Etiqueta: Agricultura

  • Grupo Carré d’Or, la historia de un actor industrial ineludible en Costa de Marfil

    Otro paso más en la diversificación se da en 2013, con la puesta en marcha de un proyecto de producción de salsa de tomate concentrado, kétchup y conservas de guisantes que termina materializándose en 2017.
    Prosigue la diversificación y ese mismo año nace la sociedad FLEPACI, especializada en embalajes de celofán y la empresa de construcción inmobiliaria SIREMA. El grupo posee también unidades de embalaje de leche en polvo de la marca Laity —producto del que son los primeros importadores del país—, de café Olinda o de arroz. Gracias a adquisiciones estratégicas, como la de la sociedad de embalaje Afribache, el conglomerado domina la cadena de producción de la A la Z: la fabricación, la venta o el embalaje.

    La visión a largo plazo de Zouheir Ezzedine, hoy director general, para el grupo, consiste en extender más aún sus actividades. Dentro de sus planes está la elaboración de zumos y otras bebidas o productos agrícolas como el café, el cacao o en anacardo. Zouheir reconoce el gran potencial agrícola del país e invita al gobierno a motivar a los empresarios a invertir en un sector que, según él, representa el futuro. Hombre de negocios exigente consigo mismo y con sus gobernantes, Zouheir les reclama liderazgo porque, como asegura, «los costes de producción de electricidad, de los derivados del petróleo y del gas son caros y la mano de obra cualificada difícil de encontrar».

    El grupo Carré d’Or no solo atiende a sus negocios sino que es sensible y responsable socialmente. Contribuye activamente al desarrollo socioeconómico de Costa de Marfil construyendo escuelas en las diferentes regiones del país y ha incluso levantado un nuevo hospital, Clínica Farah, en Marcory, que cuenta con 100 camas.

    Esta aventura familiar está lista para continuar con la llegada de las nuevas generaciones de diplomados que vienen a reforzar los equipos de gestión de la empresa para satisfacer la visión de futuro de Zouheir Ezzedine.

    Por Niousha Bayat.

  • Le groupe Carré d’Or, histoire d’un acteur industriel incontournable de la Côte d’Ivoire

    Tout commence avec l’arrivée en Côte d’Ivoire du grand frère de la famille Ibrahim Ezzedine, venu du Liban pour travailler chez des oncles déjà installés depuis les années 60. Petit à petit il  démarre sa petite boutique devenue aujourd’hui le premier groupe industriel du pays, employant entre 7 000 et 7 500 personnes.

    Il opère alors dans la vente en gros à Treinchville. A une époque où les français dominent le marché, les Ezzedine deviennent les premiers libanais à importer des marchandises en Côte d’Ivoire ; principalement de la tomate concentrée, des piles électriques, des pâtes alimentaires, du lait en poudre et du lait liquide.
    Le petit frère d’Ibrahim, et PDG actuel du groupe Carré d’Or, Zouheir Ezzedine,  arrive en 1993. Son aîné en profite pour se lancer dans la diversification des activités du groupe.
    C’est dans cette optique qu’ils créent la société SAS Transit en 1995, pour gérer les sorties de containers du port. Elle devient rapidement le plus grand importateur du pays, distribuant les produits Nestlé et Grands Moulins.
    Trois ans plus tard, le groupe lance CAPRACI (Compagnie africaine de produits alimentaires en Côte d’Ivoire), la seule usine de pâtes alimentaires en Côte d’Ivoire, avec une capacité de production de 350 tonnes par jour. Le groupe demeure un des seuls producteurs à ce jour et pense même à ajouter une nouvelle ligne de production pour augmenter son débit de 100 tonnes par jour – un projet qui verra le jour en 2018. Aujourd’hui, ses produits sont exportés au Burkina Faso, Mali, Togo, Bénin, Libéria, Sénégal et Ghana.

    Après la libéralisation du marché, le groupe se lance dans l’importation de riz en 2000 ; une initiative qui sera, elle aussi, couronnée de succès. Grâce à un partenariat avec la société Louis Dreyfus, le groupe devient, en seulement trois ans, le premier importateur de riz en Côte d’Ivoire.
    En 2005, le groupe lance CIPREMCI (Compagnie ivoirienne de production d’eau minérale en Côte d’Ivoire) à Bonoua, qui produit l’eau minérale Céleste à partir d’une source naturelle forée dans les profondeurs du pays Abouré. Suite à des investissements importants en 2007 et le renouvellement des lignes de production, la société devient le deuxième producteur d’eau minérale du pays.

    En 2006 et 2007, le groupe lance le projet des Moulins Modernes de Côte d’Ivoire, avec une capacité d’écrasement de 1 000 tonnes de blé par jour, avec deux lignes, une pour la farine tandis que l’autre mélange farine et semoule. Ils démarrent la production en Mai 2009, mais confrontés à la société des Grands Moulins d’Abidjan, il est impossible de pénétrer le marché avant de conclure un accord avec la société Abidjanaise. Aujourd’hui MMCI est le deuxième distributeur et prévoit une extension de 600 tonnes d’écrasement par jour pour arriver à 1 600 tonnes par jour. La société dispose d’une capacité de stockage de 48 000 tonnes de blé qui va atteindre les 60 000 tonnes avec l’extension.

    En 2010, le groupe rachète la société d’imprimerie et cartonnerie du Groupe Omaïs ainsi que deux autres usines qu’il fait fusionner, et se positionne ainsi comme le premier producteur de cartons de la Côte d’Ivoire.
    Le groupe démarre en 2013 un projet de production de tomates concentrées, ketchup et des conserves de petits pois qui voit le jour  début 2017.
    La même année, la société FLEPACI est créée et se  spécialise dans l’emballage cellophane. La diversification des activités du groupe les emmène à créer la société de construction immobilière SIREMA. Le groupe possède aussi des unités d’ensachage de riz (petit emballage), de lait en poudre (marque Laity), et de café (marque Olinda). Ils sont le premier importateur de lait en poudre en Côte d’Ivoire. Grâce à des opérations de rachat stratégique comme l’acquisition de la société Afribache, le groupe maîtrise la chaîne de production de A à Z de la fabrication à la vente en passant par l’emballage.

