Elvis Tolentino Leite.

  • Cabo Verde, un puente cultural estable y seguro

    La historia política de Cabo Verde, archipiélago criollo situado estratégicamente en el medio del Atlántico, sirviendo de puente entre Europa, África y América, puede resumirse en una palabra: estabilidad.

     Cabo Verde es una excepción en su contexto regional. Un país que nunca ha sufrido revueltas violentas de importancia, golpes de Estado o guerra
     

    Cabo Verde es una excepción en su contexto regional. Un país que nunca ha sufrido revueltas violentas de importancia, golpes de Estado o guerra. Su lucha por la intendencia de la metrópoli portuguesa se desarrolló en las planicies bisauguineanas. Fueron las élites cultas caboverdianas, abanderadas por Amílcar Cabral, Luis Cabral y Arístides Pereira entre otros, quienes dirigieron y dieron sustento ideológico a esa lucha que, desde 1963 a 1974, enfrentó al Estado Novo portugués con el rebelde PAIGC (Partido Africano por la Independencia de Guinea y Cabo Verde).

    Tras la independencia en 1975, fue el PAIGC el que catalizó las ambiciones de los caboverdianos y el que gestionó la herencia lusa, imponiendo un régimen de partido único en el país en forma de república semi-presidencialista de cariz marxista-leninista. El año 1980, con el golpe de Estado que derrocó a Luis Cabral en Guinea-Bisáu, marcó el fin del sueño de la unificación de Ginea-Bisáu y Cabo Verde y el partido único, convertido en PAICV en el archipiélago (Partido Africano por la Independencia de Cabo Verde), siguió su propio camino bajo el liderazgo de Arístides Pereira, como Presidente de la República, y del histórico Pedro Pires, ejerciendo de Primer Ministro.

    En la década de los 80 y principios de los 90s, estos dos líderes del PAICV fueron los que supieron leer el contexto geopolítico internacional, marcado por la caída del Muro de Berlín, los cambios políticos en la decadente URSS y la apertura de América Latina y África a las nuevas democracias. Comenzaron a liberalizar la economía y la política, lo que culminó con las primeras elecciones multipartidarias en 1991 que, contra todo pronóstico, dieron el timón del país a la recién formada oposición del MpD (Movimiento para la Democracia) de Carlos Veiga, como Primer Ministro y el recién fallecido António Mascarenhas Monteiro en la presidencia de la República. El traspaso de poder se realizó sin traumas ni excesos por parte del PAICV, algo excepcional en el contexto regional para un partido que había sido hegemónico en el país.

    Tras diez años de impulso privatizador y liberalizador de una economía en la que la intervención estatal era la norma, el MpD del por entonces Primer Ministro Gualberto do Rosário, dio paso de nuevo al poder al PAICV con José María Neves a la cabeza del ejecutivo y Pedro Pires, antiguo Primer Ministro, en la presidencia de la República. Esta alternancia tranquila en el poder fue la confirmación de la solidez de las instituciones democráticas cabo-verdianas.

    En el año 2016, con la celebración de elecciones legislativas, municipales y presidenciales, Cabo Verde ha vuelto a demostrar al mundo la calidad de sus instituciones democráticas, digiriendo de forma ejemplar unos resultados que han supuesto, una vez más, todo un movimiento telúrico para vida política caboverdiana.

    Tras 15 años en el poder, el PAICV perdió las elecciones legislativas de marzo de 2016 cediendo la mayoría absoluta en la Asamblea Nacional al MpD, que ha vuelto al ejecutivo de la mano del Primer Ministro Ulisses Correia e Silva con un programa electoral, “Compromisos para la Década”, que supone un giro copernicano respecto a la relación del Estado con el sector privado, con el foco puesto en la mejora del ambiente de negocio y, fiel a la tradición ideológica del MpD, la liberalización de los sectores económicos.

    Las elecciones municipales de septiembre de 2016 -en las que el PAICV pasó de controlar ocho cámaras municipales a tan solo dos mientras el MpD conquistaba 18 de los 22 consistorios- y las elecciones presidenciales de octubre -vencidas por el presidente saliente Jorge Carlos Fonseca, apoyado por el MpD-, han supuesto otra vuelta de tuerca en este giro político que el país comenzó a dar en marzo.

     En el año 2016, con la celebración de elecciones legislativas, municipales y presidenciales, Cabo Verde ha vuelto a demostrar al mundo la calidad de sus instituciones democráticas
     

    Estos resultados, con el poder local prácticamente en las manos del MpD, conforman un paisaje político que anula uno de los contrapesos institucionales con los que cuenta la democracia caboverdiana para evitar una concentración excesiva del poder: el de la descentralización. No obstante, el diseño constitucional caboverdiano conserva un resorte que explica la estabilidad de la que hace gala este pequeño archipiélago: “la relación entre los partidos es muy buena debido a un marco de relacionamiento en el que un acuerdo de 2/3 del Parlamento es necesario para reformas constitucionales, de la justicia, de la fiscalidad y de leyes de base” -explica el Ministro de Asuntos Parlamentarios Fernando Elísio Freire- “todo eso exige un gran esfuerzo de concertación y aproximación entre las fuerzas políticas, lo que ha dado como resultado que la mayoría de las leyes se hayan aprobado por unanimidad en estos 25 años de democracia”. 

    Esta trayectoria y este respeto por el pluralismo y la democracia son los que  han colocado a Cabo Verde en el Democracy Index 2015 de The Economist como la 3º democracia mejor clasificada de África y la 33º a nivel global, por encima de Portugal y pisándole los talones a países como Francia. Es también uno de los países menos corruptos a nivel mundial según el Corruption Perception Index 2015 de Transparency Internacional, ocupando el puesto 40 -número 2 del continente africano-, y uno de los países más garantes de libertades civiles y derechos políticos del mundo según Freedom House.

    Las autoridades caboverdianas son conscientes del destaque competitivo que les concede su estabilidad política e institucional respecto a otras economías. “Las ventajas de Cabo Verde son esencialmente intangibles: estabilidad social y política, nuestra proximidad y localización geoestratégica entre África, América e Europa y el hecho de ser un país confiable, con seguridad jurídica y previsibilidad en la relación con los inversores. ¡Es eso lo que tenemos que ofrecer como gran factor diferenciador!”, remarca el recién elegido Primer Ministro Ulisses Correia e Silva.

    Sin embargo, esas ventajas competitivas no servirían de nada si no vinieran acompañadas de oportunidades de inversión extranjera y sin políticas públicas que las propiciaran. El Primer Ministro Correia e Silva nos da unas pistas sobre los sectores que su gobierno va a priorizar. En primer lugar “trasformar Cabo Verde en un hub marítimo de prestación de servicios internacionales: servicios de bunkering, apoyo a la pesca, reparación naval y todo lo relativo a la economía marítima”, aprovechando la situación estratégica del archipiélago y las infraestructuras preexistentes, como los astilleros de Cabnave, los puertos recientemente ampliados y modernizados de Praia y Mindelo o la nueva plataforma del frio para conservación de pescado y productos alimentarios de la misma ciudad.

    Otras de las oportunidades abiertas están en el sector aéreo. Cabo Verde, con tres de sus nueve islas habitadas conectadas al resto del mundo por aeropuertos internacionales, quiere conformar un hub aéreo, aprovechando igualmente su posición privilegiada entre África, Europa y América. El país cuanta además con una compañía área pública nacional, la TACV, que será próximamente privatizada. La TACV es la “única compañía en África Occidental que es miembro de IATA y una de las únicas cinco compañías africanas acreditadas por la Agencia Federal de Aviación para poder volar a los Estados Unidos”, según el nuevo Presidente del Consejo de Administración, José Luis Sa Nogueira, lo que la convierte en una empresa muy atractiva para inversores extranjeros.

    Las TICs y las energías renovables, son otros de los sectores donde Cabo Verde tiene ya un conjunto de competencias instaladas y el know-how para desarrollarlas, y que el nuevo gobierno del MpD, de boca de su Primer Ministro Correia e Silva, quiere privilegiar.

