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  • Entretien avec S. E. Richard Ngoy Kitangala Gouverneur de la Province du Tanganyika, République Démocratique du Congo

    Le Tanganyka est une riche province de la République Démocratique du Congo, créée en 2015. Son Gouverneur, Richard Ngoy Kitangala, nous parle de ses opportunités pour les visiteurs et investisseurs dans des secteurs comme les énergies renouvelables, les mines, le pâturage, l´agriculture, la pêche ou les hydrocarbures et, notamment, dans le secteur du tourisme grâce à la faune, la flore et la longue histoire de cette région.

    Monsieur le Gouverneur Kitangala, merci de votre visite, quels sont les atouts de la province du Tanganyika, pourquoi la visiter et la connaître?

    La province du Tanganyika est l’une des plus grandes de la RDC, la troisième province avec une superficie de 134,914 km2 et avec un énorme potentiel. Dans le secteur minier, notre terre regorge de presque tous les minéraux: cobalt, cuivre, lithium, or, pétrole … dans la région du lac Tanganyika. Du point de vue de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, nous avons une terre fertile parmi les meilleures du monde. L’herbe y pousse en abondance, ce qui favorise l’élevage de beaucoup d’animaux, nous avons aussi la pêche ; nous sommes la première province du point de vue d’extension en eau douce et aussi en profondeur: le lac Tanganyika est l’un des lacs les plus profonds du monde (le deuxième après le lac Baïkal, en Russie), et contient plus de 1,000 espèces de poissons. Tout ce potentiel de pêche n’a pas encore été exploité. En dehors de cela, le tourisme est aussi un pôle d’attraction de notre région: le Tanganyika contient des îlots et, lorsque vous y allez, le risque d’oublier l’Espagne et d’y rester est réel. Nous avons la grande chaîne Emitoumba qui serpente à travers de nombreuses provinces. Le pied commence dans la province du Tanganyika, surplombé d’une végétation de beauté indescriptible. Avec cette chaîne d’Emitoumba, nous avons le parc Kabobo qui est devenu un parc national et qui abonde également en espèces endémiques. Vous y trouverez des lions, des éléphants, des gorilles, des chimpanzés et tant d’autres espèces inimaginables: est la faune de Loama Kabobo.

    Et d’un autre côté, la province du Tanganyika est historique. La traite des esclaves est passée par là, de côté des chutes de Koki, où, aujourd’hui, encore, nous trouvons des sanctuaires où les esclaves se rendaient à Zanzibar avec des chaînes. Nous avons donc beaucoup de sites touristiques à visiter et à découvrir.

    On voit qu’il y a beaucoup de possibilités, non seulement dans le secteur du tourisme, mais dans d’autres secteurs tels que l’exploitation minière, l’énergie et même les énergies renouvelables ; cependant le problème pourrait venir de l’image de la République démocratique du Congo qui ne reflète pas toujours la réalité. Avez-vous une stratégie pour améliorer cette image afin de faire connaître le pays et la province du Tanganyika, un endroit peu connu qui mérite d’être de plus en plus dans les médias internationaux?

    Pour améliorer l’image de notre pays et de notre province, nous élaborons un plan de développement quinquennal, le PDP, qui nous accompagnera pendant 5 ans jusqu’en 2022. Nous avons déjà commencé ce travail et en Novembre dernier, nous avons validé les objectifs du développement durable pour la province du Tanganyika sous la direction du PNUD, qui nous a suivis du point de vue technique et financier.

    Dans le contexte des plans de développement provinciaux, nous avons eu quatre grands secteurs, les lignes directrices et les priorités de la province du Tanganyika.

    Comme première priorité ce sont les moyens de communication, reconstruire les routes, remettre en état l’aéroport, les ports, les voies qui nous relient à la capitale y compris la capitale de la province, Kalemie, avec ses 6 régions qui ensemble forment un territoire de la taille de la Grèce. Ces six territoires sont les suivants: Manono, Kabalo, Kangolo, Nyunzu, Kalemie et Moba. Le territoire de Manono fait la taille de la Suisse. Autre priorité est de réactiver les secteurs en croissance, c’est-à-dire l’agriculture, l’élevage et le tourisme, surtout l’écotourisme. La province est pleine de potentiels énormes, comme je vous l’ai dit auparavant. A Kangolo, les « Portes de l’Enfer » se trouvent à la portée de la rivière navigable du Congo. Quand vous allez à Manono, vous trouverez des remblais avec lithium et actuellement, une autorisation d’exploitation a été concédée à une compagnie australienne. Moba est la zone de pâturages. Vous pouvez voyager des milliers et des milliers de kilomètres. On peut parcourir des milliers et des milliers de kilomètres, en pratiquant l’agriculture et l’élevage. Des entreprises belges y sont installées et pratiquent l’élevage à Moba. À Kabalo qui est le bras navigable du fleuve Congo, on y trouve des espaces propices à la culture de la canne à sucre. Quand on remonte jusqu’à Nyunzu, on y trouve des gisements d’or et même du coltan. Ensuite on atteint Kalemie, qui est la capitale de la province du Tanganyika, où vous trouverez le charbon, le coltan. Il y a beaucoup de choses dans notre province et nous pensons donc qu’avec le plan de développement provincial, que nous venons de convenir avec le PNUD, et qui a commencé en février à développer des projets bancables pour chaque secteur, en disant ce que nous voulons dans l’agriculture, la pêche, l’élevage, le tourisme, etc… Une table ronde de donateurs locaux, nationaux et internationaux sera organisée bientôt.

    Merci Monsieur le Gouverneur, ça sera un plaisir de découvrir votre province et toutes ses merveilles.<

  • Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Guinea es un país con un gran potencial de convertirse en una de las mayores economías de África del Oeste. Bajo su punto de vista, ¿cuáles son las ventajas y el potencial inexplotado que la República de Guinea tiene para ofrecer a los inversores internacionales y, especialmente, a los españoles? 

    Guinea es un país inmensamente rico, con recursos naturales, minerales, turísticos y pesqueros importantes. Tenemos las segundas reservas mundiales de bauxita, yacimientos importantes de hierro y de oro, pero también necesidades y carencias enormes en infraestructuras —desde carreteras a puentes o edificios públicos y vías férreas—, en formación e incluso en acceso a la sanidad para las poblaciones.

    Estas necesidades constituyen oportunidades importantes para el sector privado, el español en particular gracias a conocimientos especializados en edificación e infraestructuras, hostelería u otros servicios. Hoy en día, hay voluntad por parte del Estado de desarrollar el potencial económico del país para el beneficio de la población. Además de esta voluntad, el acompañamiento de inversores se ve facilitado por el marco legal, la movilización de ministerios técnicos y de la Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP).

     

    Después las declaraciones del Ministro de Asuntos Exteriores español, Alfonso Dastis, sobre la voluntad firme de reforzar los lazos con los países africanos, materializado en el próximo lanzamiento de un nuevo Plan África, las empresas españolas se están interesando cada vez más en el continente. En su opinión, ¿qué tipo de aportación específica podrían tener los inversores españoles en el desarrollo de la República de Guinea?

    Habiendo sido ministro en varias ocasiones, lo que me da una visión amplia de la situación de Guinea, y siendo hoy en día gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry, le diría simplemente que es evidente que Guinea necesita inversiones extranjeras para el desarrollo de su potencial económico. Con este objetivo, las compañías españolas son bienvenidas con la condición de que, como todas las demás, se inscriban en las prioridades nacionales guineanas, trabajen para sus socios y accionistas, pero que también lo hagan con nosotros, transfiriendo técnicos y tecnologías, sobre todo a través de la formación y el refuerzo de las capacidades locales.

     

    Bajo la presidencia del Profesor Alpha Condé, inaugurada en 2010, el país ha experimentado un gran proceso en cuanto a la democratización y a la estabilidad, lo que favorece y promueve esas inversiones extranjeras de las que hablamos. ¿Cuáles son los planes de la ciudad de Conakry, bajo su liderazgo, para aprovechar al máximo esta nueva etapa abierta con la presidencia de Alpha Condé?

    El país se está desarrollando mejor y es evidente que es una buena noticia para todas las instituciones públicas y privadas movilizadas para su desarrollo, incluida la Gobernación de la ciudad de Conakry. Gracias a nuestras competencias descentralizadas, la ciudad de Conakry cuenta con su propio programa de desarrollo para maximizar las oportunidades que puedan llegar del extranjero o de dentro del país, consiguiendo una ciudad abierta al resto. Todo ello sucede en coherencia con las iniciativas nacionales: tenemos estructuras regulares de coordinación con las autoridades nacionales para encontrar sinergias en la acción y evitar incoherencias y duplicidades. No siempre es fácil, pero la Gobernación trabaja día a día para que, por ejemplo, la paz reine en la ciudad. Cada vez que recibimos potenciales socios para Guinea, les acompañamos hasta los límites de nuestras prerrogativas y capacidades.

     ilu

    Proyecto «Conakry ciudad alumbrada».

    Conakry es la capital del país. En 2018 la aglomeración, en crecimiento constante, cuenta con cerca de 2 millones de habitantes, lo que le hace también la ciudad más poblada del país. Dentro de los desafíos del futuro se encuentran, sobre todo, la salud, el acceso al agua y el acceso al transporte. ¿Cuáles son las áreas y principales avances producidos bajo su mandato? ¿Cuál es su estrategia para permitir que Conakry alcance un nivel superior de desarrollo urbano?

    Comencemos por mencionar que la ciudad de Conakry goza de un estatuto particular dentro del marco legislativo de la descentralización de Guinea. Siendo gobernador y presidente del Consejo Municipal soy también, al mismo tiempo, representante del Estado y de la población, es decir, responsable de velar por la ejecución de políticas públicas nacionales pero también de responder a las preocupaciones de la población. La ciudad ha desarrollado un programa de actividades dentro del cuadro del ejercicio de sus competencias descentralizadas y de sus responsabilidades locales, donde las cuestiones de sanidad, transporte, seguridad y acceso a diversos servicios públicos figuran en buen lugar.

