Etiqueta: Turismo

  • Nombramiento de Aliko Dangote como Embajador de la OMT

    Nombramiento de Aliko Dangote como Embajador de la OMT

    Aliko Dangote fundador Grupo Dangote

    Hace 30 años que Aliko Dangote fundó el grupo Dangote, un grupo empresarial que se ha hecho uno de los más influyentes del oeste del continente africano. Entre sus mayores logros, Dangote también comenzó una fundación para ayudar a las zonas más devastadas: la fundación Dangote se enfocó en vencer las dificultades del día a día, proporcionando comida, ayudando con educación escolar y también con el sistema de salud. La Fundación intenta darles todas estas cosas a la gente que no tiene los recursos para hacerlo por su cuenta.

    La mejor manera para ayudar a los países a que crezcan económicamente es potenciar su turismo; el turismo les ofrecerá a estos países africanos obtener los recursos que necesitan”. Dangote ha enfatizado la importancia de crear un ambiente positivo para sus turistas con el objetivo de que volverán a visitarles.

    El turismo trae muchas oportunidades para que cada país pueda crecer económicamente, porque el turismo entra en muchos campos diferentes de negocio, por ejemplo, hoteles, restaurantes, parques de atracciones etc. Cuanto más turismo obtenga cada país, más les va a crecer económicamente cada sector.”

    Dangote fue nombrado embajador el 7 de Julio, 2018 en la reunión de la 61 comisión regional de la Organización Mundial de Turismo, que se llevó acabó en la capital de Nigeria, Abuja; los africanos tienen fe en Dangote y en lo que podrá hacer con esta nueva posición. Los objetivos de Dangote incluyen crear un turismo en África más sostenible, esto lo va a hacer creando más oportunidades para traer mejores sueldos a los trabajos africanos. Dangote es un hombre muy conocido especialmente en el sector de negocios, y eso hará que la gente escuche sus sugerencias.

  • The Naming of Dangote as Ambassador

    The Naming of Dangote as Ambassador

    Thirty years ago Aliko Dangote founded the Dangote group, a business enterprise that has grown into the largest African conglomerate in the entire western part of Africa. Among his great achievements Dangote also has opened up a foundation to help the country heal in its most devastated areas; he has achieved this by starting the Dangote Foundations whose focus is to beat the odds in their continent by providing nutrition, education and healthcare to those who cannot get the resources for themselves.

    The best way that the countries can grow economically is through tourism; tourism allows all African countries to get the resources they need. Dangote has emphasized the importance of creating a positive atmosphere for their tourists in the hopes that they will themselves come back or advise friends and family to visit as well.

    Tourism brings all kinds of new wealth to each country because tourism flows into so many different fields; a tourist is going to help hotels, restaurants, theme parks, etc. the more tourism each country has the more they grow economically in each sector.”

     

    Aliko Dangote founded the Dangote group

    Dangote was named ambassador on June 7th 2018 in the 61st regional commission meeting that was held in Nigeria’s capital of Abuja; the hopes that come from his position will be a more sustainable Africa by increasing their main forms of income which at this time would be tourism; Dangote is a very well-known businessman so it will be easy for his followers to listen to his suggestions.

  • Entretien avec S. E. Richard Ngoy Kitangala Gouverneur de la Province du Tanganyika, République Démocratique du Congo

    Le Tanganyka est une riche province de la République Démocratique du Congo, créée en 2015. Son Gouverneur, Richard Ngoy Kitangala, nous parle de ses opportunités pour les visiteurs et investisseurs dans des secteurs comme les énergies renouvelables, les mines, le pâturage, l´agriculture, la pêche ou les hydrocarbures et, notamment, dans le secteur du tourisme grâce à la faune, la flore et la longue histoire de cette région.

    Monsieur le Gouverneur Kitangala, merci de votre visite, quels sont les atouts de la province du Tanganyika, pourquoi la visiter et la connaître?

    La province du Tanganyika est l’une des plus grandes de la RDC, la troisième province avec une superficie de 134,914 km2 et avec un énorme potentiel. Dans le secteur minier, notre terre regorge de presque tous les minéraux: cobalt, cuivre, lithium, or, pétrole … dans la région du lac Tanganyika. Du point de vue de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, nous avons une terre fertile parmi les meilleures du monde. L’herbe y pousse en abondance, ce qui favorise l’élevage de beaucoup d’animaux, nous avons aussi la pêche ; nous sommes la première province du point de vue d’extension en eau douce et aussi en profondeur: le lac Tanganyika est l’un des lacs les plus profonds du monde (le deuxième après le lac Baïkal, en Russie), et contient plus de 1,000 espèces de poissons. Tout ce potentiel de pêche n’a pas encore été exploité. En dehors de cela, le tourisme est aussi un pôle d’attraction de notre région: le Tanganyika contient des îlots et, lorsque vous y allez, le risque d’oublier l’Espagne et d’y rester est réel. Nous avons la grande chaîne Emitoumba qui serpente à travers de nombreuses provinces. Le pied commence dans la province du Tanganyika, surplombé d’une végétation de beauté indescriptible. Avec cette chaîne d’Emitoumba, nous avons le parc Kabobo qui est devenu un parc national et qui abonde également en espèces endémiques. Vous y trouverez des lions, des éléphants, des gorilles, des chimpanzés et tant d’autres espèces inimaginables: est la faune de Loama Kabobo.

    Et d’un autre côté, la province du Tanganyika est historique. La traite des esclaves est passée par là, de côté des chutes de Koki, où, aujourd’hui, encore, nous trouvons des sanctuaires où les esclaves se rendaient à Zanzibar avec des chaînes. Nous avons donc beaucoup de sites touristiques à visiter et à découvrir.

    On voit qu’il y a beaucoup de possibilités, non seulement dans le secteur du tourisme, mais dans d’autres secteurs tels que l’exploitation minière, l’énergie et même les énergies renouvelables ; cependant le problème pourrait venir de l’image de la République démocratique du Congo qui ne reflète pas toujours la réalité. Avez-vous une stratégie pour améliorer cette image afin de faire connaître le pays et la province du Tanganyika, un endroit peu connu qui mérite d’être de plus en plus dans les médias internationaux?

    Pour améliorer l’image de notre pays et de notre province, nous élaborons un plan de développement quinquennal, le PDP, qui nous accompagnera pendant 5 ans jusqu’en 2022. Nous avons déjà commencé ce travail et en Novembre dernier, nous avons validé les objectifs du développement durable pour la province du Tanganyika sous la direction du PNUD, qui nous a suivis du point de vue technique et financier.

    Dans le contexte des plans de développement provinciaux, nous avons eu quatre grands secteurs, les lignes directrices et les priorités de la province du Tanganyika.

    Comme première priorité ce sont les moyens de communication, reconstruire les routes, remettre en état l’aéroport, les ports, les voies qui nous relient à la capitale y compris la capitale de la province, Kalemie, avec ses 6 régions qui ensemble forment un territoire de la taille de la Grèce. Ces six territoires sont les suivants: Manono, Kabalo, Kangolo, Nyunzu, Kalemie et Moba. Le territoire de Manono fait la taille de la Suisse. Autre priorité est de réactiver les secteurs en croissance, c’est-à-dire l’agriculture, l’élevage et le tourisme, surtout l’écotourisme. La province est pleine de potentiels énormes, comme je vous l’ai dit auparavant. A Kangolo, les « Portes de l’Enfer » se trouvent à la portée de la rivière navigable du Congo. Quand vous allez à Manono, vous trouverez des remblais avec lithium et actuellement, une autorisation d’exploitation a été concédée à une compagnie australienne. Moba est la zone de pâturages. Vous pouvez voyager des milliers et des milliers de kilomètres. On peut parcourir des milliers et des milliers de kilomètres, en pratiquant l’agriculture et l’élevage. Des entreprises belges y sont installées et pratiquent l’élevage à Moba. À Kabalo qui est le bras navigable du fleuve Congo, on y trouve des espaces propices à la culture de la canne à sucre. Quand on remonte jusqu’à Nyunzu, on y trouve des gisements d’or et même du coltan. Ensuite on atteint Kalemie, qui est la capitale de la province du Tanganyika, où vous trouverez le charbon, le coltan. Il y a beaucoup de choses dans notre province et nous pensons donc qu’avec le plan de développement provincial, que nous venons de convenir avec le PNUD, et qui a commencé en février à développer des projets bancables pour chaque secteur, en disant ce que nous voulons dans l’agriculture, la pêche, l’élevage, le tourisme, etc… Une table ronde de donateurs locaux, nationaux et internationaux sera organisée bientôt.