    Zouheir Ezzedine, aujourd’hui PDG du groupe, a une vision sans limites et continue d’investir et d’étendre les activités du groupe. Il prévoit la production de boissons et de jus dans un futur proche, ainsi que des produits agricoles (café, cacao, anacarde). Il reconnait le fort potentiel agricole de la Côte d’Ivoire et invite le gouvernement à encourager de plus en plus d’entrepreneurs vers ce secteur qui selon lui représente l’avenir. M. Ezzedine est un homme d’affaires exigeant avec lui-même et mais aussi envers les autorités locales dont il réclame plus d’actions car les « les coûts de production de l’électricité, des produits pétroliers et gaziers sont chers, et la main d’œuvre rare ».

    Le groupe Carré d’Or ce n’est pas seulement les affaires, mais aussi la responsabilité sociale. Il contribue activement au développement socioéconomique du pays en construisant des écoles dans les différentes régions du pays. Il a même construit aussi un nouvel hôpital aux normes européennes, « la clinique Farah » à Marcory qui dispose de 100 lits.

    L’aventure familiale n’est pas prête de s’arrêter avec l’arrivée récente des neveux fraîchement diplômés qui viennent renforcer les équipes de management pour satisfaire la vision innovatrice de Zouheir Ezzedine.

  • El arroz, pieza clave en la soberanía alimentaria en Costa de Marfil

    El arroz (Oryza sativa) es una planta esencial para el ser humano. Como detalla la FAO (Organización de Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura), el cereal es una de las mayores industrias agroalimentarias del mundo. La organización estima que en 2017 la producción se situaba en torno a los 754,6 millones de toneladas (500,8 millones de toneladas de arroz elaborado, frente a los 450 millones de 2010).

    África genera expectativas positivas en cuanto a la producción arrocera, superando en 2017 el récord de producción de 2016 en un 1%, para alcanzar los 31,1 millones de toneladas. África Occidental, gracias a las abundantes lluvias que han permitido a los productores, mediante una expansión de las siembras, rentabilizar los atractivos precios y los programas de asistencia gubernamentales, es particularmente interesante para el sector.

    El arroz es el alimento básico principal para 17 países de Asia y el Pacífico, para nueve de América y para ocho africanos, y proporciona el 20% del suministro de energía alimentaria del mundo —contra el 19% del trigo y el 5% del maíz—. En África en su conjunto, sin embargo, esta cantidad no llega al 10%, a pesar de que países como Madagascar —con casi un 50% de las calorías aportadas por este cereal— o Costa de Marfil —alrededor del 35%— destaquen por encima de la media mundial. 

    Con estos consumos tan elevados, la inversión en cultivo y en eficiencia en la producción, además de en la regulación del mercado del arroz, se antojan necesarias para el continente. En el caso concreto de Costa de Marfil, es la ONDR (Oficina Nacional de Desarrollo del Cultivo del Arroz) la entidad pública encargada de apoyar a los actores involucrados directa o indirectamente en este sector y de crear las condiciones durables para su desarrollo, con el fin último de lograr la autosuficiencia.

    La ONDR quiere lograr la autosuficiencia y que la producción sea capaz de satisfacer la demanda nacional, objetivo que espera cumplir a principios de 2018

    Para el marfileño Yacouba Dembelé, director de la ONDR, el arroz es vertebral para su país, no solo desde un punto de vista económico, sino también social: «El desarrollo en este sector no es una cuestión de producción, sino de soberanía; la escasez de producción arrocera impacta en multitud de actividades económicas accesorias, en el empleo, y puede general muchos problemas sociales». Costa de Marfil no produce tanto arroz como consume y para el gobierno del presidente Alassane Ouattara y la ONDR esto supone un problema: «El país produce actualmente 1 400 000 toneladas de arroz al año, pero consume 1 800 000».

    La situación precedente, antes de que la ONDR iniciara su plan a dos fases para garantizar la seguridad alimentaria en el sector del arroz, era muy distinta. Como desgrana Dembelé, «anteriormente los medios de transformación eran muy precarios y la falta de capacidad para absorber la producción desincentivaba a los productores. Comenzamos instalando cien puntos de transformación y pasamos de los 300 a los 10 000 kg diarios de producción». En esta la primera fase de su estrategia, la ONDR quiere lograr la autosuficiencia y que la producción sea capaz de satisfacer la demanda nacional, objetivo que espera cumplir a principios de 2018 cuando culmine la construcción de 30 nuevas plantas de transformación, con capacidades de 25 000 kg por día. «Desde que comenzamos la instalación de estas plantas, hemos doblado la producción en algunas regiones porque los agricultores tienen la garantía de que su producción va a ser absorbida y de que verán sus esfuerzos y su trabajo recompensados», añade Dembelé.  

    Además de el aumento de la capacidad transformadora, un reto añadido al sector corresponde a la adaptación al cambio climático. Como comenta el responsable de la ONDR, «Costa de Marfil solo cuenta con un 20% de cultivo de arroz irrigado. Un 70% es cultivo de secano, dependiente de las lluvias estacionales, y otro 10% por inundación». Para Dembelé, estas cifras dejan clara la vulnerabilidad del sector ante un régimen de lluvias cambiante e imprevisible. ¿La solución?: «Debemos invertir en infraestructura, en presas, en canalizaciones, y para ello necesitamos la experiencia de países punteros en sectores como el arroz, el de las infraestructuras o el de la ingeniería, como es España», país cuyas empresas ya han intervenido en infraestructuras hidráulicas en Costa de Marfil, aunque muy por debajo de su potencial.  

