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  • AfCFTA, el deseado “milagro africano”

    AfCFTA, el deseado “milagro africano”

    Presentación del tratado de AfCFTA en Ruanda, 2018 /

    Por África Actual

    El Tratado de Libre Comercio Africano (AfCFTA) ha sido una de las mayores avances para el desarrollo económico de África de las últimas décadas. Sus objetivos, inspirados en la Unión Europea, son el de crear un mercado único en el continente, establecer una libertad de mercado en un entorno donde invertir se facilite y en el que las personas puedan moverse libremente; todo de cara a un desarrollo que haga emerger las economías de los países, haciéndolos más competitivos y con la oportunidad de acelerar el progreso. En el tratado participan el mayor número de países desde que se firmara la Organización Mundial de Comercio en 1995. Fue acordado en 2018 por 44 países de la Unión Africana y entró en funcionamiento el pasado enero con un total de 53 países ya participantes. Solo se ha quedado fuera Eritrea, que rechazó el proyecto debido a su conflicto de aduanas con Etiopía.

    Pese a las buenas intenciones del AfCFTA, algunos detractores lo denuncian exponiendo pronósticos negativos. Muhammadu Buhari, presidente de Nigeria (la mayor economía de África) lo criticó en sus inicios cuando aún era una idea de proyecto, con temor a que sus iniciativas económicas frenaran el proceso de industrialización. El economista francés Jaques Berthelot advirtió sobre el posible aumento de la dependencia alimentaria y un principal beneficio de las grandes empresas petrolíferas y extractoras de materias primas.

    Lo cierto es que, más allá de las críticas, la realidad brilla sobre África con una nueva luz llena de grandes atractivos. El mercado del continente pasa a ser un mercado único, lo que otorga una gran flexibilidad a nuevos proyectos capaces de crear puestos de trabajo —imprescindible para un continente con altísimo crecimiento demográfico y aumentar el consumo. Por ejemplo, siendo Nigeria el mayor productor de aceite de palma, Kenia consume el aceite importado de Malasia. Todo esto, en las condiciones adecuadas, podría cambiar el panorama comercial hacia algo similar al sello de “importación europea” en Europa. Es un momento crucial para los negocios a nivel continental, que de pronto ven las puertas abiertas para llegar a otros países.

    Logo de la asociación

    Medios de investigación, como el portal online de Oxford Business Insider, auguran buenos resultados con datos precisos. Se calcula que a medio plazo se reducirá la exportación de productos, pero esto se recuperará con un mercado mucho más rico y competente si el crecimiento económico continúa. Además, la Unión Africana podrá negociar con mucho más poder en el mercado internacional al representar a una enorme economía, cuando hasta ahora cada país debía negociar con grandes compradores como China o Estados Unidos siendo entidades independientes.

    El reto más grande al que se enfrenta el continente es la infraestructura, la cual es imprescindible para conectar a los países y que exista un flujo y crecimiento reales de bienes y servicios. Se calcula que la población de las ciudades se doblará en los próximos diez años hasta los 760 millones; con ciudades prósperas en las que se establece un comercio que, inevitablemente, irá necesitando más servicios, aparecerán nuevos negocios junto con dinero extranjero. Es una gran oportunidad para un inversor el posicionarse en un mercado nuevo con gran proyección y poca competencia.

    Otro factor base y determinante en el éxito del proyecto, es la cooperación entre todos los países. De nuevo con la Unión Europea de ejemplo, nos encontramos con una historia de décadas para definir un proyecto conjunto del mismo grado de confianza y asociación. En este aspecto, algunos países deberán desarrollar un ejercicio de transparencia, democracia o una exitosa reducción de conflictos regionales que aseguren la paz y la colaboración para desatascar el tremendo potencial del continente. África está de enhorabuena este 2021; el proyecto es parte de una gran evolución que llama a las puertas del mundo entero, con una carta de presentación que no puede ser más atractiva, en un mercado internacional que busca constantemente nuevas oportunidades.

  • Attirer des investissements directs étrangers (IDE), au_delà de l’approche classique

    Dans une économie mondialisée où la concurrence entre les États est devenue la règle, attirer des IDE pour valoriser son potentiel économique est devenu un enjeu majeur pour tout État. Ces investissements permettent, avant tout, de créer et/ou de maintenir, voire développer, des activités économiques pour créer de la valeur ajoutée et assurer une redistribution de revenus via, notamment, création d’emplois.

    Cette nécessité fait qu’aujourd’hui, pays développés et en développement rivalisent d’ardeur et d’ingéniosité pour séduire, attirer, voire maintenir des IDE, facteur essentiel dans la mise en œuvre de leurs stratégie de croissance et de développement. Dans ce jeu, des pays comme la Guinée, pourvue en richesses naturelles, minières ou halieutiques, avec des besoins réels de valorisation, attisent des convoitises et l’État, aussi, déploie une stratégie de promotion pour attirer le maximum d’investisseurs dans des pans entiers de secteurs de l’économie nationale. Les mines, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le tourisme ou encore l’hôtellerie sont autant de secteurs concernés par cette stratégie de déploiement à l’international. La Guinée a besoin d’argent, de technologies et d’expertise pour valoriser ce riche potentiel au service de ses populations et de ses territoires que seuls des partenariats publics et privés peuvent assurer dans le temps.

    Îles de Loos, Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Des va et viens incessants entre Conakry, la capitale, et des villes du monde en Europe, Amérique, Asie et Afrique en sont la parfaite illustration de cette volonté de mobiliser des capitaux et de l’expertise à l’international dans un objectifs précis : valoriser le potentiel économique du pays. La Guinée est ainsi, depuis quelques années, au rendez-vous de plusieurs rencontres économiques pour promouvoir la destination et ses atouts dans une économie mondialisée et très concurrentielle.  La Guinée ne manque pas d’atouts aujourd’hui dans ce domaine avec cette volonté affirmée de l’État de trouver des voies et moyens de séduire de possibles investisseurs internationaux. La création d’un Ministère en charge des Partenariats public – privés et d’une Agence de promotion (APIP), la mise en route du Programme national de développement économique et social à l’horizon 2040, la réalisation de multiples planifications sectorielles, la mise en route d’importantes réformes en matière de gouvernance économique et financière, l’adoption d’un nouveau code des investissements et d’un nouveau code minier ou, encore, l’adoption et l’opérationnalisation de la Lettre de politique nationale de décentralisation et de développement local sont autant d’éléments qui positionnent favorablement le pays dans sa quête des IDE.

    Ces éléments sont aussi des ingrédients importants dans une stratégie de développement économique et sociale qui posent clairement les bases de l’évolution souhaitée du pays pour les prochaines décennies. Toute cette information est utile à tout investisseur pour avoir des références sur la stratégie poursuivie, les moyens mis en œuvre et les acteurs impliqués. À bien regarder les tendances de l’économie globale avec les mouvements de délocalisation mais, aussi, de relocalisation des entreprises, les coûts des facteurs (travail et capital) ne sont plus les seuls déterminants pour l’orientation des IDE. Des facteurs beaucoup plus structurants conditionnent aujourd’hui cette mobilité, voilà pourquoi il est nécessaire d’avoir une approche globale sur ce marché. C’est, finalement, cette combinaison de plusieurs facteurs qui permettra d’attirer dans le temps des IDE au nombre desquels figurent une gestion macroéconomique saine, un investissement conséquent dans les infrastructures du pays, la mobilisation de l’État en termes d’accès aux services publics (eau, électricité, logement, éducation, santé ou transport) sans oublier le rayonnement du pays à l’étranger.Pour ce qui est des infrastructures, par exemple, le récent accord avec la Chine, via la mobilisation de son secteur financier, est à saluer tant que les infrastructures, avec leur capacité réelle de réduction des coûts d’investissements, jouent un rôle majeur dans l’attrait des IDE.

    Alentours de Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Cet accord (portant sur 20 milliards de dollars US sur 20 ans) a l’avantage de faire des infrastructures du pays, un axe majeur d’investissement de l’État pour les prochaines décennies avec un dispositif financier clairement établi. Cela est extrêmement important car donne de la visibilité dans un domaine si particulier pour le développement économique de la Guinée. Les entreprises viendront et s’installeront si les réseaux (eau, électricité, téléphone, transport, routes…) fonctionneront dans un pays avec services publics accessibles et performants capables de fournir, entre autres, une main d’œuvre éduquée et en bonne santé, sans oublier la capacité desdits services à apaiser le climat social. L’accès aux services publics de qualité permet d’améliorer constamment la productivité du travailleur guinéen, renforçant ainsi sa capacité à s’insérer dans la dynamique économique à travers l’entreprenariat, l’emploi ou, encore, la compréhension et l’adhésion aux initiatives de l’État et de ses partenaires. Ces deux éléments (infrastructures et services publics) conduisent à l’attractivité des territoires à l’échelle nationale, mobilisent les citoyens et ouvrent d’énormes perspectives à l’économie nationale. Il est évident que le seul Code des investissements, aussi attractif soit-il, ne peut garantir des IDE à un pays et un l’État guinéen qui ne peut indéfiniment baisser des impôts et/ou accorder des avantages fiscaux aux investisseurs en égard à ses propres charges croissantes dans un contexte où les populations sont de plus en plus exigeantes en termes de services.

