Categoría: África del Oeste

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  • L´International de l´ingénierie en Côte d´Ivoire, un référence en qualité aux normes internationales

    Le secteur du Bâtiment et de Travaux Publics (BTP) en Côte d’Ivoire connaît un essor remarquable et représente la plus forte croissance en termes de valeur ajoutée depuis l’année 2013. Sa contribution à la croissance est estimée à environ 1% sur les 8% du PIB de ces dernières années et se hisse au troisième rang de pourvoyeur d’emplois au niveau national soit 12%. L’International d’Ingénierie en Côte d’Ivoire (2I-CI S A) est un Bureau d’Etudes et Ingénieur Conseil exerçant dans les domaines du Bâtiment et du Génie Civil, ainsi que l’Expertise Immobilière. Certifié ISO 9001 Version 2015 depuis le 5 décembre 2017, la société met en place donc un Système de Management de la Qualité (SMQ).

    Par Franck Olivier Kra @franckokra

    Créée en 1996 par M. Souleymane Coulibaly, Président Directeur Général de la structure, elle fut établie pour combler un vide, répondre aux besoins et aux nécessités des PME et des entreprises dans le domaine du BTP. Durant l’exercice de ses différentes responsabilités professionnelles, cet ingénieur des Travaux Publics diplômé de Grandes Ecoles Supérieures Techniques Ivoiriennes et du Centre des Hautes Etudes de la Construction (C.H.E.C.) de Paris, se rend compte des insuffisances au niveau des petites et moyennes entreprises, ses rencontres avec les différents acteurs du secteur tels que les architectes, maîtres d’ouvrages etc. renforcent sa conviction de répondre à la demande grandissante qui s’annonce sur le marché. L’International de l’Ingénierie ou 2I-CI SA après 20 ans d’expérience dans la réalisation de projets aussi importants les uns que les autres sur l’échiquier national et international, s’est aussi donné les moyens en le capital humain de qualifié et proportionnels aux nécessités du marché actuel.

    Entretien.

    Certifié ISO 9001 Version 2015 depuis le 5 décembre 2017, la société met en place un Système de Management de la Qualité (SMQ).

    eBiz Africa Review (EAR): Monsieur Souleymane Coulibaly, vous êtes le Fondateur et Directeur Général de l’Internationale de l’Ingénierie en Côte d’Ivoire, Vous êtes un opérateur de référence dans le domaine du Bâtiment et de Travaux Publics (BTP), quel est l’historique de votre entreprise, quand avez-vous décidé de mettre en place toute cette infrastructure technique et professionnelle?

    Souleymane Coulibaly : Merci, l’International d’Ingénierie de Côte d’Ivoire, ou 2I-CI, a été créé en 1995 lorsque j’occupais des postes de responsabilités publiques, l’idée m’est venue au cours de mon passage aux Grands Travaux (DCGTX), devenu aujourd‘hui Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNEDT) dans la période 1993-1994. Etant au chemin de fer, j’ai vraiment voulu créer un bureau d’entreprise, à l’origine pour aider d’autres entreprises, parce qu’au cours de ma carrière, j’ai réalisé qu’il y avait des insuffisances au niveau de nos PME. Ce cabinet a donc été créé pour les aider et les accompagner. Mes rencontres avec les différents acteurs du secteur tels que des architectes, ingénieurs, techniciens et le grand besoin en études de béton, en calculs de structures, en suivis et en contrôles de chantiers etc. ont accentué cette idée-là. Je me suis rendu compte qu’on pouvait aider des maitres d’ouvrages, tels que des structures de l’état, les aider avant que le projet ne débute, aider à faire la mise en place de leurs projets, et à faire des estimations bien définies. Nous avons réellement débuté en 1998, où nous nous chargions de la réalisation du projet de l’unité des entrés du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Treichville. Au départ c’était avec un personnel très réduit, un technicien, une secrétaire et moi-même. Par la suite cela a évolué jusqu’à ce qu’on atteigne plus de 20 employés aujourd’hui.

    « Mes différents postes de responsabilités m’ont permis de comprendre qu’il y avait un vide à combler dans le domaines du bâtiment et des Travaux Publics… et qu’il fallait absolument accompagner les PME »

     

    EAR: M. Coulibaly, vous avez eu un parcours remarquable ; vous avez exercé et occupé différentes fonctions déterminantes et des responsabilités aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger…

    S.C. : Disons que j’ai eu la chance d’avoir un parcours assez riche, puisque j’étais à l’Ecole des Travaux Publics à Abidjan, avant qu’elle ne soit transférée à Yamoussoukro. Un peu avant la fin de mon cursus, j’ai été contacté par une grosse société du nom de CCGA – filière en Côte d’Ivoire de la Société Dumez à Paris, rachetée par le groupe Vinci. Je suis par la suite envoyé à Paris au Centre des Hautes Etudes de la Construction (CHEC) pour une spécialisation en béton armé et béton précontraint. A mon retour à Abidjan au CCGA, après ma spécialisation en France, des nouvelles responsabilités m’ont été confiées et j’ai commencé en tant qu’ingénieur au CCGA et après un an, nommé chef du bureau d’études. Pour citer certains exemples, la direction des travaux de précisions dans les calculs de béton et d’infrastructures, la supervision en contrôle interne des travaux du Palais des Sports de Treichville et du Stade Robert Champroux, ont été effectuées sous ma coupole. Dans la même époque, le contrôle d’autres grands travaux sur presque toute l’étendue du territoire national m’ont été confié. Dans le grand ouest de la Côte d’Ivoire, je suis intervenu dans des grands projets de logements pour personnels d’entreprises, la réalisation d’ouvrages d’art de ponts et chaussées etc. Plus tard j’ai été nommé directeur adjoint, puis directeur des travaux de la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro. Les travaux de l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Burkina Faso me furent confiés. J’ai aussi dirigé les installations fixes dans le domaine du chemin de fer à la Société Internationale de Transport Africain par Rail (Sitarail).

    Pour résumer, je suis passé par différents postes de responsabilité et de direction dans les domaines de la construction et des travaux publiques aussi bien dans le secteur privé que publique et à présent je me dédie à mon cabinet qui est 2I-Ci ou l’International de l’Ingénierie.

    « La Côte d’Ivoire est en ce moment en chantier, les opportunités réelles d’investissements existent avec un code de sécurité juridique garantie et nous sommes prêts à défendre les intérêts des investisseurs »

    EAR : Votre parcours se traduit par la conception, supervision et la réalisation de plusieurs grandes œuvres qui ont vu le jour généralement à l’échelle nationale mais aussi à l’international. Ces activités ont été récompensées par plusieurs prix de reconnaissance pour le travail effectué. Parlez-nous de quelques-uns ?

    S.C. : La première fois, nous avions été contactés par une structure basée en Espagne et dénommée Business Initiative Directions (BID). Au départ j’ai cru que c’était de l’arnaque mais il se trouvait qu’un partenaire au Burkina Faso avait déjà reçu ce prix d’excellence et avait aussi parlé de nous. Malgré cela, certaines enquêtes avaient été ouvertes par le biais de l’Ambassade Ivoirienne en Allemagne qui nous confirmait l’authenticité de l’organisation puisque cette année-là le prix se recevait en terre germanique. C’est ainsi que nous le recevions en 2014 à Francfort dans le domaine de la qualité. D’autres prix dans le domaine de la qualité nous ont été décernés en 2015 à Genève et en 2016 à Paris. Au niveau national, de la Côte d’Ivoire, nous avons reçu récemment la Truelle d’Or au cours de la dernière édition des Oscars du Bâtiment et des Travaux Publics (Oscars des BTP) qui s’est tenu à Abidjan le 2 décembre 2017. Il faut insister sur un point qui nous tient à cœur, est que depuis novembre 2016 nous avons été dans un processus de démarches qualité qui s’est soldé par la Certification ISO 9001 version 2015. Le certificat officiel nous a donc été remis en janvier 2018.

    « Le message que je porte à l’endroit des investisseurs potentiels espagnols est de nous faire confiance car la certification de nos méthodes aux normes internationales, est synonyme de compétitivité et de partenariat garanti »

    EAR : L’International d’Ingénierie est maintenant certifié en contrôle qualité et cela vous permettra d’être plus compétitif au niveau international. Sachant que l’Espagne est un pays de référence dans le domaine des BTP, quel message portez-vous à l’endroit des partenaires ou investisseurs potentiels sans oublier que la Côte d’Ivoire est un pôle d’attraction dans ce domaine des grands travaux, des logements etc. ?