    La mecanización es otro de los retos de la oficina, para lo que se ha establecido un centro de mecanización para reducir costes y poner a disposición de los productores maquinaria accesible y de calidad, además de otros productos como semillas y fertilizantes para aumentar la producción.  

    La segunda pata de la estrategia de la ONDR es el almacenamiento. La oficina está en conversaciones con la India para colaborar en un proyecto que busca ampliar el número de silos en Costa de Marfil para, al acumular mayor grano, garantizar la oferta y poder reaccionar antes catástrofes o calamidades, además de poder influir sobre la oferta de arroz y sobre su precio. Según Dembelé, este objetivo será realidad en 2018.

    «España tiene que tener un papel más activo en el desarrollo de la industria arrocera marfileña» 

    Con la estructura de producción actual, lograr las dos cosechas anuales que ansía la ONDR sería inviable y Costa de Marfil tendría que conformarse con la única cosecha anual actual, sometida a los condicionantes climáticos que ponen en riesgo la soberanía y la seguridad alimentaria del país.

    Para evitarlo, la oficina se concentra en la inversión en irrigación e infraestructura hidráulica, y ve en España un ejemplo a seguir y un socio de futuro. Dembelé no duda en nombrar un proyecto de la FAO, financiado por España, por el que se han creado sinergias entre productores, transformadores y distribuidores —actores que hasta ahora vivían de espaldas el uno del otro—, permitiendo aumentar la producción en algunas áreas en más del 700%. Este proyecto constituye una buena práctica que está siendo replicada en la región.

     Pero, para Dembelé, España tiene que tener un papel más activo en el desarrollo de la industria arrocera marfileña, «tiene que aprovechar su experiencia y no dejar pasar las oportunidades, tanto en la adquisición de maquinaria como en transformación o en construcción de infraestructuras, que se abren en Costa de Marfil. Y sentencia: «Ahora es el momento».

     

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Le riz, pièce maitresse de l’autosuffisance alimentaire ivoirienne

    Le riz (Oryza sativa) est une plante essentielle pour l’être humain. Comme le signifie la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les céréales représentent l’une des plus grandes industries agroalimentaires du monde. L’organisation estime qu’en 2017 la production s’élevait autour des 754,6 millions de tonnes (500,8 millions de tonnes de riz élaboré, contre 450 millions en 2010).

    L’Afrique génère des attentes positives en termes de production de riz, dépassant en 2017 le record de production de 2016 d’1% pour atteindre les 31,1 millions de tonnes. L’Afrique de l’Ouest, est intéressante à étudier pour le secteur car les pluies abondantes ont permis aux producteurs l’expansion des plantations, notamment grâce à des programmes d’aide gouvernementale et aux prix rentables et attrayants.

    Le riz est le principal aliment de base dans dix-sept pays d’Asie et du pacifique, dans neuf pays en Amérique et huit pays Africains, et fournit 20% de l’approvisionnement énergétique mondial contre 19% de blé et 5% de maïs. Sur l’ensemble du continent Africain, ce montant n’atteint pas 10% bien que des pays comme Madagascar avec près de 50% des calories apportées par cette céréale, ou la Côte d’Ivoire autour des 35%, se démarquent au-dessus de la moyenne mondiale.

    Avec ces fortes consommations, l’investissement dans la production et l’augmentation de la productivité ainsi que la régulation du marché du riz semblent nécessaires pour le continent. Dans le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, c’est l’ONDR (Office nationale du véveloppement de la riziculture), une entité publique qui est chargée de soutenir les acteurs impliqués de façon directe ou indirecte dans ce secteur et de créer les conditions durables pour son développement en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

    L’ONDR veut atteindre l’autosuffisance et que la production soit capable de satisfaire la demande nationale, un objectif en passe d’être atteint début 2018

    Selon Mr. Yacouba Dembélé, Directeur Général de l’ONDR, le riz est l’épine dorsale de son pays, non seulement d’un point de vue économique mais aussi social : « Le développement dans ce secteur n’est pas une question de production, sinon de souveraineté. La pénurie de production de riz a un impact sur plusieurs activités économiques accessoires, sur l’emploi, et peut générer de nombreux problèmes sociaux ». La Côte d’Ivoire ne produit pas autant de riz qu’elle en consomme. « Le pays produit actuellement 1 400 000 tonnes de riz par an mais en consomme 1 800 000 », ce que pour le Gouvernement du Président Alassane Ouattara et pour l’ONDR est un problème qu’il faut remédier.

    La situation antérieure avant que l’ONDR initie son plan à deux phases pour garantir la sécurité alimentaire dans le secteur du riz était très différente. Selon M. Dembelé, « auparavant, les moyens de transformation étaient très précaires et le manque de capacité à absorber la production décourageait les producteurs. Nous avons commencé par installer cent points de transformation et nous sommes passés de 300 à 10 000 kg de riz par jour en matière de production ». Dans cette première phase de sa stratégie, l’ONDR veut atteindre l’autosuffisance et que la production soit capable de satisfaire la demande nationale, un objectif en passe d’être atteint début 2018 avec la construction des 30 nouvelles usines de transformation, d’une une capacité de 25000 kg par jour. « Depuis que nous avons mis en place ces usines, nous avons doublé la production dans certaines régions parce que les agriculteurs ont la garantie que leurs productions seront absorbées et qu’ils verront leurs efforts et leur travail récompensés » ajoute M. Dembélé.

    En plus de l’augmentation de la capacité de transformation, le défi auquel fait face le secteur est l’adaptation au changement climatique. Et comme l’argumente le directeur général de l’ONDR : « la Côte d’Ivoire ne dispose que de 20% de riziculture irriguée. Les 70% sont des cultures pluviales, dépendant des pluies saisonnières, et 10% de plus par inondation. Pour Mr Dembélé, ces chiffres nous éclairent sur la vulnérabilité du secteur face à un régime pluviométrique changeant et imprévisible. Lorsqu’on lui demande des solutions il nous fait savoir qu’on « doit investir dans les infrastructures, les barrages, les canalisations et pour cela nous avons besoin de l’expertise de pays comme l’Espagne, leader dans les secteurs du riz, des infrastructures ou de l’ingénierie ». D’ailleurs des entreprises espagnoles sont déjà intervenues dans les infrastructures hydrauliques en Côte d’Ivoire qui sont bien loin de leur potentiel.