    Merci Monsieur le Gouverneur, ça sera un plaisir de découvrir votre province et toutes ses merveilles.<

  • Le festival de l’Adayé Késsiè 2017, avec Luxe Voyages

    Installé dans la région du Gontougo vers 1690, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire avec chef-lieu la ville de Bondoukou et faisant partie du district du Zanzan, le peuple bron est originaire de l’empire du Ghana. Connu aussi sous le nom d’Abron, il constitue également le Royaume Bron (ou Brong, en anglais), le seul royaume actuel à caractère transnational à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana qui a survécu aux frontières de la colonisation. Les Abrons font partie de l’ethnie Akan et se caractérisent par  leur organisation sociale structurée et par sa richesse culturelle.

    Le Royaume Bron est composé de 11 peuples, dans cinq grands départements et 30 sous-préfectures dans les régions du Bounkani (nord-est) et du Gontugo (est), qui regroupent 1 103 villages et forment le district de Zanzan. La prise de conscience des traditions et richesses régionales commence par eux-mêmes. Comme explique un cadre régional, « comme le dit la tradition, pour avoir le respect et la considération des autres, il est nécessaire de montrer ses capacités et ses héritages culturelles ».

    Après 31 ans d’interruption, le festival de l’Adayé Késsiè renait avec un cortège d’innovations et de promesses pour valoriser la force et la richesse de la culture bron

    L’Adayé Késsiè

    L’Adayé Késsiè  est la plus grande fête du Royaume Bron et a été célébré du 17 au 22 d’octobre de 2017 à Tabagne. Elle a connu une interruption de 31 ans puisque sa dernière édition s’est produite en 1985 sous le règne de Nanan Kouassi Yeboua, 16e Roi des Brons et réformateur progressiste dudit royaume. C’est une fête qui a toujours réuni toutes ses provinces et ses cantons et qui émane de la volonté du Roi des Brons. C’est à cette occasion que l’on fait le point sur les activités du royaume et la conduite à tenir pour l’année nouvelle. L’Adayé Késsiè est donc une grande fête. Même si la première édition de l’année 2016 a été une vraie réussite, il est nécessaire de se rappeler d’un proverbe bron qui dit que «  lorsqu’on dit au cabri qu’il est propre, il ne voudra plus se laver ». Il faudrait donc éviter de se targuer d’avoir tout fait sinon de continuer à travailler pour promouvoir ce festival.

    De ce fait, le Roi et ses chefs de provinces et de cantons invitent les cadres de la région à participer de façon active pour que l’Adayé Késsiè soit une réussite encore une fois pour que sa projection tant au niveau national qu’international soit une référence. Il est donc important d’affirmer que la renaissance du festival de l’Adayé Késsiè est du fait de l’agence Luxe Voyages avec, à sa tête, M. Bini Ouattara Daouda, commissaire général et aussi fils de la région. Son attachement à la culture en général et à celle de sa région en particulier l’a emmené à prendre les rênes de la renaissance de ses festivités éclatées car, il faut le reconnaitre, se célébraient seulement dans les villages et avait perdu cette grandeur reconnue d’alors.

    Le Royaume Bron est le seul royaume actuel à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à avoir survécu aux frontières de la colonisation et reconnu par les deux pays africains

    L’Adayé Késsié marque donc la fin d’un processus. La fête du Tiendé (dans la ville de Tanda) qui célèbre la récolte de l’igname, tubercule et produit alimentaire par excellence de la région du Royaume Bron, marque le début des célébrités. Après quarante jours, on célèbre la fête des plus jeunes qui est suivie par celle des adultes. Les festivités adultes sont composées de deux parties qui sont le Moroufié et le Fofié.

    Le Mouroufié représente les festivités simplement adultes et les Fofiés sont celles qui sont tenues par les oracles une semaine plus tard et un vendredi selon le calendrier bron. La fête de l’Adayé Késsiè est donc célébrée douze jours après le Fofié. Il est important de noter que quatre jours après le Moroufié l’on rentre dans la nouvelle année et le premier conseil du royaume se tient un mercredi, ce qui coïncide avec la fête de l’Adayé Késsiè. Pendant le conseil, on passe en revue les évènements passés. Les  grandes décisions et les orientations sont prises pour l’année à venir durant toute la matinée. Parallèlement au conseil, cette matinée marque aussi le temps des demandes en mariage entre les couples, les dons sont faits entre membres des familles et les cadeaux aux parents et amis.

    Pendant l’après-midi du même jour la grande parade royale a lieu, où le Roi des Brons est porté suivi de ses chefs de provinces.

    Assurer la continuité des traditions

    Les aînés de la région, conscients de l’avancée de la modernité ont décidé d’institutionnaliser l’Adayé Késsié par la mise en place d’un comité scientifique composé d’intellectuels et de cadres de la région et bien entendu, soutenu par la cours royale et les sages du royaume. L’objectif étant de pérenniser cette tradition multiséculaire à travers la jeunesse originaire et descendante de la région. Ce comité se veut garant de l’enseignement des valeurs qui ont permis la survie, dans le temps et dans l’espace, de la culture bron et, travaillant en bonne intelligence avec les institutions de l’État, a su gagner la confiance des États de Côte d’Ivoire et du Ghana.

    Parallèlement aux actions remarquables de ce comité, l’ONG « Groupe culturel Bron Gyaman » veille pour la promotion des valeurs culturelles, artistiques, linguistiques, architecturales et vestimentaires de la culture bron. Avec Béné Kouakou Ignace à sa tête, elle joue alors le rôle de porte-parole dans cette démarche vers l’unité d’actions dudit peuple.

    L’Adayé Késsiè vient interpeller tout le monde, et apporter une saveur à toutes les activités menées conjointement par les différents groupes de travaux face aux nouveaux comportements et habitudes qui étiolent les traditions. Ces festivités représentent donc le moteur du réveil des consciences du peuple bron.

    Innovations

    L’Adayé Késsiè, ne consiste pas juste faire revivre et pérenniser la tradition du peuple bron mais aussi s’adapter à la modernité. Dans ce contexte, la création d’une industrie touristique autour de cet évènement en vue de développer économiquement la région s’est mise en place. La pause de la première pierre du centre culturel Village Adayé par le Vice-Président du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan en est la preuve. Ce centre qui sera situé à Tabagne comprendra un musée, une salle d’expositions et de ventes et des salles polyvalentes et de formation entre autres. Les infrastructures hôtelières insuffisantes ont donné lieu à des formules alternatives comme le logement chez l’habitant, ce qui a finalement été une belle expérience à la fois pour les touristes et les visiteurs et bien entendu pour les hôtes. L’implication du Gouvernement laisse entrevoir l’amélioration des infrastructures de la région, dont les voix d’accès ou l’hôtellerie, pour faire de Tabagne et de la région une référence touristique tant au niveau national qu’international.

    La parade du Roi marque l’apothéose des festivités et montre la communion entre le Roi et son peuple durant ce nouvel an du peuple bron

    La parade du Roi

    La parade du Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane marque l’apothéose du festival de l’Adayé Késsiè qui est l’apanage de la cohésion sociale des Bron. Cet événement met en exergue le patrimoine touristique et culturel du Royaume et montre sa force et sa richesse sous toutes ses formes. Les différentes provinces sont représentées ce jour-là avec des délégations venues aussi du Ghana et, avant l’entrée triomphale du Roi sur la grande place, l’on assiste aux différentes danses qui représentent les différentes classes sociales du royaume. Les parades des chefs de provinces, avec leurs tenues d’apparats, se font annoncer et le premier à ouvrir le bal est celui du Pinangô qui joue le rôle de chef d’État-major. Il est accompagné des membres de sa cours et ses tambourineurs et chansonniers. Ceci se répète avec les différents chefs de provinces qui chacun à son tour montre sa force.

    Puis fait son entrée triomphale le Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane. La clameur ne se fait pas prier. La communion du Roi avec son peuple est totale. Le Roi est porté dans son palanquin royal avec ses tenues d’apparats sur la grande place, un spectacle rempli de symboles mais aussi d’émotions qui ne laissent pas le visiteur indifférent.

    Bini Ouattara Daouda, Commissaire Général et promoteur de l’Adayé Késsiè

    M. Bini Ouattara Daouda, aussi Directeur Général de l’Agence Luxe Voyages, est Commissaire Général de l’Adayé Késsiè. Pour lui, l’édition 2017 du festival a été satisfaisante grâce aux améliorations apportées tant sur le plan de l’organisation et sur le plan de l’innovation. Le nombre de visiteurs s’est élevé pour se situer en plus de 6 000. « Le festival montre à quel point la région du Gontougo et le Royaume retrouvent sa proéminence », nous dit-il. Le fait de sortir de l’amateurisme en invitant tous les sages, les professionnels et les experts en la matière donne, selon lui, une autre dimension à l’évènement.  « Le bilan de cette édition, avec les critiques et suggestions, nous situera et nous permettra de mieux faire l’année prochaine », ajout-il.

    Parmi les initiatives à court-terme, une réunion avec le Roi et les chefs de provinces pour la mise en place de la marque «Adayé Késsiè» et la mise en œuvre des plans d’actions conjointes avec les provinces du Ghana. Aussi, le projet de réalisation du centre culturel ou Village Adayé, qui implique la participation des 5 provinces du Royaume Bron. L’architecture du bâtiment sera un hybride de tradition et de modernité. « Dans quelques années, dans chaque coin et recoin du Royaume on devra sentir le rayonnement de ces festivités et chaque Bron devra être à mesure de les présenter à ses invités. Je suis convaincu que l’Adayé Késsiè sera une référence touristique mondiale dans quelque temps », ajoute M. Bini Ouattara Daouda.

    Par Franck Olivier Kra. @franckokra

  • Festival Adayé Késsiè 2017, con Luxe Voyages

    El pueblo bron (o brong en inglés), descendientes del imperio de Ghana, se instaló en la región de Gontougo hacia 1690, en el noreste de Costa de Marfil, con la ciudad de Bondoukou como centro y formando parte del distrito de Zanzan. También conocidos como abrons, se organizan hoy día en torno al reino de Bron, el único reino transnacional de costa de Marfil que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales, a camino entre ese país y el vecino Ghana. Los abrons pertenecen, a su vez, a la etnia akan, caracterizada por su organización social y por su riqueza cultural.

    En el reino de Bron conviven 11 pueblos diferentes de cinco grandes  departamentos y 30  subprefecturas de costa de Marfil, de las regiones de Boukani y de Gontugo,  que comprenden 1 103 municipalidades y forman el distrito de Zanzan. La toma consciencia sobre las  tradiciones y la riqueza regional comienza en la propia población. Como explica un responsable regional, «como dice la tradición, para conseguir el respeto y consideración de los otros, es necesario demostrar capacidad y herencia cultural».

    Después de 31 años sin celebrarse, el festival de Adayé Késsiè renace con una panoplia de actividades para poner en valor la fuerza y la riqueza de la cultura bron

    El Adayé Késsiè
    El  Adayé  Késsiè  es  el  mayor  fiesta  del  reino  Bron  y  su  última edición se celebró del 17 al 22 de octubre de 2017 en la localidad  de  Tabagne. Ha sido la  primera  edición  desde  la  interrupción  de  la  celebración  del  festival  en 1985, hace 32 años, bajo el reinado del reformador y progresista Nanan  Kouassi  Yeboua,  16º  rey  de  los  bron.  Es  una fiesta que reúne a todas las provincias del reino y sus cantones  y  que emana  de  la voluntad  del rey. Una  ocasión en la que se hace balance de lo ocurrido en el reino y sobre las perspectivas para al año venidero. Una gran fiesta.  La  edición  del  años  2016  supuso  un  gran  éxito  pero, lejos de caer en la complacencia, debemos recordar un proverbio bron que dice que «si le decimos al cabrito que está limpio, éste no querrá lavarse» y en vez de dar por sentado el éxito futuro, trabajar para conseguirlo.

    Por ello, el rey y sus jefes de cantones y provincias invitan  cada  año a responsables  de  la  región  administrativa  a  participar  de  las  celebraciones,  para  que  el  Adayé  Késsiè sea un éxito y su proyección, tanto nacional como internacional, una referencia. Es importe mencionar que este  renacimiento  del  festival  ha  sido  iniciativa de la agencia Lux Voyage, con Bini Ouattara Daouda, hijo de la región y comisario general, al frente. Su vínculo con la cultua, especialmente la de su región, le llevaron a tomar las riendas de la organización de estas festividades que, hasta hace poco, sobrevivían desperdigadas en pueblos de la zona sin rastro de su grandiosidad de antaño.

    Le reino Bron es el único reino actual a caballo entre Costa de Marfil y Ghana que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales y que es reconocido por ambos países africanos

    El  Ayadé  Késsiè  marca  el  final  de  un  proceso. La fiesta de Tiendé (en el pueblo de Tanda), que celebra la recolección  del ñame, tubérculo y alimento por  excelencia del reino de Bron, marca el comienzo. Cuarenta días después, se celebra la fiesta de los jóvenes, seguida de la de los  adultos. Las fiestas de adultos se  componen de dos partes: la Moroufié y la Fofié.

    La primera  es  la  fiesta  de  adultos  propiamente  dicha  y  la  segunda  una  celebración  exclusiva  para  los  oráculos  que tiene lugar el viernes de la semana siguiente según el calendario bron. la festividad del Adayé Késsiè se celebra 12 días después de la Fofié. Es importante remarcar que  cuatro  días  después  de  la  Maroufié,  se  entra  en  el  nuevo año bron y el primer consejo del reino tiene lugar, siempre en miércoles, coincidiendo con la fiesta Adayé Késsiè.  en  el  consejo  se  pasa  revista  a  lo  ocurrido  durante  ese  año  y  se  toman  decisiones  sobre  las  grandes  orientaciones del reino para el año venidero. En paralelo al consejo, en la misma mañana, se celebran las pedidas de mano, las donaciones entre miembros de las familias y se dan los regalos a los amigos.

    Ya en la tarde del mismo día se celebra el desfile real, donde el rey es saludado, seguido de sus jefes de provincia.

    Asegurar la continuidad de la tradición
    Los  mayores  de  la  región,  conscientes  del  avance  de  la  modernidad,  decidieron  institucionalizar  el  Adayé  Késsiè  con  la  creación  de  un  comité  científico  formado  por  intelectuales  y  responsables  regionales  y  apoyado,  claro  está, por la corte real y los sabios del reino. El objetivo primordial del comité es continuar con esta tradición multisecular involucrando a la juventud de la región. El comité es garante de la transmisión de los valores que han permitido  la  supervivencia  en  el  tiempo  y  en  el  espacio  de  la cultura bron y, trabajando codo a codo con las instituciones del estado, ha sabido ganar la confianza tanto de las autoridades de Costa de Marfil como de las de Ghana. En paralelo a las acciones del comité, la ONG Grupo cultural Bron Gyaman vela por la promoción de los valores culturales,  artísticos,  lingüísticos,  arquitectónicos  e  indumentarios de la cultura bron. Liedrada por Béné Kouakou Ignace, la organización juega un importante papel en este proceso de reivindicación de los valores bron.

    El Adayé Késsiè es el momento en el que todas las actividades llevadas acabo por todos los actores de la cultura bron para impulsar su perennidad se muestran en conjunto. estas celebraciones suponen el motor en la toma de consciencia de la identidad del pueblo bron.

    Innovaciones

    El Adayé  Késsiè  no  consiste  solo  en  preservar  la  tradición cultural bron, sino también en encontrar la forma de adaptarla a la modernidad. En ese contexto, la creación de una industria turística alrededor de este evento para desarrollar  económicamente  la  región  ha  comenzado. 

    La inauguración de las obras de construcción del centro cultural Village Adayé, de la mano del vicepresidente del Gobierno marfileño Daniel Kablan Duncan, es  muestra  de este esfuerzo. El centro, situado en Tabagne, contará con un museo, una sala de exposición y venta y espacios polivalentes y de formación, entre otras infraestructuras. la  falta  de  oferta  hotelera  ha  dado  lugar  a  alternativas  imaginativas como el alojamiento en casas particulares de habitantes de la zona, que proporciona una experiencia humana y cultural extra, también para el anfitrión. El interés del Gobierno por esta iniciativa hace prever una mayor  inversión  en  infraestructura  en  la  región, en las vías de acceso así como en los establecimientos hoteleros, para  hacer de Tabagne y su  región  una  referencia  turística a nivel nacional e internacional.

    El desfile real
    El desfile del rey Nanan Adingra Kouassi Agyemane marca  la  apoteosis  del  festival  Adayé  Késsiè,  motor  de  cohesión social de los bron. este evento muestra el patrimonio turístico y cultural del reino, exhibiendo todas sus formas de fuerza y riqueza. Las diferentes provincias, incluidas las de Ghana, están representadas en esta festividad y, antes de  la  entrada  triunfal  del  rey  a  la  gran  plaza,  se  asiste  a  muestras de danza de los diferentes lugares y clases sociales del reino. Les sigue el desfile de los jefes de provincias del reino, con sus llamativos trajes y precedidos del jefe del Pinangô, que hace las veces de jefe del Estado mayor del reino. Miembros de su corte, tamborileros y cantantes le acompañan, lo que se repite con cada jefe de provincia.

    Tras  ellos,  el  rey  Nanan  Adingra  Kouassi  Agyemane  hace  su  entrada.  El  clamor  del  pueblo  bron  no  se  hace  esperar; la comunión del monarca con su pueblo es total. El rey es llevado en volandas al escenario de la gran plaza, un  momento  cargado  de  simbolismo y de emociones que no deja indiferente al visitante.

    Bini Ouattara Daouda, comisario general y promotor del Adayé Késsiè
    Bini  Ouattara  Daouda,  también  director  general  de  la  agencia  de  viajes  Luxe  Voyages,  es  el  comisario  general  del  Adayé  Késsiè.  Para  él,  la  edición  de  2017  ha  sido  satisfactoria gracias a las  mejoras  promovidas  tanto  en  el  plano organizacional como sobre el de la innovación y el número  de  visitantes  aumentó  hasta  colocarse por  encima  de  los 6 000.  «El  festival  es  una  muestra  de  cómo  la  región de Gontougo y el reino Bron van recuperando su preeminencia», comenta  el  comisario  general. El  hecho  de salir del amateurismo incorporando a los sabios y los expertos da, según  él, otra  dimensión  al  evento.  «El  balance de esta edición, escuchando críticas y sugestiones, nos permitirá mejorar para la edición del año que viene», añade.

    Entre los  proyectos  a  corto  plazo,  una  reunión  entre el rey y los jefes  de  provincia  para  crear  la  marca «Adeyé  Késsiè» y la puesta en marcha  de  los  planes  de acción conjunta con las provincias de Ghana, que sigue su curso. También la finalización del centro cultural Village Adayé, con la participación de  cinco  provincias del  reino Bron,  cuya  arquitectura  será  un  híbrido  entre tradición y modernidad. «En algunos años, deberemos sentir las festividades en cada rincón del reino y cada bron deberá poder ser un buen guía para los invitados. Estoy convencido de que el Adayé Késsiè será un referente turístico mundial  en  breve», remata  Beni Ouattara Daouda para despedirnos.

  • OcioProject, la sostenibilidad e innovación en el turismo africano

    Como se puede adivinar por la combinación de idiomas en su nombre, OcioProject es una empresa española con vocación internacional, líder en asesoramiento, diseño, fabricación y montaje de infraestructuras para el ocio y el turismo activo.

    Miguel Ángel Carrillo Merino, licenciado en Educación Física y experto en gestión, es el creador y director general de esta empresa preparada para proyectos de todo tipo: desde montajes simples, hasta grandes parques e infraestructuras de ocio. Más de 50 años de experiencia avalan la calidad de sus instalaciones y la profesionalidad que ofrecen a sus clientes.

    OcioProject nació de forma casi casual en el propio hogar de Miguel Ángel, no en el garaje como es el caso de varias conocidas empresas tecnológicas, sino en el patio, como no podía ser de otra manera para una empresa líder en ocio y esparcimiento. Llevado por su pasión por los deportes de aventura, Miguel Ángel, comenzó construyendo un rocódromo, aprovechando los materiales sobrantes de la empresa de estructuras metálicas de su padre, Jerónimo Carrillo, y de su hermano, Jerónimo Carrillo Merino —quienes resultaron ser piezas fundamentales en la puesta en marcha de lo que más adelante se convertiría en esta empresa sostenible e innovadora—. Más tarde fueron sus vecinos y conocidos quienes les pedían estructuras de ocio y Miguel Ángel vio la oportunidad. Se lanzó a conquistar ese nicho de mercado como joven emprendedor y acabo en FITUR, la feria internacional del turismo de Madrid, donde se dio a conocer internacionalmente. Como nos comenta Miguel Ángel, «me dijeron que presentase mi producto en una feria y decidimos ir a FITUR hace cuatro años, convencidos por su importancia en el mercado español y su proyección internacional: el resultado fue increíble». Y añade: «Empecé trabajando yo solo con un peón, yendo a las obras. Acudir a FITUR supuso un cambio tectónico: de repente tenemos fábricas en tres sitios, tenemos naves. No paramos».

     

    Fue en FITUR donde se fraguó el encuentro con el grupo hotelero colombiano GHL Group que les permitió dar el salto internacional. De su mano llegaron a Sudamérica, lo que les dio la experiencia para probar nuevos mercados. Ahora OcioProject se expande también por África, en países como Marruecos, Argelia, Guinea Ecuatorial, Cabo Verde o Costa de Marfil, donde próximamente abrirán una delegación.

    La historia de éxito de OcioProject no acaba ahí. La adaptabilidad de su oferta y sus construcciones sostenibles le convierten en la combinación perfecta entre naturaleza e innovación. En este sentido Miguel Ángel afirma: «Nosotros no somos constructores, no construimos hoteles. Nosotros construimos alojamientos diferentes. Vamos a un sitio y optimizamos los recursos de los que éste dispone», y explica, «nos encargamos de solventar problemas de normativa urbanística: muchos lugares donde se nos requiere son parques naturales o zonas protegidas de alto valor ecológico donde la normativa impide construir pero donde una arquitectura efímera, respetuosa con el entorno y poco invasiva soluciona ese problema».

    Este tipo de soluciones innovadoras se adapta a la perfección a las necesidades de un mercado africano donde los turistas exigen confort, pero sin restar la autenticidad que solo puede ofrecerles las construcciones integradas en el entorno que OcioProject diseña. El turista está cada vez más concienciado de la importancia de preservar la biodiversidad y ser respetuoso con el medio ambiente y OcioProject responde a esa inquietud.

    De entre este tipo de «alojamientos diferentes» destacan las casas-árbol, las casas voladas, el glamping —es una fusión entre glamour y camping, un creciente fenómeno global que combina la experiencia de acampar al aire libre disfrutando de la naturaleza con el lujo y las condiciones propias de los mejores hoteles— o las mobile homes —casas prefabricadas que pueden desplazarse a voluntad—. Las construcciones son integralmente ecológicas, autosuficientes y alimentadas por energías renovables

     

    Además de ese tipo de iniciativas, la empresa ofrece una oferta diversa de entre la que destacan los parques multiaventura. Son circuitos en los árboles o en cualquier tipo de estructuras que uno pueda imaginar adaptados a las posibilidades del lugar, sean cuales sean las características del espacio destinado: zonas de escalada, señalización y acondicionamiento de senderos, salto al vacío, superficies verticales para practicar el rapel, vías ferratas, puentes colgantes, pasarelas voladas… Cualquier cosa para generar adrenalina. También rocódromos, minirocódromos, los orígenes de OcioProject, preparados específicamente para practicar la escalada sin tener que desplazarse a la montaña.

    Otras de las estructuras que OcioProject diseña, con especial éxito en el merado español y norteafricano, son los parques acuáticos: integrales, para hoteles o simplemente alguna estructura que complemente instalaciones preexistentes como piscinas y zonas de chapoteo o toboganes. La empresa se encarga de asesorar, tramitar, diseñar y construir instalaciones acuáticas para hoteles y complejos vacacionales

    La línea de crecimiento que quiere marcar Miguel Ángel va de la mano no solo de la sostenibilidad — con sellos y certificados medioambientales como Starlight, Biosphere, o cálculo de huella ecológica y de carbono—, sino también de la responsabilidad social corporativa, estableciendo vínculos con el paisaje humano donde se implementan sus proyectos. «Para nosotros trabajar con las comunidades locales es algo esencial. Les formamos gratuitamente, no solo para trabajar en la construcción, sino para trabajar en la explotación: si construimos un parque de aventuras, les formamos para que cumplan con la legalidad y la seguridad; si construimos un hotel, les formamos para que trabajen en el mantenimiento del mismo; si construimos viviendas sostenibles con autosuficiencia, les formamos sobre sostenibilidad ambiental y en capacidades para que sepan mantener los equipos», explica Miguel Ángel.

     

    Y ¿cuáles son las expectativas de OcioProject para el futuro? «Vamos a mirar mucho a África; aprovechar FITUR para reunirnos con entidades públicas y privadas, presentándoles proyectos reales para buscar la financiación», responde. «Nuestro futuro pasa por África».

     

    Por Yolanda Moreno Bello y Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex).

  • INVESTOUR y el turismo sostenible en África: un diamante en bruto en el continente de las oportunidades

    INVESTOUR: Foro de inversiones y negocios turísticos en África. Foto: Fitur-Investour 2017.

    Con una presencia ya consolidada desde hace años, INVESTOUR se ha convertido en un referente para la internacionalización de las empresas turísticas, especialmente en países africanos. Este foro tripartito, impulsado por la Organización Mundial del Turismo (OMT), la Feria Internacional de Turismo (FITUR) y Casa África, se celebra desde hace nueve años en Madrid, en el marco de FITUR, que este año celebra su 38º edición.

    Además de las ya tradicionales rondas de encuentros B2B (empresa a empresa), la cita para este año 2018 se desarrollará en torno a dos ejes temáticos: «Marca África» —que versará sobre la necesidad de cambiar la percepción de la realidad africana alejándola de los preconceptos sobre el continente— y «biodiversidad como motor de turismo sostenible» —que abordará los retos y oportunidades del turismo de naturaleza y de safaris en África y la importancia de las comunidades locales en su desarrollo—. INVESTOUR tendrá lugar el 18 de enero en Feria de Madrid.

    El turismo mundial pasa por un momento dulce. De enero a agosto de 2017,  el turismo creció un 6,6%, totalizando 901 millones de turistas internacionales, 56 millones más que en el mismo periodo del año 2016. África fue la región con un mayor crecimiento (9%), impulsado por el fuerte alza del turismo en el Norte de África (15%) y por las buenas cifras de África Subsahariana (5%).

    Estos datos se añaden al buen desempeño del sector en 2016, año en el que se movieron por el mundo 1 235 000 000 personas —en 1950 había apenas 25 millones de viajeros internacionales y en 1995 eran 527 millones—. De esos, apenas 58 millones lo hicieron en África, unas cifras aún modestas pero que dan idea del enorme potencial de crecimiento del sector en el continente —que ya experimentó tasas de crecimiento interanual de más del 10% en 2016— y que doblan los 26 millones de turistas internacionales del 2000. A la cabeza del continente se sitúan Marruecos (con más de 10 millones de turistas internacionales), Egipto (9 millones), Sudáfrica (9 millones), Túnez (5,5 millones) y Zimbabue (2 millones).

    Con estas cifras, los ingresos globales debidos directamente al turismo internacional sobrepasan ya los 1,26 billones de dólares, habiendo aumentado un 4% en 2016. Suponen un 10% del PIB mundial, si contamos los ingresos indirectos e inducidos, y el turismo internacional genera uno de cada 10 empleos.

    Para 2030, la OMT espera que las cifras de viajeros internacionales hayan alcanzado los 1 800 millones. Es una oportunidad que África no se puede perder.

     lideresLíderes africanos e internacionales en Investour 2017. Foto: Fitur-Investour.

    «Marca África», uno de los protagonistas de INVESTOUR 2018

    Para aprovechar la oportunidad de desarrollo que brinda el impulso del turismo internacional, África necesita renovar su imagen y afianzar su marca en el mercado mundial. Las percepciones negativas y los prejuicios son los mayores obstáculos para el desarrollo del turismo en el continente y para la llegada de inversiones. El primero de ellos, es la falta de presencia en la escena global, que se refleja también en los propios índices de medición de imagen y reputación como el Reputation Index. Con limitado alcance, este índice se concentra en la evaluación de 55 países de entre los cuales solo hay 4 africanos —Sudáfrica (puesto 36, al que se le asigna una reputación débil), Egipto (40), Argelia (49) y Nigeria (52 de 55 evaluados, con una reputación pobre).

    El Índice Elcano de Presencia Global del Real Instituto Elcano, con un alcance más amplio, mide la proyección efectiva real de 100 países fuera de sus fronteras en tres dimensiones: blanda (entre la que se incluye el atractivo turístico), económica y militar. De entre los 15 países africanos evaluados en 2017, únicamente 4 se sitúan entre los 50 primeros —Sudáfrica (puesto 30), Etiopía (33), Nigeria (36) y Egipto (44). Le siguen Marruecos (53), Kenia (55), Argelia (62), Ghana (66), Tanzania (70) y Angola (77). Cierran la clasificación Costa de Marfil (81), Túnez (82), Libia (90), Sudán (91) y RDC (92). Con alguna excepción como Nigeria, la mayoría de estos países dependen para la construcción de su proyección exterior, en gran medida, de las dimensiones militar o económica, arrinconando la esfera blanda. Para Etiopía, por ejemplo, la dimensión militar supone más el 90% de su proyección, mientras que la blanda apenas el 6%; para Angola es la económica la que explica el 96% de la medición, mientras que la variable blanda solo el 4%.  

    Conscientes de que la importancia que la creación de marca tiene a la hora de vender un destino en el mercado del turismo y de maximizar su potencial de crecimiento, el debate en torno a la situación y posibilidades de mejora de la «Marca África» será uno de los ejes de esta edición de INVESTOUR. El debate sobre las mejores experiencias y buenas prácticas de distintos actores del sector en los diferentes países africanos es una herramienta clave en el desarrollo futuro de políticas públicas que, junto al sector privado, resitúen y posicionen los destinos africanos en el tablero del turismo mundial.

     baileLas posibilidades del turismo africano permanecen eclipsadas por la percepción negativa del continente. Fiesta Nacional del Vudú en Sagon, Benín. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    La biodiversidad como eje del desarrollo sostenible del turismo africano

    La biodiversidad —variabilidad de organismos vivos de cualquier fuente, incluyendo la diversidad dentro de cada especie, entre las especies y de los ecosistemas—, muchas veces es apreciada exclusivamente como un elemento meramente ornamental. Sin embargo, es uno de los componentes más importantes del atractivo turístico de algunos de los países que más éxito han tenido a la hora de cautivar visitantes y, por tanto, parte esencial de su desarrollo económico y social. Más allá de los servicios de regulación del clima o protección ante eventos climáticos, los servicios de aprovisionamiento de alimentos o agua limpia, el ecoturismo forma parte, también, de los servicios derivados de la biodiversidad. A esta industria le aguarda un futuro prometedor ya que es un sector en constante crecimiento, especialmente en los países en desarrollo africanos, donde es fuente de recursos y empleo para multitud de comunidades locales. 

    Según la Organización Mundial de Turismo, el ecoturismo actualmente crece más rápido que el turismo convencional, creciendo a un ritmo de un 20% durante los últimos años. Ciertos grupos de seres vivos resultan especialmente atractivos y rentables. La observación de ballenas, aves o arrecifes de coral, además de ser una actividad recreativa que cuenta con millones de aficionados en todo el mundo, es una industria importante en países como Sudáfrica. Del mismo modo, la observación de primates ha hecho mundialmente conocido a países como Ruanda y los safaris, continúan siendo un producto estrella en destinos como Kenia, Tanzania, Botsuana, Namibia o Sudáfrica. Este turismo relacionado con la observación de la biodiversidad representa alrededor del 80% de las ventas por viajes al continente africano de los turoperadores presentes en INVESTOUR. 

    Sin embargo, esta gallina de los huevos de oro para el turismo africano tiene sus enemigos. La biodiversidad se está perdiendo a un ritmo alarmante debido a las actividades humanas. La sobreexplotación de los recursos, la pérdida de hábitats, la contaminación, la introducción de especies, o el cambio climático están produciendo una erosión de la biodiversidad sin precedentes a escala humana, hasta el punto en que nos enfrentamos hoy en día a la Sexta Extinción Masiva.

    A este punto, incluso algo tan esencial para el turismo como las zonas costeras están en peligro a causa del cambio climático o la muerte de los corales de los arrecifes que les brindan protección.

    Los turistas, con su comportamiento, puede ser parte de la solución a estos problemas cuando son individuos concienciados que transmiten y demandan un servicio sostenible al viajar. El turismo proporciona un incentivo a la hora de preservar áreas protegidas y de ocupar a las comunidades locales en empleos sostenibles como alternativa a otros que hubieran significado un empobrecimiento ambiental del entorno.

    Pero el turismo puede ser, también, parte del problema. Hoy en día, los movimientos de los turistas contribuyen a en torno un 5% a las emisiones de gases de efecto invernadero causantes del cambio climático. Pueden, también, participar del tráfico ilegal de especias protegidas al compara suvenires y ornamentos de especies en peligro de extinción. Además, voluntaria o involuntariamente, pueden ser vector de propagación de especies invasoras que dañen la biodiversidad del lugar del destino. Las especies recién llegadas entran en conflicto con las especies nativas, resultando muchas veces en su extinción, con la homogeneización de ecosistemas y la consiguiente pérdida de diversidad ecológica que esto conlleva. También se distorsionan otros los servicios de los ecosistemas, pudiéndose ver alterados los regímenes de nutrientes, el régimen de incendios, la hidrología, la cubierta vegetal o la distribución y abundancia de especies interrelacionadas con la extinguida, hasta el punto de producirse extinciones en cadena.

    Dada la importancia de la biodiversidad para el turismo en África y del turismo para la biodiversidad africana, ésta será protagonista de uno de los ejes de debates del foro en torno a las diferentes fórmulas para involucrar y concienciar a los gobiernos, los actores económicos y las comunidades locales en la conservación de la naturaleza

     zebraPreservar la biodiversidad es esencial para el desarrollo africano. Zebra de llanura (Equus quagga) en la reserva de caza Selous, Tanzania. Foto: Alejandro Dorado Néjera.

    ¿Qué se espera de esta nueva edición de INVESTOUR 2018?

    INVESTOUR ha desempeñado, durante los pasados años, una plataforma inclusiva para reunir en un mismo espacio a responsables políticos, inversores en busca de oportunidades de negocio en el mercado africano y emprendedores deseosos de iniciar nuevos proyectos. Esta toma de contacto les da la oportunidad de explorar las posibilidades reales de materializar iniciativas que incrementen las inversiones en diferentes segmentos de la cadena de valor de la industria del turismo, contribuyendo al desarrollo sostenible económico y social de los países africanos.

    Después de varios años de experiencia, INVESTOUR se ha convertido en uno de los principales espacios de promoción del turismo africano en Europa. Esta relevancia no solo se debe al número de participantes —más de 400 en 2017—, al éxito de las sesiones B2B —86 encuentros entre 45 organizaciones representando a 23 países africanos y de otras partes del mundo— o a la cantidad de proyectos que han tenido esta feria como punto de partida, sino también a la variedad de países presentes: 42 Estados el año anterior, de los que 32 fueron africanos y otros, como Francia, Estados Unidos, Jordania o Reino Unido, de otras partes del mundo.

    Además, otro de los éxitos del foro es la presencia diplomática y de miembros de gobiernos que alcanzó los 28 ministros y jefes de delegación africanos en 2017 y que este próximo año se espera superar. 

    INVESTOUR EN CIFRAS

    PARTICIPANTES

    MINISTROS AFRICANOS

    PROYECTOS PRESENTADOS

    1ª EDICIÓN 2010

    160

    15

    115

    2ª EDICIÓN 2011

    200

    11

    141

    3ª EDICIÓN 2012

    220

    14

    115

    4ª EDICIÓN 2013

    250

    13

    180

    5ª EDICIÓN 2014

    269

    13

    134

    6ª EDICIÓN 2015

    306

    15

    145

    7ª EDICIÓN 2016

    316

    15

    105

    8ª EDICIÓN 2017

    404

    28

    62

     El buen momento por el que pasa el turismo a nivel mundial junto a una estrategia basada en orientar el foro al contacto entre los diferentes actores para favorecer el conocimiento mutuo, son parte de la receta del éxito creciente de INVESTOUR; un éxito que tampoco se entiende sin la buena sintonía existente entre las tres organizaciones que le dan sustento.

    Para Taleb Rifai, secretario general de la OMT hasta que el nuevo secretario general electo, el georgiano Zurab Pololikashvili, tome posesión de su cargo en 2018, el papel de INVESTOUR a la hora de impulsar el sector que más conoce es claro: «INVESTOUR ha demostrado no solo la gran importancia de este tipo de plataformas a la hora de promover los negocios, sino también el inmenso potencial que el turismo tiene en África, como queda reflejado en el los resultados que la región ha cosechado estos últimos años en cuanto a cifras de turistas internacionales». Eduardo López-Puertas, director general de FITUR, coincide en el diagnóstico: «El foro no solo se ha convertido en un referente dentro de FITUR, sino que es un encuentro ineludible para inversores y actores involucrados en el desarrollo del turismo africano».

    No es casualidad que la biodiversidad sea uno de los temas a debate coincidiendo con la celebración del 2017 Año Internacional del Turismo Sostenible para el Desarrollo, impulsado por la ONU, como comenta Elcia Grandcourt, directora del Programa África de la OMT: «El mensaje que se quiere trasladar para África es que el turismo puede ser un arma de desarrollo y de mejora de competitividad para la región, que tiene que lograrse respetando y en armonía con la naturaleza, la cultura y las comunidades locales».

    Los objetivos para esta nueva edición de INVESTOUR 2018 son claros para Casa África —el organismo que lidera la diplomacia pública española en África fomentando el buen entendimiento y la confianza mutua—. Su director general, Luis Padrón, los resume así: «nuestra meta es promover los intercambios creando una plataforma en la que los profesionales del mundo del turismo de ambas orillas puedan encontrarse, debatir, entenderse y buscar maneras de cooperar y de crecer juntos».

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Sudán, cruce de culturas

    Curso de Capacitación sobre Comunicaciones de Crisis en el Sector Turístico en la República de Sudán

    La Organización Mundial del Turismo (OMT), en cooperación con el gobierno de la República de Sudán y el ministerio de Turismo, Antigüedades y Fauna, organizó del 14 al 18 de noviembre de 2016 el Curso Regional de Formación Ejecutiva en Jartum, capital de Sudán, para abordar la comunicación de crisis en el turismo.

    El Curso de Capacitación

    Tras una crisis en una región o país, se producen, como es obvio, efectos negativos que disuaden a los  turistas potenciales a la hora de visitar los lugares afectados. La estrategia de comunicación en estos casos es determinante para cambiar la opinión pública sobre los destinos concernidos. En las palabras de la OMT «para minimizar el impacto de la crisis en los destinos, se requiere unas comunicaciones claras, rápidas y efectivas en todos los niveles de la crisis». El curso está diseñado para aportar su saber hacer a los participantes e inculcar unos valores y unas habilidades para reforzar la colaboración entre el sector público y el privado para lograr destinos turísticos de éxito. Los participantes en el curso fueron profesionales calificados de la industria del turismo de Egipto, Etiopía, la República Democrática del Congo, Gambia, Ghana, Kenia, Mozambique, Ruanda, Uganda, Zambia y Zimbabue.

    Minimizar el impacto de la crisis en los destinos requiere unas comunicaciones claras, rápidas y efectivas en todos los niveles de la crisis

    Visitar Sudán

    Además del curso de formación, la visita a Sudán condensó el lado práctico del curso, comenzando por su capital. El país sorprende al visitante rompiendo con los viejos clichés divulgados en algunas ocasiones por prensa internacional y que, a menudo, pueden magnificarse a los ojos de los viajeros potenciales hasta no corresponderse con la realidad, resultado de la incesante atención de los medios de comunicación.

    Jartum

    El corazón de Jartum es atravesado por el río Nilo Azul, que viene del lago Tana, en Etiopía, y se encuentra con el Nilo Blanco, cuya fuente se encuentra en el lago Victoria, en África Central. Podemos decir que la ciudad es regada por el río más largo de África. Es impresionante pasear en barco por el río Nilo en el punto de cruce, donde se nota cómo el Nilo Azul, más sombrío y movido, se encuentra con el tranquilo Nilo Blanco. La ciudad constituye, junto con los distritos de Omdurmán y Bahri (o Jartum Norte), una gran conurbación. Jartum abraza, culturalmente hablando, una serie de componentes turísticos como museos, antigüedades, atracciones naturales, jardines, etc. Uno de los más atractivos es el Museo Nacional, que se ubica frente al Nilo Azul en su confluencia con el Blanco. Tiene una impresionante colección de antigüedades de todo el país que se remonta a las épocas prehistóricas y a la era de Nubia.

    El reino nubio de Kush

    La visita a Meroe es un descubrimiento constante. Meroe, Sudan.

    El reino de Nubia tenía su capital en Kerma. La civilización de Kerma se considera como la raíz original de la que surgió la identidad sudanesa hace más de cinco mil años. Una civilización africana local que se mantuvo en el poder durante mil años. En la misma zona, tenemos el reino de Meroe, que se inscribe en la continuidad del reino de Napata y trae, en su apogeo, el resplandor de la civilización del antiguo Sudán. Fue a principios del siglo III a. C. que la necrópolis real de Kush fue oficialmente transferida de Napata-Nuri a Meroe. Meroe estaba compuesto por una ciudad con palacios, varios templos, baños reales y tres grandes necrópolis piramidales. La visita a Meroe es un descubrimiento constante que no deja indiferente a nadie, con sus pirámides que desempeñan el papel de testigos de una brillante civilización.

    El reino de Meroe se inscribe en la continuidad del reino de Napata y trae, en su apogeo, el resplandor de la civilización del antiguo Sudán

    El Estado del Mar Rojo

    Puerto Sudán es la capital del Estado del Mar Rojo y está situada al este del país, en la costa occidental del mar Rojo. Se considera como la puerta oriental de Sudán y una de las ciudades más bellas del país. La región tiene algunos destinos turísticos famosos, pero uno de los más atractivos es el atolón de Sanganeb. En esta zona el ecoturismo marino ha sido y sigue siendo la principal atracción para los turistas.

    Suakin

    La ciudad de Suakin, en el noreste de Sudán, es un sitio de gran importancia histórica y un puerto vital del mar Rojo desde el antiguo Egipto. Cruzado por las rutas de peregrinación musulmana y cristiana, sirvió como el principal punto de transbordo para el hach, la peregrinación islámica a La Meca, y también vinculó a África con Jerusalén para las comunidades cristianas que querían ver el Santo Sepulcro. Era la ciudad del comercio y de la riqueza en el mar Rojo. Hoy en día, en la entrada de la ciudad vieja, los visitantes todavía pueden encontrar la puerta de la antigua ciudad donde los edificios están hechos de corales.

    Puerto Sudán es un maravilloso centro de deportes de buceo, playas, natación… y también es conocido por su Festival del Mar Rojo, uno de los mayores del mundo

     

    Atolón de Sanganeb, Estado del Mar Rojo, Sudán.

    Una de las atracciones turística de Puerto Sudán es su mercado tradicional. Es importante tener en cuenta que los mercados tradicionales se celebran por separado para hombres y para mujeres. Una de las peculiaridades de los mercados es la presencia de los beja, pueblo principalmente vendedor, aunque también los hay pastores históricamente nómadas que viven dispersos por las regiones desérticas de Sudán, Egipto y Eritrea. Los beja representan el mayor grupo étnico no árabe entre el río Nilo y el Mar Rojo. También se les conoce como los fuzzy wuzzy debido a su resistencia a los soldados británicos durante el siglo XIX. Un poema escrito por R. Kipling, soldado de infantería británica, alaba a los beja por sus proezas marciales y su valentía, que resultó ser insuficiente ya que, apoyados por Muhammad Ahmad, un líder religioso de la orden Samaniyya, los británicos conquistaron sus tierras.

    Es importante saber que todos estos sitios y ciudades mencionados representan una pequeña parte de la riqueza cultural y de del patrimonio turístico de Sudán. Con el fin de hacer que el destino Sudán sea  competitivo y atractivo, el ministerio de Turismo, acompañado por el gobierno, adoptó el Plan de Acción de la Organización Mundial del Turismo para impulsar el turismo sostenible, la formación de actores y profesionales locales y para crear empleo y reducir la pobreza. A nivel internacional, y siempre en el marco del plan de acción de la OMT, Sudán ha establecido una estrategia y está poniendo en marcha acciones de comunicación con la intención de ser aún más atractivo desde el punta de vista turístico a la vez que mejora sus infraestructuras para alcanzar los estándares internacionales con un plan de inversiones progresivo.

     

    Fotografía y autoría: Franck Olivier Kra.

    @franckokra

  • Sudan, a crossroad of cultures

    Regional Executive Training Course on Crisis Communications in Tourism in the Republic of Sudan

     

    From 14 to 18 of November 2016, the World Tourism Organization (UNWTO) in cooperation with the Government of the Republic of Sudan and the Ministry of Tourism, Antiquities and Wildlife organized the UNWTO Regional Executive Training Course in the Republic of the Sudan on Crisis Communications in Tourism, in Khartoum the capital of the country.

     

    The Training Course

    After a regional or national crisis, negative side effects are inevitable, such as dissuading potential tourists from visiting the country or its most iconic sites. In such moments, the communication strategy is crucial to change public opinion about the destination. In the UNWTO’s words, “Minimizing the impact of the crisis on destination requires clear, swift and effective communications at every stage.”

    The UN agency, therefore, designed a course to instill values and skills to enhance the partnership between the private and the public sectors for the success of the destinations. The participants were qualified industry and tourism professionals from Egypt, Ethiopia, Democratic Republic of Congo, Gambia, Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, Uganda, Zambia and Zimbabwe.

     

    Minimizing the impact of the crisis on destination
    requires clear, swift and 
    effective communications at every stage

     

    Visiting Sudan

    Apart from the training course itself, visiting Sudan demonstrated the practical aspects of the course, starting with its capital. The country surprises its visitors, breaking with the old clichés that are held and written about in some international press and can often loom larger than reality in the eyes of potential travelers as a result of unremitting media attention.

     

    The City of Khartoum

    Khartoum is crossed in its heart by the Blue Nile River coming from Lake Tana and meets the White Nile, which takes its source from Central Africa. Similarly, it can be said the city itself takes its source from the longest river in Africa. Navigating the Nile, there is a noticeable transition from the agitated waters of the Blue Nile to the calmer temper of the White Nile.

    Together with districts of Omdurman and Bahri, Khartoum’s large urban area has a population upwards of 2 million. Culturally speaking, it embraces a number of key tourism ingredients such as museums, antiquities, natural attractions, gardens etc. Among the most attractive is the National Museum, which faces the Blue Nile river and is located in the Nile’s confluence. It contains an impressive collection of antiquities from all over the country, dating back from the Nubian area’s prehistoric ages.

     

     A visit to Meroe is a constant breathtaking discovery.

    The Nubian Kingdom of Kush

    Kerma, the ancient capital of the kingdom of Nubia, is considered the cradle of the Sudanese civilizational identity, dating back over five thousand years. Here, the kings of this local African civilization maintained power for a thousand year. In the same area, the kingdom of Meroe, which followed the kingdom of Napata, was the peak of ancient Sudan’s glorious civilization. It was at the beginning of the third century BC that the Kushite royal necropolis was officially transferred from Napata and Nuri to Meroe. It included the city, palace, several temples, “Royal Baths” and three large pyramidal necropolises. A visit to Meroe is a constant breathtaking discovery of pyramids which bore witness to a brilliant civilization.

    The kingdom of Meroe, which followed kingdom of Napata, was the peak of ancient Sudan’s glorious civilization

     

    The Red Sea State

    Port-Sudan is the capital of the Red Sea state, located in the east of the country on the Red Sea’s western coast.  As the eastern gate of Sudan and one of its most beautiful cities, it is the hub of wonderful diving sport, beaches, swimming, shopping etc. The region has some famous tourism targets but one the most attractive is the Sanganeb atoll. In this area, marine ecotourism has been and is still the main attraction for tourists.

     

    Suarkin

    The town of Suakin in northeastern Sudan is a site of outstanding historical importance and a vital port of the Red Sea since the times of ancient Egypt. Crossed by Muslim and Christian pilgrim routes, it served as the main transshipment point for the Hajj, the Islamic pilgrimage to Mecca, and also linked Africa to Jerusalem for the Christian communities who wanted to see the Holy Sepulcher. It was the city of trade and wealth on the Red Sea. The gates of the old city, where the buildings are made of coral, still stand.

    Port Sudan is the hub of wonderful diving sport, beaches, swimming… it’s also known for its Red Sea Festival, one of the longest in the world
     

    Sanganeb atoll, Red Sea State, Sudan.

    One of Port Sudan’s iconic tourist attractions is its traditional markets, which are segregated by gender.

    One of the markets is characterized by the Beja people, historically nomadic shepherds who live scattered across the desert regions of Sudan, Egypt, and Eritrea. The Beja are the largest non-Arabic ethnic group between the Nile River and the Red Sea. They are also known as the Fuzzy Wuzzy due to their resistance to the British soldiers during the 19th century when they supported Muhammad Ahmad a religious leader of the Samaniyya. A poem written by R. Kipling, an infantry soldier, praises the Beja for their martial prowess, but their bravery wasn’t enough to prevent the British troops from conquering their land.

    It is important to know that all the sites mentioned here are but a small part of the cultural wealth and tourism heritage of the Republic of Sudan. In order to make the destination of Sudan competitive and attractive, the Ministry of Tourism, accompanied by the government, adopted the World Tourism Organization’s action plan in the framework of sustainable tourism, training of local actors and tourism professionals in order to create jobs and reduce poverty. At the international level, as part of the UNWTO action plan, Sudan is implementing a communications and actions strategy to make the Sudanese destination even more attractive by upgrading its infrastructure to international standards.

     

     Pictures and text by Franck Olivier Kra.

    @franckokra

  • Las islas Seychelles, un mar por conocer

    A las islas Seychelles se les asocia a un destino exclusivo, colmado de hoteles lujosos donde pasar unas vacaciones de relajación total. Menos conocida es su ubicación en pleno océano Índico, los 1 500 km de distancia que les separan de la costa africana, y la envergadura de su mar patrimonial, de seis veces el tamaño de Reino Unido.

    El archipiélago de 115 islas suele ser reducido a su isla principal y más grande, Mahé. Marcada por imponentes y exuberantes montañas, Mahé alberga al 90% de la población y al centro neurálgico del país: la capital, Victoria.

    Contraria a la imagen de imperturbable tranquilidad que evocan las Seychelles; Victoria, con su agitado puerto, incesantes peatones y oficinas acristaladas, muestra una cara diferente del país y de su gente, los seychellois.

    playa 1

    Victoria es testigo y parte fundamental de la historia de esta pequeña nación. Fue allí donde se asentaron los primeros exploradores y donde, en 1502, los primeros europeos arribaron. Fue en 1756, en sus primeras calles, donde el capitán Corneille Morphy declaró a las islas parte de la corona francesa, evento que luego dotaría a las Seychelles su nombre actual, en homenaje al Ministro de Finanza de Luis XV, Jean Moreau de Séchelles. Luego de ser colonizada formalmente por la corona francesa y a consecuencia del Tratado de París, Victoria, y el conglomerado de las Seychelles, pasaron a manos de la corona británica en 1810. No fue hasta 1976 que las Seychelles lograron su independencia del Reino Unido.

    Las islas Seychelles deben su nombre al Ministro de Finanza de Luis XV, Jean Moreau de Séchelles
     

    La Victoria de hoy guarda vestigios de esta historia, y su principal atracción así lo demuestra. El Clock Tower, o Lorloz en criollo seychellense, se encuentra en una de las encrucijadas más traficadas de la ciudad, y con su color plata, resplandece bajo el sol tropical. Se trata de una réplica de la torre del reloj ubicada en Vauxhall, Londres, que fue traída en 1903 a las islas a modo de homenaje a su entonces reina y a quien debe su nombre, la encumbrada Reina Victoria. A diferencia de la torre de reloj original, el Clock Tower no da la hora con campanadas luego de que el péndulo se perdiera en el Índico durante la descarga del reloj a su llegada a las islas.

    clock

    A pocos metros del Clock Tower se encuentra otro emblema seychellois, el Mercado de Victoria, o mejor conocido bajo su nombre previo, el Mercado de Sir Selwyn-Clarke, en honor al último gobernador británico de las Seychelles. Bajo la sombra de un enorme mango y abarrotado de colores y aromas, el mercado es el lugar perfecto para discernir las diferentes culturas que forman el acervo seychellois: especias asiáticas, frutos africanos y granos europeos. En la planta inferior, el mercado de pescado da fe de una de las principales industrias del país: la pesca.

    Uno de los idiomas oficiales, el criollo seychellense, también conocido como kreol o seselwá, está basado en el francés y es legado de la dominación gala del siglo XVIII
     

    El puerto de Victoria es un eje de la industria pesquera del océano Indico, especialmente aquella de atún. En Victoria se encuentra una de las fábricas de enlatado de atún más grandes del mundo, que se lleva además el título de mayor empleador en las islas. La industria del atún atrae a las islas importante inversión extranjera, principalmente a través de numerosas embarcaciones atuneras europeas que hacen transbordo de la pesca en el puerto para luego exportarlo a lo largo y ancho del mundo.

    puerto

    El turismo es la industria más importante de la economía seychellense. La pesca le sigue, siendo el puerto de Victoria un importante núcleo de la industria atunera a nivel mundial
     

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    Mahé es solo una de 115 islas. A pesar de que las Zil Elwannyen, o islas exteriores, son de difícil (o prohibitivo) acceso, no se puede ir a las Seychelles sin aventurarse más allá de Mahé. A unos 50 km de Mahé se encuentran otras islas interiores, entre ellas las islas de Praslin y La Digue. Basta con tomar un ferry para escapar del ajetreo de Victoria y vivir esa realidad alternativa: una naturaleza imponente y una sensación embriagadora de desconexión.

    Praslin, la segunda isla en extensión y con unos 7 000 habitantes, da hogar a uno de los lugares declarados patrimonio de la humanidad de las Seychelles: el Vallée de Mai o Valle de Mayo. Esta reserva natural, frondosa y espesa, se encuentra en el corazón de la isla y guarda dos de las rarezas más célebres de las Seychelles: el loro negro —el ave nacional de las islas- y el símbolo nacional—, el coco de mer, la semilla más grande del mundo al llegar a pesar hasta 25 kilos.

    El coco de mer, endémico de las Seychelles, es la semilla más grande del mundo, llegando a pesar hasta 25 kilos
     

    El coco de mer, que puede llegar a costar unos 200 dólares, está protegido y su exportación está totalmente prohibida. Nada fuera de la norma en las Seychelles, donde la protección medioambiental es una prioridad gubernamental que data de la independencia. A día de hoy, las Seychelles son sólo superadas por Nueva Caledonia en términos de reservas naturales, con más del 50% de su territorio bajo leyes que protegen su delicado ecosistema. 

    Y, cómo no, Praslin cuenta con dos joyas: las playas paradisíacas de Anse Georgette y Anse Lazio, con finas arenas blancas, aguas cristalinas y las alegóricas rocas de granito que han hecho a las Seychelles un destino tropical de ensueño.

    La Digue, de menor extensión y con unos 3 000 habitantes, solo puede ser descrita como un remanso de armonía y tranquilidad. La industria turística, con gran presencia en Mahé y Praslin, no ha perturbado la singularidad de La Digue.

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    La Digue no alberga un patrimonio histórico, pero sí un estilo de vida extraordinario; y es que no hay mejor manera de conocer La Digue que en el medio de transporte local: la bicicleta. Con sólo unas pocas carreteras pavimentadas y con solo un puñado de automóviles motorizados, La Digue invita a relentecer el ritmo y reconectar con la naturaleza para explorarla en dos ruedas.

    La mejor manera de moverse en La Digue es en bicicleta, parte fundamental de la cultura local
     

    El principal atractivo es, sin duda, la playa de Anse Source d’Argent, una de las más fotografiadas del mundo. Con su agua azul turquesa y enormes piedras de granito que parecen esculpidas deliberadamente, es un pequeño paraíso donde echarse bajo las palmeras, aventurarse en la jungla tupida que le limita, o zambullirse en el agua tranquila protegida por un arrecife tupido de peces variopintos.

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    Anse Source d’Argent colinda con la plantación de L’Union Estate, sitio de patrimonio nacional. L’Union Estate relata el pasado de La Digue como centro importante del cultivo del coco. Hoy en día se puede visitar la antigua plantación, los procesadores de copra (la médula del coco), una colonia de tortugas gigantes y la joya arquitectónica de la época colonial: The Plantation House.

    Habiendo cubierto tres de las 115 islas, quedan pendiente unos cuantos viajes más. De momento, nos quedamos con uno de los eslóganes de las islas: Seychelles, Unique By A Thousand Miles.

    Por Andrea Perales Padrón.