     

    S.C. : Le message que je peux porter à l’endroit de nos frères espagnols c’est de nous faire confiance. La certification que nous venons de recevoir n’est pas uniquement pour la Côte d’Ivoire. Je pense que pour des investisseurs d’Espagne c’est rassurant de savoir qu’il y a un bureau d’études sur place, certifié et qui applique des méthodes aux normes internationales. Avant de s’engager dans des opérations d’investissement dans le bâtiment ou dans les travaux publics et que le besoin se présente, nous sommes à leurs dispositions pour mener à bien leurs projets en parfait partenariat et à même de les représenter. Nous sommes ouverts à travailler avec des bureaux d’études qui voudraient entreprendre des études sur le terrain. En ce moment précis, plusieurs bureaux d’études étrangers travaillent avec nous en vue de rendre viables leurs projets. Nous venons, en l’occurrence, de signer un accord de partenariat avec un bureau d’études basé à Lyon en France, qui nous a effectué une visite de travail à notre siège à Abidjan où une convention a été signée pour la répartition des rôles à jouer. Pour nos amis espagnols, les portes sont grandes ouvertes car la Côte d’Ivoire est en ce moment en chantier, les opportunités réelles d’investissements existent avec un code, une sécurité juridique garantie et nous sommes prêts à défendre leurs intérêts.

    EAR : Quel est l’organigramme de votre entreprise et comment sont structurées vos équipes à l’International d’Ingénierie ou 2I-CI?

     

    S.C. : Notre entreprise se compose d’un Président Directeur Général (PDG) qui s’incarne en ma personne avec un conseil d’administration. Depuis 2015, nous sommes en société avec un capital de 80 millions de Francs CFA. Nous avons un Directeur Général Adjoint (DGA) qui fait office de Directeur Technique, un secrétariat, un chef de Département Administratif et Financier, chef de Département Expertise Immobilière. Nous venons de créer le poste de Chef de Département Infrastructures et qui se réfère aux routes, ouvrages d’arts, assainissements etc. Nous disposons également d’un bureau d’études qui s’occupe d’études de calculs de béton, les plans bétons, l’électricité et bien d’autres. Comme spécialités, nous sommes bureau d’études et ingénieur conseil. Nous faisons des études et nous lançons aussi des appels d’offres pour les entreprises. En résumé l’International d’Ingénierie est composé d’une vingtaine de personnes et nous embauchons aussi temporairement en fonction des projets.

     

    EAR : Comment voyez-vous l’International d’Ingénierie en Côte d’Ivoire dans cinq ans ou plus ?

    S.C. : Disons dans la démarche qualité, notre vision c’est d’être un cabinet de référence dans les cinq ans à venir. Nous voulons grandir, être un cabinet de référence et qui est synonyme de prestation de qualité de haut niveau. Notre organisation est dans ce processus et dans cette logique et l’un des points importants sur lequel nous insistons est la satisfaction de nos clients.

    Nous continuons de diversifier nos activités avec notre nouveau programme d’actions qui, en plus du bâtiment, a vu naître le département d’Infrastructures déjà cités et bientôt nous aurons un nouveau département spécialisé dans l’environnement en cette année 2018. En ce qui concerne les partenaires potentiels espagnols, nous lançons un message tout en disant qu’un partenariat extérieur répond de la projection internationale que la 2I-CI ou l’International d’Ingénierie se donne pour consolider cette référence mondiale voulue dans les cinq ans à venir.

     

     

     

     

  • Julius Maada Bio, el expresidente que retorna al State House de Sierra Leona

    En la noche del miércoles 4 de abril de 2018, después de prácticamente cuatro días de conteo manual debido a un fallo de Internet que interrumpió la difusión de los resultados, el presidente de la Comisión Electoral Nacional (CNE) de Sierra Leona, Mohamed Nfa Alie Conteh, anunció el nuevo jefe de Estado del país.

    Se trata del general Julius Maada Bio, candidato del principal partido de la oposición, el Partido Popular de Sierra Leona (SLPP), con el 51,8% de los votos en una segunda vuelta con una participación masiva del 81,1% de los sierraleoneses. El candidato opositor venció contra el candidato del partido gobernante, Samura Kamara, del Congreso del Todo el Pueblo (APC). Tras hacerse públicos los resultados, se escucharon gritos de alegría en la ciudad de Freetown, por parte de partidarios del partido de la oposición.

    A sus 53 años, Julius Maada Bio no es un hombre desconocido en la historia política de Sierra Leona. De hecho, este exmilitar fue jefe de Estado de Sierra Leona desde el 16 de enero de 1996 hasta el 29 de marzo de 1996. Este hombre es reconocido porque, durante su breve mandato, se restablecieron las elecciones multipartidistas que proporcionaron un breve periodo de paz y estabilidad al país, acostumbrado guerras civiles, divisiones, inestabilidad económica y golpes de Estado. De hecho, el propio Maada Bio fue protagonista de el que, en 1992, depuso al presidente Momoh a favor del jovencísimo militar Strasser, y fue a través de otro golpe que Maada Bio defenestró a Strasser en 1996 hasta la celebración de elecciones democráticas. En 2005, después de la obtención de su diploma en Relaciones Internacionales en los Estados Unidos, Maada Bio regresó a su país y decidió entrar en política en su actual partido, el SLPP, donde rápidamente se convirtió en su líder.

    Inmediatamente después de su nombramiento, el nuevo presidente se dirigió al histórico hotel Radisson Blu Mammy Yoko, donde prestó el juramento requerido por la tradición. En presencia de una audiencia llena de alegría y emoción, compuesta por sus familiares, representantes del Gobierno y diplomáticos extranjeros, recibió la batuta del mando de su predecesor Ernest Bai Koroma, frente a quien había sido derrotado en las elecciones de 2012. Bai Koroma, habiendo completado sus dos mandatos, no pudo presentarse a la reelección. A raíz de la victoria, el nuevo jefe de Estado recibió las felicitaciones de la mayoría de los líderes internacionales y la ceremonia oficial de juramentación del nuevo presidente culminó el 12 de mayo de 2018 en la capital del país.

     

    Freetown, Sierra Leona. BigMikesndTech, Flickr.

    A través de la aplicación de su programa, el nuevo presidente busca impulsar en su país, antigua colonia británica de África Occidental, independiente desde 1961, una nueva era en la que la disciplina y la educación serán protagonistas. Esta tarea ya había sido iniciada en 2014 con el lanzamiento de la Fundación Maada y Fátima Bio, con su esposa. Esta organización ofrece subvenciones educativas para niños desfavorecidos, organiza programas de formación profesional y desarrollo empresarial para mujeres y jóvenes, ayuda en la prestación de servicios de salud y presta apoyo a los programas de desarrollo agrícola de las comunidades rurales.

    Con su investidura, el presidente pretende mantener este impulso desde la esfera política, con el establecimiento de escuelas primarias y secundarias gratuitas para los niños de Sierra Leona.                 

    Maada Bio se ha comprometido a revisar los arrendamientos y concesiones mineras y los beneficios fiscales otorgados a las empresas extranjeras. Pretende, asimismo, recuperar las actividades comerciales, disminuidas por la caída de los precios mundiales de los productos básicos y por la epidemia del Ébola entre 2014 y 2016, enfermedad que causó la muerte de más de 4 000 personas.

    Por razones de economía y para evitar el despilfarro de los escasos recursos gubernamentales, la austeridad en los ministerios y administraciones será otra de las protagonistas en su mandato, como ejemplifica la petición de que «celebren sus talleres, seminarios y conferencias en edificios de instituciones públicas y no en hoteles». El presidente también quiere exigir disciplina a los funcionarios públicos y se dice que tiene programadas visitas a diferentes oficinas para comprobar la dedicación a sus trabajos.

    Presidente Maada Bio en su visita a Senegal con el presidente Sall. Presidencia de la República de Senegal.

    Maada Bio ha realizado su primera visita como presidente de la República de Sierra Leona a Senegal, reuniéndose con Macky Sall, presidente del Gobierno y amigo del sierraleonés desde hace mucho tiempo, para desarrollar relaciones especiales, según el comunicado de prensa senegalés.

    En cuanto al candidato perdedor del ACP, tras haber acudido a la presidencia para felicitar al nuevo jefe de Estado y prometerle su apoyo, Samura Kamara decidió finalmente este 10 de abril relanzar su impugnación de los resultados ante el Tribunal Supremo y pedir «la exclusión del escrutinio de los colegios electorales en los que se produjeron irregularidades» y la invalidación del anuncio de la victoria de Julius Maada Bio. Estas alegaciones se han desarrollado dentro de las garantías constitucionales que el Estado de derecho sierraleonés ofrece y sin que se haya perturbado la actual tranquilidad del país, de la que también se disfrutó durante la votación, para garantizar la seguridad del pueblo de Sierra Leona.

    Por Chloe Gauze.

    Foto de portada Travis Lupick, Flickr.

  • Julius Maada Bio, l’ancien président qui retourne au State House de Sierre Leone

    Dans la soirée du mercredi 4 avril 2018, après près de 4 jours de comptages manuels dû à une panne internet perturbant la diffusion des résultats, le président de la Commission électorale nationale (NEC) de Sierra Leone, Mohamed Nfa Alie Conteh, annonce le nouveau chef d’état du pays.