    La mécanisation est un autre défi de l’ONDR pour lequel a été mis en place un centre de mécanisation pour réduire les coûts et mettre à disposition des producteurs des machines accessibles et de qualité, ainsi que d’autres produits tels que des semences et des fertilisants pour augmenter la production.

    La deuxième étape de la stratégie de l’ONDR est le stockage. L’office est en pourparlers avec l’Inde pour une collaboration dans un projet visant à augmenter le nombre de silos en Côte d’Ivoire pour accumuler plus de céréales, garantir l’approvisionnement et pouvoir réagir face aux catastrophes ou calamités. En outre, selon M. Dembélé l’ONDR pourrait avoir de l’influence sur l’offre du riz et sur son prix, cet objectif sera une réalité en 2018.

    L’Espagne doit jouer un rôle plus actif dans le développement de l’industrie rizicole ivoirienne

    Avec la structure de production actuelle, réaliser les deux récoltes annuelles souhaitées par l’ONDR serait irréalisable et la Côte d’Ivoire devrait se contenter de la seule récolte annuelle actuelle, sous réserve des conditions climatiques qui mettent en péril la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays.

    Pour éviter cela, l’ONDR se concentre sur l’investissement dans l’irrigation et les infrastructures hydrauliques, et considère l’Espagne comme un exemple à suivre et un futur partenaire. Yacouba Dembelé n’hésite pas à nommer un projet de la FAO, financé par l’Espagne, où des synergies ont été créées entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs – des acteurs qui, jusqu’à présent, vivaient sans échanger d’information – permettant d’accroître la production dans certaines régions à plus de 700%. Ce projet constitue une bonne pratique qui est reproduite dans la région.

    Mais pour Yacouba Dembelé, l’Espagne doit jouer un rôle plus actif dans le développement de l’industrie rizicole ivoirienne, “elle doit profiter de son expérience et ne pas laisser passer les opportunités, à la fois dans l’acquisition de machines et dans la transformation ou la construction d’infrastructures qui se réalisent en Côte d’Ivoire. Et conclut: «C’est le moment».

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

  • Ivoryblue, el primer café expreso 100 por 100 marfileño

    Félix Houphouët-Boigny es de sobra conocido por ser el padre de la independencia marfileña y el primer presidente del país —desde 1960 hasta su muerte en 1993—. De entre su legado, quizás una de las facetas menos conocidas sea su apuesta por el desarrollo agronómico, especialmente en el sector del café, a través del CNRA (Centro Nacional de Investigación Agronómica) al que le debemos la variedad de café arabusta (Coffea xarabusta). Este híbrido cuenta con las propiedades de sabor y aroma del café arábica —Coffea arabica, originario de África Central— y la fortaleza del robusta —Coffea canephora, proveniente de Etiopía—.

    La variedad marfileña, muy apreciada y mejor pagada que sus ascendientes, crece exclusivamente en entornos soleados de entre 400 y 500 metros de altitud en las montañas del oeste del país, en las faldas del monte Nimba, en los alrededores de la ciudad de Man. Es ahí donde André Braud-Mensah, ingeniero en telecomunicaciones y apasionado del mundo del café, se plantó hace dos años para estudiar las posibilidades de esta variedad, hasta la fecha destinada a la exportación a Europa o Norteamérica sin que se transformara ni añadiera valor en Costa de Marfil. Así nació Ivoryblue.

    Costa de Marfil resiste como decimotercer productor mundial y tercero africano de café  

    Ivoryblue es la marca con la que André Braud-Mensah quiere llevar el café arabusta fabricado en Costa de Marfil al resto del mundo. Para ello, el emprendedor marfileño ha invertido en la construcción de una fábrica a 30 km de Abiyán, la capital económica y principal puerto de Costa de Marfil, en donde torrefacta, muele y encapsula los granos. «Por el momento satisfacemos la demanda local. La emergente clase media marfileña es nuestro objetivo principal», remarca André Braud-Mensah.

    Pese a la caída en la cosecha cafetera de los últimos años, amortiguada en la última campaña, Costa de Marfil resiste como decimotercer productor mundial y tercero africano en la cosecha 2016/2017 —con unas 120 000 toneladas anuales, frente a las 228 000 de Uganda y las 396 000 de Etiopía—. De estos granos, solo 4 000 toneladas se dedican anualmente a la demanda interior, que es el objetivo inmediato de la marca gourmet: «Frente a las 300 toneladas producidas actualmente, pretendemos alcanzar las 400 toneladas a corto plazo, el 10% de la demanda marfileña».  

    Su estrategia para conseguirlo: reunir la calidad de la materia prima, la sostenibilidad de su cultivo ecológico y el compromiso con la producción local en torno a un producto. Su café, el único en Costa de Marfil que se presenta en forma de cápsulas compatibles con las máquinas de la conocida marca internacional Nespresso, se ofrece además en diferentes variedades, adaptadas al gusto del cliente y a un precio más asequible gracias al proceso de fabricación de los recipientes. A medio plazo, los planes de André Braud-Mensah pasan por ampliar las áreas de proveniencia de su café hasta abarcar las seis regiones cafeteras del país, siempre fiel a su esquema de producción.

    Para André es de vital importancia estar en contacto con el productor local, hacerle partícipe y que se beneficie de forma justa de esta industria. Sus proveedores son cooperativas locales, principalmente formadas por mujeres y jóvenes, a las que, además, transfiere la tecnología necesaria para que la recolección y transformación in situ preserve las cualidades del grano. Su cultivo se realiza de forma ecológica, evitando en lo posible el uso de químicos, filosofía que se mantiene también en el proceso de transformación del preciado fruto.