    Estamos consiguiendo que la circulación sea mucho más fluida en Conakry, que los espacios adaptados florezcan, hay un cuerpo de guardia municipal en funcionamiento y diversas infraestructuras públicas construidas (comisarías, edificios administrativos…). Estas diferentes acciones forman parte de una estrategia global que comienza por la definición de un programa de acciones y por la movilización de actores de la ciudad (empresas, instituciones públicas, ONG…). Nosotros trabajamos mucho en forma de asociaciones público-privadas y mejorando nuestra gestión para movilizar mejor la recaudación y hacer frente a nuestros gastos en constante evolución. Estamos comenzando a poner en marcha iniciativas como el proyecto «Conakry ciudad alumbrada» con el alumbrado, el embellecimiento de zonas comunes o la organización de diferentes actividades recreativas al final de cada año en la ciudad. También acompañamos al Estado en diferentes proyectos de desarrollo urbano como el desarrollo del barrio de Kaloum y las Islas de Loos, además, de la estrategia «Conakry Vision 2040».

      

    El evento organizado por la UNESCO «Conakry Capital Mundial del Libro 2017», contribuye a mejorar la imagen del país a nivel internacional y a difundir las actividades culturales en Guinea, permitiendo también mostrar la riqueza cultural del país. La visibilidad es vital para situar sobre el mapa las ciudades y los países y, así, atraer inversores y otros visitantes. ¿Cuál es el balance para la ciudad de Conakry de este evento internacional?

    Es verdaderamente anticipado hablar de la evaluación de este evento mundial que es anual y está en curso. Conakry Capital Mundial del Libro, se organiza del 23 de abril de 2017 al 22 de abril de 2018. Las actividades están en marcha: la construcción de puntos de lectura, la recepción de múltiples delegaciones extranjeras (diplomáticos, hombres de letras y cultura, ciudadanos comprometidos…), el lanzamiento de obras de autores guineanos o la puesta en marcha de proyectos llevados por diferentes estructuras asociativas, especialmente de jóvenes.

    Conakry ya ha ganado ya que, por primera vez, esta responsabilidad se le otorga a una ciudad francófona de África, con todas las oportunidades que se derivan para hablar de Conakry y de Guinea. Me gustaría verdaderamente agradecer a todos los que están implicados en esta aventura, especialmente al comisario general y recordar que próximamente pasaremos el testigo a la próxima ciudad a beneficiarse de la capitalidad del libro 2018:  Atenas, la capital griega.

     gobernador

    Gobernador Bangoura en su toma de posesión.

    Señor Bangoura, aunque hoy en día es Gobernador de Conakry, usted ha estado a cargo de varios departamentos ministeriales (transporte, vivienda, telecomunicaciones). ¿Cuáles son sus principales logros y qué elementos le han permitido mantenerse en puestos de tanta responsabilidad?

    Digamos que que la acción pública continúa siendo siempre muy compleja, el éxito depende de múltiples factores. Como logro, podemos citar la interconexión entre operadores de telefonía, la puesta en marcha de la «Ciudad inalámbrica», la inauguración del tren de pasajeros en Conakry, la contribución al establecimiento de varias estructuras del Estado, incluida la Agencia de Regulación de los Correos y las Telecomunicaciones (ARPT) o la construcción de varios edificios administrativos. son algunas de las acciones que, creo, han marcado mi paso por los diferentes ministerios. Yo creo en el trabajo bien hecho y siempre voy a estar en contacto con las realidades del terreno para enriquecerme al máximo con las dificultades, para avanzar hacia los enfoques de soluciones lo más innovadores posibles.

      

    eBiz Africa Review es un lazo entre el continente africano y Europa que permite transmitir una información de primera mano a inversores y visitantes, esencialmente hispanohablantes. ¿Qué mensaje final les expresaría sobre Guinea y sobre la ciudad de Conakry con el fin de alentarles a hacer negocios e invertir aquí?

    Guinea es un país que tiene un fuerte potencial y que ha emprendido importantes reformas para mejorar el marco de inversiones, con la creación de un ministerio a cargo de las asociaciones público-privadas y una Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP). Nuestro país necesita IDE (Inversiones Directas Extranjeras) para desarrollar sus recursos al servicio del desarrollo y las empresas españolas (y latinoamericanas) tienen su lugar en este camino que Guinea se ha trazado a través de la puesta en marcha de su «Plan Nacional de Desarrollo Económico y Social». Es este mensaje de esperanza y de apertura a los inversores hispanohablantes el que lanzo hoy en día, reiterando la disponibilidad del Estado, de los colectivos locales y del sector privado guineano para cumplir su cometido en el desarrollo de oportunidades en Guinea.

    Por Alejandro Dorado Nájera e Izabella Jaworska.

    Traducción Matina Mabale.

  • Mathurin Bangoura, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry: «Les entreprises espagnoles inscrites dans les priorités nationales guinéennes sont les bienvenues»

    La Guinée c’est un pays avec un grand potentiel pour devenir une des économies majeures de la sous-région. Selon vous, quels sont les atouts et le potentiel inexploité que la République de Guinée a à offrir aux investisseurs internationaux et, notamment, espagnoles?

    La Guinée est un pays immensément riche avec des ressources naturelles, minières, touristiques et halieutiques importantes. La Guinée a les deuxièmes réserves mondiales de bauxite, des gisements importants de fer et d’or mais aussi avec des besoins énormes en infrastructures (routes, ponts, édifices publics, voies ferrées…), en formation ou encore d’accès à la santé pour les populations. Ce sont des opportunités importantes pour le secteur privé et celui espagnole en particulier avec des savoir-faire en BTP, hôtellerie ou encore dans différents services. Aujourd’hui, il y a une volonté de l’État de valoriser le potentiel économique du pays au bénéfice des populations.  En plus de cette volonté, l’accompagnement des investisseurs est facilité par le cadre légal, la mobilisation des ministères techniques et de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP)

    Suite à l’expression de la volonté ferme du Ministre des Affaires étrangères espagnol, M. Alfonso Dastis, de renforcer les liens avec les pays africains, matérialisé au prochain lancement d’un nouvel Plan Afrique, les entreprises espagnoles s’intéressent de plus en plus à l’Afrique. A votre avis, quel genre d’apport les investisseurs espagnols pourraient avoir dans le développement de la République de Guinée?

    Je laisserai le soin aux ministres concernés en charge des Affaires étrangères, du Plan, des Partenariats public-privé de vous fournir de larges informations sur les besoins de la Guinée en termes d’investissements étrangers. Néanmoins, pour avoir été ministre à plusieurs reprises, aujourd’hui Gouverneur et Président du Conseil de Ville de Conakry, je vous dirai simplement que la Guinée a besoin d’investissements étrangers tant les opportunités sont importantes pour la valorisation de son potentiel économique. Dans cet objectif, les entreprises espagnoles sont les bienvenues à condition, comme toutes les autres, de s’inscrire dans les priorités nationales guinéennes, de travailler pour des partenariats gagnant-gagnant, mais aussi de procéder à des transferts de techniques et de technologies par le biais notamment de la formation et du renforcement des capacités locales

    construcción

    Mathurin Bangoura, à droite, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry.

    Sous la présidence de Son Excellence le Professeur Alpha Condé le pays a fait de grands progrès au niveau de la démocratisation et de la stabilité, ce que favorise et encourage investissements étrangers. Quels sont les plans de la ville de Conakry, sous votre leadership, pour profiter au maximum de cette étape inaugurée par la présidence de Alpha Condé?

    Que le pays se porte mieux, il est évident que c’est une bonne nouvelle pour toutes les institutions publiques et privées mobilisées pour son développement dont le Gouvernorat de la Ville de Conakry. De par nos compétences décentralisées, la Ville de Conakry a son programme de développement pour rendre Conakry, plus sure, plus verte et plus saine. Tout cela se passe en cohérence avec les initiatives nationales. Nous échangeons régulièrement avec les autorités nationales pour trouver de la cohérence et de la synergie d’action. Ce n’est pas toujours simple, mais le Gouvernorat œuvre au quotidien, par exemple, pour que la paix règne dans la ville et, à chaque fois que nous recevons de potentiels partenaires de la Guinée, nous les accompagnons dans les limites de nos prérogatives et moyens. 

    Conakry est la capitale administrative et politique du pays. En 2018, l’agglomération, en croissance constante, compte près de 2 millions d’habitants, ce qui en fait la plus importante ville du pays. Parmi les défis à relever se trouvent, notamment, la salubrité, l’accès à l’eau et le transport. Quelles sont les principales avancées dans ces secteurs sous votre autorité ? Quelle est votre stratégie pour permettre à Conakry de rattraper le rythme global de développement urbain?

    Commençons par dire que la Ville de Conakry jouit d’un statut particulier dans le cadre des lois de la décentralisation en Guinée. En tant que Gouverneur et Président du Conseil de Ville, je suis à la fois représentant de l’État et des populations, c’est à dire, en charge de veiller sur la mise en œuvre des politiques publiques nationales mais aussi de répondre aux préoccupations de proximité des populations. La ville a, dans le cadre de l’exercice de ses compétences décentralisées, des responsabilités locales et, à ce titre, développe un programme d’activités où les questions de salubrité, de transport, de sécurité de proximité, d’accès à divers services publics figurent en bonne place. 

    La circulation est beaucoup plus fluide à Conakry, des espaces aménagés fleurissent, il y a un corps de garde communale fonctionnelle et diverses infrastructures publiques construites (commissariat, bâtiments administratifs…). Ces différentes actions font partie d’une stratégie globale qui commence par la définition d’un programme d’actions validé et la mobilisation des partenaires de la ville (entreprises, institutions publiques, ONG…). Nous travaillons beaucoup en partenariats publics – privés et améliorons notre système de fonctionnement pour mobiliser davantage de recettes pour faire face à nos charges en constante évolution. Nous initions aussi des initiatives, et le projet « Conakry Ville Lumière » est illustratif à cet effet avec l’illumination, l’embellissement et l’organisation de différentes activités récréatives à la fin de chaque année à Conakry. Nous accompagnons aussi l’État dans différents projets d’aménagement urbain  comme le réaménagement de la commune de Kaloum et des Îles de Loos ou, encore, de « Conakry Vision 2040 ».

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    Projet « Conakry Ville Lumière ».