    Il s’agit du général Julius Maada Bio, le candidat du principal parti d’opposition, Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), avec 51,8% des voix au second tour de scrutin, pour une participation massive de 81.1% des sierra-léonais .Celui-ci gagna face au candidat du parti au pouvoir jusqu’à présent Samura Kamara, du Parti de tout le peuple (APC).

    Des cris de joie ce sont immédiatement fait entendra dans la ville d Freetown, par des supporteurs du Parti d’opposition, SLPP.

    De ses 53 ans Julius Maada Bio est loin d’être inconnu dans l´histoire politique de la Sierra Leone. En effet cet ancien militaire a été le chef d’État de la Sierra Leone du 16 janvier 1996 au 29 mars 1996. Mais il est surtout connu pour la relance du multipartisme ainsi que celui du processus qui a instauré la paix dans ce pays longtemps meurtri par les coups d’états, les guerres civiles, les divisions, et les instabilités économiques, pour alors faire face à un gouvernement démocratiquement élu. En 2005, après avoir décroché son diplôme e relations internationales aux Etats Unis, à son retour, Maada Bio décide de se lancer dans la politique au sein de son actuel parti, le SLPP, dont il devient rapidement le représentant.

     

    Freetown, Sierra Leone. BigMikeSndTech, Flickr.

    Directement après sa nomination, le nouveau président se rendit au Radisson Blu Mammy Yoko pour la passation de pouvoir, où il prête serment comme le demande la tradition. En présence d’un public rempli de joie et d’émotion, composé de ses proches, de représentants du gouvernement et de diplomates étrangers, il reçoit le bâton de commandement par son prédécesseur Ernest Bai Korama. Celui-ci l’avait battu lors des élections de 2012 mais ayant terminé ses deux mandats, ne pouvait plus se représenter.

    A la suite de la victoire, le nouveau chef d’état a reçu les félicitations de la plupart des dirigeants internationaux et la cérémonie officielle d’intronisation du nouveau président est prévue pour le 12 mai 2018 à la capitale du pays.

     

    Par son programme, cet homme cherche à lancer son pays, ancienne colonie d’Afrique de l’Ouest, vers une nouvelle ère par la discipline et l’éducation. Il l’avait déjà débuté en 2014 en lançant avec son épouse la Fondation Maada et Fatima Bio. Cet organisme offre des subventions à l’éducation pour les enfants défavorisés, organise des programmes de formation professionnelle et de développement des entreprises pour les femmes et les jeunes défavorisés, aide à la prestation de services de santé et offre un soutien aux programmes de développement agricole des communautés rurales.

    Il voudrait ainsi continuer sur cette lancée de manière politique et parle de l’instauration de l’école primaire et secondaire gratuite pour les enfants de Sierra Leone.

                     

    Son Excellence s’est engagée à réviser les baux et concession miniers et ainsi que les avantages fiscaux accordés aux compagnies étrangères. Il a également proclamé le rétablissement à partir du 15 avril des activités commerciales, qui avaient été interrompues par l’épidémie d’Ebola entre 2014 et 2016, maladie ayant tué plus de 4000 personnes,  et la chute des cours mondiaux des matières premières.

    Pour une question d’économie et pour la prévention du gaspillage de faibles ressources gouvernementales, il est maintenant demandé aux ministères et administrations de désormais « tenir leurs ateliers, séminaires et conférences dans des bâtiments institutions publiques plutôt que dans des hôtels ». Il exige plus de discipline notamment auprès des fonctionnaires.  Il décide aurait prévu des visites dans différents bureaux pour vérifier si ces deniers viennent à leur au travail.

    Président de Sierra Leone et Président du Sénégal Sall. Présidence de la Réùblique de Sénégal.

    Julius Maada a d’ailleurs effectué sa première visite en tant que président de la République de la Sierra Leone au Sénégal, rencontrant alors Macky Sall, président du gouvernement et ami de longue date, pour développer des relations spéciales, selon le communiqué de presse sénégalais.

    Concernant le candidat perdant, s’étant rendu à la présidentiel pour féliciter le nouveau chef d’état, et promettant son soutien, décide finalement ce 12 avril de relancer sa contestation des résultats à la cour suprême et demande « l’exclusion du décompte des bureaux de vote où s’est produit un bourrage d’urnes » et l’invalidation de l’annonce de la victoire de Julius Maada Bio.

    Il en va sans dire que toutes ces démarches se font dans la légalité et dans le calme, comme s’est déroulé le scrutin, garantissant la sécurité des habitants de Sierra Leone.

    Par Chloe Gauze.

    Photo principale Travis Lupick, Flickr.

  • George Weah: de futbolista a presidente de Liberia

    George Weah: de futbolista a presidente de Liberia

    Reuven Rivlin with George Mena Wah, February 2019 / Wikipedia Commons

    Liberia, en la costa oeste de África, es la república más antigua del continente. Con capital en Monrovia y con más de 4 millones de habitantes, Liberia ocupa el puesto 177 de 180 países en el Índice de Desarrollo Humano. Los esclavos estadounidenses liberados fueron los responsables de fundar el país en 1847, evento que le dio nombre: Liberia proviene del latín «liber» que significa «libre». La mayoría de la población está compuesta por africanos indígenas, siendo una minoría los descendientes de esclavos. Su economía, que depende de la exportación de bienes como hierro, oro o diamantes, resurgió a partir de 2010 gracias a que estos productos se revalorizaron en el mercado internacional a la fácil salida marítima por el Océano Atlántico que le brinda su geografía. La situación económica así como las expectativas de crecimiento a medio y largo plazo en Liberia dependen mucho de la estabilidad política que, al contrario que en la actualidad, no siempre ha reinado en el país. Para entender su influencia, se debe echar la vista atrás unos años para asomarnos a la etapa más frágil del país, que se remonta a 1989 con la Primera Guerra Civil Liberiana, y conocer la historia reciente para analizar el presente.

    Después de dos guerras civiles (1989-1996 y 1999-2003) y 14 años de sufrimiento, el país quedó devastado económicamente y con mucho trabajo de recuperación por delante. La Segunda Guerra Civil estalló en el año 1999: el presidente Charles Taylor, que había tomado el poder durante la Primera Guerra Civil, se enfrentaba, junto a sus fuerzas militares, al frente llamado anti-Taylor. Mientras los dos campos se enfrentaban, los abusos y violaciones de derecho humanos se multiplicaron: abusos sexuales a miles de mujeres, jóvenes y niños alistados como soldados para luchar con sus respectivos ejércitos o miles de personas huidas de a la capital, de las ciudades y de zonas rurales y refugiadas en campamentos.

    A raíz de este conflicto, la activista liberiana Leymah Gbowee decidió revelarse uniendo mujeres para manifestarse en contra de la guerra. Gbowee logró formar un grupo de liberianas, musulmanas y cristianas, que difundieron su discurso a través de la radio y diferentes manifestaciones. Esta toma de conciencia hizo que muchas mujeres exiliadas en Monrovia decidieron unirse a ellas para expresarse en favor de la paz. A medida que la presión pública seguía aumentando y con la violencia y desorden en escalada constante, especialmente en Monrovia, Charles Taylor se vio obligado a firmar un acuerdo de paz en 2003. Entre las medidas pactadas, Charles Taylor aceptaba renunciar a la presidencia y se exilió en Nigeria hasta que fue encarcelado por la Corte Internacional de Justicia, condenado a 50 años de prisión que sigue cumpliendo actualmente en Inglaterra.

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    Playa en Crown Hill, Monrovia, Liberia. Foto: PROAbby flat-coat, Flikr.

    El 23 de noviembre de 2005 tuvieron lugar elecciones, esta vez  democráticas, y Ellen Johnson Sirleaf, también conocida como la «Dama de Hierro», se convertía en la primera mujer presidente de África. Política y economista, Johnson nació en Monrovia en 1938. En las elecciones nacionales de 1985, hizo campaña para obtener un escaño en el Senado y, al criticar abiertamente al gobierno militar, la arrestaron y condenaron a 10 años de prisión. Al poco tiempo fue liberada y se le dio la oportunidad de exiliarse. Así, decidió irse y vivió durante 12 años entre Kenia y Estados Unidos, lo cual fue visto por muchos ciudadanos de Liberia como una huida. Las expectativas tras su elección fueron encontradas, precisamente a causa de su exilio, ya que muchos ponían en duda su capacidad de liderar a un país del que se había despegado durante tantos años. En términos generales, y teniendo en cuenta que el país se encontraba en una época y situación complicada, Johnson cumplió con su cometido. No obstante, se especula que a pesar de sus esfuerzos por consolidar la paz y saldar la deuda a la que se enfrentaba Liberia, la presidenta podría haber ido más allá. Cabe destacar que además de los desafíos ya nombrados a los que tuvo que hacer frente Johnson, la enfermedad del Ébola llego a Liberia en el año 2014, llevándose por delante la vida de 4 800 liberianos. La epidemia paralizó la economía, lo que supuso un retroceso y un gran coste de oportunidad para el en lo que a crecimiento y desarrollo se refiere, viéndose obligado a adaptarse a una actividad económica disminuida. Después de 12 años en el poder, y con un Premio Nobel de la Paz (2011) a la espalda, Johnson renunció al cargo días después de ser expulsada por su propio partido político por, supuestamente, no apoyar al candidato a sucederla, Joseph Boakai.