     

    Pero, ¿cómo darse a conocer en un mercado dominado por las multinacionales? Ivoryblue quiere dejarse ver en el centro de las grandes ciudades, en áreas frecuentadas por la clase media alta, su principal nicho. Es por ello que en 2016 la joven marca inauguró su primera tienda gourmet en el Plateau, el barrio financiero de Abiyán. «Vamos a comenzar un plan de expansión internacional a partir de 2018, año en el que pretendemos expandirnos a Dakar, Montreal, Londres y Shanghái, por ese orden», comenta André Braud-Mensah. Para ello, la marca ya ha llevado a cabo test para adaptarse a las particularidades de cada mercado, tanto en la subregión como en Europa del Norte, Oriente Próximo, América del Norte o en Asia. Además, a través de su tienda en línea, pretende hacer su producto accesible al resto de clientes, con un servicio de entrega a domicilio que se irá ampliando conforme conquiste mercados. 

    Ivoryblue no solo comercializa café gourmet. Entre las líneas de negocio que pretende explotar se encuentran también sus propias máquinas de café —fabricadas con un socio italiano—, los productos de pastelería o los cosméticos a base de subproductos del café. Además, no podía faltar el cacao, del que Costa de Marfil es el primer productor mundial, acaparando el 30% de su cosecha global.

    Preguntado por el mayor reto de futuro para la expansión de Ivoryblue, André Braud-Mensah responde sin dudar: «la financiación, que es poco accesible para emprendedores en Costa de Marfil». Consciente y seguro de la calidad de su producto y del buen resultado de su fórmula, André Braud-Mensah quiere mostrar su idea fuera del país con la pretensión de atraer inversores extranjeros o mecenas que quieran apostar por este producto: un café artesano, respetuoso con el medio ambiente, comprometido socialmente y 100% de Costa de Marfil. 

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Ivoryblue, le premier café express 100 pour 100 ivoirien

    Felix Houphouët-Boigny est connu pour être le père de l’indépendance ivoirienne et le premier président du pays, de 1960 jusqu’à sa mort en 1993. Parmi son héritage, peut-être l’une des facettes moins connues est son engagement au développement agronomique, en particulier dans le secteur du café, à travers le CNRA (Centre national de recherche agricole) à laquelle nous devons la variété de café arabusta (Coffea ×arabusta). Cet hybride possède les propriétés gustatives et aromatiques du café arabica (Coffea arabica, originaire d’Afrique centrale) et la force de la robusta (Coffea canephora, originaire d’Ethiopie).

    La variété ivoirienne, très appréciée et se vendant mieux que ses ancêtres, pousse exclusivement dans des milieux ensoleillés entre 400 et 500 mètres de haut dans les montagnes de l’ouest du pays, sur les pentes du mont Nimba, aux alentours de la ville de Man. C’est là qu’André Braud-Mensah, ingénieur télécom et passionné par le monde du café, s’est rendu il y a deux ans pour étudier les possibilités de cette variété, destinée jusqu’alors à l’exportation vers l’Europe ou l’Amérique du Nord sans être ni transformée ni valorisée en Côte d’Ivoire. C’est de là qu’est née l’idée de créer Ivoryblue Café.

    Ivoryblue est la marque avec laquelle André Braud-Mensah veut partager le café arabusta fabriqué en Côte d’Ivoire avec le reste du monde. Pour cela, l’entrepreneur ivoirien a investi dans la construction d’une usine à 30 km d’Abidjan (capitale économique de la Côte d’Ivoire et principal port du pays), où il torréfie, broie et encapsule les céréales.

    « Pour le moment, nous satisfaisons la demande locale. La classe moyenne émergente ivoirienne est notre objectif principal », remarque André Braud-Mensah.

    Malgré la baisse de la récolte de café ces dernières années, une baisse qui s’est amortie cette dernière campagne, la Côte d’Ivoire est le treizième producteur mondial et le troisième producteur africain de la campagne 2016/2017 avec quelques 120 000 tonnes par an, contre 228 000 tonnes en Ouganda et 396 000 tonnes en Éthiopie. Seulement 4 000 tonnes de cette récolte sont consommés en Côte d’Ivoire et l’objectif de la marque gourmande est de satisfaire 10% de la consommation nationale : « Contre les 300 tonnes produites aujourd’hui, nous comptons atteindre 400 tonnes à court terme », prévoit-il.

    Sa stratégie pour aboutir à cela est d’augmenter la qualité de la matière première, la durabilité de sa culture écologique et l’engagement avec la production locale autour d’un produit. Leur café, le seul en Côte d’Ivoire présenté sous forme de capsules compatibles avec les machines Nespresso, la fameuse marque de la multinationale Nestlé, est également offert dans différentes variétés adaptées en fonction du client à un prix plus abordable grâce au processus de fabrication des conteneurs.

    A moyen terme, André Braud-Mensah prévoit d’étendre les zones d’origine de son café pour couvrir les six régions caféières du pays, toujours fidèle à son schéma de production.

    Pour lui, il est essentiel d’être en contact avec le producteur local, d’en faire un acteur clé du processus et qu’il puisse bénéficier équitablement de cette industrie. Ses fournisseurs sont des coopératives locales, principalement composées de femmes et des jeunes, à qui, en plus, il transfère la technologie nécessaire pour que la collecte et la transformation in situ préservent les qualités du grain. Sa culture est effectuée de manière écologique, en évitant autant que possible l’utilisation de produits chimiques, une philosophie également maintenue dans le processus de transformation du précieux fruit.