    Conakry capitale mondiale du livre 2017, événement organisé par l’UNESCO, contribue à améliorer l’image du pays à l’international et à disséminer les activités culturelles en Guinée, permettant aussi de montrer la riche culturelle de ce pays. La visibilité est vitale pour placer sur la carte les villes et les pays et, ainsi, attirer des investisseurs et autres visiteurs. Quel est le bilan pour la ville de Conakry de cet événement international ? 

    Il est vraiment très tôt pour parler de bilan de cet évènement mondial qui est annuel et en cours. Conakry capitale mondiale du livre, s’organise du 23 avril 2017 au 22 avril 2018. Des activités sont en cours avec la construction de points de lecture, la réception de multiples délégations étrangères (diplomates, hommes de lettres et de cultures, citoyens engagés…), la sortie d’ouvrages d’auteurs guinéens et d’ailleurs, et la mise en œuvre de projets portés par différentes structures associatives, notamment de jeunes. Conakry a déjà gagné car, pour la première fois, ce label est décerné à une ville francophone d’Afrique avec toutes les opportunités offertes pour parler de Conakry et de la Guinée. Je voudrais vraiment remercier tous ceux qui sont impliqués dans cette aventure, notamment le Commissariat Général, et nous donnons rendez-vous à votre journal dans quelques mois pour le bilan. Pour rappel, la prochaine ville à bénéficier du label pour 2018 est Athènes, en Grèce. 

    M. Bangoura, Gouverneur aujourd’hui, vous avez été en charge de plusieurs départements ministériels (Transport, Habitat, Télécommunications). Quelles sont vos principales réussites et quels éléments vous ont-il permis de vous imposer en leader ? 

    Disons que l’action publique demeure toujours très complexe tant la réussite dépend de multiples facteurs. Comme acquis, on peut citer l’interconnexion entre opérateurs de téléphonie, la réalisation de la Cité de Sans-fil, la mise en circulation du train de passagers à Conakry, la contribution à la mise en place de plusieurs structures de l’État, dont l’Agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT), la construction du bloc administratif et l’aménagement de la cour du Ministère des Transports… Ces sont quelques unes des actions qui ont permis de marquer mon passage dans ces différents ministères. Je cois au travail bien fait et je vais toujours au contact des réalités du terrain pour m’enquérir au mieux des difficultés, pour aller vers des approches de solutions les plus innovantes possibles. 

    eBiz Africa Review est un lien entre le continent africain et l’Europe qui permet de transmettre une information de première main aux investisseurs et visiteurs, particulièrement hispanophones. Quel message final voulez-vous leur adresser sur la Guinée et sur la ville de Conakry afin de les encourager à venir faire des affaires et investir ici ?

    La Guinée est un pays qui a fort potentiel et qui a entrepris d’importantes réformes pour améliorer le cadre des investissements, avec la création d’un Ministère en charge des Partenariats public-privés et une Agence de promotion des investissements privés (APIP). Notre pays a besoin des IDE (investissements directs étrangères) pour valoriser ses ressources au service du développement et les entreprises espagnoles (et au-delà, hispaniques) ont toute leur place dans cette voie que la Guinée s’est tracée à travers la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social. C’est ce message d’espoir et d’ouverture aux investisseurs hispaniques que je lance aujourd’hui tout en réitérant la disponibilité de l’État, des collectivités locales et du secteur privé guinéen à jouer son rôle dans le développement d’opportunités en Guinée.  

    Par Alejandro Dorado Nájera et Izabella Jaworska.

  • Raphaël Benatar Leitman, director general de Eurofinsa: «Va a haber un desarrollo masivo de infraestructuras en África y los españoles tenemos muchísimo que aportar»

    La empresa española está empezando a poner sus ojos en África, el continente que más oportunidades de crecimiento ofrece en diversos sectores como las infraestructuras o la energía. Sin embargo, existen algunas empresas españolas que llevan instaladas en el contienente desde hace ya varias décadas. Una de estas empresas pioneras es EUROFINSA, grupo líder en el desarrollo de obras públicas, implementación de proyectos de construcción y equipamiento integral que trabaja con instituciones públicas o privadas de Europa, América y África desde hace más de 40 años y que cuenta con un equipo humano de más de 5 700 empleados.

    Su trabajo y experiencia en el continente pueden servir de ejemplo y quitamiedos para el sector privado español en África, un mercado por el que, como nos cuenta el director general de EUROFINSA, Raphaël Benatar Leitman, en esta entrevista, hay que invertir pensando en la sostenibilidad a la largo plazo:

    Para comenzar con la entrevista, nos gustaría que nos diese una visión global de su compañía. Por su lema «construyendo el futuro» podemos adivinar que una de sus grandes líneas de actuación son las infraestructuras, pero EUROFINSA va más allá: ¿Qué es EUROFINSA, cuáles son sus sectores de actuación y cómo se estructura la empresa?

    Eurofinsa es un grupo que durante 40 años ha aglutinado la experiencia de diferentes empresas en un gran número de países centrándose sobre todo, como decías, en el ámbito de las infraestructuras. Nos centramos principalmente en Obras Públicas en las que podemos intervenir en la financiación, diseño, construcción, equipamiento, operación y mantenimiento. 

    En cuanto a los sectores resaltaría la obra civil, edificación, agua, salud y energía.

    La obra civil incluye carreteras, puertos —como el de Açu, en Río de Janeiro, Brasil—, puentes o aeropuertos. La edificación incluye viviendas sociales, embajadas, terciario  u hospitales. 

    En cuanto al Agua, estamos muy interesados en todo aquello que tenga que ver con el ciclo integral del agua, especialmente en África, desde distribución y abastecimiento hasta EDAR (estaciones depuradoras de aguas residuales) o ETAP (estaciones de tratamiento de agua potable). 

    En cuanto al   sector Salud, estamos especializados en equipamiento médico, diseño, construcción y explotación de hospitales asumiendo todas las funciones propias del día a día y sometiéndonos a los altos pero lógicos estándares de calidad que exigen las instituciones públicas para ejercer estas tareas. En cuanto al equipamiento y a la operación podemos hacerla para nosotros mismos o para terceros. 

    Además, estamos profundizando mucho en sectores de futuro como el la energía, especialmente las energías renovables, sector en el que ya estamos presentes.

    Eurofinsa trabaja principalmente  “llave en mano” y “concesión” entre otros, si bien en el caso que nos ocupa, África, es más común trabajar “llave en mano”.  Eurofinsa promueve y utiliza fuentes de financiación procedentes de acuerdos bilaterales entre los países exportadores y compradores y financiación internacional privada. También la financiación proviene de acuerdos con organismos multilaterales como el Banco Mundial, Naciones Unidas la Unión Europea o también la OPIC (Overseas Private Investment Corporation) de los Estados Unidos, entre otros. Los acuerdos de financiación procedentes de Francia, Reino Unido y EEUU se unen desde hace ya años y cada vez con más fuerza a los ya existentes a nivel nacional e internacional.

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    Puerto de Açu, en Río de Janeiro, Brasil, construído por EUROFINSA.

    EUROFINSA es una empresa internacional y multisectorial, como nos ha contado, implantada en muchos países de lugares como África, y África Subsahariana en especial, en donde a las empresas españolas les cuesta establecerse. ¿Cómo empezó la implantación de la empresa en África? ¿Qué les hizo fijarse en el continente?

    Eurofinsa lleva décadas en África. La visión de nuestro fundador y Presidente en saber unir las grandes necesidades de infraestructuras en el continente con la habilidad para financiarlas y una calidad técnica de ejecución de primer nivel, en mi opinión, han sido las claves de la implantación del exitosa del Grupo en África.

    Entiendo que lo que le llevó a África, fue lo mencionado anteriormente, necesidad de infraestructuras, fuerte crecimiento y desarrollo de muchos países, existencia de importantes fuentes y acuerdos de financiación públicos y privados así como el creciente desarrollo humano que permite cada vez más una profunda implantación local.

    España tiene poca presencia inversora o exportadora en África Subsahariana. En una entrevista con Antonio Bonet, presidente del Club de Exportadores e Inversores Españoles, nos comentaba que parte de la culpa la tiene la falta de conocimiento sobre el continente. ¿Cómo superar esa barrera y motivar que las empresas españolas inviertan en África?

    En España, hasta hace 10 años, ha habido mucho trabajo por eso muchas empresas  no han visto la necesidad de salir fuera y muchas de ellas se han empezado a internacionalizar tarde. Cuando, debido a la crisis, la necesidad hizo aventurarse fuera a muchas empresas, lo más fácil era Latinoamérica. Dicho esto, sin olvidar que las grandes empresas españolas llevan ya muchas décadas siendo líderes en diversos sectores de actividad (entre ellos construcción) en América Latina.

    Nosotros, que estamos muy presentes en África, nos encontramos a pocos competidores españoles y, aunque cada vez nos encontramos a más, para muchos África es muy lejana y ajena psicológicamente. Eurofinsa nunca le ha tenido miedo, nos apasiona y entendemos que hemos ido, ya hace años, para quedarnos y que el éxito a corto plazo no existe hablando de infraestructuras. A pesar de la barrera cultural (que para nosotros no lo es tal), hay que aprovechar el crecimiento que está por llegar, con cabeza y paciencia, eligiendo bien los países y los proyectos. En este sentido, hay que saber que los tiempos son diferentes, el mercado cada vez es más competitivo, el cliente más sofisticado y los equipos técnicos de los que se nutren los clientes más potentes, lo cual también es una ventaja. 

    Según su visión, ¿cuáles considera que son los mayores desafíos u obstáculos a los que se enfrenta la empresa española para exportar e invertir en África? ¿Hasta qué punto recibe la empresa española apoyo del Estado para aumentar su presencia en África?

    Al llevar tantos años trabajando en África, se nos considera locales, aunque la propiedad sea española. En este sentido, o tenemos socios locales en los sitios a los que vamos o los locales somos nosotros, porque lo somos. Hay que tener claro que es un negocio a largo plazo y que todo tiene un proceso. Para que un país sea atractivo, tiene que poderse financiar bien internacionalmente, tiene que tener un marco jurídico serio o por lo menos unas reglas claras, y potencial de crecimiento. Cuando todo cuadra, es cuestión de trabajo y paciencia.