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    Presidenta Ellen Johnson Sirleaf (2005-2018). Foto, Aktiv I Oslo.no, Flikr.

    En la primera elección dirigida enteramente por las instituciones del país, cuya segunda vuelta se celebró el pasado 26 de diciembre de 2017, George Weah se hacía con la mayoría de los votos, convirtiéndose así en el nuevo presidente de Liberia. El nuevo presidente nació en Monrovia en 1966, en un barrio pobre en el que aprendió a jugar al fútbol, deporte que le servía como vía de escape y que le llevaría a ser el único jugador africano reconocido con un Balón de Oro (1995). Fue un talentoso delantero y, gracias a su carrera como futbolista, fue capaz de sacar adelante a su familia y llevarla consigo a Nueva York, aunque sin perder los lazos con su tierra natal.

    Su carrera política comenzó tras la renuncia al poder de Charles Taylor, cuando Weah regresó a Liberia y se postuló para ser presidente por primera vez en las elecciones de 2005, finalmente siendo derrotado por Johnson Sirleaf en la segunda ronda. «Preparación vs popularidad» era el eslogan popular en la víspera de estas elecciones: frente a la Johnson Sirleaf educada en Harvard, la falta de un diploma de escuela secundaria de Weah, junto con su inexperiencia política, lo convirtieron en un blanco fácil. Aunque vio decepcionadas sus expectativas de nuevo al postularse como vicepresidente en las presidenciales de 2011 en las que Johnson Sirleaf logró la reelección, sus intentos no cesaron y en 2014 logró su asiento como senador en las elecciones senatoriales por el condado de Montserrado. Desde entonces, ha sabido inspirar a las multitudes con charlas motivacionales, aprovechando sus propios antecedentes de pobreza y rechazando las afirmaciones de sus oponentes de que, a los 51 años, seguía siendo políticamente inexperto para liderar. «Cuando me embarqué en mi viaje como jugador profesional de fútbol escuché la misma negatividad. Muchos críticos dijeron que no lo conseguiría. Muchos sugirieron que sería un fracaso, pero no los escuché. Hoy, aquellos que lo dijeron ahora me llaman ‘jefe’», dijo en Monrovia en agosto del 2017, según AllAfrica.com.

    Después de dos intentos fallidos de 2005 y 2011, la tercera fue la vencida para el exfutbolista el pasado 26 de diciembre tras acaparar el 61.5% de los votos frente a su adversario Joseph Boakai. El 22 de enero prestaba juramento y asumía oficialmente el cargo frente a 35 000 personas en un campo que el exfutbolista conoce bien, el estadio Samuel Kanyon Doe, donde juega el equipo nacional de fútbol. Resultó ser un momento histórico en el país, puesto que se trataba de la primera transferencia democrática pacífica de poder desde 1944, cuando el presidente Edwin Barclay fue reemplazado por William Tubman. Weah aprovechó para pronunciar sus primeras palabras como presidente: «Esta ceremonia marca el paso de testigo de un gobierno elegido democráticamente a otro, pero también de una generación a otra. Esto confirma que la democracia existe en Liberia. Me aseguraré de que continúe siendo así». También se comprometía a «mejorar las vidas de los liberianos», basándose en el progreso realizado por la saliente presidenta Ellen Johnson Sirleaf. Hizo un llamamiento a todos sus ciudadanos para que le ayudaran con esta tarea y destacó los vínculos entre su país y sus socios extranjeros estadounidenses, europeos, chinos y africanos. El día después de su toma de posesión, el nuevo presidente liberiano nombró a los primeros miembros de su gabinete. Entre otros, Gbezohngar Findley, exsenador del condado de Grand Bassa, se convertía en Ministro de Relaciones Exteriores; Samuel Tweah era nombrado Ministro de Finanzas y Desarrollo; Charles Gibson tomaba la cartera de Justicia; y Lenn Eugene Nagbe era nombrado al cargo del Departamento de Educación. Una semana después anunciaba que, con efecto inmediato, iba a reducir su salario y sus primas en un 25%, animando y pidiendo a los parlamentarios que hicieran lo mismo frente a las dificultades económicas que atraviesa el país.

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    Capitol Building en Monrovia, Liberia, sede del Parlamento liberiano. Foto: fayze3, Flikr.

    En la agenda política de Weah, la lucha contra la corrupción está la primera de la lista y para ello será necesario que la UE le apoye en este proceso. Junto a la estabilización política y la consolidación de la democracia en el país, debe haber un compromiso económico sin vacilaciones, para que este país pueda volver a su cauce inicial. El crecimiento que ha habido desde 2015 está basado principalmente en la producción de caucho y la explotación de minerales y se puede comprobar que la economía se está recuperando lentamente. Con un 64% de la población por debajo de la línea de pobreza marcada por el Programa Mundial de Alimentos, el país, donde la existe corrupción generalizada, sigue enfrentándose a retos mayores. A pesar de ser aún muy impreciso, Weah ha prometido abordar estos puntos débiles en una hoja de ruta pavimentada con buenas intenciones, inspirada en los Objetivos de Desarrollo del Milenio de las Naciones Unidas. Dada la situación actual en Liberia, el camino será largo debido a las duras condiciones económicas y sociales imperantes allí. Su economía depende de las exportaciones de materias primas y se necesitarán trabajadores calificados para revertir esta orientación. El problema se presenta con la cantidad de jóvenes liberianos que no han tenido acceso a una educación debido a las dos guerras civiles que sufrió el país no hace tanto. Aunque es un proceso que tomará tiempo y dará sus frutos lentamente, éste es uno de los mayores desafíos para el presidente.

    No obstante, Weah primero debe enfrentarse a lo que él mismo llama una «emergencia presupuestaria»: pagar los salarios de los funcionarios. El presidente necesita 61 millones de euros para los próximos tres meses, cifra alarmante pero que él mismo justifica por la mala gestión precedente y la inestabilidad social y política. Para revivir la economía de Liberia, George Weah dice que tiene un plan que no puede implementar antes de resolver los problemas fiscales inmediatos. El líder de Liberia espera el apoyo de «países amigos» para poder consolidar el cambio democrático, con el objetivo de buscar recursos externos para construir las infraestructuras necesarias: carreteras, hospitales o escuelas. También quiere animar a inversores a que regresen para establecerse en el país. Para ello, tiene la intención de revisar la Constitución, que prohíbe la doble nacionalidad. Según Weah, permitiendo que los extranjeros obtengan la nacionalidad liberiana, se consigue que la gente quiera trabajar y contribuir al desarrollo del país.

    El presidente liberiano es consciente, y así lo ha hecho saber, de la complejidad de la tarea a la que se enfrenta y por ello quiso alentar y tranquilizar a los ciudadanos en un discurso reciente diciendo: «Quiero vivir en Liberia por mucho tiempo, no quiero ser un presidente que se exilie después de su mandato. Es por eso por lo que haré bien mi trabajo».

  • Attirer des investissements directs étrangers (IDE), au_delà de l’approche classique

    Dans une économie mondialisée où la concurrence entre les États est devenue la règle, attirer des IDE pour valoriser son potentiel économique est devenu un enjeu majeur pour tout État. Ces investissements permettent, avant tout, de créer et/ou de maintenir, voire développer, des activités économiques pour créer de la valeur ajoutée et assurer une redistribution de revenus via, notamment, création d’emplois.

    Cette nécessité fait qu’aujourd’hui, pays développés et en développement rivalisent d’ardeur et d’ingéniosité pour séduire, attirer, voire maintenir des IDE, facteur essentiel dans la mise en œuvre de leurs stratégie de croissance et de développement. Dans ce jeu, des pays comme la Guinée, pourvue en richesses naturelles, minières ou halieutiques, avec des besoins réels de valorisation, attisent des convoitises et l’État, aussi, déploie une stratégie de promotion pour attirer le maximum d’investisseurs dans des pans entiers de secteurs de l’économie nationale. Les mines, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le tourisme ou encore l’hôtellerie sont autant de secteurs concernés par cette stratégie de déploiement à l’international. La Guinée a besoin d’argent, de technologies et d’expertise pour valoriser ce riche potentiel au service de ses populations et de ses territoires que seuls des partenariats publics et privés peuvent assurer dans le temps.