    Mais, comment se faire connaître dans un marché dominé par les multinationales? Ivoryblue veut être vu dans le centre des grandes villes, dans les zones fréquentées par la classe moyenne supérieure, sa niche principale. C’est pourquoi la jeune marque a ouvert en 2016 son premier magasin gourmet sur le Plateau, le quartier financier d’Abidjan.

    « Nous allons commencer un plan d’expansion internationale à partir de 2018, année où nous prévoyons de nous étendre à Dakar, Montréal, Londres et Shanghai, dans cet ordre », explique M. Braud-Mensah. Pour cela, la marque a déjà effectué des tests pour s’adapter aux particularités de chaque marché, aussi bien dans la sous-région qu’en Europe du Nord, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord ou en Asie. De plus, grâce à sa boutique en ligne, les produits sont accessibles à tous, avec un service de livraison à domicile qui sera étendu à mesure que de nouveaux marchés seront ajoutés.

    Ivoryblue ne vend pas seulement du café gourmet, mais aussi ses propres machines à café, fabriquées avec un partenaire italien, des biscuits à base de café ou des cosmétiques à base de sous-produits du café. En outre, il ne pouvait pas manquer de produire du chocolat, la Côte d’Ivoire étant le premier producteur mondial de cacao, avec 30% de la production du globe.

    Interrogé sur le plus grand défi futur pour l’expansion d’Ivoryblue, André Braud-Mensah répond sans hésiter que « le financement est peu accessible pour les entrepreneurs en Côte d’Ivoire » mais il reste confiant. Conscient de la qualité de son produit et des bons résultats de sa formule, André Braud-Mensah veut partager sa passion au-delà des frontières et trouver des partenaires qui souhaitent, comme lui, parier sur ce produit : un café artisanal, respectueux de l’environnement, engagé socialement et 100% ivoirien.

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

  • El anacardo y el algodón, en el centro de la economía marfileña

    El Consejo del Algodón y del Anacardo de Costa de Marfil busca atraer inversión extranjera en estos mercados llenos de oportunidades.

    El anacardo, hasta hace poco un fruto desconocido en España, se ha convertido en poco tiempo en el botín más codiciado de las batallas que se libran cada tarde en los bares de nuestro país por los populares cuencos de frutos secos.

    Lo consumimos si preguntarnos a penas qué son o de dónde vienen; sin saber que, de media, uno de cada cuatro anacardos que encontramos en nuestro cuenco de aperitivos viene de Costa de Marfil, primer productor mundial del venerado fruto.

    El cajú (Anacardium occidentale), como también es conocido este alimento, llegó casi de forma casual al país oesteafricano: se introdujo desde el noreste brasileño, de donde es nativo, como forma de lucha contra la desertificación dadas sus propiedades de crecimiento en climas áridos y suelos relativamente pobres —como los que se dan en las zonas de sabana y semisabana del centro y norte de Costa de Marfil— y sus propiedades como complemento alimenticio para las comunidades locales.

    Aunque cultivado y comercializado desde hace treinta años, no fue hasta 2013 que esta materia prima comenzó a coger músculo en el país, siendo hoy un elemento vertebral para las comunidades rurales de Costa de Marfil y el tercer bien más exportado del país —tras el cacao y los derivados del petróleo—.

    Costa de Marfil es el primer productor mundial de anacardo

    De forma esquemática, la economía marfileña, y sobre todo la de las comunidades locales rurales, pivota sobre cuatro cultivos: cacao y café —para el sur del país—, anacardo y algodón —para el centro y norte—. Para mejorar las condiciones de vida de los productores y aumentar el rendimiento de los otros eslabones de la cadena de producción —compradores, exportadores y transformadores—, existen en Costa de Marfil dos consejos reguladores: el Consejo del Algodón y del Anacardo y el Consejo del Café-Cacao.

    Como nos cuenta Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo, «con la reforma del sector emprendida en 2013 por el actual presidente Alassane Ouattara [en el poder desde 2011] se dio el paso de la ecología a la economía». «En 2013 Costa de Marfil producía 480 000 toneladas de anacardos; en 2015 fueron 715 000».

    ¿El secreto de este espectacular aumento de la producción? Adama Coulibaly no tiene dudas: «La fijación de un precio mínimo, a partir del cual se dejan actuar a las fuerzas de la oferta y la demanda para llegar al precio final que se paga al productor, ha motivado que ahora el cajú sea considerado por las comunidades locales como una buena forma de ganarse la vida», y apunta, «este aumento de la producción no se debe a nuevas plantaciones, sino que es producción que anteriormente quedaba sin recolectar en los campos debido a su bajo rendimiento y que ahora tiene valor». Para Coulibaly, esta forma de fijación de precios funciona para el anacardo, pero no tiene porqué funcionar para otros bienes como el cacao «en el que funciona un sistema de precio flotante combinado con un fondo de compensación con el que se indemniza a los productores cuando el precio internacional es demasiado bajo».

    Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo.

    El sector tiene, sin embargo, un gran obstáculo que superar: el de la transformación del producto. Actualmente el país solo posee una capacidad de transformación de 1/7 de su producción. Para más inri, las unidades de transformación marfileñas únicamente funcionan al 40% de su capacidad, con lo que solo alrededor de 40 000 de las más de 700 000 toneladas de anacardo se transforman en Costa de Marfil. «El resto se exporta en bruto, a Asia especialmente, y llega a las mesas de Europa o Norteamérica sin trazabilidad: se ha perdido el Made in Côte d’Ivore», sentencia Coulibaly. Para superar esta situación, el gobierno se ha propuesto atraer inversores que colaboren en el aumento de la capacidad in situ para llegar a trasformar el 30% de los anacardos de aquí a 2020. Exenciones de impuestos a la exportación, primas a la inversión, establecimiento de zonas industriales —en Bouaké, Korhogo, Bondoukou y Séguéla—, todo está preparado para recibir inversores extranjeros, entre los que Coulibaly destaca a los españoles por su experiencia puntera en la industria agroalimentaria.