     “Las ventajas de Cabo Verde son esencialmente intangibles: estabilidad social y política, nuestra proximidad y localización geoestratégica entre África, América e Europa y el hecho de ser un país confiable, con seguridad jurídica y previsibilidad en la relación con los inversores. ¡Es eso lo que tenemos que ofrecer como gran factor diferenciador!”, remarca el recién elegido Primer Ministro Ulisses Correia e Silva
     

    Por supuesto, no podemos olvidarnos de un sector que lo envuelve todo en el país y sobre el que gira un 24% de la actividad económica caboverdiana; un sector que es vital para la obtención de las divisas que posibilitan que el país mantenga el cambio fijo de su moneda frente al euro y que da empleo a más del 20% de los caboverdianos: el turismo. Gualberto do Rosário, antiguo Primer Ministro y actual presidente de la Cámara de Turismo, lo ve claro: “nuestras playas y paisajes, nuestras condiciones ambientales, la singularidad cultural, la experiencia histórica, la paz y estabilidad social y nuestra previsibilidad nos colocan como un destino turístico con gran potencial. Además de eso, estamos a entre 3 y 6 horas en avión de todas las capitales europeas, nuestro mercado principal, ¡y sin jet-lag!”.  Hasta ahora el turismo desarrollado en Cabo Verde ha estado más orientado al sol y la playa, razón por la que se le conoce como el “Caribe de África” a lo que Gualberto do Rosário se rebela: “¡No somos el Caribe de África! ¡Cabo Verde es un destino específico y tenemos que saber vender esa especificidad!”. Para hacerlo, Cabo Verde tendrá que complementar este turismo balneario con una oferta más diversificada, abrazando otros sectores en los que tiene gran potencial, como el turismo cultural –como el de arquitectura colonial o el turismo de la memoria de las rutas esclavistas-, de naturaleza, de aventura o incluso el relacionado con la salud y el bienestar.

    El turismo está llamado también a resolver uno de los retos económicos del país, como es la ausencia de escala: en un país de tan solo medio millón de habitantes, las inversiones voluminosas en medios de producción tienen más dificultades para ser rentables. El turismo añade, para este año 2016, 700.000 consumidores al mercado caboverdiano, más que doblando la población residente. Esto abre grandes nichos de oportunidad para el desarrollo de la agricultura y el agro-negocio en un país que tiene que importar la inmensa mayoría de los alimentos que consume por falta de producción local. Para Gilberto Correia e Silva, Ministro de Agricultura y Medio Ambiente, el mayor desafío es “apostar por la extensión de la agricultura rural, transfiriendo tecnología a los agricultores que les permita explotar los recursos existentes de forma sostenible, trasformando la agricultura de subsistencia en agricultura comercial” para nutrir el mercado local y en un futuro, poder exportar.

    No es el turismo la única estrategia con la que cuenta Cabo Verde para superar su problema de escala. “El país, forma parte de la Comunidad de Estados de África Occidental, la CEDEAO, y ha firmado acuerdos preferenciales de comercio con Europa y con Estados Unidos, lo que le permite ampliar su mercado y superar la limitación de su pequeño tamaño”, como remarca, enérgica, Ana Lima Barber desde su despacho con vistas a las arenas de Praia. Esta dinámica abogada, al frente de Cabo Verde TradeInvest, la organización encargada de acompañar a los inversores extranjeros en su aterrizaje al país y de orientar a los empresarios caboverdianos hacia la exportación e internacionalización de sus negocios, rebosa optimismo sobre las posibilidades de Cabo Verde como centro de distribución de servicios y productos hacia y desde África. Este entusiasmo es compartido por el Ministro de Finanzas, Olavo Correia quien, haciendo gala de su pragmatismo, señala la mejora en el ambiente de negocios como reto principal a sobrepasar para que el país se pueda beneficiar plenamente de las ventajas de su estabilidad frente a sus vecinos: “estamos trabajando duramente para lograr el equilibrio macroeconómico –actualmente la deuda pública se sitúa en torno al 130% del PIB-, conseguir una Administración Pública desburocratizada y amiga de los negocios, además de emprender reformas en la fiscalidad para reducirla y hacerla más apetecible al inversor extranjero y asegurar que exista financiamiento para las actividades empresariales”.

    Con todo, quizás la mayor riqueza que posee Cabo Verde sean los propios cabo-verdianos. No sólo desde un punto de vista económico, por ser uno de los pueblos mejor capacitados y más altamente educados del continente africano, sino desde el punto de vista humano. Un pueblo mestizo, que ve en la diferencia la fuerza que le vio nacer y que ve en la diversidad, riqueza; que acepta al extranjero con esa morabeza, esa hospitalidad caboverdiana expresada en las letras de las canciones de Cesária Évora o Tito Paris y que le hace a uno sentirse parte de ese mundo parte del mundo: Cabo Verde, el primer crisol de razas.

     

    Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

  • La nueva y democrática Gambia: entrevista a S. E. Lang Yabou embajador de Gambia ante España

    Yahya Jammeh llegó al poder en Gambia en 1994 y fue una revolución democrática la que le apartó de él en 2016. Adama Barrow, el nuevo presidente de la pequeña república oesteafricana, ganó unas elecciones convalidadas por la comunidad internacional como libres y democráticas, terminando con 23 años de un régimen que, año tras año, se volvía más autoritario y que daba signos de estar amortizado como reflejaba su su creciente aislamiento internacional.

    Las constantes violaciones de derechos humanos, la violencia contra periodistas, activistas y comunidades como la LGTBI, combinadas con las salidas de tono del depuesto Jammeh en foros internacionales, convirtieron al líder en un paria internacional, aislado y cada vez más ensimismado consigo mismo. Tras las elecciones que confirmaron la decadencia del liderazgo de Jammeh, convirtiendo al joven Adama Barrow en nuevo presidente electo, se produjo lo que todos temían: Jammenh, que había reconocido previamente las elecciones como justas y libres, se aferró al poder declarándolas irregulares, pese a que los resultados habían sido convalidados por observadores, organizaciones internacionales y por él mismo.

    Este hecho provocó una reacción internacional sin precedentes en la que organizaciones africanas como la Comunidad Económica de Estados de África del Oeste (CEDEAO-ECOWAS) y la Unión Africana (UA) presionaron para forzar la salida de Jammeh, junto con otros Estados —como el vecino Senegal, Nigeria, etc.—, la UE, la ONU y otras organizaciones internacionales.

    Gracias a las presiones diplomáticas surgidas desde África y lideradas por africanos —y también a la amenaza de intervención militar—, se logró resolver el impás gambiano sin derramamiento de sangre, lo que constituye una excelente noticia y una muestra de que la tolerancia en el continente hacia gobiernos ilegítimos está mutando.

    Con la llegada de Adama Barrow y la estabilidad política e institucional que representa, se abre ahora una ventana de oportunidad, amplificada por el eco e el interés que el impás gambiano suscitó en prensa y foros internacionales, para mostrar al mundo esta nueva Gambia en construcción. Con sus retos y con sus oportunidades.

    S. E. Lang Yabou, embajador de la República de Gambia desde 2013 en el Reino de España, vivió de cerca los movimientos diplomáticos que activaron la repuesta internacional de condena y repulsa al régimen de Jammeh que propiciaron su caída y es conocedor del potencial de su país de origen. Nos lo cuenta en esta entrevista:

    Quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio, cumplieron sus promesas de apoyo al régimen democrático en Gambia

     

    Como es de esperar, nuestra primera pregunta va sobre el reciente cambio político en Gambia y la nueva estabilidad institucional y apertura internacional que trae consigo. ¿Cómo valora este cambio, casi tectónico, que ha resultado en la llegada al poder del nuevo presidente Adama Barrow, remplazando al antiguo presidente Yahya Jammeh?

    Apreciamos mucho el interés de eBiz Africa Review en trabajar con nosotros para mostrar esta nueva Gambia. Nuestro país ha experimentado un cambio que podríamos tildar de único ya que ésta es una de las pocas veces en la historia en la que un país ha sido capaz de derribar y remplazar un dictador por sus propios medios y sin derramar una gota de sangre. Esta transformación ha tenido lugar gracias a los gambianos, tanto los de intramuros como los de la diáspora, que compartimos el compromiso común de contar con un gobierno respetuoso con el Estado de derecho, los principios democráticos y los derecho humanos de todos aquellos que viven en Gambia.

    El impás político que se produjo en Gambia, pudo romperse gracias a los esfuerzos de la mayoría social, representada por el presidente electo Adama Barrow, y al apoyo brindado por al comunidad internacional. Una vez ésta formalizó su apoyo a la coalición de partidos encabezada por Adama Barrow y con la luz verde para la intervención militar por parte de la ECOMIG [la misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia], el balance de fuerzas cambió dando lugar a la salida forzada del dictador y su entorno.

    Gambia es, hoy en día, una nación libre y segura, donde las personas son libres de expresarse y de participar en el desarrollo del país dentro de un Estado democrático y de derecho. Para mí, eso lo es todo, porque nada puede conseguirse sin libertad. Por fin todos y cada uno de los ciudadanos de Gambia disfrutan de los mismos derechos y privilegios, tal y como proclama nuestra constitución.