    Como empresa española, afortunadamente contamos con el apoyo tanto de las oficinas comerciales, como de las embajadas y otras instituciones como el Fondo para la Internacionalización de la Empresa (FIEM), el CESCE o el propio Ministerio de Economía, Industria y Competitividad.

    El CESCE apoya a las empresas españolas y aporta soluciones. Son exigentes en cuanto al porcentaje de bienes y servicios españoles que tiene que haber, pero estamos muy contentos de poder exportar a África.

    Los créditos FIEM también han jugado un papel muy importante. Hablamos en este caso de condiciones que los bancos comerciales nunca darían para financiar infraestructuras. 

    China e India son competidores muy duros y vienen otros países y grupos con muchísima fuerza, lo que implica que necesitemos más ayudas y por ello el apoyo a nuestras empresas siempre será bienvenido. 

    Ustedes han desarrollado proyectos de gran importancia para los países en dónde están presentes como el equipamiento hospitalario de la red de hospitales de Ghana. ¿Cuáles son los proyectos que están llevando en la actualidad en África de los que se siente más orgulloso y cree que tendrán mayor impacto?

    En Níger o en Chad hay proyectos desafiantes debido al nivel de calidad y la exigencia por parte del cliente, con el añadido de que muchos bienes o equipamientos no existen ahí y hay que llevarlos desde España. Son muy interesantes también los proyectos en Lusaka (Zambia), Jebba (Nigeria), Yaundé (Camerún), Conakry (Guinea) y Accra (Ghana). 

    Además, hemos hecho proyectos de todo tipo: de agua en Angola, Senegal, Mozambique, almacenes de frio en Cabo verde; presas en Nigeria, carreteras en Gabón y puentes en Angola.

    Entre nuestros  objetivos en el continente está profundizar en Zambia, Ghana, Nigeria así como en los países francófonos. Por otro lado, no ocultamos nuestro interés en Kenia (donde ya estamos presentes) y Tanzania por ejemplo. 

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    Estación de bombeo de aguas residuales en Keur Massar, Senegal.

    Eurofinsa da una importancia especial a las acciones de responsabilidad social corporativa. ¿Puede decirnos qué tipo de actividades llevan a cabo en este sentido desde un punto de vista tanto social como ambiental?

    Tenemos muy claro que nuestro trabajo tiene que dejar huella y Eurofinsa también se preocupa por el bienestar a largo plazo de las poblaciones de los países donde desarrollamos nuestro trabajo. En general, todas las obras llevan consigo proyectos de responsabilidad social corporativa (RSC) si bien ya de por sí, son obras cuyo impacto positivo en la calidad de vida es inmediato. 

    Uno de los proyectos de los que estamos más orgullosos es el que estamos llevado a cabo en Perú. En los complejos hospitalarios que construimos y gestionamos, estamos incorporando personal discapacitado en nuestros call center, entre otras áreas. Tambien les apoyamos en su formación para que tengan la oportunidad de ascender durante toda su vida profesional. Teniendo en cuenta todo el trabajo que queda por hacer en este sentido en Perú, nos enorgullece ser los pioneros en luchar por esta causa. 

    En Bolivia, por ejemplo, nuestra obra civil actual es una carretera y estamos haciendo mucho hincapié en la educación en medidas de seguridad vial para evitar accidentes. Recientemente y debido a las intensas lluvias que han provocado numerosas inundaciones, estamos aportando ayuda humanitaria a las zonas implicadas.

    En nuestra RSC tiene mucho protagonismo Latinoamérica, pero también desarrollamos muchos proyectos en África, con varias acciones sociales. Por esta razón, quisimos colaborar en Ghana a raíz de un proyecto de agua. Se llegó a un acuerdo con la ONG «Universal Wonderful Street Academy», en la cual llegamos a un acuerdo para proveer a la organización de dos camiones cisterna de agua potable al mes, durante todo este año 2017 y apoyo escolar aparte.  Con ello permitimos que los niños reciban una buena educación, con un material suministrado por nosotros, y favoreciendo el acceso al agua. También hemos regalado autobuses a organizaciones no gubernamentales para el transporte de niños a los colegios. 

    Cada proyecto lleva consigo aparejadas acciones de RSC y estamos orgullosos de pertenecer al Pacto Mundial de Naciones Unidas con lo que todo ello implica.

    EUROFINSA comenzó su actividad hace más de 40 años. ¿Cuáles son los planes y objetivos de la empresa para el futuro? ¿por qué países o sectores van a apostar?

    Más que incrementar el número de países en los que estamos presentes, que ya son 32, nuestro objetivo es ganar profundidad en ellos. Nuestro objetivo es seguir haciendo lo que hemos hecho hasta ahora: seguir construyendo carreteras, edificios, puentes y hospitales, acompañando el desarrollo local. 

    En cuanto a los sectores, siempre nos ha gustado mucho el de la energía y hemos trabajado mucho en ello, nos gustaría profundizar más en renovables. En este sentido y para este tipo de energías, más que países estamos identificando tecnología, dotándonos de todo lo que tiene que tener una empresa para poder ser líder en este sector. 

     Jebba

    Presa de Jebba, Nigeria.

    ¿Qué diferencia a EUROFINSA de otras empresas del sector?

    Quizás la mayor diferencia esté en nuestro propio lema «building the future» (construyendo el futuro). Es el elemento que nos diferencia con respecto al resto de constructoras: nos quedamos para contribuir con el progreso económico de cada país, pensando en el futuro y a largo plazo. En lugar de tener una estrategia por empresa, como algunos competidores, tenemos una por país, sin dejar de ser un grupo español. 

    Según su experiencia, ¿cuál sería su mensaje para un inversor español que se esté planteado invertir en África?

    Las empresas españolas de infraestructuras, es decir, el tejido empresarial español es de primer nivel. Tanto los profesionales, como la experiencia adquirida, así como los conocimientos están entre los mejores a nivel mundial. Lo que hay que entender, insisto, es que si ya de por si el sector de las infraestructuras es una empresa a largo plazo, lo es todavía más en África. Es también muy importante invertir en formación del personal ya que hay mucha gente capaz y muy dispuesta a salir adelante. Va a haber un desarrollo masivo de infraestructuras en África en los próximos años y los españoles tenemos muchísimo que aportar, teniendo claro que cuando nos casamos con un país es para siempre. 

    Por Alejandro Dorado Nájera y Yolanda Moreno Bello. 

  • La nueva y democrática Gambia: entrevista a S. E. Lang Yabou embajador de Gambia ante España

    Yahya Jammeh llegó al poder en Gambia en 1994 y fue una revolución democrática la que le apartó de él en 2016. Adama Barrow, el nuevo presidente de la pequeña república oesteafricana, ganó unas elecciones convalidadas por la comunidad internacional como libres y democráticas, terminando con 23 años de un régimen que, año tras año, se volvía más autoritario y que daba signos de estar amortizado como reflejaba su su creciente aislamiento internacional.

    Las constantes violaciones de derechos humanos, la violencia contra periodistas, activistas y comunidades como la LGTBI, combinadas con las salidas de tono del depuesto Jammeh en foros internacionales, convirtieron al líder en un paria internacional, aislado y cada vez más ensimismado consigo mismo. Tras las elecciones que confirmaron la decadencia del liderazgo de Jammeh, convirtiendo al joven Adama Barrow en nuevo presidente electo, se produjo lo que todos temían: Jammenh, que había reconocido previamente las elecciones como justas y libres, se aferró al poder declarándolas irregulares, pese a que los resultados habían sido convalidados por observadores, organizaciones internacionales y por él mismo.

    Este hecho provocó una reacción internacional sin precedentes en la que organizaciones africanas como la Comunidad Económica de Estados de África del Oeste (CEDEAO-ECOWAS) y la Unión Africana (UA) presionaron para forzar la salida de Jammeh, junto con otros Estados —como el vecino Senegal, Nigeria, etc.—, la UE, la ONU y otras organizaciones internacionales.

    Gracias a las presiones diplomáticas surgidas desde África y lideradas por africanos —y también a la amenaza de intervención militar—, se logró resolver el impás gambiano sin derramamiento de sangre, lo que constituye una excelente noticia y una muestra de que la tolerancia en el continente hacia gobiernos ilegítimos está mutando.

    Con la llegada de Adama Barrow y la estabilidad política e institucional que representa, se abre ahora una ventana de oportunidad, amplificada por el eco e el interés que el impás gambiano suscitó en prensa y foros internacionales, para mostrar al mundo esta nueva Gambia en construcción. Con sus retos y con sus oportunidades.

    S. E. Lang Yabou, embajador de la República de Gambia desde 2013 en el Reino de España, vivió de cerca los movimientos diplomáticos que activaron la repuesta internacional de condena y repulsa al régimen de Jammeh que propiciaron su caída y es conocedor del potencial de su país de origen. Nos lo cuenta en esta entrevista:

    Quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio, cumplieron sus promesas de apoyo al régimen democrático en Gambia

     

    Como es de esperar, nuestra primera pregunta va sobre el reciente cambio político en Gambia y la nueva estabilidad institucional y apertura internacional que trae consigo. ¿Cómo valora este cambio, casi tectónico, que ha resultado en la llegada al poder del nuevo presidente Adama Barrow, remplazando al antiguo presidente Yahya Jammeh?

    Apreciamos mucho el interés de eBiz Africa Review en trabajar con nosotros para mostrar esta nueva Gambia. Nuestro país ha experimentado un cambio que podríamos tildar de único ya que ésta es una de las pocas veces en la historia en la que un país ha sido capaz de derribar y remplazar un dictador por sus propios medios y sin derramar una gota de sangre. Esta transformación ha tenido lugar gracias a los gambianos, tanto los de intramuros como los de la diáspora, que compartimos el compromiso común de contar con un gobierno respetuoso con el Estado de derecho, los principios democráticos y los derecho humanos de todos aquellos que viven en Gambia.

    El impás político que se produjo en Gambia, pudo romperse gracias a los esfuerzos de la mayoría social, representada por el presidente electo Adama Barrow, y al apoyo brindado por al comunidad internacional. Una vez ésta formalizó su apoyo a la coalición de partidos encabezada por Adama Barrow y con la luz verde para la intervención militar por parte de la ECOMIG [la misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia], el balance de fuerzas cambió dando lugar a la salida forzada del dictador y su entorno.