    C’est la raison pour laquelle, il est important d’amplifier la dynamique actuelle tout en la diversifiant, en jouant cette combinaison de facteurs pour optimiser les gains sur le marché des IDE. Aller dans ce sens permet de diversifier les secteurs, de calibrer les projets,  d’élargir les canaux de transmission des IDE et de mobiliser l’État et les populations dans cet objectif. Un travail important est en cours dans ce sens, l’en témoigne la liste de la cinquantaine de projets présentés récemment à Paris les 16 et 17 novembre 2017 par le Groupe consultatif Guinée avec, pour résultats, plus de 20 milliards de dollars US d’engagements financiers. Plus globalement, dans le domaine des IDE, il ne devrait exister que des retours d’expériences, pas de schémas préétablis permettant aux États, et à la Guinée singulièrement, de se forger une stratégie en fonction de ses réalités, ressources et besoins. Comme on le dit souvent, dans un marché concurrentiel, il est toujours important d’avoir une longueur d’avance, de disposer de « billes » de réserve d’où la nécessité de diversifier son approche de conquête des IDE, qui ne cherchent finalement qu’un environnement sécurisé et porteur d’espoir de retours sur investissement.

    Îles de Loos, Conakry, Guinée. Photo: Alejandro Dorado Nájera.

    Attirer des IDE reste un enjeu majeur pour l’économie guinéenne tant le potentiel est énorme. Il s’agit là d’une véritable problématique de développement national tant les ressources financières et l’expertise sont indispensables dans la valorisation d’une ressource économique. Diversifier la stratégie passe aussi par la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics et privés nationaux en faisant du dialogue État-secteur privé-collectivités locales un vrai crédo et une exigence en termes de gouvernance publique. Il serait intéressant qu’à chaque rendez-vous économique où la Guinée soit présente pour promouvoir sa stratégie de développement, que les collectivités locales soient mobilisées (et représentées), car les investissements (IDE et autres) qui en sortiront se feront sur des espaces locaux que ces dernières administrent et sont en charge de promouvoir. Cela est important dans une logique de mobilisation de toutes les forces du pays pour que les enjeux, la démarche et les résultats soient le mieux appropriés.

    C’est aussi à ces conditions que la démarche globale envisagée par l’État sera davantage légitime et crédible et pourrait se révéler fructueuse sur le marché des IDE.

    Agir ainsi permet à chaque acteur de prendre pleinement conscience des enjeux de l’attrait des IDE pour la valorisation du potentiel économique guinéen et les perspectives de développement du pays. Car le développement est une affaire de collectif et de synergie d’action autour de la révélation et de la valorisation de ressources partagées et les IDE ne constituent finalement qu’un facteur pouvant contribuer à cet objectif, même s’ils sont devenus aujourd’hui décisifs pour un pays comme la Guinée.

    Par Boubacar Sidighi Diallo,
    Économiste, consultant en Coopération internationale et développement

  • Atraer las inversiones directas extranjeras: más allá del enfoque clásico

    En una economía globalizada donde la competencia entre los Estados se ha convertido en la regla, atraer a las inversiones directas extranjeras (IDE) para desarrollar el potencial económico se ha convertido en una apuesta mayor para todo Estado. Estas inversiones permiten, ante todo, crear y/o mantener, incluso desarrollar, actividades económicas para obtener valor añadido y asegurar una redistribución de ingresos a través de la creación principalmente de empleo.

     

     

    Esta necesidad hace que hoy en día, países desarrollados y en vía de desarrollo compitan con dureza e ingeniosidad para seducir, atraer y mantener las IDE, factor esencial en la puesta en marcha de su estrategia de crecimiento y desarrollo. En este juego, países como Guinea, dotado en recursos naturales, minerales o pesqueros, con necesidades reales de desarrollo, alientan la avidez y el Estado, al mismo tiempo, despliega una estrategia de promoción para atraer el máximo número de inversores en los diferentes sectores de la economía nacional. Las minas, la energía, las infraestructuras, la agricultura, la pesca, la artesanía, el turismo e incluso la hostelería son todos los sectores interesados en esta estrategia de despliegue internacional. Guinea carece de capital, tecnologías y experiencia para desarrollar ese potencial en beneficio de sus poblaciones y territorios, algo que únicamente asociaciones públicas y privadas podrán asegurar con el tiempo. 

     


    Islas de Loos, Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Los tiras y aflojas incesantes entre Conakry, la capital, y las ciudades de Europa, América, Asia y África son la perfecta ilustración de está voluntad de movilizar los capitales y la experiencia a nivel internacional con un objetivo preciso: desarrollar el potencial económico del país. Guinea está así, después de varios años, en el centro de varios encuentros económicos para promover el destino y sus ventajas en una economía globalizada y muy competitiva.

     

    Hoy en día, a Guinea no le faltan atractivos en ese aspecto, teniendo en cuenta la voluntad afirmada del Estado por encontrar vías y medios para seducir posibles inversores internacionales. La creación de un ministerio encargado de Asociaciones Público-privadas y de una agencia de promoción (APIP), la realización de múltiples planificaciones sectoriales, la implementación de importantes reformas en materia de gestión económica y financiera, la adopción de un nuevo Código de Inversiones y de un nuevo Código Minero o, aún más, la adopción y la puesta en marcha de la Carta de Política Nacional de Descentralización y Desarrollo Local son todos elementos que posicionan favorablemente al país en su búsqueda de las IDE.

     


    Alrededores de Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Estos elementos constituyen también ingredientes importantes de una estrategia de desarrollo económico y social que plantean claramente las bases de la deseada evolución del país  durante las próximas décadas. Toda esta información es útil para cualquier inversor, para poder tener referencias sobre la estrategia perseguida, los medios implementados y los factores implicados. Prestando más atención a las tendencias de la economía global con los movimientos de deslocalización pero, además, de relocalización de empresas, los costes de los factores (capital y trabajo) no son los únicos determinantes de la orientación de las IDE. Factores más estructurales condicionan hoy en día esta movilidad, de ahí la necesidad de tener un enfoque más global sobre el mercado. Es, finalmente, la combinación de varios factores lo que permitirá atraer con el tiempo a las IDE hacia aquellos que demuestren una gestión macroeconómica saludable, una inversión consecuente teniendo en cuenta la infraestructura del país, la movilización del Estado en términos de acceso a los servicios públicos (agua, electricidad, educación, sanidad, vivienda o transporte), sin olvidar la proyección del país al extranjero.

     

    En cuanto a las infraestructuras, por ejemplo, el reciente acuerdo de Guinea con China, vía la movilización de su sector financiero, es de vital importancia ya que las infraestructuras, con su capacidad real de reducción de costes de inversiones, juegan un papel esencial en la atracción de as IDE. Este acuerdo (20 000 millones de dólares en 20 años) tiene la ventaja de hacer de las infraestructuras del país, un eje principal de la inversión del Estado en las próximas décadas, con un dispositivo financiero claramente establecido. Esto es extremadamente importante ya que  proporciona visibilidad en un ámbito muy particular para el desarrollo económico de Guinea. Las empresas vendrán y se instalarán si los recursos (agua, electricidad, telefonía, transporte, carreteras…) funcionan en un país con servicios públicos accesibles y eficaces capaces de proporcionar, entre otras cosas, una mano de obra cualificada y en condiciones saludables, sin olvidarse de la capacidad de dichos servicios para apaciguar el clima social. El acceso a los servicios públicos de calidad permite mejorar constantemente la productividad del trabajador guineano, reforzando así su capacidad de insertarse en la dinámica económica a través del empresario, del empleo o incluso la comprensión y la adhesión a iniciativas del Estado y de sus asociados. Estos dos elementos (infraestructuras y servicios públicos) aumenta la atracción de territorios a escala nacional, movilizando a los ciudadanos y abriendo enormes perspectivas a la economía. Es evidente que un único Código de Inversiones, por muy atractivo que sea, no puede garantizar las IDE a un país y un Estado guineano que no puede disminuir indefinidamente los impuestos y/o acordar ventajas fiscales a los inversores en relación con sus propios gastos crecientes en un contexto en el que las poblaciones son cada vez más exigentes en cuanto a los servicios prestados. 

     

    Islas de Loos, Conakry, Guinea. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    Esta es la razón por la cual es importante ampliar la dinámica actual hacia la diversificación, jugando con esta combinación de factores para optimizar las ganancias sobre el mercado de las IDE. Avanzar en esta dirección permite diversificar los sectores, calibrar los proyectos, ampliar los canales de transmisión de las IDE y movilizar el Estado y las poblaciones hacia este objetivo. Un trabajo importante ya está en curso, lo demuestra la lista de aproximadamente 50 proyectos presentados recientemente en París el 16 y el 17 de noviembre de 2017 por el Grupo Consultativo de Guinea junto con, como resultado, más de 20 millones de dólares de compromisos financieros.

     

    Más globalmente, en el ámbito de las IDE, no debería existir más que los retornos de experiencias, no los esquemas preestablecidos, que permitan a los Estados, y a Guinea particularmente, forjarse una estrategia en función de sus realidades, recursos y necesidades. Como hemos mencionado anteriormente, en un mercado competitivo, es siempre importante mantener un margen anticipado, disponer de balas de repuesto, de ahí la necesidad de diversificar el enfoque de la búsqueda de las IED, que solo buscan un entorno seguro y un retorno de la inversión.

     

     

    Atraer a las IDE sigue siendo un reto para la economía guineana, siendo el potencial es enorme. Se trata de un verdadero problema de desarrollo nacional, ya que los recursos financieros y la experiencia son indispensables en la valorización de un recurso económico. Diversificar la estrategia también requiere la movilización del conjunto de factores públicos y privados nacionales estableciendo un diálogo Estado-sector privado-entes locales y mayor exigencia en términos de gestión pública. Sería interesante que en cada reunión económica donde Guinea se presentase para promover su estrategia de desarrollo, los entes locales fueran movilizados (y representados), ya que las inversiones (IDE y otras) que salgan se harán en espacios locales que estos últimos administran y están a cargo de promover. Esto es importante en una lógica de movilización de todas las fuerzas del país para que los desafíos, el planteamiento y los resultados sean los más apropiados.

     

     

    Son también en estas condiciones en las que el planteamiento global previsto y planteado por el Estado será más legítimo y creíble y podrá proporcionar resultados fructíferos en el mercado de las IDE. Actuar, así, permite a cada actor tomar conciencia de los retos de atraer a las IDE para el desarrollo del potencial económico guineano y las perspectivas de desarrollo del país. Ya que el desarrollo es un asunto colectivo y de sinergia de acción en torno a la revelación y desarrollo de recursos compartidos, las IDE no constituyen finalmente más que un factor que puede contribuir a ese objetivo, aunque hoy en día son decisivas para un país como Guinea.

     

    Por Boubacar Sidighi Diallo.

    Economista, consultor en cooperación internacional y desarrollo.

    Traducción Martina Mabale.

  • Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Mathurin Bangoura, gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry: «Las empresas españolas son bienvenidas, pero tienen que tener en cuenta las prioridades de desarrollo guineanas»

    Guinea es un país con un gran potencial de convertirse en una de las mayores economías de África del Oeste. Bajo su punto de vista, ¿cuáles son las ventajas y el potencial inexplotado que la República de Guinea tiene para ofrecer a los inversores internacionales y, especialmente, a los españoles? 

    Guinea es un país inmensamente rico, con recursos naturales, minerales, turísticos y pesqueros importantes. Tenemos las segundas reservas mundiales de bauxita, yacimientos importantes de hierro y de oro, pero también necesidades y carencias enormes en infraestructuras —desde carreteras a puentes o edificios públicos y vías férreas—, en formación e incluso en acceso a la sanidad para las poblaciones.

    Estas necesidades constituyen oportunidades importantes para el sector privado, el español en particular gracias a conocimientos especializados en edificación e infraestructuras, hostelería u otros servicios. Hoy en día, hay voluntad por parte del Estado de desarrollar el potencial económico del país para el beneficio de la población. Además de esta voluntad, el acompañamiento de inversores se ve facilitado por el marco legal, la movilización de ministerios técnicos y de la Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP).

     

    Después las declaraciones del Ministro de Asuntos Exteriores español, Alfonso Dastis, sobre la voluntad firme de reforzar los lazos con los países africanos, materializado en el próximo lanzamiento de un nuevo Plan África, las empresas españolas se están interesando cada vez más en el continente. En su opinión, ¿qué tipo de aportación específica podrían tener los inversores españoles en el desarrollo de la República de Guinea?

    Habiendo sido ministro en varias ocasiones, lo que me da una visión amplia de la situación de Guinea, y siendo hoy en día gobernador y presidente del Consejo Municipal de Conakry, le diría simplemente que es evidente que Guinea necesita inversiones extranjeras para el desarrollo de su potencial económico. Con este objetivo, las compañías españolas son bienvenidas con la condición de que, como todas las demás, se inscriban en las prioridades nacionales guineanas, trabajen para sus socios y accionistas, pero que también lo hagan con nosotros, transfiriendo técnicos y tecnologías, sobre todo a través de la formación y el refuerzo de las capacidades locales.

     

    Bajo la presidencia del Profesor Alpha Condé, inaugurada en 2010, el país ha experimentado un gran proceso en cuanto a la democratización y a la estabilidad, lo que favorece y promueve esas inversiones extranjeras de las que hablamos. ¿Cuáles son los planes de la ciudad de Conakry, bajo su liderazgo, para aprovechar al máximo esta nueva etapa abierta con la presidencia de Alpha Condé?

    El país se está desarrollando mejor y es evidente que es una buena noticia para todas las instituciones públicas y privadas movilizadas para su desarrollo, incluida la Gobernación de la ciudad de Conakry. Gracias a nuestras competencias descentralizadas, la ciudad de Conakry cuenta con su propio programa de desarrollo para maximizar las oportunidades que puedan llegar del extranjero o de dentro del país, consiguiendo una ciudad abierta al resto. Todo ello sucede en coherencia con las iniciativas nacionales: tenemos estructuras regulares de coordinación con las autoridades nacionales para encontrar sinergias en la acción y evitar incoherencias y duplicidades. No siempre es fácil, pero la Gobernación trabaja día a día para que, por ejemplo, la paz reine en la ciudad. Cada vez que recibimos potenciales socios para Guinea, les acompañamos hasta los límites de nuestras prerrogativas y capacidades.

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    Proyecto «Conakry ciudad alumbrada».

    Conakry es la capital del país. En 2018 la aglomeración, en crecimiento constante, cuenta con cerca de 2 millones de habitantes, lo que le hace también la ciudad más poblada del país. Dentro de los desafíos del futuro se encuentran, sobre todo, la salud, el acceso al agua y el acceso al transporte. ¿Cuáles son las áreas y principales avances producidos bajo su mandato? ¿Cuál es su estrategia para permitir que Conakry alcance un nivel superior de desarrollo urbano?

    Comencemos por mencionar que la ciudad de Conakry goza de un estatuto particular dentro del marco legislativo de la descentralización de Guinea. Siendo gobernador y presidente del Consejo Municipal soy también, al mismo tiempo, representante del Estado y de la población, es decir, responsable de velar por la ejecución de políticas públicas nacionales pero también de responder a las preocupaciones de la población. La ciudad ha desarrollado un programa de actividades dentro del cuadro del ejercicio de sus competencias descentralizadas y de sus responsabilidades locales, donde las cuestiones de sanidad, transporte, seguridad y acceso a diversos servicios públicos figuran en buen lugar.

    Estamos consiguiendo que la circulación sea mucho más fluida en Conakry, que los espacios adaptados florezcan, hay un cuerpo de guardia municipal en funcionamiento y diversas infraestructuras públicas construidas (comisarías, edificios administrativos…). Estas diferentes acciones forman parte de una estrategia global que comienza por la definición de un programa de acciones y por la movilización de actores de la ciudad (empresas, instituciones públicas, ONG…). Nosotros trabajamos mucho en forma de asociaciones público-privadas y mejorando nuestra gestión para movilizar mejor la recaudación y hacer frente a nuestros gastos en constante evolución. Estamos comenzando a poner en marcha iniciativas como el proyecto «Conakry ciudad alumbrada» con el alumbrado, el embellecimiento de zonas comunes o la organización de diferentes actividades recreativas al final de cada año en la ciudad. También acompañamos al Estado en diferentes proyectos de desarrollo urbano como el desarrollo del barrio de Kaloum y las Islas de Loos, además, de la estrategia «Conakry Vision 2040».

      

    El evento organizado por la UNESCO «Conakry Capital Mundial del Libro 2017», contribuye a mejorar la imagen del país a nivel internacional y a difundir las actividades culturales en Guinea, permitiendo también mostrar la riqueza cultural del país. La visibilidad es vital para situar sobre el mapa las ciudades y los países y, así, atraer inversores y otros visitantes. ¿Cuál es el balance para la ciudad de Conakry de este evento internacional?

    Es verdaderamente anticipado hablar de la evaluación de este evento mundial que es anual y está en curso. Conakry Capital Mundial del Libro, se organiza del 23 de abril de 2017 al 22 de abril de 2018. Las actividades están en marcha: la construcción de puntos de lectura, la recepción de múltiples delegaciones extranjeras (diplomáticos, hombres de letras y cultura, ciudadanos comprometidos…), el lanzamiento de obras de autores guineanos o la puesta en marcha de proyectos llevados por diferentes estructuras asociativas, especialmente de jóvenes.

    Conakry ya ha ganado ya que, por primera vez, esta responsabilidad se le otorga a una ciudad francófona de África, con todas las oportunidades que se derivan para hablar de Conakry y de Guinea. Me gustaría verdaderamente agradecer a todos los que están implicados en esta aventura, especialmente al comisario general y recordar que próximamente pasaremos el testigo a la próxima ciudad a beneficiarse de la capitalidad del libro 2018:  Atenas, la capital griega.

     gobernador

    Gobernador Bangoura en su toma de posesión.

    Señor Bangoura, aunque hoy en día es Gobernador de Conakry, usted ha estado a cargo de varios departamentos ministeriales (transporte, vivienda, telecomunicaciones). ¿Cuáles son sus principales logros y qué elementos le han permitido mantenerse en puestos de tanta responsabilidad?

    Digamos que que la acción pública continúa siendo siempre muy compleja, el éxito depende de múltiples factores. Como logro, podemos citar la interconexión entre operadores de telefonía, la puesta en marcha de la «Ciudad inalámbrica», la inauguración del tren de pasajeros en Conakry, la contribución al establecimiento de varias estructuras del Estado, incluida la Agencia de Regulación de los Correos y las Telecomunicaciones (ARPT) o la construcción de varios edificios administrativos. son algunas de las acciones que, creo, han marcado mi paso por los diferentes ministerios. Yo creo en el trabajo bien hecho y siempre voy a estar en contacto con las realidades del terreno para enriquecerme al máximo con las dificultades, para avanzar hacia los enfoques de soluciones lo más innovadores posibles.

      

    eBiz Africa Review es un lazo entre el continente africano y Europa que permite transmitir una información de primera mano a inversores y visitantes, esencialmente hispanohablantes. ¿Qué mensaje final les expresaría sobre Guinea y sobre la ciudad de Conakry con el fin de alentarles a hacer negocios e invertir aquí?

    Guinea es un país que tiene un fuerte potencial y que ha emprendido importantes reformas para mejorar el marco de inversiones, con la creación de un ministerio a cargo de las asociaciones público-privadas y una Agencia de Promoción de Inversiones Privadas (APIP). Nuestro país necesita IDE (Inversiones Directas Extranjeras) para desarrollar sus recursos al servicio del desarrollo y las empresas españolas (y latinoamericanas) tienen su lugar en este camino que Guinea se ha trazado a través de la puesta en marcha de su «Plan Nacional de Desarrollo Económico y Social». Es este mensaje de esperanza y de apertura a los inversores hispanohablantes el que lanzo hoy en día, reiterando la disponibilidad del Estado, de los colectivos locales y del sector privado guineano para cumplir su cometido en el desarrollo de oportunidades en Guinea.

    Por Alejandro Dorado Nájera e Izabella Jaworska.

    Traducción Matina Mabale.

  • Mathurin Bangoura, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry: «Les entreprises espagnoles inscrites dans les priorités nationales guinéennes sont les bienvenues»

    La Guinée c’est un pays avec un grand potentiel pour devenir une des économies majeures de la sous-région. Selon vous, quels sont les atouts et le potentiel inexploité que la République de Guinée a à offrir aux investisseurs internationaux et, notamment, espagnoles?

    La Guinée est un pays immensément riche avec des ressources naturelles, minières, touristiques et halieutiques importantes. La Guinée a les deuxièmes réserves mondiales de bauxite, des gisements importants de fer et d’or mais aussi avec des besoins énormes en infrastructures (routes, ponts, édifices publics, voies ferrées…), en formation ou encore d’accès à la santé pour les populations. Ce sont des opportunités importantes pour le secteur privé et celui espagnole en particulier avec des savoir-faire en BTP, hôtellerie ou encore dans différents services. Aujourd’hui, il y a une volonté de l’État de valoriser le potentiel économique du pays au bénéfice des populations.  En plus de cette volonté, l’accompagnement des investisseurs est facilité par le cadre légal, la mobilisation des ministères techniques et de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP)

    Suite à l’expression de la volonté ferme du Ministre des Affaires étrangères espagnol, M. Alfonso Dastis, de renforcer les liens avec les pays africains, matérialisé au prochain lancement d’un nouvel Plan Afrique, les entreprises espagnoles s’intéressent de plus en plus à l’Afrique. A votre avis, quel genre d’apport les investisseurs espagnols pourraient avoir dans le développement de la République de Guinée?

    Je laisserai le soin aux ministres concernés en charge des Affaires étrangères, du Plan, des Partenariats public-privé de vous fournir de larges informations sur les besoins de la Guinée en termes d’investissements étrangers. Néanmoins, pour avoir été ministre à plusieurs reprises, aujourd’hui Gouverneur et Président du Conseil de Ville de Conakry, je vous dirai simplement que la Guinée a besoin d’investissements étrangers tant les opportunités sont importantes pour la valorisation de son potentiel économique. Dans cet objectif, les entreprises espagnoles sont les bienvenues à condition, comme toutes les autres, de s’inscrire dans les priorités nationales guinéennes, de travailler pour des partenariats gagnant-gagnant, mais aussi de procéder à des transferts de techniques et de technologies par le biais notamment de la formation et du renforcement des capacités locales

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    Mathurin Bangoura, à droite, Gouverneur et Président du Conseil de la Ville de Conakry.

    Sous la présidence de Son Excellence le Professeur Alpha Condé le pays a fait de grands progrès au niveau de la démocratisation et de la stabilité, ce que favorise et encourage investissements étrangers. Quels sont les plans de la ville de Conakry, sous votre leadership, pour profiter au maximum de cette étape inaugurée par la présidence de Alpha Condé?

    Que le pays se porte mieux, il est évident que c’est une bonne nouvelle pour toutes les institutions publiques et privées mobilisées pour son développement dont le Gouvernorat de la Ville de Conakry. De par nos compétences décentralisées, la Ville de Conakry a son programme de développement pour rendre Conakry, plus sure, plus verte et plus saine. Tout cela se passe en cohérence avec les initiatives nationales. Nous échangeons régulièrement avec les autorités nationales pour trouver de la cohérence et de la synergie d’action. Ce n’est pas toujours simple, mais le Gouvernorat œuvre au quotidien, par exemple, pour que la paix règne dans la ville et, à chaque fois que nous recevons de potentiels partenaires de la Guinée, nous les accompagnons dans les limites de nos prérogatives et moyens. 

    Conakry est la capitale administrative et politique du pays. En 2018, l’agglomération, en croissance constante, compte près de 2 millions d’habitants, ce qui en fait la plus importante ville du pays. Parmi les défis à relever se trouvent, notamment, la salubrité, l’accès à l’eau et le transport. Quelles sont les principales avancées dans ces secteurs sous votre autorité ? Quelle est votre stratégie pour permettre à Conakry de rattraper le rythme global de développement urbain?

    Commençons par dire que la Ville de Conakry jouit d’un statut particulier dans le cadre des lois de la décentralisation en Guinée. En tant que Gouverneur et Président du Conseil de Ville, je suis à la fois représentant de l’État et des populations, c’est à dire, en charge de veiller sur la mise en œuvre des politiques publiques nationales mais aussi de répondre aux préoccupations de proximité des populations. La ville a, dans le cadre de l’exercice de ses compétences décentralisées, des responsabilités locales et, à ce titre, développe un programme d’activités où les questions de salubrité, de transport, de sécurité de proximité, d’accès à divers services publics figurent en bonne place. 

    La circulation est beaucoup plus fluide à Conakry, des espaces aménagés fleurissent, il y a un corps de garde communale fonctionnelle et diverses infrastructures publiques construites (commissariat, bâtiments administratifs…). Ces différentes actions font partie d’une stratégie globale qui commence par la définition d’un programme d’actions validé et la mobilisation des partenaires de la ville (entreprises, institutions publiques, ONG…). Nous travaillons beaucoup en partenariats publics – privés et améliorons notre système de fonctionnement pour mobiliser davantage de recettes pour faire face à nos charges en constante évolution. Nous initions aussi des initiatives, et le projet « Conakry Ville Lumière » est illustratif à cet effet avec l’illumination, l’embellissement et l’organisation de différentes activités récréatives à la fin de chaque année à Conakry. Nous accompagnons aussi l’État dans différents projets d’aménagement urbain  comme le réaménagement de la commune de Kaloum et des Îles de Loos ou, encore, de « Conakry Vision 2040 ».

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    Projet « Conakry Ville Lumière ».

    Conakry capitale mondiale du livre 2017, événement organisé par l’UNESCO, contribue à améliorer l’image du pays à l’international et à disséminer les activités culturelles en Guinée, permettant aussi de montrer la riche culturelle de ce pays. La visibilité est vitale pour placer sur la carte les villes et les pays et, ainsi, attirer des investisseurs et autres visiteurs. Quel est le bilan pour la ville de Conakry de cet événement international ? 

    Il est vraiment très tôt pour parler de bilan de cet évènement mondial qui est annuel et en cours. Conakry capitale mondiale du livre, s’organise du 23 avril 2017 au 22 avril 2018. Des activités sont en cours avec la construction de points de lecture, la réception de multiples délégations étrangères (diplomates, hommes de lettres et de cultures, citoyens engagés…), la sortie d’ouvrages d’auteurs guinéens et d’ailleurs, et la mise en œuvre de projets portés par différentes structures associatives, notamment de jeunes. Conakry a déjà gagné car, pour la première fois, ce label est décerné à une ville francophone d’Afrique avec toutes les opportunités offertes pour parler de Conakry et de la Guinée. Je voudrais vraiment remercier tous ceux qui sont impliqués dans cette aventure, notamment le Commissariat Général, et nous donnons rendez-vous à votre journal dans quelques mois pour le bilan. Pour rappel, la prochaine ville à bénéficier du label pour 2018 est Athènes, en Grèce. 

    M. Bangoura, Gouverneur aujourd’hui, vous avez été en charge de plusieurs départements ministériels (Transport, Habitat, Télécommunications). Quelles sont vos principales réussites et quels éléments vous ont-il permis de vous imposer en leader ? 

    Disons que l’action publique demeure toujours très complexe tant la réussite dépend de multiples facteurs. Comme acquis, on peut citer l’interconnexion entre opérateurs de téléphonie, la réalisation de la Cité de Sans-fil, la mise en circulation du train de passagers à Conakry, la contribution à la mise en place de plusieurs structures de l’État, dont l’Agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT), la construction du bloc administratif et l’aménagement de la cour du Ministère des Transports… Ces sont quelques unes des actions qui ont permis de marquer mon passage dans ces différents ministères. Je cois au travail bien fait et je vais toujours au contact des réalités du terrain pour m’enquérir au mieux des difficultés, pour aller vers des approches de solutions les plus innovantes possibles. 

    eBiz Africa Review est un lien entre le continent africain et l’Europe qui permet de transmettre une information de première main aux investisseurs et visiteurs, particulièrement hispanophones. Quel message final voulez-vous leur adresser sur la Guinée et sur la ville de Conakry afin de les encourager à venir faire des affaires et investir ici ?

    La Guinée est un pays qui a fort potentiel et qui a entrepris d’importantes réformes pour améliorer le cadre des investissements, avec la création d’un Ministère en charge des Partenariats public-privés et une Agence de promotion des investissements privés (APIP). Notre pays a besoin des IDE (investissements directs étrangères) pour valoriser ses ressources au service du développement et les entreprises espagnoles (et au-delà, hispaniques) ont toute leur place dans cette voie que la Guinée s’est tracée à travers la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social. C’est ce message d’espoir et d’ouverture aux investisseurs hispaniques que je lance aujourd’hui tout en réitérant la disponibilité de l’État, des collectivités locales et du secteur privé guinéen à jouer son rôle dans le développement d’opportunités en Guinée.  

    Par Alejandro Dorado Nájera et Izabella Jaworska.

  • Raphaël Benatar Leitman, director general de Eurofinsa: «Va a haber un desarrollo masivo de infraestructuras en África y los españoles tenemos muchísimo que aportar»

    La empresa española está empezando a poner sus ojos en África, el continente que más oportunidades de crecimiento ofrece en diversos sectores como las infraestructuras o la energía. Sin embargo, existen algunas empresas españolas que llevan instaladas en el contienente desde hace ya varias décadas. Una de estas empresas pioneras es EUROFINSA, grupo líder en el desarrollo de obras públicas, implementación de proyectos de construcción y equipamiento integral que trabaja con instituciones públicas o privadas de Europa, América y África desde hace más de 40 años y que cuenta con un equipo humano de más de 5 700 empleados.

    Su trabajo y experiencia en el continente pueden servir de ejemplo y quitamiedos para el sector privado español en África, un mercado por el que, como nos cuenta el director general de EUROFINSA, Raphaël Benatar Leitman, en esta entrevista, hay que invertir pensando en la sostenibilidad a la largo plazo:

    Para comenzar con la entrevista, nos gustaría que nos diese una visión global de su compañía. Por su lema «construyendo el futuro» podemos adivinar que una de sus grandes líneas de actuación son las infraestructuras, pero EUROFINSA va más allá: ¿Qué es EUROFINSA, cuáles son sus sectores de actuación y cómo se estructura la empresa?

    Eurofinsa es un grupo que durante 40 años ha aglutinado la experiencia de diferentes empresas en un gran número de países centrándose sobre todo, como decías, en el ámbito de las infraestructuras. Nos centramos principalmente en Obras Públicas en las que podemos intervenir en la financiación, diseño, construcción, equipamiento, operación y mantenimiento. 

    En cuanto a los sectores resaltaría la obra civil, edificación, agua, salud y energía.

    La obra civil incluye carreteras, puertos —como el de Açu, en Río de Janeiro, Brasil—, puentes o aeropuertos. La edificación incluye viviendas sociales, embajadas, terciario  u hospitales. 

    En cuanto al Agua, estamos muy interesados en todo aquello que tenga que ver con el ciclo integral del agua, especialmente en África, desde distribución y abastecimiento hasta EDAR (estaciones depuradoras de aguas residuales) o ETAP (estaciones de tratamiento de agua potable). 

    En cuanto al   sector Salud, estamos especializados en equipamiento médico, diseño, construcción y explotación de hospitales asumiendo todas las funciones propias del día a día y sometiéndonos a los altos pero lógicos estándares de calidad que exigen las instituciones públicas para ejercer estas tareas. En cuanto al equipamiento y a la operación podemos hacerla para nosotros mismos o para terceros. 

    Además, estamos profundizando mucho en sectores de futuro como el la energía, especialmente las energías renovables, sector en el que ya estamos presentes.

    Eurofinsa trabaja principalmente  “llave en mano” y “concesión” entre otros, si bien en el caso que nos ocupa, África, es más común trabajar “llave en mano”.  Eurofinsa promueve y utiliza fuentes de financiación procedentes de acuerdos bilaterales entre los países exportadores y compradores y financiación internacional privada. También la financiación proviene de acuerdos con organismos multilaterales como el Banco Mundial, Naciones Unidas la Unión Europea o también la OPIC (Overseas Private Investment Corporation) de los Estados Unidos, entre otros. Los acuerdos de financiación procedentes de Francia, Reino Unido y EEUU se unen desde hace ya años y cada vez con más fuerza a los ya existentes a nivel nacional e internacional.

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    Puerto de Açu, en Río de Janeiro, Brasil, construído por EUROFINSA.

    EUROFINSA es una empresa internacional y multisectorial, como nos ha contado, implantada en muchos países de lugares como África, y África Subsahariana en especial, en donde a las empresas españolas les cuesta establecerse. ¿Cómo empezó la implantación de la empresa en África? ¿Qué les hizo fijarse en el continente?

    Eurofinsa lleva décadas en África. La visión de nuestro fundador y Presidente en saber unir las grandes necesidades de infraestructuras en el continente con la habilidad para financiarlas y una calidad técnica de ejecución de primer nivel, en mi opinión, han sido las claves de la implantación del exitosa del Grupo en África.

    Entiendo que lo que le llevó a África, fue lo mencionado anteriormente, necesidad de infraestructuras, fuerte crecimiento y desarrollo de muchos países, existencia de importantes fuentes y acuerdos de financiación públicos y privados así como el creciente desarrollo humano que permite cada vez más una profunda implantación local.

    España tiene poca presencia inversora o exportadora en África Subsahariana. En una entrevista con Antonio Bonet, presidente del Club de Exportadores e Inversores Españoles, nos comentaba que parte de la culpa la tiene la falta de conocimiento sobre el continente. ¿Cómo superar esa barrera y motivar que las empresas españolas inviertan en África?

    En España, hasta hace 10 años, ha habido mucho trabajo por eso muchas empresas  no han visto la necesidad de salir fuera y muchas de ellas se han empezado a internacionalizar tarde. Cuando, debido a la crisis, la necesidad hizo aventurarse fuera a muchas empresas, lo más fácil era Latinoamérica. Dicho esto, sin olvidar que las grandes empresas españolas llevan ya muchas décadas siendo líderes en diversos sectores de actividad (entre ellos construcción) en América Latina.

    Nosotros, que estamos muy presentes en África, nos encontramos a pocos competidores españoles y, aunque cada vez nos encontramos a más, para muchos África es muy lejana y ajena psicológicamente. Eurofinsa nunca le ha tenido miedo, nos apasiona y entendemos que hemos ido, ya hace años, para quedarnos y que el éxito a corto plazo no existe hablando de infraestructuras. A pesar de la barrera cultural (que para nosotros no lo es tal), hay que aprovechar el crecimiento que está por llegar, con cabeza y paciencia, eligiendo bien los países y los proyectos. En este sentido, hay que saber que los tiempos son diferentes, el mercado cada vez es más competitivo, el cliente más sofisticado y los equipos técnicos de los que se nutren los clientes más potentes, lo cual también es una ventaja. 

    Según su visión, ¿cuáles considera que son los mayores desafíos u obstáculos a los que se enfrenta la empresa española para exportar e invertir en África? ¿Hasta qué punto recibe la empresa española apoyo del Estado para aumentar su presencia en África?

    Al llevar tantos años trabajando en África, se nos considera locales, aunque la propiedad sea española. En este sentido, o tenemos socios locales en los sitios a los que vamos o los locales somos nosotros, porque lo somos. Hay que tener claro que es un negocio a largo plazo y que todo tiene un proceso. Para que un país sea atractivo, tiene que poderse financiar bien internacionalmente, tiene que tener un marco jurídico serio o por lo menos unas reglas claras, y potencial de crecimiento. Cuando todo cuadra, es cuestión de trabajo y paciencia.

    Como empresa española, afortunadamente contamos con el apoyo tanto de las oficinas comerciales, como de las embajadas y otras instituciones como el Fondo para la Internacionalización de la Empresa (FIEM), el CESCE o el propio Ministerio de Economía, Industria y Competitividad.

    El CESCE apoya a las empresas españolas y aporta soluciones. Son exigentes en cuanto al porcentaje de bienes y servicios españoles que tiene que haber, pero estamos muy contentos de poder exportar a África.

    Los créditos FIEM también han jugado un papel muy importante. Hablamos en este caso de condiciones que los bancos comerciales nunca darían para financiar infraestructuras. 

    China e India son competidores muy duros y vienen otros países y grupos con muchísima fuerza, lo que implica que necesitemos más ayudas y por ello el apoyo a nuestras empresas siempre será bienvenido. 

    Ustedes han desarrollado proyectos de gran importancia para los países en dónde están presentes como el equipamiento hospitalario de la red de hospitales de Ghana. ¿Cuáles son los proyectos que están llevando en la actualidad en África de los que se siente más orgulloso y cree que tendrán mayor impacto?

    En Níger o en Chad hay proyectos desafiantes debido al nivel de calidad y la exigencia por parte del cliente, con el añadido de que muchos bienes o equipamientos no existen ahí y hay que llevarlos desde España. Son muy interesantes también los proyectos en Lusaka (Zambia), Jebba (Nigeria), Yaundé (Camerún), Conakry (Guinea) y Accra (Ghana). 

    Además, hemos hecho proyectos de todo tipo: de agua en Angola, Senegal, Mozambique, almacenes de frio en Cabo verde; presas en Nigeria, carreteras en Gabón y puentes en Angola.

    Entre nuestros  objetivos en el continente está profundizar en Zambia, Ghana, Nigeria así como en los países francófonos. Por otro lado, no ocultamos nuestro interés en Kenia (donde ya estamos presentes) y Tanzania por ejemplo. 

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    Estación de bombeo de aguas residuales en Keur Massar, Senegal.

    Eurofinsa da una importancia especial a las acciones de responsabilidad social corporativa. ¿Puede decirnos qué tipo de actividades llevan a cabo en este sentido desde un punto de vista tanto social como ambiental?

    Tenemos muy claro que nuestro trabajo tiene que dejar huella y Eurofinsa también se preocupa por el bienestar a largo plazo de las poblaciones de los países donde desarrollamos nuestro trabajo. En general, todas las obras llevan consigo proyectos de responsabilidad social corporativa (RSC) si bien ya de por sí, son obras cuyo impacto positivo en la calidad de vida es inmediato. 

    Uno de los proyectos de los que estamos más orgullosos es el que estamos llevado a cabo en Perú. En los complejos hospitalarios que construimos y gestionamos, estamos incorporando personal discapacitado en nuestros call center, entre otras áreas. Tambien les apoyamos en su formación para que tengan la oportunidad de ascender durante toda su vida profesional. Teniendo en cuenta todo el trabajo que queda por hacer en este sentido en Perú, nos enorgullece ser los pioneros en luchar por esta causa. 

    En Bolivia, por ejemplo, nuestra obra civil actual es una carretera y estamos haciendo mucho hincapié en la educación en medidas de seguridad vial para evitar accidentes. Recientemente y debido a las intensas lluvias que han provocado numerosas inundaciones, estamos aportando ayuda humanitaria a las zonas implicadas.

    En nuestra RSC tiene mucho protagonismo Latinoamérica, pero también desarrollamos muchos proyectos en África, con varias acciones sociales. Por esta razón, quisimos colaborar en Ghana a raíz de un proyecto de agua. Se llegó a un acuerdo con la ONG «Universal Wonderful Street Academy», en la cual llegamos a un acuerdo para proveer a la organización de dos camiones cisterna de agua potable al mes, durante todo este año 2017 y apoyo escolar aparte.  Con ello permitimos que los niños reciban una buena educación, con un material suministrado por nosotros, y favoreciendo el acceso al agua. También hemos regalado autobuses a organizaciones no gubernamentales para el transporte de niños a los colegios. 

    Cada proyecto lleva consigo aparejadas acciones de RSC y estamos orgullosos de pertenecer al Pacto Mundial de Naciones Unidas con lo que todo ello implica.

    EUROFINSA comenzó su actividad hace más de 40 años. ¿Cuáles son los planes y objetivos de la empresa para el futuro? ¿por qué países o sectores van a apostar?

    Más que incrementar el número de países en los que estamos presentes, que ya son 32, nuestro objetivo es ganar profundidad en ellos. Nuestro objetivo es seguir haciendo lo que hemos hecho hasta ahora: seguir construyendo carreteras, edificios, puentes y hospitales, acompañando el desarrollo local. 

    En cuanto a los sectores, siempre nos ha gustado mucho el de la energía y hemos trabajado mucho en ello, nos gustaría profundizar más en renovables. En este sentido y para este tipo de energías, más que países estamos identificando tecnología, dotándonos de todo lo que tiene que tener una empresa para poder ser líder en este sector. 

     Jebba

    Presa de Jebba, Nigeria.

    ¿Qué diferencia a EUROFINSA de otras empresas del sector?

    Quizás la mayor diferencia esté en nuestro propio lema «building the future» (construyendo el futuro). Es el elemento que nos diferencia con respecto al resto de constructoras: nos quedamos para contribuir con el progreso económico de cada país, pensando en el futuro y a largo plazo. En lugar de tener una estrategia por empresa, como algunos competidores, tenemos una por país, sin dejar de ser un grupo español. 

    Según su experiencia, ¿cuál sería su mensaje para un inversor español que se esté planteado invertir en África?

    Las empresas españolas de infraestructuras, es decir, el tejido empresarial español es de primer nivel. Tanto los profesionales, como la experiencia adquirida, así como los conocimientos están entre los mejores a nivel mundial. Lo que hay que entender, insisto, es que si ya de por si el sector de las infraestructuras es una empresa a largo plazo, lo es todavía más en África. Es también muy importante invertir en formación del personal ya que hay mucha gente capaz y muy dispuesta a salir adelante. Va a haber un desarrollo masivo de infraestructuras en África en los próximos años y los españoles tenemos muchísimo que aportar, teniendo claro que cuando nos casamos con un país es para siempre. 

    Por Alejandro Dorado Nájera y Yolanda Moreno Bello. 

  • INVESTOUR y el turismo sostenible en África: un diamante en bruto en el continente de las oportunidades

    INVESTOUR: Foro de inversiones y negocios turísticos en África. Foto: Fitur-Investour 2017.

    Con una presencia ya consolidada desde hace años, INVESTOUR se ha convertido en un referente para la internacionalización de las empresas turísticas, especialmente en países africanos. Este foro tripartito, impulsado por la Organización Mundial del Turismo (OMT), la Feria Internacional de Turismo (FITUR) y Casa África, se celebra desde hace nueve años en Madrid, en el marco de FITUR, que este año celebra su 38º edición.

    Además de las ya tradicionales rondas de encuentros B2B (empresa a empresa), la cita para este año 2018 se desarrollará en torno a dos ejes temáticos: «Marca África» —que versará sobre la necesidad de cambiar la percepción de la realidad africana alejándola de los preconceptos sobre el continente— y «biodiversidad como motor de turismo sostenible» —que abordará los retos y oportunidades del turismo de naturaleza y de safaris en África y la importancia de las comunidades locales en su desarrollo—. INVESTOUR tendrá lugar el 18 de enero en Feria de Madrid.

    El turismo mundial pasa por un momento dulce. De enero a agosto de 2017,  el turismo creció un 6,6%, totalizando 901 millones de turistas internacionales, 56 millones más que en el mismo periodo del año 2016. África fue la región con un mayor crecimiento (9%), impulsado por el fuerte alza del turismo en el Norte de África (15%) y por las buenas cifras de África Subsahariana (5%).

    Estos datos se añaden al buen desempeño del sector en 2016, año en el que se movieron por el mundo 1 235 000 000 personas —en 1950 había apenas 25 millones de viajeros internacionales y en 1995 eran 527 millones—. De esos, apenas 58 millones lo hicieron en África, unas cifras aún modestas pero que dan idea del enorme potencial de crecimiento del sector en el continente —que ya experimentó tasas de crecimiento interanual de más del 10% en 2016— y que doblan los 26 millones de turistas internacionales del 2000. A la cabeza del continente se sitúan Marruecos (con más de 10 millones de turistas internacionales), Egipto (9 millones), Sudáfrica (9 millones), Túnez (5,5 millones) y Zimbabue (2 millones).

    Con estas cifras, los ingresos globales debidos directamente al turismo internacional sobrepasan ya los 1,26 billones de dólares, habiendo aumentado un 4% en 2016. Suponen un 10% del PIB mundial, si contamos los ingresos indirectos e inducidos, y el turismo internacional genera uno de cada 10 empleos.

    Para 2030, la OMT espera que las cifras de viajeros internacionales hayan alcanzado los 1 800 millones. Es una oportunidad que África no se puede perder.

     lideresLíderes africanos e internacionales en Investour 2017. Foto: Fitur-Investour.

    «Marca África», uno de los protagonistas de INVESTOUR 2018

    Para aprovechar la oportunidad de desarrollo que brinda el impulso del turismo internacional, África necesita renovar su imagen y afianzar su marca en el mercado mundial. Las percepciones negativas y los prejuicios son los mayores obstáculos para el desarrollo del turismo en el continente y para la llegada de inversiones. El primero de ellos, es la falta de presencia en la escena global, que se refleja también en los propios índices de medición de imagen y reputación como el Reputation Index. Con limitado alcance, este índice se concentra en la evaluación de 55 países de entre los cuales solo hay 4 africanos —Sudáfrica (puesto 36, al que se le asigna una reputación débil), Egipto (40), Argelia (49) y Nigeria (52 de 55 evaluados, con una reputación pobre).

    El Índice Elcano de Presencia Global del Real Instituto Elcano, con un alcance más amplio, mide la proyección efectiva real de 100 países fuera de sus fronteras en tres dimensiones: blanda (entre la que se incluye el atractivo turístico), económica y militar. De entre los 15 países africanos evaluados en 2017, únicamente 4 se sitúan entre los 50 primeros —Sudáfrica (puesto 30), Etiopía (33), Nigeria (36) y Egipto (44). Le siguen Marruecos (53), Kenia (55), Argelia (62), Ghana (66), Tanzania (70) y Angola (77). Cierran la clasificación Costa de Marfil (81), Túnez (82), Libia (90), Sudán (91) y RDC (92). Con alguna excepción como Nigeria, la mayoría de estos países dependen para la construcción de su proyección exterior, en gran medida, de las dimensiones militar o económica, arrinconando la esfera blanda. Para Etiopía, por ejemplo, la dimensión militar supone más el 90% de su proyección, mientras que la blanda apenas el 6%; para Angola es la económica la que explica el 96% de la medición, mientras que la variable blanda solo el 4%.  

    Conscientes de que la importancia que la creación de marca tiene a la hora de vender un destino en el mercado del turismo y de maximizar su potencial de crecimiento, el debate en torno a la situación y posibilidades de mejora de la «Marca África» será uno de los ejes de esta edición de INVESTOUR. El debate sobre las mejores experiencias y buenas prácticas de distintos actores del sector en los diferentes países africanos es una herramienta clave en el desarrollo futuro de políticas públicas que, junto al sector privado, resitúen y posicionen los destinos africanos en el tablero del turismo mundial.

     baileLas posibilidades del turismo africano permanecen eclipsadas por la percepción negativa del continente. Fiesta Nacional del Vudú en Sagon, Benín. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    La biodiversidad como eje del desarrollo sostenible del turismo africano

    La biodiversidad —variabilidad de organismos vivos de cualquier fuente, incluyendo la diversidad dentro de cada especie, entre las especies y de los ecosistemas—, muchas veces es apreciada exclusivamente como un elemento meramente ornamental. Sin embargo, es uno de los componentes más importantes del atractivo turístico de algunos de los países que más éxito han tenido a la hora de cautivar visitantes y, por tanto, parte esencial de su desarrollo económico y social. Más allá de los servicios de regulación del clima o protección ante eventos climáticos, los servicios de aprovisionamiento de alimentos o agua limpia, el ecoturismo forma parte, también, de los servicios derivados de la biodiversidad. A esta industria le aguarda un futuro prometedor ya que es un sector en constante crecimiento, especialmente en los países en desarrollo africanos, donde es fuente de recursos y empleo para multitud de comunidades locales. 

    Según la Organización Mundial de Turismo, el ecoturismo actualmente crece más rápido que el turismo convencional, creciendo a un ritmo de un 20% durante los últimos años. Ciertos grupos de seres vivos resultan especialmente atractivos y rentables. La observación de ballenas, aves o arrecifes de coral, además de ser una actividad recreativa que cuenta con millones de aficionados en todo el mundo, es una industria importante en países como Sudáfrica. Del mismo modo, la observación de primates ha hecho mundialmente conocido a países como Ruanda y los safaris, continúan siendo un producto estrella en destinos como Kenia, Tanzania, Botsuana, Namibia o Sudáfrica. Este turismo relacionado con la observación de la biodiversidad representa alrededor del 80% de las ventas por viajes al continente africano de los turoperadores presentes en INVESTOUR. 

    Sin embargo, esta gallina de los huevos de oro para el turismo africano tiene sus enemigos. La biodiversidad se está perdiendo a un ritmo alarmante debido a las actividades humanas. La sobreexplotación de los recursos, la pérdida de hábitats, la contaminación, la introducción de especies, o el cambio climático están produciendo una erosión de la biodiversidad sin precedentes a escala humana, hasta el punto en que nos enfrentamos hoy en día a la Sexta Extinción Masiva.

    A este punto, incluso algo tan esencial para el turismo como las zonas costeras están en peligro a causa del cambio climático o la muerte de los corales de los arrecifes que les brindan protección.

    Los turistas, con su comportamiento, puede ser parte de la solución a estos problemas cuando son individuos concienciados que transmiten y demandan un servicio sostenible al viajar. El turismo proporciona un incentivo a la hora de preservar áreas protegidas y de ocupar a las comunidades locales en empleos sostenibles como alternativa a otros que hubieran significado un empobrecimiento ambiental del entorno.

    Pero el turismo puede ser, también, parte del problema. Hoy en día, los movimientos de los turistas contribuyen a en torno un 5% a las emisiones de gases de efecto invernadero causantes del cambio climático. Pueden, también, participar del tráfico ilegal de especias protegidas al compara suvenires y ornamentos de especies en peligro de extinción. Además, voluntaria o involuntariamente, pueden ser vector de propagación de especies invasoras que dañen la biodiversidad del lugar del destino. Las especies recién llegadas entran en conflicto con las especies nativas, resultando muchas veces en su extinción, con la homogeneización de ecosistemas y la consiguiente pérdida de diversidad ecológica que esto conlleva. También se distorsionan otros los servicios de los ecosistemas, pudiéndose ver alterados los regímenes de nutrientes, el régimen de incendios, la hidrología, la cubierta vegetal o la distribución y abundancia de especies interrelacionadas con la extinguida, hasta el punto de producirse extinciones en cadena.

    Dada la importancia de la biodiversidad para el turismo en África y del turismo para la biodiversidad africana, ésta será protagonista de uno de los ejes de debates del foro en torno a las diferentes fórmulas para involucrar y concienciar a los gobiernos, los actores económicos y las comunidades locales en la conservación de la naturaleza

     zebraPreservar la biodiversidad es esencial para el desarrollo africano. Zebra de llanura (Equus quagga) en la reserva de caza Selous, Tanzania. Foto: Alejandro Dorado Néjera.

    ¿Qué se espera de esta nueva edición de INVESTOUR 2018?

    INVESTOUR ha desempeñado, durante los pasados años, una plataforma inclusiva para reunir en un mismo espacio a responsables políticos, inversores en busca de oportunidades de negocio en el mercado africano y emprendedores deseosos de iniciar nuevos proyectos. Esta toma de contacto les da la oportunidad de explorar las posibilidades reales de materializar iniciativas que incrementen las inversiones en diferentes segmentos de la cadena de valor de la industria del turismo, contribuyendo al desarrollo sostenible económico y social de los países africanos.

    Después de varios años de experiencia, INVESTOUR se ha convertido en uno de los principales espacios de promoción del turismo africano en Europa. Esta relevancia no solo se debe al número de participantes —más de 400 en 2017—, al éxito de las sesiones B2B —86 encuentros entre 45 organizaciones representando a 23 países africanos y de otras partes del mundo— o a la cantidad de proyectos que han tenido esta feria como punto de partida, sino también a la variedad de países presentes: 42 Estados el año anterior, de los que 32 fueron africanos y otros, como Francia, Estados Unidos, Jordania o Reino Unido, de otras partes del mundo.

    Además, otro de los éxitos del foro es la presencia diplomática y de miembros de gobiernos que alcanzó los 28 ministros y jefes de delegación africanos en 2017 y que este próximo año se espera superar. 

    INVESTOUR EN CIFRAS

    PARTICIPANTES

    MINISTROS AFRICANOS

    PROYECTOS PRESENTADOS

    1ª EDICIÓN 2010

    160

    15

    115

    2ª EDICIÓN 2011

    200

    11

    141

    3ª EDICIÓN 2012

    220

    14

    115

    4ª EDICIÓN 2013

    250

    13

    180

    5ª EDICIÓN 2014

    269

    13

    134

    6ª EDICIÓN 2015

    306

    15

    145

    7ª EDICIÓN 2016

    316

    15

    105

    8ª EDICIÓN 2017

    404

    28

    62

     El buen momento por el que pasa el turismo a nivel mundial junto a una estrategia basada en orientar el foro al contacto entre los diferentes actores para favorecer el conocimiento mutuo, son parte de la receta del éxito creciente de INVESTOUR; un éxito que tampoco se entiende sin la buena sintonía existente entre las tres organizaciones que le dan sustento.

    Para Taleb Rifai, secretario general de la OMT hasta que el nuevo secretario general electo, el georgiano Zurab Pololikashvili, tome posesión de su cargo en 2018, el papel de INVESTOUR a la hora de impulsar el sector que más conoce es claro: «INVESTOUR ha demostrado no solo la gran importancia de este tipo de plataformas a la hora de promover los negocios, sino también el inmenso potencial que el turismo tiene en África, como queda reflejado en el los resultados que la región ha cosechado estos últimos años en cuanto a cifras de turistas internacionales». Eduardo López-Puertas, director general de FITUR, coincide en el diagnóstico: «El foro no solo se ha convertido en un referente dentro de FITUR, sino que es un encuentro ineludible para inversores y actores involucrados en el desarrollo del turismo africano».

    No es casualidad que la biodiversidad sea uno de los temas a debate coincidiendo con la celebración del 2017 Año Internacional del Turismo Sostenible para el Desarrollo, impulsado por la ONU, como comenta Elcia Grandcourt, directora del Programa África de la OMT: «El mensaje que se quiere trasladar para África es que el turismo puede ser un arma de desarrollo y de mejora de competitividad para la región, que tiene que lograrse respetando y en armonía con la naturaleza, la cultura y las comunidades locales».

    Los objetivos para esta nueva edición de INVESTOUR 2018 son claros para Casa África —el organismo que lidera la diplomacia pública española en África fomentando el buen entendimiento y la confianza mutua—. Su director general, Luis Padrón, los resume así: «nuestra meta es promover los intercambios creando una plataforma en la que los profesionales del mundo del turismo de ambas orillas puedan encontrarse, debatir, entenderse y buscar maneras de cooperar y de crecer juntos».

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Previsiones para la industria de las relaciones públicas en África para 2017

    El crecimiento de África ha sido posible gracias a una serie de diversos y cruciales factores: el petróleo y otras las materias primas, la demanda china y las consecuencias derivadas de la crisis mundial de 2008. De entre estos factores, los más importantes son el petróleo y la demanda china. Mirando hacia el futuro, los profesionales de la comunicación en África desempeñamos un papel cada vez más importante en el desarrollo económico del continente.   

    África se ha comprometido a mantener sus altas tasas de crecimiento económico y entiende que es su reputación la que marcará en un futuro próximo la diferencia. Los medios de comunicación son, junto con las campañas de liderazgo altamente estratégicas, esenciales para afinar la percepción que desde otras partes del mundo se tiene sobre África y sus empresas.

    En la nueva realidad que vive el continente, con la bajada del precio del petróleo, los países africanos necesitan urgentemente diversificar sus economías a través de la innovación para así crear empleo y riqueza, reduccir la pobreza y alcanzar la sostenibilidad económica. Las pymes, concretamente, son las empresas con mayor potencial de crecimiento y, por tanto, el segmento donde las agencias de comunicación tienen más oportunidades.  

    Los jóvenes líderes empresariales reciben, hoy más que nunca, apoyo en todo el continente. Nuevas incubadoras, hubs de emprendimiento y fondos de capital riesgo están surgiendo en toda la región, ayudando a crear cultura empresarial. Por este motivo, las empresas deben involucrarse activamente con las firmas de comunicación con la finalidad de apoyar directamente a los negocios en crecimiento y jugar un importante papel en la atracción de inversores extranjeros.

    El desafío para empresas como la nuestra es continuar trabajando duro para poder apoyar a nuestros clientes a través de profesionales de la comunicación a nivel mundial, con grandes habilidades y conocimientos locales que vienen de África. Las empresas africanas y las partes interesadas están exigiendo agencias con fuerte experiencia local por lo que, en un futuro, veremos más sedes establecidas en el continente.

    Los inversores visionarios 

    y las empresas que ya están establecidas en la región deben capitalizar su posición

     Los inversores visionarios y las empresas que ya están establecidas en la región deben capitalizar su posición. Nosotros entendemos que África necesita empresas de la industria de las relaciones públicas que se tomen el tiempo para invertir en el continente, porque los servicios de relaciones públicas desempeñarán un papel integral en la promoción de la diversificación y del crecimiento económico y en la creación de empleo.

     Los países de África Subsahariana avanzan con reformas e iniciativas que apoyan el argumento a favor de la inversión y de la expansión de los negocios. Estas reformas incluyen reglamentos para la prevención de blanqueo de capitales, regímenes fiscales simplificados e inversión directa en empresas en fase inicial e innovadoras. Los países que necesitan desarrollarse priorizan los proyectos en infraestructuras que corresponden a las industrias de rápido crecimiento.  

    Nosotros, que estamos en el sector de la comunicación, tenemos un papel relevante en el apoyo a estas prioridades. Miramos para el año 2017 y hacemos las siguientes previsiones: 

    Fuerte demanda para la gestión de la reputación

    La gestión de la reputación será una de las áreas más demandadas debido al hecho de que, en África, las inversiones tienden a ser más cautelosas. Los inversores pretenden continuar asegurándose de que cuestiones como la corrupción, la inestabilidad política y los mercados de capitales frágiles se aborden correctamente. De esta forma, las empresas del sector de la comunicación ofrecerán cada vez más servicios de gestión de la reputación como una competencia líder en 2017. 

    Conocimiento del mercado local sin recurrir a las afiliaciones

    Tener dominio de los mercados locales es, sin duda, el bien más importante y valioso para una empresa de comunicación africana. En el África Subsahariana, esto es realmente esencial al tratarse de una región con gran diversidad étnico-cultural, con cientos de idiomas y culturas diferentes. Además de reforzar la importancia del conocimiento local, desarrollado por nacionales que dominen la lengua materna e instintivamente sepan cómo navegar en sus propias culturas, es necesario aportar habilidades de comunicación internacionales. 

    Las redes de asociados añaden amplitud a una organización que tiene recursos locales limitados en nuevos territorios, pero la cultura importa y esperamos ver cómo las redes de asociados alcanzan ese activo que es tan importante: la autenticidad. La autenticidad se construye a lo largo del tiempo y a través de la formación y el desarrollo del equipo; los asociados tienen mucho trabajo por delante debido a esta cuestión. 

    Los gobiernos y la mayoría de las instituciones darán mayor valor a los equipos de personas que sean locales y que hayan recibido formación de expertos internacionales. En este punto la red de asociados puede fallar, ya que mantener especialistas séniores en Sudáfrica o Europa hace complicada la formación de equipos locales. Por ello, la formación también será uno de los objetivos de las empresas de comunicación panregionales en 2017. 

    Tener dominio de los mercados locales es, sin duda, el bien más importante y valioso para una empresa de comunicación africana

     Campañas sociales y digitales más innovadoras

    Hemos visto grandes éxitos en el uso de los medios sociales y digitales en todo el continente. Muchos países tienen un nivel muy elevado de penetración de internet, especialmente a través de los teléfonos móviles y generalmente gracias a la población más joven, que es la que no tiene miedo a las nuevas tecnologías. Estudios, informes e investigaciones pueden alcanzar a millones de personas a través del uso de plataformas como, entre otras, Twitter e Instagram. Mientras los medios impresos continúan llegando a los empresarios, los medios sociales tienen capacidad de llegar más lejos, razón por la cual las campañas de comunicación social en 2017 tienden a responder a una mayor demanda ya que los clientes entienden estos medios sociales. 

     Más atención en responsabilidad social empresarial

    Para finalizar, la responsabilidad social ganó fuerza de manera significativa durante el año pasado. Los gobiernos, en particular, están extremamente interesados en hacer frente de forma proactiva a las cuestiones medioambientales y sociales, como son el acceso a los servicios básicos o la creación de empleo. Las empresas extranjeras también saben que necesitan dejar un legado duradero, por lo que existe una gran oportunidad para vender plataformas de responsabilidad social relevantes para los clientes. Con cuestiones como el calentamiento global, el desarrollo de competencias en la región y la erradicación de la pobreza, todas las empresas en África tienen la responsabilidad de hacer lo que es correcto para el continente.

    Por Mitchell Prather,

    Director general de Djembe Communications. 

  • ¿Por qué invertir ahora en países africanos?

    Lo crisis económica que sacude a Europa ha obligado a muchos empresarios a buscar oportunidades de inversión fuera de Occidente. Además de los países de Latinoamérica, muchos son los industriales y empresarios europeos que han elegido el continente africano para implementar sus empresas o crear otras nuevas.  Las razones son muchas como lo vamos a ver a continuación.

    Las economías africanas crecen año tras año
    Desde el año 2012, la tasa de crecimiento de los países africanos ha pasado de 3,5% a 5%. En función del contexto mundial, algunos países africanos como Nigeria, Sudáfrica o Ruanda, podrían alcanzar un crecimiento de hasta 6,3% según los últimos datos publicados por el Banco Mundial. De hecho, según el FMI, la mitad de los países que más crecimiento van a experimentar a lo largo de 2016 son africanos. Un crecimiento mucho más diversificado que abarca sectores productivos importantes como el de industria y de servicios. Una muestra del buen estado de la salud económica del continente africano son las obras de grandes infraestructuras, la demanda interior y los intercambios de productos manufacturados.
    Factores externos y no previstos como la crisis económica y financiera en Occidente, los atentados terroristas del grupo Boko Haran, la aparición inopinada del virus Ébola, los conflictos post-electorales en algunos países, han ralentizado este último año la alta tasa de crecimiento. Sin embargo, todo indica que con la recuperación económica a nivel mundial, los países africanos volverán a crecer a un ritmo mucho más acelerado, igualando o, en algunos casos, superando la tasa de crecimiento de antes de la crisis.
    Materias primas: Hay muchos recursos que explotar
    El crecimiento económico de África está realmente aún por llegar, teniendo en cuenta la abundancia de sus recursos naturales y minerales. A pesar de la explotación masiva y abusiva de sus recursos naturales y minerales por parte de Occidente y de la oligarquía, éstos están aún lejos de agotarse. El 70% de los recursos minerales africanos están sin explotar. Los recursos minerales de África representan un tercio de las reservas mundiales. El continente cuenta con la mayoría de los minerales que existen en el mundo: desde las reservas en oro, diamantes, cobre, bauxita, manganeso, níquel, platino, cobalto, radio, germanio, litio, titanio y fosfatos, hasta los yacimientos de combustibles fósiles como pueden ser el gas natural, el petróleo, el carbón.
    Un recurso mineral como el Coltán es la muestra de la situación privilegiada del continente en materias primas. En efecto, todas las investigaciones se ponen de acuerdo en reconocer que la reserva más importante del coltán se encuentra en África, precisamente en la República Democrática del Congo. A día de hoy, el uso de este mineral en las nuevas tecnológicas es generalizado. Casi todos los equipos informáticos de la alta tecnología necesitan chips y microchips que se fabrican con el coltán.
    Además de sus recursos minerales, África rebosa de otros recursos naturales en cantidades importantes. Podemos citar entre otros la madera, el antimonio, el plomo, el cromo, el berilio, el cinc, el circonio, etc.
    Razones demográficas: Más de 60% de la población africana es joven
    De aquí a diez años se hablará del milagro africano. Una fuente importante de dicho milagro es, sin duda, la demografía africana. En efecto, desde la ONU se afirma que África se convertirá en los veinte próximos años en el continente más poblado del mundo. Las cifran son abrumadoras. Estamos hablando de una población que se aproximará a los dos mil millones de habitantes. En su último informe publicado en el pasado mes de Julio, la ONU insiste en que “en conjunto, África pasará de tener 1.186 millones de habitantes hoy a 2.478 millones en 2050 y unos 4.387 millones en el año 2100”.
    Esta proyección de la ONU no es una novedad ya que desde la Unión Africana se ha tomado conciencia del crecimiento demográfico del continente y de las oportunidades de desarrollo que conlleva. Durante una misión de un grupo de senadores franceses en África en 2013, la presidenta de la Comisión, Dña. Nkosazana Dlamini-Zuma, les dejó claro  que « África tiene un futuro prometedor porque se convertirá en 50 años en el continente más poblado del mundo, compuesto por mitad de los jóvenes en edad de trabajar y cada vez más formados”
    Ésta es la clave de la atracción del continente por parte de  los inversores: África es ya una gran reserva para los mercados porque saben que a mayor población, mayor consumo y cuanto más joven es la población, más mano de obra tienen las empresas para impulsar el crecimiento y dar satisfacción a todas las demandas socio-económicas de los países. Hay grandes infraestructuras en construcción, pero la población que crece necesitará más escuelas, más hospitales, más carreteras, más fábricas, más agricultura, etc. África está en obras, y eso hace que se convierta en el continente de las oportunidades.
    Garantías jurídicas e incitaciones fiscales y aduaneras
    El tiempo de África se caracteriza también por las reformas jurídicas para facilitar la entrada más inversiones exteriores, la apertura de las fronteras para la libre circulación de los bienes y de las personas, el fortalecimiento institucional para reducir el descontrol en la gestión de los recursos, la corrupción y el empleo sumergido.
    El informe Doing Business 2016, midiendo la calidad y eficiencia regulatoria, alaba las reformas realizadas por muchos países africanos “para facilitar a los empresarios locales el abrir y operar un negocio y para simplificar los trámites de constitución de una empresa nueva”. Otras reformas en curso en el continente africano tratan de facilitar a los empresarios el acceso al crédito, ofrecerles incentivos fiscales y aduaneros que van desde la baja tributación hasta la eliminación de los impuestos aduaneros en algunos casos.
    Conclusión
    Los conflictos post-electorales persistentes en algunos países africanos y la mediatización abusiva en Occidente de la pobreza y el paro en África pueden ensombrecer el cuadro que hemos dibujado para animar a los empresarios y empresarias a invertir en África. En realidad, África avanza mucho más de lo que se dice en los medios de comunicación en Occidente. El continente está en mutación y lo que ahí se observa es una revolución económica. Y junto al crecimiento, los dirigentes africanos están trabajando para reducir las desigualdades en todas las esferas de la sociedad. La llamada de África a los empresarios extranjeros se dirige también a sus hijas e hijos de la diáspora portadores de proyectos empresariales. Es una llamada para el cambio y el progreso, una llamada para un mundo mejor.
     
    Bakala Kimani