    El gobierno actual está decidido a crear oportunidades de negocio en el país para, de este modo, favorecer que la gente se beneficie de otra la las ventajas que trae la democracia, como es la estabilidad. Un paso muy importante consiste en la reintegración de Gambia tanto en la Commonwealth [de la que se desvinculó en octubre de 2013] como en la Corte Internacional de Justicia [que el expresidente Jammeh abandonó en octubre de 2016 tildando de «racista» a la organización]. Jammeh se retiró de ambas por temor a ser perseguido por los crímenes contra la humanidad cometidos por su gobierno, pero Gambia continúa hoy en día comprometida con sus obligaciones internacionales derivadas de los tratados y convenciones firmados y completamente abierta a establecer relaciones con el resto del mundo.

    El hecho de que la transición en el poder fuera pacífica se debió, en gran parte y como ha mencionado, al papel de la comunidad internacional cuando el expresidente Jammeh rechazó ceder el poder al democráticamente electo Adama Barrow. ¿Puede hablarnos más la importancia que tuvieron organizaciones regionales como la ECOWAS-CEDEAO y la Unión Africana? ¿Cuál fue el papel de la UE y de España, entonces presidente de turno del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas en diciembre de 2016?

    Fue gracias al tremendo apoyo de la comunidad internacional —especialmente a ECOWAS-CEDEAO, la UA, la ONU y otras instituciones y países amigos— que pudo acabarse con el impás político que impedía la transición a un Estado libre y democrático en Gambia. La misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia (ECOMIG) fue autorizada por la ONU a utilizar la fuerza en el caso de que el presidente depuesto no asumiera los resultados de las elecciones. La respuesta se produjo tras las declaraciones del expresidente Jammeh en las que admitía públicamente el carácter democrático de las elecciones que había perdido y que luego rechazó con el único fin de permanecer en el poder.

    España fue uno de los socios principales en este proceso y quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio —en reuniones que tuve personalmente con representantes oficiales—, se comprometieron y cumplieron sus promesas de sustento a la puesta en marcha de un régimen democrático en Gambia. Esto se hizo a través de acciones específicas de apoyo a todas las resoluciones en la ONU y apoyando los esfuerzos del gobierno actual por hacer de Gambia un gran país.

    Además de ser embajador de Gambia ante el Reino de España, usted es embajador ante Italia, Grecia, Malta, Portugal y ante varias organizaciones internacionales (FAO, IFAD, PMA y OMT —Organización Mundial del Turismo—). El turismo es el principal sector económico en Gambia, constituyendo más del 20% del PIB y dando empleo a más de 100 000 gambianos. ¿Cuál es la importancia de su relación con la OMT en calidad de organización internacional especializada para el campo del turismo?, ¿cuáles son las perspectivas futuras del sector en Gambia?

    El turismo es, no solo un sector vital para la economía gambiana, sino también para el empleo de los jóvenes, con potencial de reducir la salida de inmigrantes ilegales del país. El turismo está llamado a ser, junto con el desarrollo de infraestructuras, el principal motor de creación de riqueza en el país.

    En los últimos cuatro años hemos incrementado exponencialmente nuestras interacciones con la OMT, con Gambia participando en la mayoría de sus iniciativas, como INVESTUR, que es una evento anual que se celebra durante la feria de turismo de Madrid, FITUR, don de inversores de todas las partes del mundo exploran oportunidades de negocio en el sector turístico. La participación en INVESTUR ha demostrado también ser un valor positivo a la hora de garantizar el reconocimiento del Gambia Tourism and Hopitality Institute (GTHI).

    Actualmente estamos enfocados a mejorar nuestro sistema estadístico sobre el sector turístico. Como es obvio, para mejorar algo, antes debes poder medirlo para verificar si con una u otra política mejoras o, por el contrario, empeoras. Para ello son necesarias las estadísticas y la OMT nos apoya a la hora de hacer que nuestra industria turística compile y almacene ese tipo de datos para, posteriormente, analizarlos. Esperamos que, con el nuevo gobierno y con la transición de Gambia hacia un Estado efectivamente democrático, nuestra relación con la OMT se intensifique en un futuro próximo.

    Desde que fui acreditado en España, he concentrado mis esfuerzos y mi autoridad a hacer de Gambia un producto turístico atractivo para este mercado y estoy muy satisfecho con el creciente aumento del números de visitantes españoles a mi país.

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España, ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará

     

    Gambia está viviendo un momento político apasionante que se traduce en nuevas políticas, también en lo económico. ¿Dónde están, según su punto de vista, las mayores oportunidades para el mundo de los negocios en la nueva Gambia?

    Un área que considero prioritaria es la agricultura, que actualmente emplea al 70% de los gambianos. Hasta 1994 —cuando el gobierno del expresidente Jammeh llegó al poder—, la agricultura era el pilar de la economía de Gambia y la producción de cacahuete alcanzaba 300 000 toneladas al año, siendo la principal fuente de divisa extranjera para el país gracias a su exportación. Lamentablemente, el régimen anterior llevó al colapso a esta industria que, hoy en día, produce menos de 5 000 toneladas anuales. Esto da una idea de las posibilidades del sector y de la necesidad de grandes inversiones para hacer que la agricultura sea un sector lucrativo otra vez.

    Otro sector prometedor son las energías renovables, junto con el sector salud —Gambia necesita expatriados que puedan asistir y transferir conocimientos en este sector— y las infraestructuras —para Gambia los materiales de construcción españoles son ya muy demandados por su gran calidad. Hay espacio para el crecimiento aquí y estos sectores son campos de gran potencial de crecimiento donde los inversores pueden disfrutar, además, de incentivos gubernamentales a la inversión.

    De entre esas oportunidades, ¿cuáles considera prioritarias para el gobierno y cómo va a divulgar éste esas posibilidades de inversión a nivel internacional?

    En tiempos pasados, el contexto de inestabilidad política transmitía miedo y desconfianza a la comunidad inversora. Afortunadamente, ahora contamos con un clima político favorable con un marco legal apropiado en el que damos la bienvenida a todo el mundo para invertir en Gambia en un ambiente en el que garantizamos beneficios, protección, estabilidad y garantías a la inversión.

    Una vez hayamos hecho llegar ese mensaje, la comunidad inversora comenzará a venir y es lo que ya estamos comenzando a ver. Desde que se produjo el cambio de gobierno, hemos visto cómo se ha aumentado en número de barcos arribando a nuestros puertos, de aviones aterrizando en nuestros aeropuertos y cómo varias empresas han mostrado interés en nuestro mercado.

    Como ha comentado, la agricultura y la pesca son sectores interés para Gambia, pero también para España. ¿Cómo considera que ambos países pueden aprender mutuamente de sus buenas prácticas en estas áreas?

    Tanto la agricultura como la pesca son vitales para Gambia, pero han sido muy mal gestionados en los últimos 22 años. Queremos enfocarnos en el potencial de los profesionales expatriados para revitalizarlo. España un actor fuerte en el área de movimientos cooperativistas —que también fue considerable en la Gambia de los años 70— y puede apoyarnos en este campo, contribuir con tecnologías avanzadas y conocimientos sobre las técnicas más eficientes de cultivo. Lo mismo se puede aplicar a la pesca.

    Los agricultores y pescadores españoles pueden invertir en Gambia con costes de producción mucho menores si los comparamos con cualquier otra localización. Gambia ofrece muchas oportunidades, tierra arable y potencial hídrico para permitir a los agricultores españoles invertir en ella. Nuestra mayor necesidad recae en la mecanización agrícola.

    ¿Está usted promoviendo esas oportunidades de negocio desde su posición como embajador de Gambia en España?

    Por supuesto. Recientemente he emprendido un viaje a la región de Lleida donde tienen pericia en el área de la horticultura, la acuacultura y la alimentación animal. Sería estupendo si pudiéramos asociarnos con ellos y enviar a algunos de nuestros jóvenes agricultores a aprender esas técnicas para que , en el futuro, esos jóvenes agricultores formados puedan diseminar sus conocimientos de vuelta a Gambia compartiéndolos con los granjeros locales.

     Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia

     

    La innovación es uno de los motores del desarrollo y muy necesaria para el avance tecnológico que Gambia necesita. ¿Cómo evalúa el grado de innovación gambiana y su futuro en lo relacionado con el desarrollo tecnológico?

    Los gambianos son innovadores natos y preveo un futuro brillante en esta área. Pero para llegar ahí, necesitamos  asociarnos con gente que cuente con los medios y conocimientos necesarios. El gobierno ha emprendido un giro de 180º en este campo desde que asumió sus funciones. Cuando el expresidente Jammeh abandonó el poder, se llevó incluso las reservas de liquidez del Banco Central, dejando al país con la divisas suficientes para sufragar menos de un mes de importaciones. 

    Gracias a las medidas innovadoras del gobierno y de los gambianos, el país se ha recuperado casi completamente del déficit heredado. Hoy vemos cómo el espíritu asociativo vuelve a Gambia, con gente queriendo crear organizaciones para contribuir al desarrollo del país en la medida de sus posibilidades: esto es innovación.