    Gambia es, hoy en día, una nación libre y segura, donde las personas son libres de expresarse y de participar en el desarrollo del país dentro de un Estado democrático y de derecho. Para mí, eso lo es todo, porque nada puede conseguirse sin libertad. Por fin todos y cada uno de los ciudadanos de Gambia disfrutan de los mismos derechos y privilegios, tal y como proclama nuestra constitución.

    El gobierno actual está decidido a crear oportunidades de negocio en el país para, de este modo, favorecer que la gente se beneficie de otra la las ventajas que trae la democracia, como es la estabilidad. Un paso muy importante consiste en la reintegración de Gambia tanto en la Commonwealth [de la que se desvinculó en octubre de 2013] como en la Corte Internacional de Justicia [que el expresidente Jammeh abandonó en octubre de 2016 tildando de «racista» a la organización]. Jammeh se retiró de ambas por temor a ser perseguido por los crímenes contra la humanidad cometidos por su gobierno, pero Gambia continúa hoy en día comprometida con sus obligaciones internacionales derivadas de los tratados y convenciones firmados y completamente abierta a establecer relaciones con el resto del mundo.

    El hecho de que la transición en el poder fuera pacífica se debió, en gran parte y como ha mencionado, al papel de la comunidad internacional cuando el expresidente Jammeh rechazó ceder el poder al democráticamente electo Adama Barrow. ¿Puede hablarnos más la importancia que tuvieron organizaciones regionales como la ECOWAS-CEDEAO y la Unión Africana? ¿Cuál fue el papel de la UE y de España, entonces presidente de turno del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas en diciembre de 2016?

    Fue gracias al tremendo apoyo de la comunidad internacional —especialmente a ECOWAS-CEDEAO, la UA, la ONU y otras instituciones y países amigos— que pudo acabarse con el impás político que impedía la transición a un Estado libre y democrático en Gambia. La misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia (ECOMIG) fue autorizada por la ONU a utilizar la fuerza en el caso de que el presidente depuesto no asumiera los resultados de las elecciones. La respuesta se produjo tras las declaraciones del expresidente Jammeh en las que admitía públicamente el carácter democrático de las elecciones que había perdido y que luego rechazó con el único fin de permanecer en el poder.

    España fue uno de los socios principales en este proceso y quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio —en reuniones que tuve personalmente con representantes oficiales—, se comprometieron y cumplieron sus promesas de sustento a la puesta en marcha de un régimen democrático en Gambia. Esto se hizo a través de acciones específicas de apoyo a todas las resoluciones en la ONU y apoyando los esfuerzos del gobierno actual por hacer de Gambia un gran país.

    Además de ser embajador de Gambia ante el Reino de España, usted es embajador ante Italia, Grecia, Malta, Portugal y ante varias organizaciones internacionales (FAO, IFAD, PMA y OMT —Organización Mundial del Turismo—). El turismo es el principal sector económico en Gambia, constituyendo más del 20% del PIB y dando empleo a más de 100 000 gambianos. ¿Cuál es la importancia de su relación con la OMT en calidad de organización internacional especializada para el campo del turismo?, ¿cuáles son las perspectivas futuras del sector en Gambia?

    El turismo es, no solo un sector vital para la economía gambiana, sino también para el empleo de los jóvenes, con potencial de reducir la salida de inmigrantes ilegales del país. El turismo está llamado a ser, junto con el desarrollo de infraestructuras, el principal motor de creación de riqueza en el país.

    En los últimos cuatro años hemos incrementado exponencialmente nuestras interacciones con la OMT, con Gambia participando en la mayoría de sus iniciativas, como INVESTUR, que es una evento anual que se celebra durante la feria de turismo de Madrid, FITUR, don de inversores de todas las partes del mundo exploran oportunidades de negocio en el sector turístico. La participación en INVESTUR ha demostrado también ser un valor positivo a la hora de garantizar el reconocimiento del Gambia Tourism and Hopitality Institute (GTHI).

    Actualmente estamos enfocados a mejorar nuestro sistema estadístico sobre el sector turístico. Como es obvio, para mejorar algo, antes debes poder medirlo para verificar si con una u otra política mejoras o, por el contrario, empeoras. Para ello son necesarias las estadísticas y la OMT nos apoya a la hora de hacer que nuestra industria turística compile y almacene ese tipo de datos para, posteriormente, analizarlos. Esperamos que, con el nuevo gobierno y con la transición de Gambia hacia un Estado efectivamente democrático, nuestra relación con la OMT se intensifique en un futuro próximo.

    Desde que fui acreditado en España, he concentrado mis esfuerzos y mi autoridad a hacer de Gambia un producto turístico atractivo para este mercado y estoy muy satisfecho con el creciente aumento del números de visitantes españoles a mi país.

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España, ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará

     

    Gambia está viviendo un momento político apasionante que se traduce en nuevas políticas, también en lo económico. ¿Dónde están, según su punto de vista, las mayores oportunidades para el mundo de los negocios en la nueva Gambia?

    Un área que considero prioritaria es la agricultura, que actualmente emplea al 70% de los gambianos. Hasta 1994 —cuando el gobierno del expresidente Jammeh llegó al poder—, la agricultura era el pilar de la economía de Gambia y la producción de cacahuete alcanzaba 300 000 toneladas al año, siendo la principal fuente de divisa extranjera para el país gracias a su exportación. Lamentablemente, el régimen anterior llevó al colapso a esta industria que, hoy en día, produce menos de 5 000 toneladas anuales. Esto da una idea de las posibilidades del sector y de la necesidad de grandes inversiones para hacer que la agricultura sea un sector lucrativo otra vez.

    Otro sector prometedor son las energías renovables, junto con el sector salud —Gambia necesita expatriados que puedan asistir y transferir conocimientos en este sector— y las infraestructuras —para Gambia los materiales de construcción españoles son ya muy demandados por su gran calidad. Hay espacio para el crecimiento aquí y estos sectores son campos de gran potencial de crecimiento donde los inversores pueden disfrutar, además, de incentivos gubernamentales a la inversión.

    De entre esas oportunidades, ¿cuáles considera prioritarias para el gobierno y cómo va a divulgar éste esas posibilidades de inversión a nivel internacional?

    En tiempos pasados, el contexto de inestabilidad política transmitía miedo y desconfianza a la comunidad inversora. Afortunadamente, ahora contamos con un clima político favorable con un marco legal apropiado en el que damos la bienvenida a todo el mundo para invertir en Gambia en un ambiente en el que garantizamos beneficios, protección, estabilidad y garantías a la inversión.

    Una vez hayamos hecho llegar ese mensaje, la comunidad inversora comenzará a venir y es lo que ya estamos comenzando a ver. Desde que se produjo el cambio de gobierno, hemos visto cómo se ha aumentado en número de barcos arribando a nuestros puertos, de aviones aterrizando en nuestros aeropuertos y cómo varias empresas han mostrado interés en nuestro mercado.

    Como ha comentado, la agricultura y la pesca son sectores interés para Gambia, pero también para España. ¿Cómo considera que ambos países pueden aprender mutuamente de sus buenas prácticas en estas áreas?

    Tanto la agricultura como la pesca son vitales para Gambia, pero han sido muy mal gestionados en los últimos 22 años. Queremos enfocarnos en el potencial de los profesionales expatriados para revitalizarlo. España un actor fuerte en el área de movimientos cooperativistas —que también fue considerable en la Gambia de los años 70— y puede apoyarnos en este campo, contribuir con tecnologías avanzadas y conocimientos sobre las técnicas más eficientes de cultivo. Lo mismo se puede aplicar a la pesca.

    Los agricultores y pescadores españoles pueden invertir en Gambia con costes de producción mucho menores si los comparamos con cualquier otra localización. Gambia ofrece muchas oportunidades, tierra arable y potencial hídrico para permitir a los agricultores españoles invertir en ella. Nuestra mayor necesidad recae en la mecanización agrícola.

    ¿Está usted promoviendo esas oportunidades de negocio desde su posición como embajador de Gambia en España?

    Por supuesto. Recientemente he emprendido un viaje a la región de Lleida donde tienen pericia en el área de la horticultura, la acuacultura y la alimentación animal. Sería estupendo si pudiéramos asociarnos con ellos y enviar a algunos de nuestros jóvenes agricultores a aprender esas técnicas para que , en el futuro, esos jóvenes agricultores formados puedan diseminar sus conocimientos de vuelta a Gambia compartiéndolos con los granjeros locales.

     Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia

     

    La innovación es uno de los motores del desarrollo y muy necesaria para el avance tecnológico que Gambia necesita. ¿Cómo evalúa el grado de innovación gambiana y su futuro en lo relacionado con el desarrollo tecnológico?

    Los gambianos son innovadores natos y preveo un futuro brillante en esta área. Pero para llegar ahí, necesitamos  asociarnos con gente que cuente con los medios y conocimientos necesarios. El gobierno ha emprendido un giro de 180º en este campo desde que asumió sus funciones. Cuando el expresidente Jammeh abandonó el poder, se llevó incluso las reservas de liquidez del Banco Central, dejando al país con la divisas suficientes para sufragar menos de un mes de importaciones. 

    Gracias a las medidas innovadoras del gobierno y de los gambianos, el país se ha recuperado casi completamente del déficit heredado. Hoy vemos cómo el espíritu asociativo vuelve a Gambia, con gente queriendo crear organizaciones para contribuir al desarrollo del país en la medida de sus posibilidades: esto es innovación.

    Me preocupa cómo mantener a las generaciones jóvenes en el país para que contribuyan a su progreso. Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia.

    Después de haber servido como embajador de Gambia ante España por más de cuatro años, ¿cómo evalúa las relaciones bilaterales?

    Gambia y España tienen excelentes relaciones bilaterales. Tenemos cercanía no solo geográfica —la distancia de Gambia a Las Palmas es menor que la de Las Palmas a la península—, sino también en cuanto a nuestra cooperación.

    En estos cuatro años he visto colaboración a muchos niveles gracias a la presidencia de la embajada de Gambia en España y a una presencia diplomática fuerte de España en Gambia que, pronto, se materializará en una embajada. Hemos firmado varios acuerdos de cooperación, hemos negociado dos memoranda de entendimiento y varios organismo españoles y municipios están involucrados en la puesta en marcha de proyectos en Gambia, sin olvidarnos de las actividades filantrópicas de no pocos individuos e instituciones.

    En cuanto al sector del turismo, en 2013 registramos la llegada de unos 3 000 españoles y en 2015 esta cifra había aumentado hasta los 7 000 —un aumento de más del 100%. A esto ayuda la conexión aérea: dos vuelos directos por semana, uno desde Las Palmas y otro desde Barcelona desde hace ya cuatro años.

    Y, ¿qué medidas considera que ayudarían a llevarlas a un grado superior de colaboración?

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España (muchos con ciudadanía española), que tienen familia en Gambia; ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará.

    Mi llamamiento a las autoridades españolas a que refuercen su presencia en Gambia con una embajada —al menos un consulado— se basa en la voluntad de acercar los servicios del Estado a los ciudadanos tanto gambianos como españoles. Actualmente los gambianos necesitan personarse en el consulado español más cercano, en el vecino Senegal: una inversión de unos 300 euros para obtener una certificación oficial que puede costarles 3 euros. He tenido la oportunidad de acercar estas problemáticas a las autoridades pertinentes en España, ya que es algo que afecta no solo a las interacciones entre nuestros pueblos, sino también a las posibilidades de hacer negocio e invertir en Gambia.

    Otro paso adelante en nuestras relaciones sería la puesta en marcha de diversas convenciones bilaterales, como la de Seguridad Social, que permitiera a cubrir mutuamente a ciudadanos con estatus de expatriado con una protección reciproca. Otra convención que está siendo analizada por el gobierno de Gambia es la de protección de inversiones y comercio que, una vez finalizada, va  envigorizar el intercambio comercial entre nuestros países.

    Mi llamamiento es sencillo: el pueblo y el gobierno español han apoyado a Gambia en este crítico periodo de transición y necesitamos que sigan haciéndolo ahora, directa o indirectamente, permitiendo que Gambia se convierta en una nación prospera.

    Como embajador, uno de sus deberes es cuidar y conocer las necesidades de la diáspora gambiana: ¿cómo está esta comunidad integrada en la sociedad española?, ¿es una comunidad organizada?

    Es un tema de mucha importancia ya que la diáspora se ha convertido en una de las temáticas centrales en la diplomacia del siglo XXI. Es un área en la que, en la embajada, hemos tenido mucho éxito y hemos sido capaces de gestionar nuestras relaciones de forma fructífera y estrechar lazos. Ambas partes entendemos que la embajada está aquí para servirles y eso es lo que hacemos.

    La diáspora gambiana en España en muy respetuosa y aprecia nuestro trabajo, a la vez que es una comunidad bien integrada en la comunidad que va ya por la segunda generación. Son personas disciplinadas que obedecen la ley del país que les acoge, que están aquí para trabajar duro (como empleados y como emprendedores, de los que se benefician ambas economías) y que pagan sus impuestos. Alrededor del 20% del PIB de Gambia viene de los envíos de remesas por parte de la diáspora, lo que hace una idea del interés que existe por que sea una comunidad bien tratada y que se sienta atendida.

    Ahora que la situación en el país mejora en cuanto a libertades y estabilidad, ¿existen planes para atraer a la diáspora gambiana en España de vuelta para apoyar el desarrollo del país con su experiencia?

    Es un proceso ya en marcha. Gambia se enorgullece de su diáspora y del papel que ésta tuvo en el restablecimiento de la democracia. Nuestro mensaje a los emigrados es que deben seguir apoyando la evolución del país a través de sus asociaciones. Han respondido muy positivamente.

    Para terminar: ¿qué valoración hace, desde un punto de vista tanto profesional como personal, de su estancia como embajador en España?

    Creo que lo más puedo resaltar es que, durante mi periodo al frente de la embajada, hemos sido capaces de poner Gambia en el mapa en España. Hemos podido crear la marca Gambia y divulgarla en el Reino de España y, gracias a eso, hemos visto aumentar significativamente el número de interacciones entre ambos países —tanto desde la óptica de la inversión, como del número de visitantes, de las conexiones aéreas,…

    Además, hemos podido fomentar la cohesión social de la comunidad gambiana. Hemos, también, logrado reorganizar algunas funciones de la embajada para mejorar el servicio sin aumentar el gasto, implementando una política de responsabilidad hacia aquellos que pagan impuestos en Gambia. Nos esforzamos por simplificar los procesos y procedimientos para poner fácil las cosas a aquellos que requieren nuestros servicios. Gracias a todo eso hemos podido potenciar las relaciones con la diáspora y entre países, no solo al nivel interestatal, sino también al de municipios y entre sociedades civiles.

    Hemos promovido el intercambio comercial, de inversiones y de visitantes y mejorado la imagen de Gambia de forma que hemos creado confianza mutua entre las sociedades española y gambiana. Considero que, con este trabajo en equipo realizado por la embajada, mi estancia aquí ha sido muy fructífera. Queda mucho por hacer y seguimos trabajando para poner en marcha cualquier iniciativa de la que pueda derivarse beneficio mutuo.

    Personalmente, durante estos cuatro años he tenido el privilegio de observar el verdadero poderío de la diplomacia cuando ésta se ha puesto en acción durante nuestro periodo de impás político.

    Puedo asertivamente asegurar que mi experiencia en España ha contribuido a hacerme mejor persona. Mi periodo al frente de la misión ha terminado pero el gobierno actual me ha concedido una extensión, lo que supone un voto de confianza que, estoy seguro, la embajada —como equipo que somos—, no vamos a defraudar.

    Siempre digo a mi equipo que, independientemente de dónde estés en el mundo, tu marca es la República de Gambia y es necesario que esa marca se promocione continuamente, sobre todo por parte de aquellos que hemos sido elegidos para representar nuestro país en el extranjero. Es lo que siempre intento para promover el desarrollo de Gambia. El conocimiento mutuo y la colaboración nos hacen más fuertes y estoy seguro que la relación entre Gambia y España se seguirá robusteciendo en los años venideros.

     

    Entrevista realizada por Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo y Yolanda Moreno Bello.

  • The new and democratic Gambia, interview with H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to Spain

    In 1994, Yahya Jammeh’s coup d’état brought him to power in the Republic of The Gambia. In December 2016, a democratic election ousted him from it. H. E. Mr. Adama Barrow, the brand-new president of this small West African republic, won the presidential election. The election, recognized as fair and democratic by the international community, ended a 23-year long reign that, year after year, became more authoritarian, showing signs of decay mirrored by its growing international isolation.

    Never-ending human rights violations, violence against journalists, activist and minorities such as LGTBI people, together with dramatic interventions on international stage isolated Jammeh, making of him a self-engrossed international pariah. After the presidential election that confirmed the end of his leadership bringing the young newly-elected Adama Barrow as the head of the State, Jammeh did what most feared: he initially accepted the outcome and described the election as the freest, fair, transparent and rigid-proof election but thereafter changed his position and attempted to strengthen his grasp on power, calling the results of the elections illegitimate, even though they had been previously validated by international organizations, observers, and Jammeh himself

    Jammeh’s turn around provoked an unprecedented international reaction led by African organizations such as the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the African Union (AU), together with other countries such as Senegal, Nigeria, etc. while the EU, the UN, and other international organizations put pressure on him to step down.

    Thanks to diplomatic movements coming from Africa and led by Africans—and to the convincing threat of military intervention—the Gambian impasse was overcome without bloodshed, which is both excellent news and proof of the shrinking support illegitimate governments have on the continent.

    With H. E. Adama Barrow’s arrival as the head of The Gambia and the political and institutional stability stemming from it, a new window of opportunity opens up. An even bigger window of opportunity thanks to the interest that the Gambian impasse has piqued in the international community and media, creating the perfect opening to show to the world the challenges and potential of this new emerging Gambia.

    H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to the Kingdom of Spain since 2013 was a part of and witness to the diplomatic movements that provoked the international response to Jammeh’s refusal to hand over power which, eventually, accelerated his removal from power. He is also a connoisseur of the challenges and opportunities ahead. In this interview, he gives us his views on the recent past and the future of The Gambia:

     

    I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning, have committed to supporting the implementation of the elected democratic regime

     

    As you may imagine, our first question has to do with the recent political shift in The Gambia and the country’s renewed political stability and openness. How would you assess this almost tectonic shift that brought the new president Adama Barrow to power replacing former president Jammeh?

    We are very appreciative of your interest in working with us towards marketing The New Gambia. Our country has experienced a unique change since, as far as I know, it is one of the only times in history that a country has been able to overthrow and replace a dictator, without any bloodshed. This change happened because of Gambians, both on-site and abroad, sharing a notion and commitment towards the imperative requirement of having a government that abides by the rule of law, democratic principles and human rights towards all who inhabit in The Gambia.

    There was a serious political impasse, which was only possible to sort out with the support of both the majority represented by the president-elect, H. E. Adama Barrow, and his team, as well as the international community. Once the international community stated its support to the political coalition headed by the elected president, and ECOMIG [ECOWAS’ military intervention in The Gambia] got the greenlit for a military intervention, the balance of power shifted, and that marked the end of the former dictator and his entourage.

    The Gambia is now a free and stable nation, where people can express their opinions and participate in the country’s development process within a democratic law-abiding state. For me, this is everything, for nothing is achievable without freedom. At last, every citizen enjoys equal rights and privileges as stated in our Constitution.

    This government’s commitment is to developing profitable business opportunities for the country, hence enabling the people of The Gambia to experience and gain from the dividends of democracy. A very important step consists in the country’s reintegration in both the Commonwealth of Nations [former president Jammeh unilaterally left the organization in October 2013] as well as the International Criminal Court of Law [after former leader’s withdrawal from it in October 2016 accusing it of being a “racist” organization]. Jammeh was afraid of potential prosecution due to existing crimes against humanity performed by his government, but The Gambia now continues to be committed to its international obligations under existing treaties and conventions while being fully open to establishing partnerships with the rest of the world.