    Pero el anacardo no es solo valioso por su nuez. Como quedó patente en el pasado SIETTA (Salón Internacional de Equipos y de Tecnologías de Transformación del Anacardo), que se celebra en Abiyán, el fruto puede utilizarse para hacer zumo, confitería, alimento para animales, biomasa, cosméticos e incluso bioplásticos. Además, un subproducto de su cáscara, el CNSL (cashew nut shell liquid) es utilizado en aeronáutica como líquido de freno para los aviones. Con la vista puesta en la próxima edición de SIETTA 2018, Adama Coulibaly pretende presentar todas las posibilidades que brinda el cajú para atraer inversores a Costa de Marfil y convertir esta cita en un referente mundial de innovación agroalimentaria.

    El algodón (Gossypium sp.) es el bien que acompaña al anacardo en la gestión del Consejo. El sector pasa por peores momentos que el cajú, con una bajada de la producción en 2016/17 que dejó la cosecha en las 321 000 toneladas de algodón bruto, desde los máximos de la campaña 2014/15 (450 000 toneladas). Esta disminución en la producción algodonera hizo a Costa de Marfil caerse del pódium de África Subsahariana, colocándose en 4º puesto tras Burkina Faso (683 000 toneladas), Malí (645 000) y Benín (380 000). Adama Coulibaly se muestra, no obstante, optimista en su evaluación del sector: «Pronto la reforma de 2016, que reordena el mercado haciendo más difícil las malas prácticas y protegiendo al agricultor, empezará a dar sus frutos y recuperaremos músculo productor».

    El mayor desafío es, como en el caso del anacardo, la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano. La separación de la fibra y de la semilla se produce en el país. La última se queda, transformándose casi en su totalidad en Costa de Marfil y convirtiéndose en aceite, jabón, pastelería o comida para animales. Pero la fibra viaja lejos, exportada a Asia —a países como Filipinas, China o Vietnam—, donde están los centros de confección, y solo 20 000 de las 130 a 150 000 toneladas producidas anualsmente son transformadas en Costa de Marfil: otra oportunidad perdida para el país, que intenta atraer inversión para poder añadir valor en la cadena de producción nacional.

    El mayor desafío para el algodón, como en el caso del anacardo, es la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano

    Para llamar la atención a la comunidad inversora internacional sobre estas oportunidades en la industria transformadora marfileña del anacardo y del algodón, Adama Coulibaly cuenta con dos herramientas principales.  

    Por un lado las ferias y eventos internacionales. Durante el próximo año, Costa de Marfil va a acoger, además del SIETTA 2018, la 2º asamblea de la Alianza Africana por el Anacardo—ACA— o la 77º reunión del Comité Consultivo Internacional del Algodón —ICAC, con sede en Washington D.C., Estados Unidos—, un evento al más alto nivel que atraerá a más de 500 actores del mercado algodonero de países productores, transformadores y consumidores. 

    Por otro lado, y para el caso específico del anacardo, los países productores de este fruto cuentan con un nuevo instrumento de influencia: el CICC —Consejo Consultivo Internacional del Anacardo—, una organización internacional creada en 2016 que velará por el buen funcionamiento de este mercado global, de vital importancia para países los productores, a semejanza del ICAC para el algodón o la Organización Internacional del Cacao —ICCO, repatriada en 2017 de Londres hasta Abiyán—. Con nueve Estados miembro —Senegal, Guinea-Bissau, Guinea, Malí, Costa de Marfil, Ghana, Togo y Benín— y las puertas abiertas a países productores, transformadores y consumidores, esta organización está llamada a dinamizar este mercado de futuro al que deberemos estar atentos.

     

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

     

     

  • Anacarde et coton, parmi les piliers économiques ivoiriennes

    Le Conseil du coton et de l’anacarde de Côte d’Ivoire cherche à attirer les investissements étrangers dans un marché plein d’opportunités.

    L’anacarde, il n’y a pas longtemps était un fruit méconnu en Espagne et s’est converti en mine d’or : la plus convoitée des batailles que se livrent les  consommateurs chaque soir dans les bars autour des bols populaires de fruits secs.

    Nous en consommons sans nous demander à peine ce que c’est où  son origine; sans savoir qu’ en moyenne ,  une anacarde sur quatre que nous avons dans nos bols vient de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié.

    L’anacarde, également appelé cajou (Anacardium occidentale), est arrivé par hasard dans ce pays d’Afrique de l’Ouest: il fut introduit depuis le nord-est brésilien, endroit qui marque son origine, comme moyen de lutte  contre la désertification de par ses propriétés  de croissance dans les climats arides et sur les sols relativement pauvres — comme ceux des zones de savane ou savane arborée du centre  et du nord de la Côte d’Ivoire. Ses propriétés servent de compléments alimentaires pour les communautés locales.

    Bien qu’il soit cultivé et commercialisé depuis trente ans, ce fût qu’à partir de l’année 2013 que cette matière première commençait à prendre du muscle dans le pays, étant aujourd’hui le troisième produit le plus exporté, après le cacao et les dérivés du pétrole.

     

    Côte d’Ivoire est premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié

     

    D’une manière schématique, l’économie ivoirienne, et surtout celle des communautés rurales, pivote autour de quatre cultures: le cacao et le café — pour le sud du pays, l’anacarde et le coton — pour le centre et le nord. Pour améliorer les conditions de vie des producteurs  et augmenter le rendement des autres maillons de la chaine de production — acheteurs, exportateurs et transformateurs — il existe en Côte d’Ivoire deux conseils régulateurs: le Conseil du coton – anacarde et le Conseil du café – cacao.

    Comme nous l’explique M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton: « avec la réforme du secteur entreprise en 2013 par l’actuel président Alassane Ouattara [au pouvoir depuis 2011], on a fait un pas de l’écologie à l’économie ; en 2013 la Côte d’Ivoire produisait 480 000 tonnes d’anacardes et en 2015 nous avons 715 000».