    Me preocupa cómo mantener a las generaciones jóvenes en el país para que contribuyan a su progreso. Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia.

    Después de haber servido como embajador de Gambia ante España por más de cuatro años, ¿cómo evalúa las relaciones bilaterales?

    Gambia y España tienen excelentes relaciones bilaterales. Tenemos cercanía no solo geográfica —la distancia de Gambia a Las Palmas es menor que la de Las Palmas a la península—, sino también en cuanto a nuestra cooperación.

    En estos cuatro años he visto colaboración a muchos niveles gracias a la presidencia de la embajada de Gambia en España y a una presencia diplomática fuerte de España en Gambia que, pronto, se materializará en una embajada. Hemos firmado varios acuerdos de cooperación, hemos negociado dos memoranda de entendimiento y varios organismo españoles y municipios están involucrados en la puesta en marcha de proyectos en Gambia, sin olvidarnos de las actividades filantrópicas de no pocos individuos e instituciones.

    En cuanto al sector del turismo, en 2013 registramos la llegada de unos 3 000 españoles y en 2015 esta cifra había aumentado hasta los 7 000 —un aumento de más del 100%. A esto ayuda la conexión aérea: dos vuelos directos por semana, uno desde Las Palmas y otro desde Barcelona desde hace ya cuatro años.

    Y, ¿qué medidas considera que ayudarían a llevarlas a un grado superior de colaboración?

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España (muchos con ciudadanía española), que tienen familia en Gambia; ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará.

    Mi llamamiento a las autoridades españolas a que refuercen su presencia en Gambia con una embajada —al menos un consulado— se basa en la voluntad de acercar los servicios del Estado a los ciudadanos tanto gambianos como españoles. Actualmente los gambianos necesitan personarse en el consulado español más cercano, en el vecino Senegal: una inversión de unos 300 euros para obtener una certificación oficial que puede costarles 3 euros. He tenido la oportunidad de acercar estas problemáticas a las autoridades pertinentes en España, ya que es algo que afecta no solo a las interacciones entre nuestros pueblos, sino también a las posibilidades de hacer negocio e invertir en Gambia.

    Otro paso adelante en nuestras relaciones sería la puesta en marcha de diversas convenciones bilaterales, como la de Seguridad Social, que permitiera a cubrir mutuamente a ciudadanos con estatus de expatriado con una protección reciproca. Otra convención que está siendo analizada por el gobierno de Gambia es la de protección de inversiones y comercio que, una vez finalizada, va  envigorizar el intercambio comercial entre nuestros países.

    Mi llamamiento es sencillo: el pueblo y el gobierno español han apoyado a Gambia en este crítico periodo de transición y necesitamos que sigan haciéndolo ahora, directa o indirectamente, permitiendo que Gambia se convierta en una nación prospera.

    Como embajador, uno de sus deberes es cuidar y conocer las necesidades de la diáspora gambiana: ¿cómo está esta comunidad integrada en la sociedad española?, ¿es una comunidad organizada?

    Es un tema de mucha importancia ya que la diáspora se ha convertido en una de las temáticas centrales en la diplomacia del siglo XXI. Es un área en la que, en la embajada, hemos tenido mucho éxito y hemos sido capaces de gestionar nuestras relaciones de forma fructífera y estrechar lazos. Ambas partes entendemos que la embajada está aquí para servirles y eso es lo que hacemos.

    La diáspora gambiana en España en muy respetuosa y aprecia nuestro trabajo, a la vez que es una comunidad bien integrada en la comunidad que va ya por la segunda generación. Son personas disciplinadas que obedecen la ley del país que les acoge, que están aquí para trabajar duro (como empleados y como emprendedores, de los que se benefician ambas economías) y que pagan sus impuestos. Alrededor del 20% del PIB de Gambia viene de los envíos de remesas por parte de la diáspora, lo que hace una idea del interés que existe por que sea una comunidad bien tratada y que se sienta atendida.

    Ahora que la situación en el país mejora en cuanto a libertades y estabilidad, ¿existen planes para atraer a la diáspora gambiana en España de vuelta para apoyar el desarrollo del país con su experiencia?

    Es un proceso ya en marcha. Gambia se enorgullece de su diáspora y del papel que ésta tuvo en el restablecimiento de la democracia. Nuestro mensaje a los emigrados es que deben seguir apoyando la evolución del país a través de sus asociaciones. Han respondido muy positivamente.

    Para terminar: ¿qué valoración hace, desde un punto de vista tanto profesional como personal, de su estancia como embajador en España?

    Creo que lo más puedo resaltar es que, durante mi periodo al frente de la embajada, hemos sido capaces de poner Gambia en el mapa en España. Hemos podido crear la marca Gambia y divulgarla en el Reino de España y, gracias a eso, hemos visto aumentar significativamente el número de interacciones entre ambos países —tanto desde la óptica de la inversión, como del número de visitantes, de las conexiones aéreas,…

    Además, hemos podido fomentar la cohesión social de la comunidad gambiana. Hemos, también, logrado reorganizar algunas funciones de la embajada para mejorar el servicio sin aumentar el gasto, implementando una política de responsabilidad hacia aquellos que pagan impuestos en Gambia. Nos esforzamos por simplificar los procesos y procedimientos para poner fácil las cosas a aquellos que requieren nuestros servicios. Gracias a todo eso hemos podido potenciar las relaciones con la diáspora y entre países, no solo al nivel interestatal, sino también al de municipios y entre sociedades civiles.

    Hemos promovido el intercambio comercial, de inversiones y de visitantes y mejorado la imagen de Gambia de forma que hemos creado confianza mutua entre las sociedades española y gambiana. Considero que, con este trabajo en equipo realizado por la embajada, mi estancia aquí ha sido muy fructífera. Queda mucho por hacer y seguimos trabajando para poner en marcha cualquier iniciativa de la que pueda derivarse beneficio mutuo.

    Personalmente, durante estos cuatro años he tenido el privilegio de observar el verdadero poderío de la diplomacia cuando ésta se ha puesto en acción durante nuestro periodo de impás político.

    Puedo asertivamente asegurar que mi experiencia en España ha contribuido a hacerme mejor persona. Mi periodo al frente de la misión ha terminado pero el gobierno actual me ha concedido una extensión, lo que supone un voto de confianza que, estoy seguro, la embajada —como equipo que somos—, no vamos a defraudar.

    Siempre digo a mi equipo que, independientemente de dónde estés en el mundo, tu marca es la República de Gambia y es necesario que esa marca se promocione continuamente, sobre todo por parte de aquellos que hemos sido elegidos para representar nuestro país en el extranjero. Es lo que siempre intento para promover el desarrollo de Gambia. El conocimiento mutuo y la colaboración nos hacen más fuertes y estoy seguro que la relación entre Gambia y España se seguirá robusteciendo en los años venideros.

     

    Entrevista realizada por Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo y Yolanda Moreno Bello.

  • The new and democratic Gambia, interview with H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to Spain

    In 1994, Yahya Jammeh’s coup d’état brought him to power in the Republic of The Gambia. In December 2016, a democratic election ousted him from it. H. E. Mr. Adama Barrow, the brand-new president of this small West African republic, won the presidential election. The election, recognized as fair and democratic by the international community, ended a 23-year long reign that, year after year, became more authoritarian, showing signs of decay mirrored by its growing international isolation.

    Never-ending human rights violations, violence against journalists, activist and minorities such as LGTBI people, together with dramatic interventions on international stage isolated Jammeh, making of him a self-engrossed international pariah. After the presidential election that confirmed the end of his leadership bringing the young newly-elected Adama Barrow as the head of the State, Jammeh did what most feared: he initially accepted the outcome and described the election as the freest, fair, transparent and rigid-proof election but thereafter changed his position and attempted to strengthen his grasp on power, calling the results of the elections illegitimate, even though they had been previously validated by international organizations, observers, and Jammeh himself

    Jammeh’s turn around provoked an unprecedented international reaction led by African organizations such as the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the African Union (AU), together with other countries such as Senegal, Nigeria, etc. while the EU, the UN, and other international organizations put pressure on him to step down.

    Thanks to diplomatic movements coming from Africa and led by Africans—and to the convincing threat of military intervention—the Gambian impasse was overcome without bloodshed, which is both excellent news and proof of the shrinking support illegitimate governments have on the continent.

    With H. E. Adama Barrow’s arrival as the head of The Gambia and the political and institutional stability stemming from it, a new window of opportunity opens up. An even bigger window of opportunity thanks to the interest that the Gambian impasse has piqued in the international community and media, creating the perfect opening to show to the world the challenges and potential of this new emerging Gambia.

