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  • Freddie Mercury, famoso en el mundo pero desconocido en su tierra natal

    Freddie Mercury, famoso en el mundo pero desconocido en su tierra natal

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  • Le festival de l’Adayé Késsiè 2017, avec Luxe Voyages

    Installé dans la région du Gontougo vers 1690, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire avec chef-lieu la ville de Bondoukou et faisant partie du district du Zanzan, le peuple bron est originaire de l’empire du Ghana. Connu aussi sous le nom d’Abron, il constitue également le Royaume Bron (ou Brong, en anglais), le seul royaume actuel à caractère transnational à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana qui a survécu aux frontières de la colonisation. Les Abrons font partie de l’ethnie Akan et se caractérisent par  leur organisation sociale structurée et par sa richesse culturelle.

    Le Royaume Bron est composé de 11 peuples, dans cinq grands départements et 30 sous-préfectures dans les régions du Bounkani (nord-est) et du Gontugo (est), qui regroupent 1 103 villages et forment le district de Zanzan. La prise de conscience des traditions et richesses régionales commence par eux-mêmes. Comme explique un cadre régional, « comme le dit la tradition, pour avoir le respect et la considération des autres, il est nécessaire de montrer ses capacités et ses héritages culturelles ».

    Après 31 ans d’interruption, le festival de l’Adayé Késsiè renait avec un cortège d’innovations et de promesses pour valoriser la force et la richesse de la culture bron

    L’Adayé Késsiè

    L’Adayé Késsiè  est la plus grande fête du Royaume Bron et a été célébré du 17 au 22 d’octobre de 2017 à Tabagne. Elle a connu une interruption de 31 ans puisque sa dernière édition s’est produite en 1985 sous le règne de Nanan Kouassi Yeboua, 16e Roi des Brons et réformateur progressiste dudit royaume. C’est une fête qui a toujours réuni toutes ses provinces et ses cantons et qui émane de la volonté du Roi des Brons. C’est à cette occasion que l’on fait le point sur les activités du royaume et la conduite à tenir pour l’année nouvelle. L’Adayé Késsiè est donc une grande fête. Même si la première édition de l’année 2016 a été une vraie réussite, il est nécessaire de se rappeler d’un proverbe bron qui dit que «  lorsqu’on dit au cabri qu’il est propre, il ne voudra plus se laver ». Il faudrait donc éviter de se targuer d’avoir tout fait sinon de continuer à travailler pour promouvoir ce festival.

    De ce fait, le Roi et ses chefs de provinces et de cantons invitent les cadres de la région à participer de façon active pour que l’Adayé Késsiè soit une réussite encore une fois pour que sa projection tant au niveau national qu’international soit une référence. Il est donc important d’affirmer que la renaissance du festival de l’Adayé Késsiè est du fait de l’agence Luxe Voyages avec, à sa tête, M. Bini Ouattara Daouda, commissaire général et aussi fils de la région. Son attachement à la culture en général et à celle de sa région en particulier l’a emmené à prendre les rênes de la renaissance de ses festivités éclatées car, il faut le reconnaitre, se célébraient seulement dans les villages et avait perdu cette grandeur reconnue d’alors.

    Le Royaume Bron est le seul royaume actuel à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à avoir survécu aux frontières de la colonisation et reconnu par les deux pays africains

    L’Adayé Késsié marque donc la fin d’un processus. La fête du Tiendé (dans la ville de Tanda) qui célèbre la récolte de l’igname, tubercule et produit alimentaire par excellence de la région du Royaume Bron, marque le début des célébrités. Après quarante jours, on célèbre la fête des plus jeunes qui est suivie par celle des adultes. Les festivités adultes sont composées de deux parties qui sont le Moroufié et le Fofié.

    Le Mouroufié représente les festivités simplement adultes et les Fofiés sont celles qui sont tenues par les oracles une semaine plus tard et un vendredi selon le calendrier bron. La fête de l’Adayé Késsiè est donc célébrée douze jours après le Fofié. Il est important de noter que quatre jours après le Moroufié l’on rentre dans la nouvelle année et le premier conseil du royaume se tient un mercredi, ce qui coïncide avec la fête de l’Adayé Késsiè. Pendant le conseil, on passe en revue les évènements passés. Les  grandes décisions et les orientations sont prises pour l’année à venir durant toute la matinée. Parallèlement au conseil, cette matinée marque aussi le temps des demandes en mariage entre les couples, les dons sont faits entre membres des familles et les cadeaux aux parents et amis.

    Pendant l’après-midi du même jour la grande parade royale a lieu, où le Roi des Brons est porté suivi de ses chefs de provinces.

    Assurer la continuité des traditions

    Les aînés de la région, conscients de l’avancée de la modernité ont décidé d’institutionnaliser l’Adayé Késsié par la mise en place d’un comité scientifique composé d’intellectuels et de cadres de la région et bien entendu, soutenu par la cours royale et les sages du royaume. L’objectif étant de pérenniser cette tradition multiséculaire à travers la jeunesse originaire et descendante de la région. Ce comité se veut garant de l’enseignement des valeurs qui ont permis la survie, dans le temps et dans l’espace, de la culture bron et, travaillant en bonne intelligence avec les institutions de l’État, a su gagner la confiance des États de Côte d’Ivoire et du Ghana.

    Parallèlement aux actions remarquables de ce comité, l’ONG « Groupe culturel Bron Gyaman » veille pour la promotion des valeurs culturelles, artistiques, linguistiques, architecturales et vestimentaires de la culture bron. Avec Béné Kouakou Ignace à sa tête, elle joue alors le rôle de porte-parole dans cette démarche vers l’unité d’actions dudit peuple.

    L’Adayé Késsiè vient interpeller tout le monde, et apporter une saveur à toutes les activités menées conjointement par les différents groupes de travaux face aux nouveaux comportements et habitudes qui étiolent les traditions. Ces festivités représentent donc le moteur du réveil des consciences du peuple bron.

    Innovations

    L’Adayé Késsiè, ne consiste pas juste faire revivre et pérenniser la tradition du peuple bron mais aussi s’adapter à la modernité. Dans ce contexte, la création d’une industrie touristique autour de cet évènement en vue de développer économiquement la région s’est mise en place. La pause de la première pierre du centre culturel Village Adayé par le Vice-Président du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan en est la preuve. Ce centre qui sera situé à Tabagne comprendra un musée, une salle d’expositions et de ventes et des salles polyvalentes et de formation entre autres. Les infrastructures hôtelières insuffisantes ont donné lieu à des formules alternatives comme le logement chez l’habitant, ce qui a finalement été une belle expérience à la fois pour les touristes et les visiteurs et bien entendu pour les hôtes. L’implication du Gouvernement laisse entrevoir l’amélioration des infrastructures de la région, dont les voix d’accès ou l’hôtellerie, pour faire de Tabagne et de la région une référence touristique tant au niveau national qu’international.

    La parade du Roi marque l’apothéose des festivités et montre la communion entre le Roi et son peuple durant ce nouvel an du peuple bron

    La parade du Roi

    La parade du Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane marque l’apothéose du festival de l’Adayé Késsiè qui est l’apanage de la cohésion sociale des Bron. Cet événement met en exergue le patrimoine touristique et culturel du Royaume et montre sa force et sa richesse sous toutes ses formes. Les différentes provinces sont représentées ce jour-là avec des délégations venues aussi du Ghana et, avant l’entrée triomphale du Roi sur la grande place, l’on assiste aux différentes danses qui représentent les différentes classes sociales du royaume. Les parades des chefs de provinces, avec leurs tenues d’apparats, se font annoncer et le premier à ouvrir le bal est celui du Pinangô qui joue le rôle de chef d’État-major. Il est accompagné des membres de sa cours et ses tambourineurs et chansonniers. Ceci se répète avec les différents chefs de provinces qui chacun à son tour montre sa force.

    Puis fait son entrée triomphale le Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane. La clameur ne se fait pas prier. La communion du Roi avec son peuple est totale. Le Roi est porté dans son palanquin royal avec ses tenues d’apparats sur la grande place, un spectacle rempli de symboles mais aussi d’émotions qui ne laissent pas le visiteur indifférent.

    Bini Ouattara Daouda, Commissaire Général et promoteur de l’Adayé Késsiè

    M. Bini Ouattara Daouda, aussi Directeur Général de l’Agence Luxe Voyages, est Commissaire Général de l’Adayé Késsiè. Pour lui, l’édition 2017 du festival a été satisfaisante grâce aux améliorations apportées tant sur le plan de l’organisation et sur le plan de l’innovation. Le nombre de visiteurs s’est élevé pour se situer en plus de 6 000. « Le festival montre à quel point la région du Gontougo et le Royaume retrouvent sa proéminence », nous dit-il. Le fait de sortir de l’amateurisme en invitant tous les sages, les professionnels et les experts en la matière donne, selon lui, une autre dimension à l’évènement.  « Le bilan de cette édition, avec les critiques et suggestions, nous situera et nous permettra de mieux faire l’année prochaine », ajout-il.

    Parmi les initiatives à court-terme, une réunion avec le Roi et les chefs de provinces pour la mise en place de la marque «Adayé Késsiè» et la mise en œuvre des plans d’actions conjointes avec les provinces du Ghana. Aussi, le projet de réalisation du centre culturel ou Village Adayé, qui implique la participation des 5 provinces du Royaume Bron. L’architecture du bâtiment sera un hybride de tradition et de modernité. « Dans quelques années, dans chaque coin et recoin du Royaume on devra sentir le rayonnement de ces festivités et chaque Bron devra être à mesure de les présenter à ses invités. Je suis convaincu que l’Adayé Késsiè sera une référence touristique mondiale dans quelque temps », ajoute M. Bini Ouattara Daouda.

    Par Franck Olivier Kra. @franckokra

  • Festival Adayé Késsiè 2017, con Luxe Voyages

    El pueblo bron (o brong en inglés), descendientes del imperio de Ghana, se instaló en la región de Gontougo hacia 1690, en el noreste de Costa de Marfil, con la ciudad de Bondoukou como centro y formando parte del distrito de Zanzan. También conocidos como abrons, se organizan hoy día en torno al reino de Bron, el único reino transnacional de costa de Marfil que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales, a camino entre ese país y el vecino Ghana. Los abrons pertenecen, a su vez, a la etnia akan, caracterizada por su organización social y por su riqueza cultural.

    En el reino de Bron conviven 11 pueblos diferentes de cinco grandes  departamentos y 30  subprefecturas de costa de Marfil, de las regiones de Boukani y de Gontugo,  que comprenden 1 103 municipalidades y forman el distrito de Zanzan. La toma consciencia sobre las  tradiciones y la riqueza regional comienza en la propia población. Como explica un responsable regional, «como dice la tradición, para conseguir el respeto y consideración de los otros, es necesario demostrar capacidad y herencia cultural».

    Después de 31 años sin celebrarse, el festival de Adayé Késsiè renace con una panoplia de actividades para poner en valor la fuerza y la riqueza de la cultura bron

    El Adayé Késsiè
    El  Adayé  Késsiè  es  el  mayor  fiesta  del  reino  Bron  y  su  última edición se celebró del 17 al 22 de octubre de 2017 en la localidad  de  Tabagne. Ha sido la  primera  edición  desde  la  interrupción  de  la  celebración  del  festival  en 1985, hace 32 años, bajo el reinado del reformador y progresista Nanan  Kouassi  Yeboua,  16º  rey  de  los  bron.  Es  una fiesta que reúne a todas las provincias del reino y sus cantones  y  que emana  de  la voluntad  del rey. Una  ocasión en la que se hace balance de lo ocurrido en el reino y sobre las perspectivas para al año venidero. Una gran fiesta.  La  edición  del  años  2016  supuso  un  gran  éxito  pero, lejos de caer en la complacencia, debemos recordar un proverbio bron que dice que «si le decimos al cabrito que está limpio, éste no querrá lavarse» y en vez de dar por sentado el éxito futuro, trabajar para conseguirlo.

    Por ello, el rey y sus jefes de cantones y provincias invitan  cada  año a responsables  de  la  región  administrativa  a  participar  de  las  celebraciones,  para  que  el  Adayé  Késsiè sea un éxito y su proyección, tanto nacional como internacional, una referencia. Es importe mencionar que este  renacimiento  del  festival  ha  sido  iniciativa de la agencia Lux Voyage, con Bini Ouattara Daouda, hijo de la región y comisario general, al frente. Su vínculo con la cultua, especialmente la de su región, le llevaron a tomar las riendas de la organización de estas festividades que, hasta hace poco, sobrevivían desperdigadas en pueblos de la zona sin rastro de su grandiosidad de antaño.

    Le reino Bron es el único reino actual a caballo entre Costa de Marfil y Ghana que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales y que es reconocido por ambos países africanos

    El  Ayadé  Késsiè  marca  el  final  de  un  proceso. La fiesta de Tiendé (en el pueblo de Tanda), que celebra la recolección  del ñame, tubérculo y alimento por  excelencia del reino de Bron, marca el comienzo. Cuarenta días después, se celebra la fiesta de los jóvenes, seguida de la de los  adultos. Las fiestas de adultos se  componen de dos partes: la Moroufié y la Fofié.

    La primera  es  la  fiesta  de  adultos  propiamente  dicha  y  la  segunda  una  celebración  exclusiva  para  los  oráculos  que tiene lugar el viernes de la semana siguiente según el calendario bron. la festividad del Adayé Késsiè se celebra 12 días después de la Fofié. Es importante remarcar que  cuatro  días  después  de  la  Maroufié,  se  entra  en  el  nuevo año bron y el primer consejo del reino tiene lugar, siempre en miércoles, coincidiendo con la fiesta Adayé Késsiè.  en  el  consejo  se  pasa  revista  a  lo  ocurrido  durante  ese  año  y  se  toman  decisiones  sobre  las  grandes  orientaciones del reino para el año venidero. En paralelo al consejo, en la misma mañana, se celebran las pedidas de mano, las donaciones entre miembros de las familias y se dan los regalos a los amigos.

    Ya en la tarde del mismo día se celebra el desfile real, donde el rey es saludado, seguido de sus jefes de provincia.

    Asegurar la continuidad de la tradición
    Los  mayores  de  la  región,  conscientes  del  avance  de  la  modernidad,  decidieron  institucionalizar  el  Adayé  Késsiè  con  la  creación  de  un  comité  científico  formado  por  intelectuales  y  responsables  regionales  y  apoyado,  claro  está, por la corte real y los sabios del reino. El objetivo primordial del comité es continuar con esta tradición multisecular involucrando a la juventud de la región. El comité es garante de la transmisión de los valores que han permitido  la  supervivencia  en  el  tiempo  y  en  el  espacio  de  la cultura bron y, trabajando codo a codo con las instituciones del estado, ha sabido ganar la confianza tanto de las autoridades de Costa de Marfil como de las de Ghana. En paralelo a las acciones del comité, la ONG Grupo cultural Bron Gyaman vela por la promoción de los valores culturales,  artísticos,  lingüísticos,  arquitectónicos  e  indumentarios de la cultura bron. Liedrada por Béné Kouakou Ignace, la organización juega un importante papel en este proceso de reivindicación de los valores bron.

    El Adayé Késsiè es el momento en el que todas las actividades llevadas acabo por todos los actores de la cultura bron para impulsar su perennidad se muestran en conjunto. estas celebraciones suponen el motor en la toma de consciencia de la identidad del pueblo bron.

    Innovaciones

    El Adayé  Késsiè  no  consiste  solo  en  preservar  la  tradición cultural bron, sino también en encontrar la forma de adaptarla a la modernidad. En ese contexto, la creación de una industria turística alrededor de este evento para desarrollar  económicamente  la  región  ha  comenzado. 

    La inauguración de las obras de construcción del centro cultural Village Adayé, de la mano del vicepresidente del Gobierno marfileño Daniel Kablan Duncan, es  muestra  de este esfuerzo. El centro, situado en Tabagne, contará con un museo, una sala de exposición y venta y espacios polivalentes y de formación, entre otras infraestructuras. la  falta  de  oferta  hotelera  ha  dado  lugar  a  alternativas  imaginativas como el alojamiento en casas particulares de habitantes de la zona, que proporciona una experiencia humana y cultural extra, también para el anfitrión. El interés del Gobierno por esta iniciativa hace prever una mayor  inversión  en  infraestructura  en  la  región, en las vías de acceso así como en los establecimientos hoteleros, para  hacer de Tabagne y su  región  una  referencia  turística a nivel nacional e internacional.

    El desfile real
    El desfile del rey Nanan Adingra Kouassi Agyemane marca  la  apoteosis  del  festival  Adayé  Késsiè,  motor  de  cohesión social de los bron. este evento muestra el patrimonio turístico y cultural del reino, exhibiendo todas sus formas de fuerza y riqueza. Las diferentes provincias, incluidas las de Ghana, están representadas en esta festividad y, antes de  la  entrada  triunfal  del  rey  a  la  gran  plaza,  se  asiste  a  muestras de danza de los diferentes lugares y clases sociales del reino. Les sigue el desfile de los jefes de provincias del reino, con sus llamativos trajes y precedidos del jefe del Pinangô, que hace las veces de jefe del Estado mayor del reino. Miembros de su corte, tamborileros y cantantes le acompañan, lo que se repite con cada jefe de provincia.

    Tras  ellos,  el  rey  Nanan  Adingra  Kouassi  Agyemane  hace  su  entrada.  El  clamor  del  pueblo  bron  no  se  hace  esperar; la comunión del monarca con su pueblo es total. El rey es llevado en volandas al escenario de la gran plaza, un  momento  cargado  de  simbolismo y de emociones que no deja indiferente al visitante.

    Bini Ouattara Daouda, comisario general y promotor del Adayé Késsiè
    Bini  Ouattara  Daouda,  también  director  general  de  la  agencia  de  viajes  Luxe  Voyages,  es  el  comisario  general  del  Adayé  Késsiè.  Para  él,  la  edición  de  2017  ha  sido  satisfactoria gracias a las  mejoras  promovidas  tanto  en  el  plano organizacional como sobre el de la innovación y el número  de  visitantes  aumentó  hasta  colocarse por  encima  de  los 6 000.  «El  festival  es  una  muestra  de  cómo  la  región de Gontougo y el reino Bron van recuperando su preeminencia», comenta  el  comisario  general. El  hecho  de salir del amateurismo incorporando a los sabios y los expertos da, según  él, otra  dimensión  al  evento.  «El  balance de esta edición, escuchando críticas y sugestiones, nos permitirá mejorar para la edición del año que viene», añade.

    Entre los  proyectos  a  corto  plazo,  una  reunión  entre el rey y los jefes  de  provincia  para  crear  la  marca «Adeyé  Késsiè» y la puesta en marcha  de  los  planes  de acción conjunta con las provincias de Ghana, que sigue su curso. También la finalización del centro cultural Village Adayé, con la participación de  cinco  provincias del  reino Bron,  cuya  arquitectura  será  un  híbrido  entre tradición y modernidad. «En algunos años, deberemos sentir las festividades en cada rincón del reino y cada bron deberá poder ser un buen guía para los invitados. Estoy convencido de que el Adayé Késsiè será un referente turístico mundial  en  breve», remata  Beni Ouattara Daouda para despedirnos.

  • Princesse Monia y el «Tchin Tchin Djinlin» que sube como la espuma

    Princesse Monia es su nombre artístico pero refleja también su estatus social. Yoboué Yah Nina Larissa es realmente una princesa ya que es hija Nana Yoboué Koua del rey de Affery, en la región de Bongouanou de Costa de Marfil.

    Ebiz Africa Review (EAR): Princesa Monia, imaginamos que este es tu nombre de artista pero, ¿cuál es tu nombre real y por qué Princesse Monia?

    Princesse Monia: Efectivamente, Princesse Monia es mi nombre artístico, mi nombre real es Yoboué Yah Nina Larissa. Princesse Monia porque mi padre es el rey de una de las más importantes regiones de Costa de Marfil, el pueblo Akan (la etnia que supone el 44% de la población marfileña, originarios de Ghana). Mi padre me sugirió este nombre artístico cuando empezaba mi carrera musical. Le costó mucho entender que su querida hija no iba a ejercer una carrera como funcionaria.

    EAR: ¿Cómo llegó la música a ti? ¿Cómo describirías tu estilo musical?

    PM: Diría que la música nació en mi. Mis padres me quitaron la llave de mi habitación porque me escapaba por las noches para cantar en el patio familiar. Mi estilo se basa en la variedad de ritmos africanos y como me encanta ver a la gente feliz, mis canciones son muy rítmicas para hacer bailar a la gente.

    Costa de Marfil será siempre mi base y mi fuente de inspiración para enriquecer mi repertorio musical… y darme a conocer fuera de África y ésto forma parte de mi plan de carrera artística

    EAR: En Costa de Marfil abundan los ritmos musicales, como el Zouglou o el Coupé Décalé, que están creando una referencia a nivel internacional. ¿Cómo piensas hacerte un hueco en esto del «show business»?

    PM: Después de componer mis canciones, hacía falta estudiar y encontrar un ritmo y unos pasos de baile que se adaptaran a otros ritmos musicales lugareños. Los bauticé como Tango Tango. No son pasos diseñados para bailar el Zouglou o el Coupé Décale, son unos pasos muy sencillos que cualquier persona, incluso de otros países, podría aprender fácilmente.

    EAR: ¿Cuánto tiempo has tardado en crear tu propio estilo y como lo ha recibido el público?

    PM: Llevo 6 discos publicados que grabé siendo estudiante y no pude darles promoción. Empecé mi «despegue» en 2015 y el público ha acogido muy bien mi estilo a través de las emisiones de mis videos en la televisión marfileña en canales como Tonnere, Tempo, Music Actu, etc.

    Mi estilo de baile puede adaptarse a varios ritmos tanto africanos, europeos de como otros continentes

    EAR: ¿Cuáles son tus planes para lanzar tu carrera en la escena africana e, incluso, más allá de las fronteras del continente?

    PM: Ya que mi estilo de baile puede adaptarse a otros ritmos más allá de los africanos, mi idea es elegir una capital europea como punto de arranque para triunfar. Costa de Marfil estará siempre en mi corazón y será mi fuente de inspiración para enriquecer mi estilo musical. Sí me preguntaran por qué España, diría que porque vivo enamorada de su cultura, su clima y su fútbol.

    Ya es hora que el reconocimiento de la mujer como ser igual al hombre sea efectivo 

    EAR: Háblanos de tus letras y de lo que hablas en ellas y del papel que tienen las mujeres en ellas.

    PM: Hablo de las cosas esenciales de la vida como el amor, la salud, la felicidad y la paz. A través de mis canciones trato de hablar también, por supuesto, de temas más tristes como la pobreza, la traición o la hipocresía de la gente. No me vale con denunciar los males de la sociedad, intento que mi música sea una terapia para los que la escuchan.

    Dios dio a las mujeres el don de la creación, queriendo diferenciar al hombre de la mujer y, además, vemos a las mujeres cada día más, ocupando más cargos de responsabilidad más allá de ejercer como madres de familia. Va siendo hora de que la lucha por la igualdad entre hombres y mujeres sea efectiva.

    EAR: ¿Has encontrado problemas para empezar tu carrera?

    PM: Como en cualquier negocio o trabajo, los comienzos siempre son difíciles, pero es el poder superar estas dificultades lo que nos motiva a seguir adelante.

    Mi estilo es el Tchin Tchin Djinlin  que he creado para divertirse y que llamo el baile de los quieren avanzar

    EAR: ¿Cómo ves la industria musical en Costa de Marfil?

    PM: Con la nueva organización del Burida (Oficina Marfileña de Derechos de Autor) se ha conseguido que los artistas del país hayan podido empezar a vivir de su arte.

    EAR: Háblanos de tu vida personal. ¿Estás casada o soltera?

    PM: Hay un hombre en mi vida que me ama, y le gusta mucho tanto mi trabajo en la música como fuera de ésta dirigiendo un grupo de empresas.

    Mi estilo es el Tchin Tchin Djinlin, que he creado para que la gente se divierta y que llamo «el baile de aquellos que quieren avanzar»

    EAR: ¿Cuál es tu pasatiempo favorito?

    PM: Sin la música no existiría, así que bebo los vientos por ella.

    EAR: Sí fueses un monumento  o un personaje, ¿cuál elegirías?

    PM: Me gustaría parecerme a la virgen María que hizo que su hijo fuese el salvador de la humanidad.

    EAR: ¿Qué mensaje mandarías a los lectores de eBiz Africa Review tanto de África como del resto del mundo?

    PM: Les deseo salud y éxito en sus vidas. Los animo a seguir leyendo la revista y, les pido que hagan un hueco en sus corazones para Princesse Monia, que promete de aquí en adelante una nueva manera de entender la música: el Tchin Tchin Djinlin, el baile de aquellos que quieren avanzar.

    Franck Olivier Kra

    @franckokra