    Îles de Loos, Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Des va et viens incessants entre Conakry, la capitale, et des villes du monde en Europe, Amérique, Asie et Afrique en sont la parfaite illustration de cette volonté de mobiliser des capitaux et de l’expertise à l’international dans un objectifs précis : valoriser le potentiel économique du pays. La Guinée est ainsi, depuis quelques années, au rendez-vous de plusieurs rencontres économiques pour promouvoir la destination et ses atouts dans une économie mondialisée et très concurrentielle.  La Guinée ne manque pas d’atouts aujourd’hui dans ce domaine avec cette volonté affirmée de l’État de trouver des voies et moyens de séduire de possibles investisseurs internationaux. La création d’un Ministère en charge des Partenariats public – privés et d’une Agence de promotion (APIP), la mise en route du Programme national de développement économique et social à l’horizon 2040, la réalisation de multiples planifications sectorielles, la mise en route d’importantes réformes en matière de gouvernance économique et financière, l’adoption d’un nouveau code des investissements et d’un nouveau code minier ou, encore, l’adoption et l’opérationnalisation de la Lettre de politique nationale de décentralisation et de développement local sont autant d’éléments qui positionnent favorablement le pays dans sa quête des IDE.

    Ces éléments sont aussi des ingrédients importants dans une stratégie de développement économique et sociale qui posent clairement les bases de l’évolution souhaitée du pays pour les prochaines décennies. Toute cette information est utile à tout investisseur pour avoir des références sur la stratégie poursuivie, les moyens mis en œuvre et les acteurs impliqués. À bien regarder les tendances de l’économie globale avec les mouvements de délocalisation mais, aussi, de relocalisation des entreprises, les coûts des facteurs (travail et capital) ne sont plus les seuls déterminants pour l’orientation des IDE. Des facteurs beaucoup plus structurants conditionnent aujourd’hui cette mobilité, voilà pourquoi il est nécessaire d’avoir une approche globale sur ce marché. C’est, finalement, cette combinaison de plusieurs facteurs qui permettra d’attirer dans le temps des IDE au nombre desquels figurent une gestion macroéconomique saine, un investissement conséquent dans les infrastructures du pays, la mobilisation de l’État en termes d’accès aux services publics (eau, électricité, logement, éducation, santé ou transport) sans oublier le rayonnement du pays à l’étranger.Pour ce qui est des infrastructures, par exemple, le récent accord avec la Chine, via la mobilisation de son secteur financier, est à saluer tant que les infrastructures, avec leur capacité réelle de réduction des coûts d’investissements, jouent un rôle majeur dans l’attrait des IDE.

    Alentours de Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Cet accord (portant sur 20 milliards de dollars US sur 20 ans) a l’avantage de faire des infrastructures du pays, un axe majeur d’investissement de l’État pour les prochaines décennies avec un dispositif financier clairement établi. Cela est extrêmement important car donne de la visibilité dans un domaine si particulier pour le développement économique de la Guinée. Les entreprises viendront et s’installeront si les réseaux (eau, électricité, téléphone, transport, routes…) fonctionneront dans un pays avec services publics accessibles et performants capables de fournir, entre autres, une main d’œuvre éduquée et en bonne santé, sans oublier la capacité desdits services à apaiser le climat social. L’accès aux services publics de qualité permet d’améliorer constamment la productivité du travailleur guinéen, renforçant ainsi sa capacité à s’insérer dans la dynamique économique à travers l’entreprenariat, l’emploi ou, encore, la compréhension et l’adhésion aux initiatives de l’État et de ses partenaires. Ces deux éléments (infrastructures et services publics) conduisent à l’attractivité des territoires à l’échelle nationale, mobilisent les citoyens et ouvrent d’énormes perspectives à l’économie nationale. Il est évident que le seul Code des investissements, aussi attractif soit-il, ne peut garantir des IDE à un pays et un l’État guinéen qui ne peut indéfiniment baisser des impôts et/ou accorder des avantages fiscaux aux investisseurs en égard à ses propres charges croissantes dans un contexte où les populations sont de plus en plus exigeantes en termes de services.

    C’est la raison pour laquelle, il est important d’amplifier la dynamique actuelle tout en la diversifiant, en jouant cette combinaison de facteurs pour optimiser les gains sur le marché des IDE. Aller dans ce sens permet de diversifier les secteurs, de calibrer les projets,  d’élargir les canaux de transmission des IDE et de mobiliser l’État et les populations dans cet objectif. Un travail important est en cours dans ce sens, l’en témoigne la liste de la cinquantaine de projets présentés récemment à Paris les 16 et 17 novembre 2017 par le Groupe consultatif Guinée avec, pour résultats, plus de 20 milliards de dollars US d’engagements financiers. Plus globalement, dans le domaine des IDE, il ne devrait exister que des retours d’expériences, pas de schémas préétablis permettant aux États, et à la Guinée singulièrement, de se forger une stratégie en fonction de ses réalités, ressources et besoins. Comme on le dit souvent, dans un marché concurrentiel, il est toujours important d’avoir une longueur d’avance, de disposer de « billes » de réserve d’où la nécessité de diversifier son approche de conquête des IDE, qui ne cherchent finalement qu’un environnement sécurisé et porteur d’espoir de retours sur investissement.

    Îles de Loos, Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Attirer des IDE reste un enjeu majeur pour l’économie guinéenne tant le potentiel est énorme. Il s’agit là d’une véritable problématique de développement national tant les ressources financières et l’expertise sont indispensables dans la valorisation d’une ressource économique. Diversifier la stratégie passe aussi par la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics et privés nationaux en faisant du dialogue État-secteur privé-collectivités locales un vrai crédo et une exigence en termes de gouvernance publique. Il serait intéressant qu’à chaque rendez-vous économique où la Guinée soit présente pour promouvoir sa stratégie de développement, que les collectivités locales soient mobilisées (et représentées), car les investissements (IDE et autres) qui en sortiront se feront sur des espaces locaux que ces dernières administrent et sont en charge de promouvoir. Cela est important dans une logique de mobilisation de toutes les forces du pays pour que les enjeux, la démarche et les résultats soient le mieux appropriés.

    C’est aussi à ces conditions que la démarche globale envisagée par l’État sera davantage légitime et crédible et pourrait se révéler fructueuse sur le marché des IDE.

    Agir ainsi permet à chaque acteur de prendre pleinement conscience des enjeux de l’attrait des IDE pour la valorisation du potentiel économique guinéen et les perspectives de développement du pays. Car le développement est une affaire de collectif et de synergie d’action autour de la révélation et de la valorisation de ressources partagées et les IDE ne constituent finalement qu’un facteur pouvant contribuer à cet objectif, même s’ils sont devenus aujourd’hui décisifs pour un pays comme la Guinée.

    Par Boubacar Sidighi Diallo,
    Économiste, consultant en Coopération internationale et développement

  • Atraer las inversiones directas extranjeras: más allá del enfoque clásico

    En una economía globalizada donde la competencia entre los Estados se ha convertido en la regla, atraer a las inversiones directas extranjeras (IDE) para desarrollar el potencial económico se ha convertido en una apuesta mayor para todo Estado. Estas inversiones permiten, ante todo, crear y/o mantener, incluso desarrollar, actividades económicas para obtener valor añadido y asegurar una redistribución de ingresos a través de la creación principalmente de empleo.

     

     

    Esta necesidad hace que hoy en día, países desarrollados y en vía de desarrollo compitan con dureza e ingeniosidad para seducir, atraer y mantener las IDE, factor esencial en la puesta en marcha de su estrategia de crecimiento y desarrollo. En este juego, países como Guinea, dotado en recursos naturales, minerales o pesqueros, con necesidades reales de desarrollo, alientan la avidez y el Estado, al mismo tiempo, despliega una estrategia de promoción para atraer el máximo número de inversores en los diferentes sectores de la economía nacional. Las minas, la energía, las infraestructuras, la agricultura, la pesca, la artesanía, el turismo e incluso la hostelería son todos los sectores interesados en esta estrategia de despliegue internacional. Guinea carece de capital, tecnologías y experiencia para desarrollar ese potencial en beneficio de sus poblaciones y territorios, algo que únicamente asociaciones públicas y privadas podrán asegurar con el tiempo. 

     


    Islas de Loos, Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Los tiras y aflojas incesantes entre Conakry, la capital, y las ciudades de Europa, América, Asia y África son la perfecta ilustración de está voluntad de movilizar los capitales y la experiencia a nivel internacional con un objetivo preciso: desarrollar el potencial económico del país. Guinea está así, después de varios años, en el centro de varios encuentros económicos para promover el destino y sus ventajas en una economía globalizada y muy competitiva.