    H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to the Kingdom of Spain since 2013 was a part of and witness to the diplomatic movements that provoked the international response to Jammeh’s refusal to hand over power which, eventually, accelerated his removal from power. He is also a connoisseur of the challenges and opportunities ahead. In this interview, he gives us his views on the recent past and the future of The Gambia:

     

    I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning, have committed to supporting the implementation of the elected democratic regime

     

    As you may imagine, our first question has to do with the recent political shift in The Gambia and the country’s renewed political stability and openness. How would you assess this almost tectonic shift that brought the new president Adama Barrow to power replacing former president Jammeh?

    We are very appreciative of your interest in working with us towards marketing The New Gambia. Our country has experienced a unique change since, as far as I know, it is one of the only times in history that a country has been able to overthrow and replace a dictator, without any bloodshed. This change happened because of Gambians, both on-site and abroad, sharing a notion and commitment towards the imperative requirement of having a government that abides by the rule of law, democratic principles and human rights towards all who inhabit in The Gambia.

    There was a serious political impasse, which was only possible to sort out with the support of both the majority represented by the president-elect, H. E. Adama Barrow, and his team, as well as the international community. Once the international community stated its support to the political coalition headed by the elected president, and ECOMIG [ECOWAS’ military intervention in The Gambia] got the greenlit for a military intervention, the balance of power shifted, and that marked the end of the former dictator and his entourage.

    The Gambia is now a free and stable nation, where people can express their opinions and participate in the country’s development process within a democratic law-abiding state. For me, this is everything, for nothing is achievable without freedom. At last, every citizen enjoys equal rights and privileges as stated in our Constitution.

    This government’s commitment is to developing profitable business opportunities for the country, hence enabling the people of The Gambia to experience and gain from the dividends of democracy. A very important step consists in the country’s reintegration in both the Commonwealth of Nations [former president Jammeh unilaterally left the organization in October 2013] as well as the International Criminal Court of Law [after former leader’s withdrawal from it in October 2016 accusing it of being a “racist” organization]. Jammeh was afraid of potential prosecution due to existing crimes against humanity performed by his government, but The Gambia now continues to be committed to its international obligations under existing treaties and conventions while being fully open to establishing partnerships with the rest of the world.

    The fact that the transfer of power was peaceful is largely due to the role that the international community played in the crisis when Jammeh refused to render the power that Adama Barrow had won in democratic elections. How important was the role of regional organizations as the ECOWAS and the African Union? What about the role of the EU and Spain, as President of the UN Security Council in December 2016?

    The ability to have quickly ended the political impasse to a great extent was exclusively derived from the tremendous support gathered amongst the international community for a free and democratic State in The Gambia—namely ECOWAS, the African Union, the United Nations and other institutions as well as friendly countries. ECOWAS military mission in The Gambia (ECOMIG) was authorized by the UN to resort to military force in the case the former president refused to hand over power at the end of his mandate. The call for action was triggered by the fact that former president Jammeh attempted to remain in power after he had publicly assumed that these were free and democratically held elections which mirrored the people’s choice.

    Spain was one main partner throughout this process and I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning—over meetings that I held with some official representatives—have committed and fulfilled the promise of supporting the implementation of the elected democratic regime. That was made through specific actions towards all the resolutions in the UN as well as through the continuous support of this government with our efforts in order to make The Gambia great again.

    In addition to being the Gambian ambassador to Spain, you are ambassador to Italy, Greece, Malta and three international organizations, the FAO, IFAD, WFP, and the UNWTO (United Nations World Tourism Organization). Tourism is the main economic sector in The Gambia, accounting for more than 20% of GDP and employing more than 100,000 Gambians. How important is your relationship with the UNWTO as the international organization specialized in tourism? What are the importance and future perspectives for the tourism sector in The Gambia?

    Tourism is both a vital area for the economy of The Gambia as it is a dear-hearted area of mine because it represents one of the main potential employment areas for our youth while reducing the number of irregular migrants. Tourism enables the creation of wealth alongside with the countries’ infrastructure development.

    The past four years have witnessed a massive increase in our interactions with the UNWTO, with The Gambia participating in the majority of initiatives, mainly INVESTOUR, which is a very important annual event that usually takes place during FITUR, Madrid’s tourism fair, where investors from all around the world are present to interact and explore business investment opportunities within the tourism area. UNWTO has also proven to be a valuable asset towards supporting the certification of The Gambia’s Tourism and Hospitality Institute.

    Now we are focused on tourism statistics. You will agree, that in order to improve something you need first to be able to measure it; and by doing so, understanding if you are improving and moving forward or going backward. And that requires having statistical data. So the UNWTO is supporting us in making our tourism industry capable of gathering and storing statistical data that can then be analyzed. We hope that having a new democratically elected government while finally becoming a democratic State will foster further and deeper collaboration with the UNWTO in the near future.

    Since having started my assignment in Spain, I have focused my efforts and authority towards making sure the embassy is constantly marketing The Gambia as a touristic destination of choice and I am glad that we have in fact witnessed a growing number of visitors from Spain. 

    Spain needs to upgrade its representation in Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain, both countries are now linked forever and the interaction will continue

     

    The Gambia is currently living a fascinating political momentum that translates into new policies in the economic field as well. Where are the main business opportunities in this new Gambia?

    One area that is also very close to my heart is agriculture, which employs about 70% of the population of The Gambia. Until 1994—when Jammeh’s Government stepped in—agriculture was the pillar of the Gambian economy, with peanut production reaching 300,000 tons during that year, constituting the main source of foreign currency for the country due to exportation. Unfortunately, the former government led to the collapse of this crop, currently representing less than 5,000 tons per year. This shows the current need for a huge investment effort towards making agriculture a lucrative activity once again. 

    Another area with interesting investment potential is the renewable energy sector, alongside health—The Gambia is in need of expats who can assist us in the health sector—and infrastructure; trading in The Gambia is currently focused on high-quality building materials produced in Spain. Therefore, there is room for growth here and these sectors are definitely high potential investment areas where investors will also enjoy some governmental incentives.

    Where do you think the government will focus its efforts, and how is it going to communicate these opportunities to the rest of the world?

    In the past, the political context would often instill fear and mistrust in investors’ minds. Fortunately, we now have a very favorable political climate within the right legal context, where anyone is welcome to come and invest profitably, with protection, benefits, and stability.

    Once the right message is passed on, people will start coming onboard and we have already started to witness this. Since the government changed, we are having an increasing number of ship arrivals at our seaports, increasing flights landing at our airports and several companies have already expressed interest in our market.  

    For The Gambia, as you previously mentioned, the agricultural sector and fisheries are the two main economic drivers. Both sectors are also important for Spain. How do you think that both countries can learn from each other in these fields?

    Agriculture and fisheries are the backbones of our economy, but both have been very poorly managed over the past 22 years. We now focus our attention on getting the expats’ potential to revitalize these sectors: Spain being very strong in the cooperative movement area—which was also strong in The Gambia in the 1970s and 1980s—it can support the revitalization of the cooperative movement in the country as well as contribute to advanced technologies and knowledge about new more efficient ways of farming. The same applies to the fishing area.

    Now, Spanish farmers, as well as fishermen, can invest in The Gambia with much lower production costs when compared to most of other world locations. There are several mutual opportunities and The Gambia has both available land and water to support Spanish farmers to invest in. Our main need resides in the mechanization of our agriculture.

    Are you actively promoting that from your position in Spain?

    Yes, of course. I have just returned from the region of Lleida where there is expertise in the areas of horticulture, fish farming, and animal breeding. It would be great if we could partner up with them, having some of our young farmers spending time there and learning from them, so in the future, our instructed young farmers can multiply and implement those techniques by going back to The Gambia and teaching local farmers.

    With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward

     

    Innovation is a driver for development. How innovative is The Gambia and how do you perceive The Gambia’s future in technological terms?

    Gambians are born innovators and I foresee a bright future within this context. But to get there, we need continuous support under a partnership spirit from people who have the required resources and appropriate knowledge. The government has managed to perform a 180º shift for the better within only six months in office. When the former president left power, he even took the Central Bank’s cash reserves with him, leaving the country with less than one month’s worth of imports in budget liquidity.  

    Thanks to innovative thinking from both the government as well as the population the country has almost recovered from such a deficit as of now. You can witness the associative spirit coming back to The Gambia with all sorts of people gathering to create new voluntary associations to foster national development: that is innovation.

    One of my main concerns is finding ways to maintain our youth in the country while contributing towards its evolution. With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward.

    Additionally, and, after having been the Gambian ambassador to Spain for more than four years, how do you assess the bilateral relation?

    The Gambia and Spain enjoy excellent bilateral relations. In fact, both countries are geographically close—the distance from The Gambia to Las Palmas is shorter than the distance from Las Palmas to Madrid—and have established a fruitful relationship.

    In these years I have seen both countries collaborating at several levels, with The Gambia maintaining a full-scope Embassy presence in Madrid, while Spain maintains a strong diplomatic presence in The Gambia which they should try and make it a full-scope embassy. We have also signed several cooperation agreements, negotiated two memoranda of understanding, several Spanish councils are actively involved in the sponsorship of development projects in The Gambia and there are several Spanish philanthropic organizations and individuals volunteering to aid the development of The Gambia.

    Regarding the tourism industry, in 2013 we registered some 3,000 Spanish tourists while in 2015 the number peaked to 7,000—a growth rate of more than 100%. That is thanks to the fact that both countries have been connected by two direct flights a week, from Las Palmas and Barcelona, for four years now.

    What measure do you consider have to be taken by both governments, to take it to the next step of excellence?

    Spain needs to upgrade its representation in The Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain (many also being Spanish citizens), who have family members in The Gambia, so both countries are now linked forever and the interaction will continue.

    So, my appeal is for the Spanish government to upgrade its presence in The Gambia to a full-scope embassy or at least a consulate. By doing so, facilitating the needs of Spanish and Gambian citizens. Currently, Gambians need to physically address the nearest Spanish consulate, in Senegal, which represents a €300 expense in order to get an official legal document that costs €3 to be legalized. I have already had the chance to convey this concern to the Spanish relevant authorities since it is something that affects our business as well as our potential interactions.

    Another important step forward would be the establishment of mutual conventions, like a Social Security convention, that would allow both countries to take care of each other’s citizens under an expat status. Another convention being analyzed by the Gambian government is the reciprocal protection of trade and investment that, once finalized, will empower the trade between both countries. 

    My appeal is simple: the Spanish government and people have supported The Gambia during this critical transition period of our History and should continue to do so now, either directly or indirectly, enabling The Gambia to become a successful nation.

    As ambassador, one of your duties is to take care and to be in contact with the Gambian diaspora. How would you assess the integration of Gambians into Spanish society? Is the community well organized?

    That is a very important question since the entire diaspora topic has become one of the most relevant in 21st-century diplomacy. This is an area where I have registered a tremendous amount of success. We have been able to manage our interactions with the diaspora very successfully and both parties understand that the embassy exists to serve them, and it does so.

    The people of the Gambian diaspora in Spain are very respectful and appreciative of their embassy and it is a sector of the Spanish population that is perfectly integrated into the community, now in their second generation. Being highly disciplined, law-abiding and dedicated hard workers—both as entrepreneurs and as employees contributing to both economies—as well as taxpayers. Over 20% of The Gambia’s GDP results from the diaspora, which bears by itself a high level of relevancy and attention towards assuring adequate responsiveness towards their needs from our side.

    Now that the political situation in The Gambia is better, are there plans to attract people from the Spanish diaspora to locally support the country’s development?

    That is a process that is already underway. The Gambia is proud of its diaspora and the role it had in supporting the change towards democracy that took place. Our message to the diaspora now is for it to continue supporting the country’s evolution by getting together and associating into groups that may support and foster such evolution. Fortunately, they have been very positively responsive.  

    How would you evaluate your time as ambassador in Madrid from a professional and personal viewpoint?

    The most important thing for me is the fact that under my leadership, we were able to place The Gambia on the map in Spain. We were able to market and promote the Gambian brand in the Kingdom of Spain, and, driven from that, we have witnessed significant growth in the number of interactions between both countries, either through investment, tourism, flight connections, etc.

    Additionally, we were able to establish social cohesion in a number of our local communities. We have also been successful with the implementation of some local operational reforms that allowed maintaining the embassy in operation without an additional budget, with a policy of responsible use of taxpayers’ money. We have a specific concern in creating simple processes and procedures for those requiring our services. Through such reforms, we have managed to foster the relationship between both countries, not only at central government level but also between some Spanish municipalities and communities in The Gambia. 

    There is a real and effective growth in trade, investment, visits, and interactions between both countries, which leveraged the creation of a very positive image of The Gambia and the establishment of goodwill from the Spanish people towards The Gambia and its people. We have done well as a team and my stay here over the last four years has been very fruitful. Our constant endeavor is nevertheless to accomplish even greater achievements because there is room for improvement.

    Personally, I have also learned a lot during these four years, having witnessed the power of diplomacy in action during the period of our political impasse.

    I can assertively state that my experience in Spain while as the head of the embassy has contributed to making me a better person. My first tour of duty has ended, but I was granted a second one by the new government, which is a vote of confidence and I hope and believe that this embassy, as a team, will be able to achieve great things for The Gambia.

    I always tell my team that, independently from where one stands in this world, every Gambian’s brand is the Republic of The Gambia, and we need to continuously promote that brand, especially the few of us that have been chosen to represent the country abroad. And that is why I will continue to do my very best to promote The Gambia and its development. Mutual understanding, collaboration, and increasingly robust relations will make Spain and The Gambia stronger in the future.

     

    Interview conducted by Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo, and Yolanda Moreno Bello.

     

  • Hotel Vip Praia, o cómo hacer negocios disfrutando del auténtico Cabo Verde

    Una piscina panorámica donde tomarte un gin-tonic mientras ves la puesta de sol. Un restaurante de primera categoría donde degustar las especialidades locales, como la cachupa cabo-verdiana o el atum grelhado. Un gimnasio totalmente equipado, con piscina semi-olímpica, donde hacer tu rutina diaria mientras ves como las olas rompen contra la costa rocosa. Cuartos amplios con vistas al mar y todas las comodidades: muebles de diseño, aire acondicionado, canales internacionales, limpieza prístina. Wi-fi gratuito en todas las instalaciones para no perderte ese email o el último capitulo de tu serie favorita. Un auditorio con capacidad para una centena de personas que acoge los mayores eventos y convenciones internacionales de la ciudad. Y, sobre todo, el personal más agradable y simpático, siempre dispuesto a ayudar y a hacer gala de su morabeza, esa hospitalidad por la que Cabo Verde es conocido más allá de sus fronteras.

     

    De todo esto y mucho más dispone el Hotel Vip Praia para ofrecer a sus visitantes. Con unas de las instalaciones más modernas y mejor equipadas de Cidade da Praia, la capital de Cabo Verde, este hotel es una opción ideal tanto para mujeres y hombre de negocios que visitan la ciudad, centro económico del archipiélago, como para turistas deseosos de conocer la historia, la cultura y las playas del país de los diez destinos. Integrado el un área comercial Praia Shopping, donde se encuentran las mejores tiendas de la ciudad –con tiendas de moda, farmacias, librerías, cafeterías y agencias de viaje al servicio del visitante, además de un multi-cine y centros de belleza-, es también el lugar perfecto para relajarse y realizar algunas compras.

     

    Su inmejorable localización es otra de las características que definen al Hotel Vip Praia. A menos de 15 minutos del Aeropuerto Internacional da Praia Nelson Mandela, el hotel está construido sobre un promontorio rocoso con vistas al mar con la mejor playa de la ciudad, Quebra Canela, a tan sólo 5 minutos a pié. El centro histórico de Cidade da Praia, Plateau, donde se encuentra el núcleo colonial primigenio a partir del cual se desarrolló la ciudad, así como otros puntos de interés como la Fundación Amílcar Cabral, padre de la nación cabo-verdiana, o el laberíntico mercado tradicional de Sucupira, se encuentra a apenas 5 minutos en taxi del hotel. Mucho más próximos están los centros financiero y diplomático de la ciudad, con las embajadas, el Palacio de Gobierno y la Asamblea Nacional, así como las sedes de los principales bancos y empresas, a tiro de piedra. Cidade Velha, la que fuera histórica capital asediada por piratas y centro regional de comercio de esclavos hacia América, hoy declarada Patrimonio de la Humanidad por la UNESCO, está a tan sólo 15 minutos en taxi.

     

    Con esta variedad de opciones y la mejor calidad y servicio, no es de extrañar que el Hotel Vip Praia haya sido elegido como el mejor hotel de Cabo Verde por los usuarios de páginas como Booking, líder del sector. ¿Qué mejor lugar desde donde visitar la isla de Santiago y el resto del archipiélago? ¿Qué mejor lugar donde relajarse en los ratos libres de un viaje de negocios?

     

    Desde el equipo de eBiz Africa Review hemos querido acercarnos más a este innovador establecimiento que combina todas las posibilidades del turismo tradicional de sol y playa con el turismo de compras y el de negocios y convenciones. Su directora general, Paula Ferro, una profesional con más de un lustro de experiencia de dirección en el sector, es quien lidera este hotel de alto standing en el que la calidad de productos e instalaciones sólo es superada por la calidad humana de su personal.

     

    EAR: Paula, el Hotel Vip Praia es un hotel reciente, prueba del buen momento por el que pasa la industria del turismo caboverdiano. ¿Podría hablarnos de la trayectoria del Hotel Vip Praia?  

    Paula Ferro: Nuestro hotel es bastante reciente. En octubre celebraremos su cumpleaños ya que fue inaugurado en octubre de 2014.

    Cuando un hotel es inaugurado se aprovecha de lo que podríamos llamar efecto llamada, con clientes que estaban a la espera de la apertura, deseosos de probar las nuevas instalaciones y, hasta ahora, hemos tenido mucha demanda y una buena respuesta por parte de los clientes.

    En estos años hemos crecido muy rápido y en solo un año alcanzamos el primer lugar del país en cuanto a calidad del servicio según las valoraciones de nuestro clientes en booking.com: un 8,6 sobre 10, lo que nos convierte en el primer hotel de cuatros estrellas en alcanzar ese premio en Cabo Verde.

    EAR: Esa clasificación no podría haberse alcanzado sin unas instalaciones y servicios de calidad. ¿Cuáles son los servicios que ofrece el hotel?

    Paula Ferro: El hotel pertenece a un grupo empresarial diversificado que cuenta con supermercados, por eso el hotel esta integrado en un área más amplia de la que forma arte también el centro comercial Praia Shopping, aunque con áreas claramente diferenciadas. Sin embargo esta integración, aunque no sea física, sí que es funcional, lo que nos permite proporcional a nuestros clientes parte de los servicios de Praia Shopping de forma gratuita. Tienen, por ejemplo, acceso gratis al gimnasio, totalmente equipado y con vistas al mar, o a la piscina semi-olímpica.

    Además de eso, los visitantes cuentan con la piscina panorámica en el piso de arriba, exclusiva para clientes y con algunos servicios de pago como masajes, manicura o pedicura.

    Todo esto con la ventaja de estar en el área más dinámica de la ciudad, con el centro comercial, restaurantes de alta calidad, sedes de empresas y bancos, embajadas o instituciones internacionales como las Naciones Unidas o la Unión Europea a un paso del hotel.

    En estos años hemos crecido muy rápido y en solo un año alcanzamos el primer lugar del país en cuanto a calidad del servicio según las valoraciones de nuestro clientes en booking.com: un 8,6 sobre 10
     

    EAR: Supongo que incluso más importante que los servicios, son los profesionales que los hacen realidad. ¿Con cuántos colaboradores cuenta el establecimiento para asegurar esa calidad de la que nos habla?

    Paula Ferro: Actualmente contamos con 62 empleados entre jefes de servicio, jefes de área y otros colaboradores para dar respuesta a nuestra oferta de 74 habitaciones, incluyendo tres suites –dos Suites Junior y una Suite Máster-, con una capacidad para 152 huéspedes.

    El Hotel Vip Praia ha apostado desde el inicio por la calidad. No podemos llegar a la excelencia que buscamos sin profesionales excelentes. Por eso nos empeñamos en mejorara cada día, en formar y capacitar a nuestros colaboradores. Todos hablan varias lenguas y buscamos un atendimiento a las necesidades de nuestros huéspedes inmediato pero, sobre todo, humano. Queremos que nuestro personal sea ejemplo de los mejores valores caboverdianos: hospitalidad, internacionalidad, mestizaje. Y de momento, por lo que recibimos de las valoraciones de nuestros usuarios, lo estamos consiguiendo. Aunque siempre queramos ir más allá.

    EAR: ¿Cuáles son las características de sus clientes? ¿Qué tipo de turismo practicas y cuáles son sus países de procedencia?

    Paula Ferro: Nuestro hotel es, mayoritariamente, un hotel de negocios. Nuestro clientes vienen a Cabo Verde para hacer negocios y encuentran en nuestros servicios el mejor ambiente para realizarlos. Tenemos instalaciones y profesionales adaptados a sus necesidades, tanto profesionales como para los momentos de asueto, lo que hace del hotel un lugar ideal para hacer networking.

    Una parte minoritaria de nuestros clientes practican un turismo de ocio, mayoritariamente personas mayores pero, como decía, un 70% de nuestros huéspedes pertenecen al segmento de negocios y convenciones.

    En cuanto a nacionalidades, la mayoría vienen de los grandes países europeos, Francia, Alemania, España e Italia, y de Portugal por nuestros lazos históricos, culturales y económicos. También hay un porcentaje alto de clientes africanos, mayoritariamente angoleños por esos mismo lazos de los que hablaba. 

    EAR: El Hotel Vip Praia es un caso de éxito en Cabo Verde, ejemplo de cómo aprovechar las oportunidades que brindan sectores como el del turismo, un mercado también muy competitivo en el archipiélago. ¿Cuáles son las ventajas con las que cuenta el Hotel Vip Praia, que podrían explicar este éxito del hotel frente a otros establecimientos de la competencia?

    Paula Ferro: Si el Hotel Vip Praia no tuviera calidad en el servicio sería uno más dentro del mercado. Hemos apostado, por tanto, siempre por la calidad del servicio. Unas instalaciones solas, por muy modernas y excelentes que sean, no sobreviven solas; la calidad del servicio es el factor diferenciador.

    El saber atender, el saber percibir lo que quiere el cliente, es fundamental. El cliente debe sentirse como si fuera único, tiene que recibir un atendimiento personalizado y es eso lo que intento transmitir a mis colaboradores: un cliente puede venir aquí mil veces y cada vez que venga tiene que sentir que llega a casa. La hospitalidad es fundamental y lo que nos diferencia de la competencia. 

    Estamos trabajando para ofrecer los mejores servicios para el turismo de negocios y convenciones, donde el Hotel Vip Praia es el mejor posicionado de Cabo Verde
     

    EAR: Para final, Paula, ¿cuál es el mensaje que quiere transmitir a los potenciales inversores, a las mujeres y hombres de negocios, en relación a Cabo Verde y las oportunidades que ofrece, especialmente el sector turístico que tan bien conoce? 

    Paula Ferro: Cabo Verde es un país que tiene todo para ofrecer. Tenemos diez islas que son diez destinos diferentes.

    Tenemos un clima estable, sin frio pero sin los calores asfixiantes de otras latitudes. Tenemos sol y playa en Sal o Boa Vista; montaña en Santo Antão; naturaleza salvaje en Santa Luzia; el volcán activo de Fogo; paisajes vírgenes en São Nicolau o Maio; música y cultura en São Vicente y Santiago; retiro en Brava.

    Somos un país política y económicamente estable, localizado de forma geoestratégica entre Europa, África y América, de forma que somos un puesto de entrada, acceso y comunicación entre esos continentes.

    Además de eso, estamos trabajando para ofrecer los mejores servicios para el turismo de negocios y convenciones, donde el Hotel Vip Praia es el mejor posicionado de Cabo Verde. El gobierno y el sector privado están trabajando juntos para desarrollar sectores como las energías renovables, los transportes aéreos y marítimos, las tecnologías de la información y comunicación para convertir a Cabo Verde en un hub regional para esos sectores en el futuro.

    La mejora en el ambiente de negocios para los inversores extranjeros es uno de los campos que experimentará más cambios y reformas en los próximos tiempos.

    Una óptima combinación de negocios y esparcimiento, recursos humanos capacitados, infraestructuras como el Hotel Vip Praia para acoger a los inversores con e mejor servicio, facilidades estatales para la inversión extranjera, acceso a mercados de futuro como el africano, estabilidad política, garantías jurídicas y un pueblo abierto y amante de las diferencias… Cabo Verde lo tiene todo para recibir a los inversores y visitantes con los brazos abiertos.

      

    Alejandro Dorado Nájera @DoradoAlex 

  • La Conferencia Internacional de Desarrollo Africano de Tokio, TICAD: avanzando en la agenda de desarrollo sostenible de África

    El discurso dominante sobre la política de desarrollo en el continente africano tiende a presentar a China como el socio asiático por excelencia. 

    A pesar de que las relaciones del gigante asiático con la región son de una relevancia mayúscula, Japón ejerce, desde hace más de un siglo, un papel destacable en el continente africano. La cooperación entre el país nipón y África cuenta con una larga historia y surge en el marco de la revolución Meiji (finales del siglo XIX) con la que se va a buscar una apertura hacia el exterior orientada a conseguir una rápida modernización tecnológica y económica.  

    La cooperación entre Japón y África cuenta con una larga historia y surge en el marco de la revolución Meiji, a finales del siglo XIX

    Dicho gesto, que tiene lugar tras la Conferencia de Berlín (1884-1885) y que se formula desde una perspectiva postcolonial, fue visto con gran alarma por el parlamento británico que, por aquel entonces, denunciaba una serie de prácticas «incorrectas» por parte de Japón (facilidades crediticias a exportaciones, subvenciones estatales, infravaloración del yen, bajo coste de la mano de obra, etc.). En palabras de Ángel Turco, «se decía de Japón entonces más o menos lo que hoy se denuncia de China en relación con el continente». Tras la II Guerra Mundial, continúan los acuerdos comerciales y surge el Programa Oficial de Ayuda al Desarrollo (AOD), que contó con un enorme éxito tanto en la esfera cultural como tecnológica. Sin embargo, es con los nuevos escenarios que se crean tras el fin de la Guerra Fría cuando se abre una nueva etapa en la cooperación nipoafricana gracias a la Conferencia Internacional de Tokio sobre el Desarrollo de África (TICAD en adelante), pues Japón se posiciona en primera línea de juego en lo que se refiere a los desafíos económicos y de desarrollo en el continente. Establecida en 1993 a iniciativa del gobierno japonés, la TICAD incluye una amplia gama de socios estratégicos y cinco coorganizadores: el Gobierno de Japón, la Comisión de la Unión Africana, la Oficina del Asesor Especial de las Naciones Unidas para África (OSSA), el Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD) y el Banco Mundial (BM).

    El encuentro entre ellos tiene lugar cada 5 años y sirve para poner sobre la mesa los temas más relevantes para ambas partes. A lo largo de los últimos 20 años la TICAD se ha convertido en un importante foro mundial que, abierto y multilateral, se asienta bajo la convicción de que «los africanos deben ser los dueños de su desarrollo» y los principios de «apropiación africana» y de «asociación internacional». La colaboración con los diferentes socios estratégicos ya citados ha sido y es muy positiva, pues contribuye a incrementar la sensibilización sobre la importancia de las cuestiones africanas y a reconocer que la paz y el desarrollo mundiales serían imposibles sin el continente. 

    Objetivo y principales avances del foro

    El objetivo del TICAD como foro de intermediación y cooperación es claro y conciso: sirve como instrumento en la facilitación y promoción de un diálogo político de alto nivel entre los líderes africanos y los asociados de desarrollo en África sobre cuestiones relacionadas con el crecimiento económico, el comercio y la inversión, el desarrollo sostenible, la seguridad humana, la paz, la estabilidad y el buen gobierno. Así mismo, al ser una asociación multilateral, promueve activamente la cooperación Sur-Sur y la triangular (en la que intervienen un país u organismo internacional que provee los recursos financieros, otro país que provee los medios técnicos –el país pivote-, y un país beneficiario de los dos anteriores), sin dejar a un lado las fórmulas tradicionales.  

    En líneas generales, el devenir de las conferencias ha sido bastante positivo, a excepción del fracaso de la III TICAD en el año 2003, cuyo objetivo era el establecimiento de la Nueva Alianza para el Desarrollo de África (NEPAD). Este retroceso no ha frenado la tendencia positiva, siendo uno de los logros más destacables el Plan de Acción 2013- 2017 de Yokohama, uno de los documentos finales de la V Cumbre de la TICAD celebrada en la ciudad en mayo de 2013 bajo el lema «Mano a Mano por un África más Dinámica». El plan, supervisado por la OSAA, contiene más de 617 iniciativas concretas de desarrollo de instituciones africanas y socios para el desarrollo que se planea sean puestas en marcha a finales del presente año 2017. Algunos proyectos prioritarios promoverán la integración de las infraestructuras del continente, el conocimiento científico, la innovación tecnológica, la seguridad y el crecimiento de la producción agrícola, así como un mayor acceso de las mujeres a los sectores económicos. Además, contribuirá a la mejora en el acceso a la salud, a la seguridad alimentaria y a la lucha contra el cambio climático. El programa Abe Iniciative o la Iniciativa de Educación en Negocios Africana, otro de los resultados de dicha cumbre, ofrece oportunidades a jóvenes africanos de cursar estudios en universidades japonesas y de hacer prácticas en empresas nacionales. 

    Tras la II Guerra Mundial continúan los acuerdos comerciales y surge el Programa Oficial de Ayuda al Desarrollo (AOD), que contó con un enorme éxito tanto en la esfera cultural como tecnológica

    La VI Cumbre TICAD 

    La sexta conferencia (TICAD VI) se celebró en el Centro Internacional de Convenciones Kenyatta (KICC), en Nairobi, del 27 al 28 de agosto del pasado año 2016. La reunión tuvo especial relevancia, pues es la primera vez que la TICAD tiene lugar en suelo africano, reforzándose de este modo los principios de «apropiación africana» y de «asociación internacional» que sustentan dicho foro. El encuentro tuvo un éxito abrumador pues reunió a 32 jefes de Estado y de g obierno de África, al primer ministro de Japón, a los coorganizadores y a más de 18.000 participantes acreditados, atrayendo a más de 300 altos ejecutivos de negocios, a 1.700 representantes empresariales de Japón y a 2.000 participantes de África. También se celebraron alrededor de 74 eventos paralelos antes y durante la cumbre. El foco de atención estuvo en el eslogan «Avanzando en la Agenda de Desarrollo Sostenible de África-Asociación TICAD para la Prosperidad», con el que se buscó atajar cuestiones pendientes de la Declaración y Plan de Acción de la Cumbre de Yokohama entre los que se encontraban el impulso del crecimiento económico, la aceleración de la construcción de infraestructuras y el desarrollo de capacidades, la potenciación de las explotaciones agrícolas como principal sector económico, la promoción de un crecimiento sostenible y resiliente, la creación de una sociedad inclusiva para el crecimiento, así como la consolidación de la paz, la estabilidad, la democracia y la buena gobernanza. 

    De forma más especifica, el objetivo de la sesión fue discutir maneras concretas de utilizar la plataforma TICAD para promover y apoyar la estabilidad social en África, a través de tres áreas temáticas que reflejan los desafíos y oportunidades emergentes desde la TICAD-V del año 2013, así como las prioridades para el continente esbozadas tanto en la Agenda 2063 como en la Agenda 2030 para el Desarrollo Sostenible. La promoción de la transformación económica estructural mediante la diversificación económica y la industrialización, el fomento de un sistema de salud flexible para aumentar la calidad de vida, y la promoción de la estabilidad social para la prosperidad compartida, conforman estos tres ámbitos centrales. 

    Compromisos para el desarrollo futuro de África

    La Declaración de Nairobi, en la que se definen los nuevos compromisos contraídos con Japón para el desarrollo en África, fue el documento final de la TICAD-VI. Los esfuerzos programados buscan fomentar las inversiones, pues el país nipón realizara importantes aportes monetarios para el futuro del continente centrados en el desarrollo de infraestructuras de calidad, el establecimiento de sistemas de sanidad resistentes y la creación de las bases para la paz y la estabilidad. Asimismo, el documento incluye el desarrollo de recursos humanos, previendo la formación de 10 millones de personas, pues se busca el empoderamiento africano aprovechando la fuerza de Japón.  De hecho, en lo que se refiere a la diversificación e industrialización económica, se prevé que las infraestructuras de «calidad» sean el fundamento de la economía y que promuevan las actividades del sector privado como «núcleo». Otro de los compromisos derivados del foro es la promoción de la actividad del sector privado a través del desarrollo de recursos humanos y del incremento de la productividad, con la capacitación de 30.000 personas. La mejora del entorno empresarial con la contribución del sector privado será lanzada a través  del Foro Público-Privado Japón-África, que busca fomentar el diálogo entre los dos sectores. 

    La TICAD se ha convertido en un importante foro mundial abierto y multilateral y se asienta bajo el lema «los africanos deben ser los dueños de su desarrollo»

    Japón viene perdiendo posiciones frente al resto de actores asiáticos presentes en el continente; no solo con respecto a China (se calcula que solo unos 8.000 japoneses viven en territorio africano, frente a aproximadamente 15.000 chinos), sino también frente a los Emiratos Árabes Unidos y a Arabia Saudí, sin olvidar a otros países BRICS como Rusia y Brasil. A pesar de ello, la «silenciosa» presencia nipona es de enorme relevancia pues, de encuentros como la TICAD, surgen iniciativas orientadas a hacer frente a los retos que supone, si se cumplen las previsiones, tener una población de 2.200 millones de personas en 2050. Las medidas orientadas al respeto al medio ambiente, así como las asociadas al desarrollo sostenible, tienen un papel protagonista y enlazan, a su vez, tanto con los Objetivos del Desarrollo Sostenible (ODS) como con otras iniciativas sobre la materia que se desarrollan actualmente en suelo africano, como por ejemplo la Gran Muralla Verde. 

    A mi madre, por guiarme y enseñarme a ser fuerte y salir siempre adelante

    Por Malembe Dumont

    @Malembewe