    The fact that the transfer of power was peaceful is largely due to the role that the international community played in the crisis when Jammeh refused to render the power that Adama Barrow had won in democratic elections. How important was the role of regional organizations as the ECOWAS and the African Union? What about the role of the EU and Spain, as President of the UN Security Council in December 2016?

    The ability to have quickly ended the political impasse to a great extent was exclusively derived from the tremendous support gathered amongst the international community for a free and democratic State in The Gambia—namely ECOWAS, the African Union, the United Nations and other institutions as well as friendly countries. ECOWAS military mission in The Gambia (ECOMIG) was authorized by the UN to resort to military force in the case the former president refused to hand over power at the end of his mandate. The call for action was triggered by the fact that former president Jammeh attempted to remain in power after he had publicly assumed that these were free and democratically held elections which mirrored the people’s choice.

    Spain was one main partner throughout this process and I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning—over meetings that I held with some official representatives—have committed and fulfilled the promise of supporting the implementation of the elected democratic regime. That was made through specific actions towards all the resolutions in the UN as well as through the continuous support of this government with our efforts in order to make The Gambia great again.

    In addition to being the Gambian ambassador to Spain, you are ambassador to Italy, Greece, Malta and three international organizations, the FAO, IFAD, WFP, and the UNWTO (United Nations World Tourism Organization). Tourism is the main economic sector in The Gambia, accounting for more than 20% of GDP and employing more than 100,000 Gambians. How important is your relationship with the UNWTO as the international organization specialized in tourism? What are the importance and future perspectives for the tourism sector in The Gambia?

    Tourism is both a vital area for the economy of The Gambia as it is a dear-hearted area of mine because it represents one of the main potential employment areas for our youth while reducing the number of irregular migrants. Tourism enables the creation of wealth alongside with the countries’ infrastructure development.

    The past four years have witnessed a massive increase in our interactions with the UNWTO, with The Gambia participating in the majority of initiatives, mainly INVESTOUR, which is a very important annual event that usually takes place during FITUR, Madrid’s tourism fair, where investors from all around the world are present to interact and explore business investment opportunities within the tourism area. UNWTO has also proven to be a valuable asset towards supporting the certification of The Gambia’s Tourism and Hospitality Institute.

    Now we are focused on tourism statistics. You will agree, that in order to improve something you need first to be able to measure it; and by doing so, understanding if you are improving and moving forward or going backward. And that requires having statistical data. So the UNWTO is supporting us in making our tourism industry capable of gathering and storing statistical data that can then be analyzed. We hope that having a new democratically elected government while finally becoming a democratic State will foster further and deeper collaboration with the UNWTO in the near future.

    Since having started my assignment in Spain, I have focused my efforts and authority towards making sure the embassy is constantly marketing The Gambia as a touristic destination of choice and I am glad that we have in fact witnessed a growing number of visitors from Spain. 

    Spain needs to upgrade its representation in Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain, both countries are now linked forever and the interaction will continue

     

    The Gambia is currently living a fascinating political momentum that translates into new policies in the economic field as well. Where are the main business opportunities in this new Gambia?

    One area that is also very close to my heart is agriculture, which employs about 70% of the population of The Gambia. Until 1994—when Jammeh’s Government stepped in—agriculture was the pillar of the Gambian economy, with peanut production reaching 300,000 tons during that year, constituting the main source of foreign currency for the country due to exportation. Unfortunately, the former government led to the collapse of this crop, currently representing less than 5,000 tons per year. This shows the current need for a huge investment effort towards making agriculture a lucrative activity once again. 

    Another area with interesting investment potential is the renewable energy sector, alongside health—The Gambia is in need of expats who can assist us in the health sector—and infrastructure; trading in The Gambia is currently focused on high-quality building materials produced in Spain. Therefore, there is room for growth here and these sectors are definitely high potential investment areas where investors will also enjoy some governmental incentives.

    Where do you think the government will focus its efforts, and how is it going to communicate these opportunities to the rest of the world?

    In the past, the political context would often instill fear and mistrust in investors’ minds. Fortunately, we now have a very favorable political climate within the right legal context, where anyone is welcome to come and invest profitably, with protection, benefits, and stability.

    Once the right message is passed on, people will start coming onboard and we have already started to witness this. Since the government changed, we are having an increasing number of ship arrivals at our seaports, increasing flights landing at our airports and several companies have already expressed interest in our market.  

    For The Gambia, as you previously mentioned, the agricultural sector and fisheries are the two main economic drivers. Both sectors are also important for Spain. How do you think that both countries can learn from each other in these fields?

    Agriculture and fisheries are the backbones of our economy, but both have been very poorly managed over the past 22 years. We now focus our attention on getting the expats’ potential to revitalize these sectors: Spain being very strong in the cooperative movement area—which was also strong in The Gambia in the 1970s and 1980s—it can support the revitalization of the cooperative movement in the country as well as contribute to advanced technologies and knowledge about new more efficient ways of farming. The same applies to the fishing area.

    Now, Spanish farmers, as well as fishermen, can invest in The Gambia with much lower production costs when compared to most of other world locations. There are several mutual opportunities and The Gambia has both available land and water to support Spanish farmers to invest in. Our main need resides in the mechanization of our agriculture.

    Are you actively promoting that from your position in Spain?

    Yes, of course. I have just returned from the region of Lleida where there is expertise in the areas of horticulture, fish farming, and animal breeding. It would be great if we could partner up with them, having some of our young farmers spending time there and learning from them, so in the future, our instructed young farmers can multiply and implement those techniques by going back to The Gambia and teaching local farmers.

    With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward

     

    Innovation is a driver for development. How innovative is The Gambia and how do you perceive The Gambia’s future in technological terms?

    Gambians are born innovators and I foresee a bright future within this context. But to get there, we need continuous support under a partnership spirit from people who have the required resources and appropriate knowledge. The government has managed to perform a 180º shift for the better within only six months in office. When the former president left power, he even took the Central Bank’s cash reserves with him, leaving the country with less than one month’s worth of imports in budget liquidity.  

    Thanks to innovative thinking from both the government as well as the population the country has almost recovered from such a deficit as of now. You can witness the associative spirit coming back to The Gambia with all sorts of people gathering to create new voluntary associations to foster national development: that is innovation.

    One of my main concerns is finding ways to maintain our youth in the country while contributing towards its evolution. With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward.

    Additionally, and, after having been the Gambian ambassador to Spain for more than four years, how do you assess the bilateral relation?

    The Gambia and Spain enjoy excellent bilateral relations. In fact, both countries are geographically close—the distance from The Gambia to Las Palmas is shorter than the distance from Las Palmas to Madrid—and have established a fruitful relationship.

    In these years I have seen both countries collaborating at several levels, with The Gambia maintaining a full-scope Embassy presence in Madrid, while Spain maintains a strong diplomatic presence in The Gambia which they should try and make it a full-scope embassy. We have also signed several cooperation agreements, negotiated two memoranda of understanding, several Spanish councils are actively involved in the sponsorship of development projects in The Gambia and there are several Spanish philanthropic organizations and individuals volunteering to aid the development of The Gambia.

    Regarding the tourism industry, in 2013 we registered some 3,000 Spanish tourists while in 2015 the number peaked to 7,000—a growth rate of more than 100%. That is thanks to the fact that both countries have been connected by two direct flights a week, from Las Palmas and Barcelona, for four years now.

    What measure do you consider have to be taken by both governments, to take it to the next step of excellence?

    Spain needs to upgrade its representation in The Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain (many also being Spanish citizens), who have family members in The Gambia, so both countries are now linked forever and the interaction will continue.

    So, my appeal is for the Spanish government to upgrade its presence in The Gambia to a full-scope embassy or at least a consulate. By doing so, facilitating the needs of Spanish and Gambian citizens. Currently, Gambians need to physically address the nearest Spanish consulate, in Senegal, which represents a €300 expense in order to get an official legal document that costs €3 to be legalized. I have already had the chance to convey this concern to the Spanish relevant authorities since it is something that affects our business as well as our potential interactions.

    Another important step forward would be the establishment of mutual conventions, like a Social Security convention, that would allow both countries to take care of each other’s citizens under an expat status. Another convention being analyzed by the Gambian government is the reciprocal protection of trade and investment that, once finalized, will empower the trade between both countries. 

    My appeal is simple: the Spanish government and people have supported The Gambia during this critical transition period of our History and should continue to do so now, either directly or indirectly, enabling The Gambia to become a successful nation.

    As ambassador, one of your duties is to take care and to be in contact with the Gambian diaspora. How would you assess the integration of Gambians into Spanish society? Is the community well organized?

    That is a very important question since the entire diaspora topic has become one of the most relevant in 21st-century diplomacy. This is an area where I have registered a tremendous amount of success. We have been able to manage our interactions with the diaspora very successfully and both parties understand that the embassy exists to serve them, and it does so.

    The people of the Gambian diaspora in Spain are very respectful and appreciative of their embassy and it is a sector of the Spanish population that is perfectly integrated into the community, now in their second generation. Being highly disciplined, law-abiding and dedicated hard workers—both as entrepreneurs and as employees contributing to both economies—as well as taxpayers. Over 20% of The Gambia’s GDP results from the diaspora, which bears by itself a high level of relevancy and attention towards assuring adequate responsiveness towards their needs from our side.

    Now that the political situation in The Gambia is better, are there plans to attract people from the Spanish diaspora to locally support the country’s development?

    That is a process that is already underway. The Gambia is proud of its diaspora and the role it had in supporting the change towards democracy that took place. Our message to the diaspora now is for it to continue supporting the country’s evolution by getting together and associating into groups that may support and foster such evolution. Fortunately, they have been very positively responsive.  

    How would you evaluate your time as ambassador in Madrid from a professional and personal viewpoint?

    The most important thing for me is the fact that under my leadership, we were able to place The Gambia on the map in Spain. We were able to market and promote the Gambian brand in the Kingdom of Spain, and, driven from that, we have witnessed significant growth in the number of interactions between both countries, either through investment, tourism, flight connections, etc.

    Additionally, we were able to establish social cohesion in a number of our local communities. We have also been successful with the implementation of some local operational reforms that allowed maintaining the embassy in operation without an additional budget, with a policy of responsible use of taxpayers’ money. We have a specific concern in creating simple processes and procedures for those requiring our services. Through such reforms, we have managed to foster the relationship between both countries, not only at central government level but also between some Spanish municipalities and communities in The Gambia. 

    There is a real and effective growth in trade, investment, visits, and interactions between both countries, which leveraged the creation of a very positive image of The Gambia and the establishment of goodwill from the Spanish people towards The Gambia and its people. We have done well as a team and my stay here over the last four years has been very fruitful. Our constant endeavor is nevertheless to accomplish even greater achievements because there is room for improvement.

    Personally, I have also learned a lot during these four years, having witnessed the power of diplomacy in action during the period of our political impasse.

    I can assertively state that my experience in Spain while as the head of the embassy has contributed to making me a better person. My first tour of duty has ended, but I was granted a second one by the new government, which is a vote of confidence and I hope and believe that this embassy, as a team, will be able to achieve great things for The Gambia.

    I always tell my team that, independently from where one stands in this world, every Gambian’s brand is the Republic of The Gambia, and we need to continuously promote that brand, especially the few of us that have been chosen to represent the country abroad. And that is why I will continue to do my very best to promote The Gambia and its development. Mutual understanding, collaboration, and increasingly robust relations will make Spain and The Gambia stronger in the future.

     

    Interview conducted by Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo, and Yolanda Moreno Bello.

     

  • Diane Audrey Ngako, fundadora de Visiter l’Afrique.

    Liderando diferentes espacios de comunicaciones, Diane Audrey Ngako ha sacado tiempo para contestar a nuestras preguntas pese a su ajetreada agenda. Con apenas 24 años, la fundadora de visiterlafrique.com, una plataforma digital interactiva y de colaboración dedicada al turismo y a la cultura sobre el continente africano, es una referencia tanto en el continente como en el resto del mundo. Entrevista.

    Ebiz Africa Review (EAR): Lo primero, felicitarla por haber conseguido el premio Viajes de la primera edición de los «Adicomdays». ¿Cuáles son sus sensaciones?

    Diane Audrey Ngako: ¡Una alegría inmensa! Esta recompensa ha sido sobretodo para mi equipo ya que ha estado trabajando muy duro durante los últimos 3 años. Este proyecto comenzó en un pequeño estudio con mi amigo Boris Telfo, el diseñador de la primera versión de nuestra página web. A día de hoy, somos una comunidad de unas 150.000 personas. Es también un honor haber sido elegidos por parte de empresarios del sector para recibir este premio. Vamos a acompañar a Air France en sus campañas digitales de promoción de viajes a África, una apuesta muy interesante promovida por «Totem Experience» y «Hopscoth Africa», dos agencias de consultoría especializadas en las comunicaciones sobre África. Como sabes, la cuestión de la comunicación digital en África aún está por abordar. 

    He creado visiterlafrique.com porque África era principalmente representada por diversos medios no africanos… presentando a menudo un continente miserable… que sin embargo posee muchas facetas positivas

    EAR: Diane, ¿por qué visiterlafrique.com? ¿De dónde surge la idea de crear este espacio con tantos seguidores?

    DAN: Simplemente porque me di cuenta de que África estaba principalmente representada por diversos medios no africanos. Dos años después de la creación de esta web sigue siendo prácticamente igual, presentando a menudo un continente miserable, donde reinan la pobreza, el hambre y la guerra. Después de viajar por diversos países africanos, nos damos cuenta de que África tiene muchas facetas: Los bellos paisajes, su vitalidad, su gente tremendamente acogedora, sus grandes oportunidades, etc. El espacio web «visiter l’Afrique» era una necesidad ya que hacía falta mostrar el continente africano como es, cambiando su imagen y dejando de lado los estereotipos, sin olvidar sus problemas, pero destacando sus oportunidades. 

    Visiterlafrique.com es una plataforma digital, interactiva y colaborativa, dedicada al turismo y la cultura en el continente africano. Los viajeros publican sus experiencias de viaje, la gente local comparte sus rutinas y nos dejan descubrir sus pueblos, ciudades y países, creando una comunidad donde la gente comparte sus experiencias en África, de este a oeste, de norte a sur y todo gracias a la colaboración y participación de apasionados de nuestro continente. 

    visiterlafrique.com es una plataforma digital, interactiva y colaborativa dedicada al turismo y al cultura sobre el continente africano

    EAR: ¿Cuál es el perfil mayoritario de los visitantes de su WEB? ¿Podríamos decir que internet ha cogido fuerza en África?  

    DAN: Podríamos decir que crece con fuerza. La tasa de penetración de internet en la sociedad africana ha aumentado considerablemente, y tenemos una cultura digital muy dinámica, representada por 126 millones de usuarios en Facebook.

    EAR: ¿Qué perspectivas tiene sobre el turismo en África?

    DAN: Analizando las cifras de los últimos años, podemos ver que el continente acoge a un número cada vez más grande de turistas. Más allá de lugares punteros como Marruecos, Sudáfrica o Egipto, vemos que existen nuevos destinos como Botsuana o Etiopía que van acogiendo cada vez más turismo. Los países francófonos aún tienen mucho que mejorar, pero las medidas que se están tomando en Senegal o Costa de Marfil son muy prometedoras. Sin embargo, el turismo inter-africano debe desarrollarse aún más, comenzando por los altos precios de los billetes de avión y las políticas de visados. Aplaudo la medida de Benín de abrir sus fronteras a los demás países del continente. Debemos invertir también en infraestructuras clave así como el agua, transportes o electricidad. Los estados deben darse cuenta de la importancia de las nuevas tecnologías para convencer al turista y controlar la reputación que tienen online. Sin embargo, creo que los países han entendido que el turismo puede ser un motor para su economía y eso es muy esperanzador. 

    La tasa de penetración de internet en la sociedad africana ha aumentado mucho y tenemos una cultura digital muy dinámica

    EAR: Ha visitado más de 20 países africanos, ¿hay alguno que la haya impresionado especialmente?

    DAN: Sin ninguna duda, diría Sudán. Descubrí el país el año pasado. Estaba entre los 3 países que más deseaba ver del continente pero no había tenido ocasión de ir antes. 

    EAR: Según usted, ¿qué políticas y medidas deberían tomar tanto las autoridades gubernamentales como las empresas privadas para fomentar el turismo en África?

    DAN: Creo que en muchos países del continente las empresas privadas  ya han comenzado a trabajar en ello. Los gobiernos deberían legislar a favor de ayudar y fomentar las medidas tomadas por las empresas del sector. De momento, lo más importante es que nuestros estados inviertan en infraestructura: carreteras, transporte, acceso al agua y electricidad. Revisar los altos precios de los visados, como por ejemplo en Camerún, donde el visado más barato es de 125 euros. Hacen falta también medidas contra la inseguridad, los estados deben ser transparentes para convencer a los turistas, pero, sobre todo, los estados deben concebir el turismo como una palanca para el desarrollo.

    Lorsque l’on observe les derniers chiffres, on se rend compte que le continent accueille toujours de plus en plus de touristes. Au-delà des destinations phares que nous connaissons

    EAR: Dejó de trabajar como editora en el prestigioso periódico francés «Le Monde» para volver a su país, Camerún, y empezar de cero. ¿Esto no suscitó dudas en usted? 

    DAN: No. Deseaba trabajar de acuerdo a mis convicciones. Deseaba también acercarme a mi país y crear junto a la juventud de éste el sueño camerunés. Quería, a través de mis acciones, inspirar a la juventud camerunesa y hacerles creer en su potencial. Quiero ser parte del cambio y poder contarlo de París a Montreal. Quiero vivir el cambio. 

    EAR: Ha sido incluida también en la lista de las 30 personas más influyentes del continente menores de 30 años por la revista Forbes-África. ¿Qué representa eso para usted?

    DAN: Me hizo realmente feliz. Es un honor que grandes profesionales del sector reconozcan el duro esfuerzo que hemos llevado a cabo. Es una motivación para seguir, es algo que me da aún más ganas de superarme. 

    EAR: Aún siendo una joven emprendedora, ya ha podido compartir su experiencia con estudiantes de la universidad de Harvard. Háblenos de esta experiencia. 

    DAN: Fue una experiencia genial, un verdadero honor. La niña de 12 años que dejó su Douala natal para ir a vivir a un pequeño pueblo francés, no podía imaginarse que con 24 años estaría hablando en una de las universidades más prestigiosas del mundo. Al principio estaba algo nerviosa, pero rápidamente me sentí muy cómoda y contenta de ver la buena acogida de nuestra web por parte de la comunidad anglófona. Un mes después de la intervención en Harvard, lanzamos la web en inglés.

    Me marché de Francia y dejé mi empleo porque deseaba trabajar de acuerdo a mis convicciones y deseaba también acercarme a mi país y crear junto a la juventud de éste el sueño camerunés

    EAR: ¿Qué piensa usted del rol que juega la diáspora africana en la promoción del turismo en África?

    DAN: Es una gran embajadora del continente y debe tenerse en cuenta su rol como máquina de cambio. África no podría hacerse sin sus jóvenes. 

    EAR: Entrando en un tema más personal, ¿cómo lleva su vida privada con un trabajo que requiere tanto tiempo? 

    DAN: Es algo difícil de gestionar. Estos últimos 4 años he priorizado mi vida profesional, pero al volver a vivir en Camerún, trato de priorizar lo esencial, es decir, mi gente. También he reducido mis viajes para poder compartir más tiempo con mi pareja. 

    EAR: ¿Qué mensaje mandaría a aquellos que nos leen en este momento, jóvenes, no tan jóvenes, africanos o amigos de África?

    DAN: La juventud (de 7 a 77 años) debe creer en el continente y su potencial. Como dijo Eleanor Roosevelt «el futuro pertenece a quienes creen en la belleza de sus sueños». Es importante creer en África para ser un agente del cambio.

    EAR: ¿Si fuera un color…?

    DAN: Verde esperanza.

    EAR: ¿Una canción?

    DAN: Henri Dikongué – Bulu Windi Tenge.

    Por Franck Olivier Kra 

    @franckokra