     

    Hoy en día, a Guinea no le faltan atractivos en ese aspecto, teniendo en cuenta la voluntad afirmada del Estado por encontrar vías y medios para seducir posibles inversores internacionales. La creación de un ministerio encargado de Asociaciones Público-privadas y de una agencia de promoción (APIP), la realización de múltiples planificaciones sectoriales, la implementación de importantes reformas en materia de gestión económica y financiera, la adopción de un nuevo Código de Inversiones y de un nuevo Código Minero o, aún más, la adopción y la puesta en marcha de la Carta de Política Nacional de Descentralización y Desarrollo Local son todos elementos que posicionan favorablemente al país en su búsqueda de las IDE.

     


    Alrededores de Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Estos elementos constituyen también ingredientes importantes de una estrategia de desarrollo económico y social que plantean claramente las bases de la deseada evolución del país  durante las próximas décadas. Toda esta información es útil para cualquier inversor, para poder tener referencias sobre la estrategia perseguida, los medios implementados y los factores implicados. Prestando más atención a las tendencias de la economía global con los movimientos de deslocalización pero, además, de relocalización de empresas, los costes de los factores (capital y trabajo) no son los únicos determinantes de la orientación de las IDE. Factores más estructurales condicionan hoy en día esta movilidad, de ahí la necesidad de tener un enfoque más global sobre el mercado. Es, finalmente, la combinación de varios factores lo que permitirá atraer con el tiempo a las IDE hacia aquellos que demuestren una gestión macroeconómica saludable, una inversión consecuente teniendo en cuenta la infraestructura del país, la movilización del Estado en términos de acceso a los servicios públicos (agua, electricidad, educación, sanidad, vivienda o transporte), sin olvidar la proyección del país al extranjero.

     

    En cuanto a las infraestructuras, por ejemplo, el reciente acuerdo de Guinea con China, vía la movilización de su sector financiero, es de vital importancia ya que las infraestructuras, con su capacidad real de reducción de costes de inversiones, juegan un papel esencial en la atracción de as IDE. Este acuerdo (20 000 millones de dólares en 20 años) tiene la ventaja de hacer de las infraestructuras del país, un eje principal de la inversión del Estado en las próximas décadas, con un dispositivo financiero claramente establecido. Esto es extremadamente importante ya que  proporciona visibilidad en un ámbito muy particular para el desarrollo económico de Guinea. Las empresas vendrán y se instalarán si los recursos (agua, electricidad, telefonía, transporte, carreteras…) funcionan en un país con servicios públicos accesibles y eficaces capaces de proporcionar, entre otras cosas, una mano de obra cualificada y en condiciones saludables, sin olvidarse de la capacidad de dichos servicios para apaciguar el clima social. El acceso a los servicios públicos de calidad permite mejorar constantemente la productividad del trabajador guineano, reforzando así su capacidad de insertarse en la dinámica económica a través del empresario, del empleo o incluso la comprensión y la adhesión a iniciativas del Estado y de sus asociados. Estos dos elementos (infraestructuras y servicios públicos) aumenta la atracción de territorios a escala nacional, movilizando a los ciudadanos y abriendo enormes perspectivas a la economía. Es evidente que un único Código de Inversiones, por muy atractivo que sea, no puede garantizar las IDE a un país y un Estado guineano que no puede disminuir indefinidamente los impuestos y/o acordar ventajas fiscales a los inversores en relación con sus propios gastos crecientes en un contexto en el que las poblaciones son cada vez más exigentes en cuanto a los servicios prestados. 

     

    Islas de Loos, Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Esta es la razón por la cual es importante ampliar la dinámica actual hacia la diversificación, jugando con esta combinación de factores para optimizar las ganancias sobre el mercado de las IDE. Avanzar en esta dirección permite diversificar los sectores, calibrar los proyectos, ampliar los canales de transmisión de las IDE y movilizar el Estado y las poblaciones hacia este objetivo. Un trabajo importante ya está en curso, lo demuestra la lista de aproximadamente 50 proyectos presentados recientemente en París el 16 y el 17 de noviembre de 2017 por el Grupo Consultativo de Guinea junto con, como resultado, más de 20 millones de dólares de compromisos financieros.

     

    Más globalmente, en el ámbito de las IDE, no debería existir más que los retornos de experiencias, no los esquemas preestablecidos, que permitan a los Estados, y a Guinea particularmente, forjarse una estrategia en función de sus realidades, recursos y necesidades. Como hemos mencionado anteriormente, en un mercado competitivo, es siempre importante mantener un margen anticipado, disponer de balas de repuesto, de ahí la necesidad de diversificar el enfoque de la búsqueda de las IED, que solo buscan un entorno seguro y un retorno de la inversión.

     

     

    Atraer a las IDE sigue siendo un reto para la economía guineana, siendo el potencial es enorme. Se trata de un verdadero problema de desarrollo nacional, ya que los recursos financieros y la experiencia son indispensables en la valorización de un recurso económico. Diversificar la estrategia también requiere la movilización del conjunto de factores públicos y privados nacionales estableciendo un diálogo Estado-sector privado-entes locales y mayor exigencia en términos de gestión pública. Sería interesante que en cada reunión económica donde Guinea se presentase para promover su estrategia de desarrollo, los entes locales fueran movilizados (y representados), ya que las inversiones (IDE y otras) que salgan se harán en espacios locales que estos últimos administran y están a cargo de promover. Esto es importante en una lógica de movilización de todas las fuerzas del país para que los desafíos, el planteamiento y los resultados sean los más apropiados.

     

     

    Son también en estas condiciones en las que el planteamiento global previsto y planteado por el Estado será más legítimo y creíble y podrá proporcionar resultados fructíferos en el mercado de las IDE. Actuar, así, permite a cada actor tomar conciencia de los retos de atraer a las IDE para el desarrollo del potencial económico guineano y las perspectivas de desarrollo del país. Ya que el desarrollo es un asunto colectivo y de sinergia de acción en torno a la revelación y desarrollo de recursos compartidos, las IDE no constituyen finalmente más que un factor que puede contribuir a ese objetivo, aunque hoy en día son decisivas para un país como Guinea.

     

    Por Boubacar Sidighi Diallo.

    Economista, consultor en cooperación internacional y desarrollo.

    Traducción Martina Mabale.

  • Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Guinea es un país con un gran potencial de convertirse en una de las mayores economías de África del Oeste. Bajo su punto de vista, ¿cuáles son las ventajas y el potencial inexplotado que la República de Guinea tiene para ofrecer a los inversores internacionales y, especialmente, a los españoles? 

    Guinea es un país inmensamente rico, con recursos naturales, minerales, turísticos y pesqueros importantes. Tenemos las segundas reservas mundiales de bauxita, yacimientos importantes de hierro y de oro, pero también necesidades y carencias enormes en infraestructuras —desde carreteras a puentes o edificios públicos y vías férreas—, en formación e incluso en acceso a la sanidad para las poblaciones.

    Estas necesidades constituyen oportunidades importantes para el sector privado, el español en particular gracias a conocimientos especializados en edificación e infraestructuras, hostelería u otros servicios. Hoy en día, hay voluntad por parte del Estado de desarrollar el potencial económico del país para el beneficio de la población. Además de esta voluntad, el acompañamiento de inversores se ve facilitado por el marco legal, la movilización de ministerios técnicos y de la Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP).

     

    Después las declaraciones del Ministro de Asuntos Exteriores español, Alfonso Dastis, sobre la voluntad firme de reforzar los lazos con los países africanos, materializado en el próximo lanzamiento de un nuevo Plan África, las empresas españolas se están interesando cada vez más en el continente. En su opinión, ¿qué tipo de aportación específica podrían tener los inversores españoles en el desarrollo de la República de Guinea?

    Habiendo sido ministro en varias ocasiones, lo que me da una visión amplia de la situación de Guinea, y siendo hoy en día gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry, le diría simplemente que es evidente que Guinea necesita inversiones extranjeras para el desarrollo de su potencial económico. Con este objetivo, las compañías españolas son bienvenidas con la condición de que, como todas las demás, se inscriban en las prioridades nacionales guineanas, trabajen para sus socios y accionistas, pero que también lo hagan con nosotros, transfiriendo técnicos y tecnologías, sobre todo a través de la formación y el refuerzo de las capacidades locales.

     

    Bajo la presidencia del Profesor Alpha Condé, inaugurada en 2010, el país ha experimentado un gran proceso en cuanto a la democratización y a la estabilidad, lo que favorece y promueve esas inversiones extranjeras de las que hablamos. ¿Cuáles son los planes de la ciudad de Conakry, bajo su liderazgo, para aprovechar al máximo esta nueva etapa abierta con la presidencia de Alpha Condé?

    El país se está desarrollando mejor y es evidente que es una buena noticia para todas las instituciones públicas y privadas movilizadas para su desarrollo, incluida la Gobernación de la ciudad de Conakry. Gracias a nuestras competencias descentralizadas, la ciudad de Conakry cuenta con su propio programa de desarrollo para maximizar las oportunidades que puedan llegar del extranjero o de dentro del país, consiguiendo una ciudad abierta al resto. Todo ello sucede en coherencia con las iniciativas nacionales: tenemos estructuras regulares de coordinación con las autoridades nacionales para encontrar sinergias en la acción y evitar incoherencias y duplicidades. No siempre es fácil, pero la Gobernación trabaja día a día para que, por ejemplo, la paz reine en la ciudad. Cada vez que recibimos potenciales socios para Guinea, les acompañamos hasta los límites de nuestras prerrogativas y capacidades.

     ilu

    Proyecto «Conakry ciudad alumbrada».

    Conakry es la capital del país. En 2018 la aglomeración, en crecimiento constante, cuenta con cerca de 2 millones de habitantes, lo que le hace también la ciudad más poblada del país. Dentro de los desafíos del futuro se encuentran, sobre todo, la salud, el acceso al agua y el acceso al transporte. ¿Cuáles son las áreas y principales avances producidos bajo su mandato? ¿Cuál es su estrategia para permitir que Conakry alcance un nivel superior de desarrollo urbano?

    Comencemos por mencionar que la ciudad de Conakry goza de un estatuto particular dentro del marco legislativo de la descentralización de Guinea. Siendo gobernador y presidente del Consejo Municipal soy también, al mismo tiempo, representante del Estado y de la población, es decir, responsable de velar por la ejecución de políticas públicas nacionales pero también de responder a las preocupaciones de la población. La ciudad ha desarrollado un programa de actividades dentro del cuadro del ejercicio de sus competencias descentralizadas y de sus responsabilidades locales, donde las cuestiones de sanidad, transporte, seguridad y acceso a diversos servicios públicos figuran en buen lugar.

    Estamos consiguiendo que la circulación sea mucho más fluida en Conakry, que los espacios adaptados florezcan, hay un cuerpo de guardia municipal en funcionamiento y diversas infraestructuras públicas construidas (comisarías, edificios administrativos…). Estas diferentes acciones forman parte de una estrategia global que comienza por la definición de un programa de acciones y por la movilización de actores de la ciudad (empresas, instituciones públicas, ONG…). Nosotros trabajamos mucho en forma de asociaciones público-privadas y mejorando nuestra gestión para movilizar mejor la recaudación y hacer frente a nuestros gastos en constante evolución. Estamos comenzando a poner en marcha iniciativas como el proyecto «Conakry ciudad alumbrada» con el alumbrado, el embellecimiento de zonas comunes o la organización de diferentes actividades recreativas al final de cada año en la ciudad. También acompañamos al Estado en diferentes proyectos de desarrollo urbano como el desarrollo del barrio de Kaloum y las Islas de Loos, además, de la estrategia «Conakry Vision 2040».

      

    El evento organizado por la UNESCO «Conakry Capital Mundial del Libro 2017», contribuye a mejorar la imagen del país a nivel internacional y a difundir las actividades culturales en Guinea, permitiendo también mostrar la riqueza cultural del país. La visibilidad es vital para situar sobre el mapa las ciudades y los países y, así, atraer inversores y otros visitantes. ¿Cuál es el balance para la ciudad de Conakry de este evento internacional?

    Es verdaderamente anticipado hablar de la evaluación de este evento mundial que es anual y está en curso. Conakry Capital Mundial del Libro, se organiza del 23 de abril de 2017 al 22 de abril de 2018. Las actividades están en marcha: la construcción de puntos de lectura, la recepción de múltiples delegaciones extranjeras (diplomáticos, hombres de letras y cultura, ciudadanos comprometidos…), el lanzamiento de obras de autores guineanos o la puesta en marcha de proyectos llevados por diferentes estructuras asociativas, especialmente de jóvenes.

    Conakry ya ha ganado ya que, por primera vez, esta responsabilidad se le otorga a una ciudad francófona de África, con todas las oportunidades que se derivan para hablar de Conakry y de Guinea. Me gustaría verdaderamente agradecer a todos los que están implicados en esta aventura, especialmente al comisario general y recordar que próximamente pasaremos el testigo a la próxima ciudad a beneficiarse de la capitalidad del libro 2018:  Atenas, la capital griega.

     gobernador

    Gobernador Bangoura en su toma de posesión.

    Señor Bangoura, aunque hoy en día es Gobernador de Conakry, usted ha estado a cargo de varios departamentos ministeriales (transporte, vivienda, telecomunicaciones). ¿Cuáles son sus principales logros y qué elementos le han permitido mantenerse en puestos de tanta responsabilidad?

    Digamos que que la acción pública continúa siendo siempre muy compleja, el éxito depende de múltiples factores. Como logro, podemos citar la interconexión entre operadores de telefonía, la puesta en marcha de la «Ciudad inalámbrica», la inauguración del tren de pasajeros en Conakry, la contribución al establecimiento de varias estructuras del Estado, incluida la Agencia de Regulación de los Correos y las Telecomunicaciones (ARPT) o la construcción de varios edificios administrativos. son algunas de las acciones que, creo, han marcado mi paso por los diferentes ministerios. Yo creo en el trabajo bien hecho y siempre voy a estar en contacto con las realidades del terreno para enriquecerme al máximo con las dificultades, para avanzar hacia los enfoques de soluciones lo más innovadores posibles.

      

    eBiz Africa Review es un lazo entre el continente africano y Europa que permite transmitir una información de primera mano a inversores y visitantes, esencialmente hispanohablantes. ¿Qué mensaje final les expresaría sobre Guinea y sobre la ciudad de Conakry con el fin de alentarles a hacer negocios e invertir aquí?

    Guinea es un país que tiene un fuerte potencial y que ha emprendido importantes reformas para mejorar el marco de inversiones, con la creación de un ministerio a cargo de las asociaciones público-privadas y una Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP). Nuestro país necesita IDE (Inversiones Directas Extranjeras) para desarrollar sus recursos al servicio del desarrollo y las empresas españolas (y latinoamericanas) tienen su lugar en este camino que Guinea se ha trazado a través de la puesta en marcha de su «Plan Nacional de Desarrollo Económico y Social». Es este mensaje de esperanza y de apertura a los inversores hispanohablantes el que lanzo hoy en día, reiterando la disponibilidad del Estado, de los colectivos locales y del sector privado guineano para cumplir su cometido en el desarrollo de oportunidades en Guinea.

    Por Alejandro Dorado Nájera e Izabella Jaworska.

    Traducción Matina Mabale.

  • Mathurin Bangoura, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry: «Les entreprises espagnoles inscrites dans les priorités nationales guinéennes sont les bienvenues»

    La Guinée c’est un pays avec un grand potentiel pour devenir une des économies majeures de la sous-région. Selon vous, quels sont les atouts et le potentiel inexploité que la République de Guinée a à offrir aux investisseurs internationaux et, notamment, espagnoles?

    La Guinée est un pays immensément riche avec des ressources naturelles, minières, touristiques et halieutiques importantes. La Guinée a les deuxièmes réserves mondiales de bauxite, des gisements importants de fer et d’or mais aussi avec des besoins énormes en infrastructures (routes, ponts, édifices publics, voies ferrées…), en formation ou encore d’accès à la santé pour les populations. Ce sont des opportunités importantes pour le secteur privé et celui espagnole en particulier avec des savoir-faire en BTP, hôtellerie ou encore dans différents services. Aujourd’hui, il y a une volonté de l’État de valoriser le potentiel économique du pays au bénéfice des populations.  En plus de cette volonté, l’accompagnement des investisseurs est facilité par le cadre légal, la mobilisation des ministères techniques et de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP)

    Suite à l’expression de la volonté ferme du Ministre des Affaires étrangères espagnol, M. Alfonso Dastis, de renforcer les liens avec les pays africains, matérialisé au prochain lancement d’un nouvel Plan Afrique, les entreprises espagnoles s’intéressent de plus en plus à l’Afrique. A votre avis, quel genre d’apport les investisseurs espagnols pourraient avoir dans le développement de la République de Guinée?

    Je laisserai le soin aux ministres concernés en charge des Affaires étrangères, du Plan, des Partenariats public-privé de vous fournir de larges informations sur les besoins de la Guinée en termes d’investissements étrangers. Néanmoins, pour avoir été ministre à plusieurs reprises, aujourd’hui Gouverneur et Président du Conseil de Ville de Conakry, je vous dirai simplement que la Guinée a besoin d’investissements étrangers tant les opportunités sont importantes pour la valorisation de son potentiel économique. Dans cet objectif, les entreprises espagnoles sont les bienvenues à condition, comme toutes les autres, de s’inscrire dans les priorités nationales guinéennes, de travailler pour des partenariats gagnant-gagnant, mais aussi de procéder à des transferts de techniques et de technologies par le biais notamment de la formation et du renforcement des capacités locales

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    Mathurin Bangoura, à droite, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry.

    Sous la présidence de Son Excellence le Professeur Alpha Condé le pays a fait de grands progrès au niveau de la démocratisation et de la stabilité, ce que favorise et encourage investissements étrangers. Quels sont les plans de la ville de Conakry, sous votre leadership, pour profiter au maximum de cette étape inaugurée par la présidence de Alpha Condé?

    Que le pays se porte mieux, il est évident que c’est une bonne nouvelle pour toutes les institutions publiques et privées mobilisées pour son développement dont le Gouvernorat de la Ville de Conakry. De par nos compétences décentralisées, la Ville de Conakry a son programme de développement pour rendre Conakry, plus sure, plus verte et plus saine. Tout cela se passe en cohérence avec les initiatives nationales. Nous échangeons régulièrement avec les autorités nationales pour trouver de la cohérence et de la synergie d’action. Ce n’est pas toujours simple, mais le Gouvernorat œuvre au quotidien, par exemple, pour que la paix règne dans la ville et, à chaque fois que nous recevons de potentiels partenaires de la Guinée, nous les accompagnons dans les limites de nos prérogatives et moyens. 

    Conakry est la capitale administrative et politique du pays. En 2018, l’agglomération, en croissance constante, compte près de 2 millions d’habitants, ce qui en fait la plus importante ville du pays. Parmi les défis à relever se trouvent, notamment, la salubrité, l’accès à l’eau et le transport. Quelles sont les principales avancées dans ces secteurs sous votre autorité ? Quelle est votre stratégie pour permettre à Conakry de rattraper le rythme global de développement urbain?

    Commençons par dire que la Ville de Conakry jouit d’un statut particulier dans le cadre des lois de la décentralisation en Guinée. En tant que Gouverneur et Président du Conseil de Ville, je suis à la fois représentant de l’État et des populations, c’est à dire, en charge de veiller sur la mise en œuvre des politiques publiques nationales mais aussi de répondre aux préoccupations de proximité des populations. La ville a, dans le cadre de l’exercice de ses compétences décentralisées, des responsabilités locales et, à ce titre, développe un programme d’activités où les questions de salubrité, de transport, de sécurité de proximité, d’accès à divers services publics figurent en bonne place. 

    La circulation est beaucoup plus fluide à Conakry, des espaces aménagés fleurissent, il y a un corps de garde communale fonctionnelle et diverses infrastructures publiques construites (commissariat, bâtiments administratifs…). Ces différentes actions font partie d’une stratégie globale qui commence par la définition d’un programme d’actions validé et la mobilisation des partenaires de la ville (entreprises, institutions publiques, ONG…). Nous travaillons beaucoup en partenariats publics – privés et améliorons notre système de fonctionnement pour mobiliser davantage de recettes pour faire face à nos charges en constante évolution. Nous initions aussi des initiatives, et le projet « Conakry Ville Lumière » est illustratif à cet effet avec l’illumination, l’embellissement et l’organisation de différentes activités récréatives à la fin de chaque année à Conakry. Nous accompagnons aussi l’État dans différents projets d’aménagement urbain  comme le réaménagement de la commune de Kaloum et des Îles de Loos ou, encore, de « Conakry Vision 2040 ».

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    Projet « Conakry Ville Lumière ».

    Conakry capitale mondiale du livre 2017, événement organisé par l’UNESCO, contribue à améliorer l’image du pays à l’international et à disséminer les activités culturelles en Guinée, permettant aussi de montrer la riche culturelle de ce pays. La visibilité est vitale pour placer sur la carte les villes et les pays et, ainsi, attirer des investisseurs et autres visiteurs. Quel est le bilan pour la ville de Conakry de cet événement international ? 

    Il est vraiment très tôt pour parler de bilan de cet évènement mondial qui est annuel et en cours. Conakry capitale mondiale du livre, s’organise du 23 avril 2017 au 22 avril 2018. Des activités sont en cours avec la construction de points de lecture, la réception de multiples délégations étrangères (diplomates, hommes de lettres et de cultures, citoyens engagés…), la sortie d’ouvrages d’auteurs guinéens et d’ailleurs, et la mise en œuvre de projets portés par différentes structures associatives, notamment de jeunes. Conakry a déjà gagné car, pour la première fois, ce label est décerné à une ville francophone d’Afrique avec toutes les opportunités offertes pour parler de Conakry et de la Guinée. Je voudrais vraiment remercier tous ceux qui sont impliqués dans cette aventure, notamment le Commissariat Général, et nous donnons rendez-vous à votre journal dans quelques mois pour le bilan. Pour rappel, la prochaine ville à bénéficier du label pour 2018 est Athènes, en Grèce. 

    M. Bangoura, Gouverneur aujourd’hui, vous avez été en charge de plusieurs départements ministériels (Transport, Habitat, Télécommunications). Quelles sont vos principales réussites et quels éléments vous ont-il permis de vous imposer en leader ? 

    Disons que l’action publique demeure toujours très complexe tant la réussite dépend de multiples facteurs. Comme acquis, on peut citer l’interconnexion entre opérateurs de téléphonie, la réalisation de la Cité de Sans-fil, la mise en circulation du train de passagers à Conakry, la contribution à la mise en place de plusieurs structures de l’État, dont l’Agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT), la construction du bloc administratif et l’aménagement de la cour du Ministère des Transports… Ces sont quelques unes des actions qui ont permis de marquer mon passage dans ces différents ministères. Je cois au travail bien fait et je vais toujours au contact des réalités du terrain pour m’enquérir au mieux des difficultés, pour aller vers des approches de solutions les plus innovantes possibles. 

    eBiz Africa Review est un lien entre le continent africain et l’Europe qui permet de transmettre une information de première main aux investisseurs et visiteurs, particulièrement hispanophones. Quel message final voulez-vous leur adresser sur la Guinée et sur la ville de Conakry afin de les encourager à venir faire des affaires et investir ici ?

    La Guinée est un pays qui a fort potentiel et qui a entrepris d’importantes réformes pour améliorer le cadre des investissements, avec la création d’un Ministère en charge des Partenariats public-privés et une Agence de promotion des investissements privés (APIP). Notre pays a besoin des IDE (investissements directs étrangères) pour valoriser ses ressources au service du développement et les entreprises espagnoles (et au-delà, hispaniques) ont toute leur place dans cette voie que la Guinée s’est tracée à travers la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social. C’est ce message d’espoir et d’ouverture aux investisseurs hispaniques que je lance aujourd’hui tout en réitérant la disponibilité de l’État, des collectivités locales et du secteur privé guinéen à jouer son rôle dans le développement d’opportunités en Guinée.  

    Par Alejandro Dorado Nájera et Izabella Jaworska.

  • Grupo Carré d’Or, la historia de un actor industrial ineludible en Costa de Marfil

    Otro paso más en la diversificación se da en 2013, con la puesta en marcha de un proyecto de producción de salsa de tomate concentrado, kétchup y conservas de guisantes que termina materializándose en 2017.
    Prosigue la diversificación y ese mismo año nace la sociedad FLEPACI, especializada en embalajes de celofán y la empresa de construcción inmobiliaria SIREMA. El grupo posee también unidades de embalaje de leche en polvo de la marca Laity —producto del que son los primeros importadores del país—, de café Olinda o de arroz. Gracias a adquisiciones estratégicas, como la de la sociedad de embalaje Afribache, el conglomerado domina la cadena de producción de la A la Z: la fabricación, la venta o el embalaje.

    La visión a largo plazo de Zouheir Ezzedine, hoy director general, para el grupo, consiste en extender más aún sus actividades. Dentro de sus planes está la elaboración de zumos y otras bebidas o productos agrícolas como el café, el cacao o en anacardo. Zouheir reconoce el gran potencial agrícola del país e invita al gobierno a motivar a los empresarios a invertir en un sector que, según él, representa el futuro. Hombre de negocios exigente consigo mismo y con sus gobernantes, Zouheir les reclama liderazgo porque, como asegura, «los costes de producción de electricidad, de los derivados del petróleo y del gas son caros y la mano de obra cualificada difícil de encontrar».

    El grupo Carré d’Or no solo atiende a sus negocios sino que es sensible y responsable socialmente. Contribuye activamente al desarrollo socioeconómico de Costa de Marfil construyendo escuelas en las diferentes regiones del país y ha incluso levantado un nuevo hospital, Clínica Farah, en Marcory, que cuenta con 100 camas.

    Esta aventura familiar está lista para continuar con la llegada de las nuevas generaciones de diplomados que vienen a reforzar los equipos de gestión de la empresa para satisfacer la visión de futuro de Zouheir Ezzedine.

    Por Niousha Bayat.