    Quel est le secret de cette augmentation spectaculaire  de production? Adama Coulibaly n’a pas de doute: « La fixation d’un prix minimum, à partir duquel l’on laisse agir la force de l’offre et de la demande pour arriver au prix final qui se paie au producteur, a provoqué que le cajou soit considéré actuellement par les communautés locales comme une bonne manière de gagner sa vie ». Il ajoute : «  cette augmentation de la production n’est pas due à la création de nouvelles plantations, mais à la récolte des productions qui auparavant restaient dans les champs du fait du bas rendement et qui acquissent de la valeur de nos jours ». Pour M. Coulibaly, cette fixation des prix fonctionne pour l’anacarde mais n’est pas forcément la formule qui fonctionnerait pour le cacao « dans lequel fonctionne un système de prix flottant combiné à un fond de compensation avec lequel le producteur est indemnisé lorsque les prix internationaux sont trop bas ».

    M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton.

    Le secteur à cependant un grand défi à relever: celui de la transformation du produit. Actuellement le pays possède une capacité de transformation d’1/7 de sa production. En plus, les unités de transformation ivoiriennes fonctionnent uniquement à 40%  de sa capacité; ce qui signifie que seulement 40 000 tonnes d’anacarde sont transformées en Côte d’ivoire sur les plus de 700 000 tonnes  produites dans le pays. « Le reste s’exporte en brute, spécialement en Asie, et arrive sur les tables européennes et américaines sans traçabilité: on a perdu le Made in Côte d’Ivoire », renchérit Coulibaly. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place une politique pour attirer les investisseurs dans le but d’augmenter la capacité de transformer sur place les 30% de l’anacarde d’ici 2020. Exemptions de taxes à l’exportation, primes d’investissement, établissement de zones industrielles à Bouaké, Korhogo, Bondoukou et Séguéla ; tout est mis en place pour recevoir des investissements étrangers parmi lesquels, M. Coulibaly souligne le savoir faire espagnol par son expérience de pointe dans l’industrie agroalimentaire.

    Mais le cajou n’est pas seulement précieux pour sa noix. Comme cela s’est démontré au cours de la dernière édition du SIETTA (Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde), qui a lieu à Abidjan, le fruit peut s’utiliser pour en faire du jus, de la pâtisserie, des aliments pour les animaux, de la biomasse, des produits cosmétiques et même du bioplastique. En plus un sous-produit de sa coquille, le CNSL (Cashew Nut Shell Liquid) est utilisé en aéronautique comme liquide de frein pour les avions. Avec un oeil sur la prochaine édition du SIETTA 2018, Adama Coulibaly entrevoit présenter toutes les possibilités qu’offre le cajou pour attirer les investisseurs en Côte d’Ivoire et transformer cette rencontre en une référence mondiale d’innovation agroalimentaire.

    Le coton (Gossypium sp.) est le bien qui accompagne l’anacarde dans la gestion du Conseil. Le secteur ne connaît pas le même essor que le cajou, avec une baisse de la production en 2016/2017 qui a engendré une récolte de 321 000 tonnes de coton brut, après les résultats record de la campagne 2014/15 (450 000 tonnes). Cette baisse dans la production cotonnière a relégué la Côte d’Ivoire à la quatrième place après le Burkina Faso (683 000 tonnes) le Mali (645 000), et le Bénin (380 000 tonnes). Adama Coulibaly se montre cependant très optimiste dans l’évaluation du secteur: « Bientôt la réforme de 2016, qui réordonne le marché et protège l’agriculteur rendent difficile les mauvaises pratiques, commencera à porter leurs fruits et nous allons récupérer du muscle dans la production».

     

    Le plus grand défi pour le secteur du coton, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation

     

    Le plus grand défi, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation. La séparation de la fibre et de la graine se fait dans le pays. La graine reste et se transforme en huile, en savon, en produits de pâtisserie et en aliments pour animaux en son quasi totalité en Côte d’ Ivoire. Mais la fibre va loin du pays, exportée en Asie dans des pays comme les Philippines, la Chine ou le Vietnam, dans des centres de confection. Seulement 20 000 des 130 à 150 000 tonnes de coton extraites dans le pays sont transformées en Côte d’Ivoire, représentant une opportunité perdue pour un pays qui tente d’attirer l’investissement pour ajouter de la valeur à la chaîne de production nationale.

    En vue d’attirer l’attention de la communauté d’investisseurs internationaux sur ces opportunités dans l’industrie transformatrice ivoirienne de l’anacarde et du coton, Adama Coulibaly possède deux outils principaux:

    D’une part  l’organisation de foires et d’évènements internationaux car, en 2018, la Côte d’Ivoire va abriter, en plus du SIETTA 2018, la deuxième assemblée de l’Alliance Africaine pour l’anacarde (ACA) ou la 77e réunion du Comité consultatif international du coton (ICAC) — siégé à Washington D.C., aux Etats Unis, un évènement de le plus haut niveau qui atteindra plus de 500 acteurs du marché cotonnier des pays producteurs, transformateurs et consommateurs.

     

    D’autre part, et pour le cas spécifique de l’anacarde, les pays producteurs de ce fruit ont à leur actif un nouvel instrument d’influence: le CICC — Conseil consultatif international de l’anacarde. C’est une organisation internationale créée en 2016 et qui veille au bon fonctionnement de ce marché global d’une importance vitale pour les pays producteurs, conçu dans un parallélisme de forme avec l’ICAC pour le coton et avec l’Organisation internationale du cacao (ICCO), ramenée en 2017 de Londres à Abidjan où se trouve son nouveau siège. Avec neuf États membres — le Sénégal, la Guinée Bissau, la République de Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Benin — et les portes ouvertes à des pays producteurs, transformateurs et consommateurs, cette organisation est appelée à dynamiser ce marché du future auquel nous devons rester attentifs.

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex