Autor: Franck Olivier Kra

  • Anacarde et coton, parmi les piliers économiques ivoiriennes

    Le Conseil du coton et de l’anacarde de Côte d’Ivoire cherche à attirer les investissements étrangers dans un marché plein d’opportunités.

    L’anacarde, il n’y a pas longtemps était un fruit méconnu en Espagne et s’est converti en mine d’or : la plus convoitée des batailles que se livrent les  consommateurs chaque soir dans les bars autour des bols populaires de fruits secs.

    Nous en consommons sans nous demander à peine ce que c’est où  son origine; sans savoir qu’ en moyenne ,  une anacarde sur quatre que nous avons dans nos bols vient de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié.

    L’anacarde, également appelé cajou (Anacardium occidentale), est arrivé par hasard dans ce pays d’Afrique de l’Ouest: il fut introduit depuis le nord-est brésilien, endroit qui marque son origine, comme moyen de lutte  contre la désertification de par ses propriétés  de croissance dans les climats arides et sur les sols relativement pauvres — comme ceux des zones de savane ou savane arborée du centre  et du nord de la Côte d’Ivoire. Ses propriétés servent de compléments alimentaires pour les communautés locales.

    Bien qu’il soit cultivé et commercialisé depuis trente ans, ce fût qu’à partir de l’année 2013 que cette matière première commençait à prendre du muscle dans le pays, étant aujourd’hui le troisième produit le plus exporté, après le cacao et les dérivés du pétrole.

     

    Côte d’Ivoire est premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié

     

    D’une manière schématique, l’économie ivoirienne, et surtout celle des communautés rurales, pivote autour de quatre cultures: le cacao et le café — pour le sud du pays, l’anacarde et le coton — pour le centre et le nord. Pour améliorer les conditions de vie des producteurs  et augmenter le rendement des autres maillons de la chaine de production — acheteurs, exportateurs et transformateurs — il existe en Côte d’Ivoire deux conseils régulateurs: le Conseil du coton – anacarde et le Conseil du café – cacao.

    Comme nous l’explique M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton: « avec la réforme du secteur entreprise en 2013 par l’actuel président Alassane Ouattara [au pouvoir depuis 2011], on a fait un pas de l’écologie à l’économie ; en 2013 la Côte d’Ivoire produisait 480 000 tonnes d’anacardes et en 2015 nous avons 715 000».

    Quel est le secret de cette augmentation spectaculaire  de production? Adama Coulibaly n’a pas de doute: « La fixation d’un prix minimum, à partir duquel l’on laisse agir la force de l’offre et de la demande pour arriver au prix final qui se paie au producteur, a provoqué que le cajou soit considéré actuellement par les communautés locales comme une bonne manière de gagner sa vie ». Il ajoute : «  cette augmentation de la production n’est pas due à la création de nouvelles plantations, mais à la récolte des productions qui auparavant restaient dans les champs du fait du bas rendement et qui acquissent de la valeur de nos jours ». Pour M. Coulibaly, cette fixation des prix fonctionne pour l’anacarde mais n’est pas forcément la formule qui fonctionnerait pour le cacao « dans lequel fonctionne un système de prix flottant combiné à un fond de compensation avec lequel le producteur est indemnisé lorsque les prix internationaux sont trop bas ».

    M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton.

    Le secteur à cependant un grand défi à relever: celui de la transformation du produit. Actuellement le pays possède une capacité de transformation d’1/7 de sa production. En plus, les unités de transformation ivoiriennes fonctionnent uniquement à 40%  de sa capacité; ce qui signifie que seulement 40 000 tonnes d’anacarde sont transformées en Côte d’ivoire sur les plus de 700 000 tonnes  produites dans le pays. « Le reste s’exporte en brute, spécialement en Asie, et arrive sur les tables européennes et américaines sans traçabilité: on a perdu le Made in Côte d’Ivoire », renchérit Coulibaly. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place une politique pour attirer les investisseurs dans le but d’augmenter la capacité de transformer sur place les 30% de l’anacarde d’ici 2020. Exemptions de taxes à l’exportation, primes d’investissement, établissement de zones industrielles à Bouaké, Korhogo, Bondoukou et Séguéla ; tout est mis en place pour recevoir des investissements étrangers parmi lesquels, M. Coulibaly souligne le savoir faire espagnol par son expérience de pointe dans l’industrie agroalimentaire.

    Mais le cajou n’est pas seulement précieux pour sa noix. Comme cela s’est démontré au cours de la dernière édition du SIETTA (Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde), qui a lieu à Abidjan, le fruit peut s’utiliser pour en faire du jus, de la pâtisserie, des aliments pour les animaux, de la biomasse, des produits cosmétiques et même du bioplastique. En plus un sous-produit de sa coquille, le CNSL (Cashew Nut Shell Liquid) est utilisé en aéronautique comme liquide de frein pour les avions. Avec un oeil sur la prochaine édition du SIETTA 2018, Adama Coulibaly entrevoit présenter toutes les possibilités qu’offre le cajou pour attirer les investisseurs en Côte d’Ivoire et transformer cette rencontre en une référence mondiale d’innovation agroalimentaire.

    Le coton (Gossypium sp.) est le bien qui accompagne l’anacarde dans la gestion du Conseil. Le secteur ne connaît pas le même essor que le cajou, avec une baisse de la production en 2016/2017 qui a engendré une récolte de 321 000 tonnes de coton brut, après les résultats record de la campagne 2014/15 (450 000 tonnes). Cette baisse dans la production cotonnière a relégué la Côte d’Ivoire à la quatrième place après le Burkina Faso (683 000 tonnes) le Mali (645 000), et le Bénin (380 000 tonnes). Adama Coulibaly se montre cependant très optimiste dans l’évaluation du secteur: « Bientôt la réforme de 2016, qui réordonne le marché et protège l’agriculteur rendent difficile les mauvaises pratiques, commencera à porter leurs fruits et nous allons récupérer du muscle dans la production».

     

    Le plus grand défi pour le secteur du coton, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation

     

    Le plus grand défi, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation. La séparation de la fibre et de la graine se fait dans le pays. La graine reste et se transforme en huile, en savon, en produits de pâtisserie et en aliments pour animaux en son quasi totalité en Côte d’ Ivoire. Mais la fibre va loin du pays, exportée en Asie dans des pays comme les Philippines, la Chine ou le Vietnam, dans des centres de confection. Seulement 20 000 des 130 à 150 000 tonnes de coton extraites dans le pays sont transformées en Côte d’Ivoire, représentant une opportunité perdue pour un pays qui tente d’attirer l’investissement pour ajouter de la valeur à la chaîne de production nationale.

    En vue d’attirer l’attention de la communauté d’investisseurs internationaux sur ces opportunités dans l’industrie transformatrice ivoirienne de l’anacarde et du coton, Adama Coulibaly possède deux outils principaux:

    D’une part  l’organisation de foires et d’évènements internationaux car, en 2018, la Côte d’Ivoire va abriter, en plus du SIETTA 2018, la deuxième assemblée de l’Alliance Africaine pour l’anacarde (ACA) ou la 77e réunion du Comité consultatif international du coton (ICAC) — siégé à Washington D.C., aux Etats Unis, un évènement de le plus haut niveau qui atteindra plus de 500 acteurs du marché cotonnier des pays producteurs, transformateurs et consommateurs.

     

    D’autre part, et pour le cas spécifique de l’anacarde, les pays producteurs de ce fruit ont à leur actif un nouvel instrument d’influence: le CICC — Conseil consultatif international de l’anacarde. C’est une organisation internationale créée en 2016 et qui veille au bon fonctionnement de ce marché global d’une importance vitale pour les pays producteurs, conçu dans un parallélisme de forme avec l’ICAC pour le coton et avec l’Organisation internationale du cacao (ICCO), ramenée en 2017 de Londres à Abidjan où se trouve son nouveau siège. Avec neuf États membres — le Sénégal, la Guinée Bissau, la République de Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Benin — et les portes ouvertes à des pays producteurs, transformateurs et consommateurs, cette organisation est appelée à dynamiser ce marché du future auquel nous devons rester attentifs.

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • OcioProject, la sostenibilidad e innovación en el turismo africano

    Como se puede adivinar por la combinación de idiomas en su nombre, OcioProject es una empresa española con vocación internacional, líder en asesoramiento, diseño, fabricación y montaje de infraestructuras para el ocio y el turismo activo.

    Miguel Ángel Carrillo Merino, licenciado en Educación Física y experto en gestión, es el creador y director general de esta empresa preparada para proyectos de todo tipo: desde montajes simples, hasta grandes parques e infraestructuras de ocio. Más de 50 años de experiencia avalan la calidad de sus instalaciones y la profesionalidad que ofrecen a sus clientes.

    OcioProject nació de forma casi casual en el propio hogar de Miguel Ángel, no en el garaje como es el caso de varias conocidas empresas tecnológicas, sino en el patio, como no podía ser de otra manera para una empresa líder en ocio y esparcimiento. Llevado por su pasión por los deportes de aventura, Miguel Ángel, comenzó construyendo un rocódromo, aprovechando los materiales sobrantes de la empresa de estructuras metálicas de su padre, Jerónimo Carrillo, y de su hermano, Jerónimo Carrillo Merino —quienes resultaron ser piezas fundamentales en la puesta en marcha de lo que más adelante se convertiría en esta empresa sostenible e innovadora—. Más tarde fueron sus vecinos y conocidos quienes les pedían estructuras de ocio y Miguel Ángel vio la oportunidad. Se lanzó a conquistar ese nicho de mercado como joven emprendedor y acabo en FITUR, la feria internacional del turismo de Madrid, donde se dio a conocer internacionalmente. Como nos comenta Miguel Ángel, «me dijeron que presentase mi producto en una feria y decidimos ir a FITUR hace cuatro años, convencidos por su importancia en el mercado español y su proyección internacional: el resultado fue increíble». Y añade: «Empecé trabajando yo solo con un peón, yendo a las obras. Acudir a FITUR supuso un cambio tectónico: de repente tenemos fábricas en tres sitios, tenemos naves. No paramos».

     

    Fue en FITUR donde se fraguó el encuentro con el grupo hotelero colombiano GHL Group que les permitió dar el salto internacional. De su mano llegaron a Sudamérica, lo que les dio la experiencia para probar nuevos mercados. Ahora OcioProject se expande también por África, en países como Marruecos, Argelia, Guinea Ecuatorial, Cabo Verde o Costa de Marfil, donde próximamente abrirán una delegación.

    La historia de éxito de OcioProject no acaba ahí. La adaptabilidad de su oferta y sus construcciones sostenibles le convierten en la combinación perfecta entre naturaleza e innovación. En este sentido Miguel Ángel afirma: «Nosotros no somos constructores, no construimos hoteles. Nosotros construimos alojamientos diferentes. Vamos a un sitio y optimizamos los recursos de los que éste dispone», y explica, «nos encargamos de solventar problemas de normativa urbanística: muchos lugares donde se nos requiere son parques naturales o zonas protegidas de alto valor ecológico donde la normativa impide construir pero donde una arquitectura efímera, respetuosa con el entorno y poco invasiva soluciona ese problema».

    Este tipo de soluciones innovadoras se adapta a la perfección a las necesidades de un mercado africano donde los turistas exigen confort, pero sin restar la autenticidad que solo puede ofrecerles las construcciones integradas en el entorno que OcioProject diseña. El turista está cada vez más concienciado de la importancia de preservar la biodiversidad y ser respetuoso con el medio ambiente y OcioProject responde a esa inquietud.

    De entre este tipo de «alojamientos diferentes» destacan las casas-árbol, las casas voladas, el glamping —es una fusión entre glamour y camping, un creciente fenómeno global que combina la experiencia de acampar al aire libre disfrutando de la naturaleza con el lujo y las condiciones propias de los mejores hoteles— o las mobile homes —casas prefabricadas que pueden desplazarse a voluntad—. Las construcciones son integralmente ecológicas, autosuficientes y alimentadas por energías renovables

     

    Además de ese tipo de iniciativas, la empresa ofrece una oferta diversa de entre la que destacan los parques multiaventura. Son circuitos en los árboles o en cualquier tipo de estructuras que uno pueda imaginar adaptados a las posibilidades del lugar, sean cuales sean las características del espacio destinado: zonas de escalada, señalización y acondicionamiento de senderos, salto al vacío, superficies verticales para practicar el rapel, vías ferratas, puentes colgantes, pasarelas voladas… Cualquier cosa para generar adrenalina. También rocódromos, minirocódromos, los orígenes de OcioProject, preparados específicamente para practicar la escalada sin tener que desplazarse a la montaña.

    Otras de las estructuras que OcioProject diseña, con especial éxito en el merado español y norteafricano, son los parques acuáticos: integrales, para hoteles o simplemente alguna estructura que complemente instalaciones preexistentes como piscinas y zonas de chapoteo o toboganes. La empresa se encarga de asesorar, tramitar, diseñar y construir instalaciones acuáticas para hoteles y complejos vacacionales

    La línea de crecimiento que quiere marcar Miguel Ángel va de la mano no solo de la sostenibilidad — con sellos y certificados medioambientales como Starlight, Biosphere, o cálculo de huella ecológica y de carbono—, sino también de la responsabilidad social corporativa, estableciendo vínculos con el paisaje humano donde se implementan sus proyectos. «Para nosotros trabajar con las comunidades locales es algo esencial. Les formamos gratuitamente, no solo para trabajar en la construcción, sino para trabajar en la explotación: si construimos un parque de aventuras, les formamos para que cumplan con la legalidad y la seguridad; si construimos un hotel, les formamos para que trabajen en el mantenimiento del mismo; si construimos viviendas sostenibles con autosuficiencia, les formamos sobre sostenibilidad ambiental y en capacidades para que sepan mantener los equipos», explica Miguel Ángel.

     

    Y ¿cuáles son las expectativas de OcioProject para el futuro? «Vamos a mirar mucho a África; aprovechar FITUR para reunirnos con entidades públicas y privadas, presentándoles proyectos reales para buscar la financiación», responde. «Nuestro futuro pasa por África».

     

    Por Yolanda Moreno Bello y Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex).

  • La Gran Muralla Verde africana

    Los resultados obtenidos a partir de la implementacion de los Objetivos del Desarrollo del Milenio (ODM) han supuesto, en palabras de Ban Ki-moon, secretario general de las Naciones Unidas hasta 2016, «el movimiento contra la pobreza más exitoso de la historia», debido a que, de acuerdo con los informes oficiales de dicho organismo, hasta el año 2015 se había conseguido reducir un 50% el número de personas que vivían en el umbral de la pobreza extrema.

    Sin embargo, estas medidas no resultaron tan exitosas en materia medioambiental debido a que, entre otros aspectos, desde 1990 las emisiones de CO2 han ido incrementando en más de un 50%, sin señales de desaceleración. En 2016, en respuesta a los retos globales vigentes, se aprobaron los 17 Objetivos del Desarrollo Sostenible de la ONU (ODS), entre los que se incluyen la «acción por el clima”, mecanismo con el cual se busca no solo atajar los diversos problemas que se debaten dentro de los nuevos objetivos, sino también fomentar una mayor participación por parte de la sociedad civil —se acusaba a los anteriores de carecer de este último aspecto—.

    Los líderes de los países en desarrollo enfatizaron en la necesidad de que las principales potencias asumiesen un mayor grado de responsabilidad con respecto a la reducción de emisiones

    A finales de 2015 tuvo lugar la celebración de la Cumbre de París, reunión de Estados en la que se logró llegar a un compromiso histórico que frenase las consecuencias de la contaminación y del calentamiento global. En dicha cumbre los líderes de los países en desarrollo, encabezados por China e India, enfatizaron la necesidad de que las principales potencias asumiesen un mayor grado de responsabilidad con respecto a la reducción de emisiones, al tiempo que establecieron sus líneas rojas, puesto que son los Estados más avanzados los que más contaminan.

    Por su lado, los 79 países que forman el grupo África, Caribe y Pacífico (ACP, por sus siglas en inglés) anunciaron su apoyo a un acuerdo que, vinculándolos  legalmente, es inclusivo, justo, ambicioso, sostenible y dinámico.Una actuación global de estas dimensiones se hace, si cabe, más necesaria en las regiones que, aunque menos contaminantes, se ven más afectadas por las amenazas medioambientales. En la región del Sáhara-Sahel, las tierras fértiles son recursos vitales para la vida de millones de personas, no solo en lo que respecta a aspectos básicos como la comida, la seguridad o la producción agrícola, sino también como fórmula para la creación de empleo que pueda mitigar la crisis social que tiene lugar en la región.

    Los 79 países que forman el grupo África, Caribe y Pacífico (ACP, por sus siglas en inglés) anunciaron su apoyo a un acuerdo que es inclusivo, justo, ambicioso, sostenible y dinámico
     

    Se estima que un 83% de la población local depende de la tierra para sobrevivir. El Sahel se caracteriza por ser una de las zonas más pobres del planeta, puesto que al estar cerca del Sáhara, la región sufre numerosas sequías que, siendo cada vez más constantes, provocan numerosas hambrunas. Gracias al círculo vicioso provocado por la actividad humana y las pobres condiciones climáticas como la ausencia de lluvias (las estaciones de lluvia están cambiando, una prueba es lo que está ocurriendo en Senegal donde la temporada de lluvias ahora comienza en septiembre cuando tradicionalmente esto tenía lugar en julio), el deterioro de la tierra y el excesivo uso de los recursos naturales, el desierto está ganando terreno.

    De hecho un 40% de la tierra y los recursos se están viendo degradados por la desertificación debido a lo cual está teniendo lugar un incremento de la pobreza, el hambre, el desempleo, la inmigración forzosa o numerosos conflictos. De acuerdo con la Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura (FAO), dos tercios del continente africano han sido clasificados como desiertos o tierras secas. La drástica perdida de tierra arable, unida a las estimaciones de un incremento del doble de población en el continente para el año 2050,  sería un desastre en una región que lucha por salir de otros males.

    Por todo ello, con el objetivo de hacer frente a este fenómeno, un numeroso grupo de Estados africanos ha decidido llevar a cabo lo que se ha denominado la Gran Muralla Verde africana. Pero, ¿qué es la Gran Muralla Verde africana?

    La Gran Muralla Verde, es un programa panafricano, de más de 7 100 kilómetros de largo y 15 de ancho, inicialmente concebido en 2005 por el expresidente de Nigeria, Olusegun Obasanjo, y posteriormente integrado por la Unión Africana en el enfoque de gestión de los ecosistemas a partir de la declaración 137 VIII del año 2007. Con esta declaración se aprobó la «Decisión sobre la aplicación del Muro Verde para la Iniciativa del Sahara» o GGWSSI (siglas en inglés de The Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Iniciative). Inspirada en la Gran Muralla Verde china —que ya estaba siendo desarrollado por las autoridades del país en el desierto de Gobi—, se presenta como un plan más ambicioso, ya que une a más de 20 países africanos junto a sus socios internacionales. Estados como Burkina Faso, Chad, Yibuti, Eritrea, Gambia, Malí, Níger y Senegal ya han desarrollado planes de acción para llevar a cabo la  GGWSSI, mientras que otros países como Argelia, Egipto, Mauritania y Sudán están en el proceso. Se trata, además, de un proyecto que cuenta con un notable apoyo del Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA), el Programa Mundial de Alimentos (PMA), la Convención de las Naciones Unidas de Lucha contra la Desertificación (CLD) y el Fondo para el Medio Ambiente Mundial respaldado por la ONU (GEF) —la mayor fuente de financiación pública de proyectos ambientales de la ONU—.

    ¿Cuál es su objetivo? De acuerdo con el sitio web de la Gran Muralla Verde (www.greatgreenwallinitiative.org) el objetivo no es solo plantar una muralla de vegetación, sino que se trata de intentar evitar en mayor medida la degradación de la tierra y la desertificación en la región, así como apoyar a las comunidades para que se adapten al cambio climático. Lo que se busca es impulsar la recuperación económica y natural de la zona, algo que permitiría cultivar de una forma más sostenible y producir alimentos, avanzando de este modo en la lucha contra la pobreza. Los países participantes esperan que mediante la suma de esfuerzos a nivel nacional a través de las fronteras, la inversión y una mejor gestión de las barreras institucionales se pueda, no solo atajar lo ya dispuesto, sino también frenar el riesgo constante de conflictos entre las comunidades regionales.

    Dicha iniciativa, además, se caracteriza porque está basada en un fuerte espíritu solidario que busca facilitar el mutuo aprendizaje en torno a un proyecto de cooperación sur-sur, no solo para  entender cuáles son las mejores fórmulas para trabajar juntos, sino también bajo qué condiciones. La participación de la comunidad local, tanto en la implementación como en la gestión, en la agricultura y en la generación de empleo, son otros de los aspectos centrales del proyecto. «La gente solía ir a las ciudades a buscar trabajo remunerado durante el período de escasez, pero desde que se inició el proyecto, esto ha cambiado», dice Papa Sarr, director técnico de la Agencia Nacional de la Gran Muralla Verde de Senegal. En definitiva, estamos hablando de un programa que busca cumplir los objetivos de la Conferencia de Naciones Unidas sobre Desarrollo Sostenible (UNCSD) o Río +20, celebrada en el año 2012. A esos objetivos, ahora se les suman los 17 nuevos Objetivos del Desarrollo del Milenio y los puntos acordados por los Estados en la Cumbre de París.

    ¿Qué resultados se han obtenido hasta el momento? Desde su aprobación en el 2007 hasta el año pasado año 2015, aunque los resultados varían de nación en nación y teniendo en cuenta que sus efectos tardaran varias décadas en hacerse visibles, se han identificado ciertos avances en aquellos países que, como hemos indicado anteriormente, ya habían iniciado planes de acción para llevar a cabo la GGWSSI.

    Según un informe oficial de la iniciativa, en Burkina Faso, Senegal o Nigeria, el uso de una tecnología mecánica inspirada en una práctica tradicional, conocida como el sistema vallerani, ha ayudado a restaurar más de 50 000 hectáreas de terreno pastoral, a través de la siembra directa de árboles nativos, arbustos y hierbas. Ésto, a su vez, ha ayudado a aumentar la producción de cultivos, resinas y forraje para el ganado.

    Asimismo, en países como Malí, Burkina Faso, Níger y Etiopía, entre otros, se ha producido una regeneración natural que está permitiendo aumentar la tierra sostenible gracias al uso de técnicas de restauración de bajo coste, generándose una nueva forma de sustento local y numerosos beneficios medioambientales.

    Un ejemplo de ello es Maradi, en Níger, donde los granjeros han rehabilitado las cualidades productivas de 5 millones de hectáreas de tierra. En ese país, el gobierno ha desarrollado zonas de modernización pastoral basadas en el concepto de semipastoralismo, centrado en la distribución de puntos de agua para corredores de vegetación y conseguir un aumento de la producción. Como resultado de estas actuaciones, grandes áreas pastorales han sido utilizadas de una manera más equilibrada y se han podido reducir los problemas de sobrepastoreo entre un 30% y un 45% desde la década de 1990.

    En el mismo sentido, un informe del Programa Mundial de Alimentos sobre Senegal, detalla cómo pueblos de Widou Thiengoli pueden cosechar frutas y verduras frescas de las arenas secas del desierto, un subproducto de la iniciativa Gran Muralla Verde, que puede ayudar a combatir los problemas de desnutrición en zonas rurales del interior del país. Asimismo, según  la prensa, se han plantado ya unos 50 000 especies de árboles —entre otras especies, la acacia senegalesa, cuyo valor económico como materia prima recae en la producción de goma árabe que se utiliza principalmente como aditivo alimentario—.

    En Malí el impacto social, según informa la BBC, puede llegar a ser altamente beneficioso, ya que la mejora en la calidad de la tierra y las oportunidades económicas pueden ayudar a frenar el terrorismo en el país. La Gran Muralla Verde africana, por ende, defiende las tierras de cultivo y medios de vida, mientras que ataca el flagelo de la pobreza y el extremismo. «Muchos jóvenes cuyo futuro habría sido probablemente unirse a la Boko Haram son ahora parte de las brigadas de extinción de incendios o parte de la brigada de la Gran Muralla Verde», afirma Elvis Paul Tangam, comisario de la Unión Africana para la Gran Muralla Verde del Sáhara y el Sahel, quien entiende que, frente al fracaso de la ayuda al desarrollo, este proyecto es el logro más grande ya que ahora las personas se identifican con el proyecto.

  • INVESTOUR y el turismo sostenible en África: un diamante en bruto en el continente de las oportunidades

    INVESTOUR: Foro de inversiones y negocios turísticos en África. Foto: Fitur-Investour 2017.

    Con una presencia ya consolidada desde hace años, INVESTOUR se ha convertido en un referente para la internacionalización de las empresas turísticas, especialmente en países africanos. Este foro tripartito, impulsado por la Organización Mundial del Turismo (OMT), la Feria Internacional de Turismo (FITUR) y Casa África, se celebra desde hace nueve años en Madrid, en el marco de FITUR, que este año celebra su 38º edición.

    Además de las ya tradicionales rondas de encuentros B2B (empresa a empresa), la cita para este año 2018 se desarrollará en torno a dos ejes temáticos: «Marca África» —que versará sobre la necesidad de cambiar la percepción de la realidad africana alejándola de los preconceptos sobre el continente— y «biodiversidad como motor de turismo sostenible» —que abordará los retos y oportunidades del turismo de naturaleza y de safaris en África y la importancia de las comunidades locales en su desarrollo—. INVESTOUR tendrá lugar el 18 de enero en Feria de Madrid.

    El turismo mundial pasa por un momento dulce. De enero a agosto de 2017,  el turismo creció un 6,6%, totalizando 901 millones de turistas internacionales, 56 millones más que en el mismo periodo del año 2016. África fue la región con un mayor crecimiento (9%), impulsado por el fuerte alza del turismo en el Norte de África (15%) y por las buenas cifras de África Subsahariana (5%).

    Estos datos se añaden al buen desempeño del sector en 2016, año en el que se movieron por el mundo 1 235 000 000 personas —en 1950 había apenas 25 millones de viajeros internacionales y en 1995 eran 527 millones—. De esos, apenas 58 millones lo hicieron en África, unas cifras aún modestas pero que dan idea del enorme potencial de crecimiento del sector en el continente —que ya experimentó tasas de crecimiento interanual de más del 10% en 2016— y que doblan los 26 millones de turistas internacionales del 2000. A la cabeza del continente se sitúan Marruecos (con más de 10 millones de turistas internacionales), Egipto (9 millones), Sudáfrica (9 millones), Túnez (5,5 millones) y Zimbabue (2 millones).

    Con estas cifras, los ingresos globales debidos directamente al turismo internacional sobrepasan ya los 1,26 billones de dólares, habiendo aumentado un 4% en 2016. Suponen un 10% del PIB mundial, si contamos los ingresos indirectos e inducidos, y el turismo internacional genera uno de cada 10 empleos.

    Para 2030, la OMT espera que las cifras de viajeros internacionales hayan alcanzado los 1 800 millones. Es una oportunidad que África no se puede perder.

     lideresLíderes africanos e internacionales en Investour 2017. Foto: Fitur-Investour.

    «Marca África», uno de los protagonistas de INVESTOUR 2018

    Para aprovechar la oportunidad de desarrollo que brinda el impulso del turismo internacional, África necesita renovar su imagen y afianzar su marca en el mercado mundial. Las percepciones negativas y los prejuicios son los mayores obstáculos para el desarrollo del turismo en el continente y para la llegada de inversiones. El primero de ellos, es la falta de presencia en la escena global, que se refleja también en los propios índices de medición de imagen y reputación como el Reputation Index. Con limitado alcance, este índice se concentra en la evaluación de 55 países de entre los cuales solo hay 4 africanos —Sudáfrica (puesto 36, al que se le asigna una reputación débil), Egipto (40), Argelia (49) y Nigeria (52 de 55 evaluados, con una reputación pobre).

    El Índice Elcano de Presencia Global del Real Instituto Elcano, con un alcance más amplio, mide la proyección efectiva real de 100 países fuera de sus fronteras en tres dimensiones: blanda (entre la que se incluye el atractivo turístico), económica y militar. De entre los 15 países africanos evaluados en 2017, únicamente 4 se sitúan entre los 50 primeros —Sudáfrica (puesto 30), Etiopía (33), Nigeria (36) y Egipto (44). Le siguen Marruecos (53), Kenia (55), Argelia (62), Ghana (66), Tanzania (70) y Angola (77). Cierran la clasificación Costa de Marfil (81), Túnez (82), Libia (90), Sudán (91) y RDC (92). Con alguna excepción como Nigeria, la mayoría de estos países dependen para la construcción de su proyección exterior, en gran medida, de las dimensiones militar o económica, arrinconando la esfera blanda. Para Etiopía, por ejemplo, la dimensión militar supone más el 90% de su proyección, mientras que la blanda apenas el 6%; para Angola es la económica la que explica el 96% de la medición, mientras que la variable blanda solo el 4%.  

    Conscientes de que la importancia que la creación de marca tiene a la hora de vender un destino en el mercado del turismo y de maximizar su potencial de crecimiento, el debate en torno a la situación y posibilidades de mejora de la «Marca África» será uno de los ejes de esta edición de INVESTOUR. El debate sobre las mejores experiencias y buenas prácticas de distintos actores del sector en los diferentes países africanos es una herramienta clave en el desarrollo futuro de políticas públicas que, junto al sector privado, resitúen y posicionen los destinos africanos en el tablero del turismo mundial.

     baileLas posibilidades del turismo africano permanecen eclipsadas por la percepción negativa del continente. Fiesta Nacional del Vudú en Sagon, Benín. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    La biodiversidad como eje del desarrollo sostenible del turismo africano

    La biodiversidad —variabilidad de organismos vivos de cualquier fuente, incluyendo la diversidad dentro de cada especie, entre las especies y de los ecosistemas—, muchas veces es apreciada exclusivamente como un elemento meramente ornamental. Sin embargo, es uno de los componentes más importantes del atractivo turístico de algunos de los países que más éxito han tenido a la hora de cautivar visitantes y, por tanto, parte esencial de su desarrollo económico y social. Más allá de los servicios de regulación del clima o protección ante eventos climáticos, los servicios de aprovisionamiento de alimentos o agua limpia, el ecoturismo forma parte, también, de los servicios derivados de la biodiversidad. A esta industria le aguarda un futuro prometedor ya que es un sector en constante crecimiento, especialmente en los países en desarrollo africanos, donde es fuente de recursos y empleo para multitud de comunidades locales. 

    Según la Organización Mundial de Turismo, el ecoturismo actualmente crece más rápido que el turismo convencional, creciendo a un ritmo de un 20% durante los últimos años. Ciertos grupos de seres vivos resultan especialmente atractivos y rentables. La observación de ballenas, aves o arrecifes de coral, además de ser una actividad recreativa que cuenta con millones de aficionados en todo el mundo, es una industria importante en países como Sudáfrica. Del mismo modo, la observación de primates ha hecho mundialmente conocido a países como Ruanda y los safaris, continúan siendo un producto estrella en destinos como Kenia, Tanzania, Botsuana, Namibia o Sudáfrica. Este turismo relacionado con la observación de la biodiversidad representa alrededor del 80% de las ventas por viajes al continente africano de los turoperadores presentes en INVESTOUR. 

    Sin embargo, esta gallina de los huevos de oro para el turismo africano tiene sus enemigos. La biodiversidad se está perdiendo a un ritmo alarmante debido a las actividades humanas. La sobreexplotación de los recursos, la pérdida de hábitats, la contaminación, la introducción de especies, o el cambio climático están produciendo una erosión de la biodiversidad sin precedentes a escala humana, hasta el punto en que nos enfrentamos hoy en día a la Sexta Extinción Masiva.

    A este punto, incluso algo tan esencial para el turismo como las zonas costeras están en peligro a causa del cambio climático o la muerte de los corales de los arrecifes que les brindan protección.

    Los turistas, con su comportamiento, puede ser parte de la solución a estos problemas cuando son individuos concienciados que transmiten y demandan un servicio sostenible al viajar. El turismo proporciona un incentivo a la hora de preservar áreas protegidas y de ocupar a las comunidades locales en empleos sostenibles como alternativa a otros que hubieran significado un empobrecimiento ambiental del entorno.

    Pero el turismo puede ser, también, parte del problema. Hoy en día, los movimientos de los turistas contribuyen a en torno un 5% a las emisiones de gases de efecto invernadero causantes del cambio climático. Pueden, también, participar del tráfico ilegal de especias protegidas al compara suvenires y ornamentos de especies en peligro de extinción. Además, voluntaria o involuntariamente, pueden ser vector de propagación de especies invasoras que dañen la biodiversidad del lugar del destino. Las especies recién llegadas entran en conflicto con las especies nativas, resultando muchas veces en su extinción, con la homogeneización de ecosistemas y la consiguiente pérdida de diversidad ecológica que esto conlleva. También se distorsionan otros los servicios de los ecosistemas, pudiéndose ver alterados los regímenes de nutrientes, el régimen de incendios, la hidrología, la cubierta vegetal o la distribución y abundancia de especies interrelacionadas con la extinguida, hasta el punto de producirse extinciones en cadena.

    Dada la importancia de la biodiversidad para el turismo en África y del turismo para la biodiversidad africana, ésta será protagonista de uno de los ejes de debates del foro en torno a las diferentes fórmulas para involucrar y concienciar a los gobiernos, los actores económicos y las comunidades locales en la conservación de la naturaleza

     zebraPreservar la biodiversidad es esencial para el desarrollo africano. Zebra de llanura (Equus quagga) en la reserva de caza Selous, Tanzania. Foto: Alejandro Dorado Néjera.

    ¿Qué se espera de esta nueva edición de INVESTOUR 2018?

    INVESTOUR ha desempeñado, durante los pasados años, una plataforma inclusiva para reunir en un mismo espacio a responsables políticos, inversores en busca de oportunidades de negocio en el mercado africano y emprendedores deseosos de iniciar nuevos proyectos. Esta toma de contacto les da la oportunidad de explorar las posibilidades reales de materializar iniciativas que incrementen las inversiones en diferentes segmentos de la cadena de valor de la industria del turismo, contribuyendo al desarrollo sostenible económico y social de los países africanos.

    Después de varios años de experiencia, INVESTOUR se ha convertido en uno de los principales espacios de promoción del turismo africano en Europa. Esta relevancia no solo se debe al número de participantes —más de 400 en 2017—, al éxito de las sesiones B2B —86 encuentros entre 45 organizaciones representando a 23 países africanos y de otras partes del mundo— o a la cantidad de proyectos que han tenido esta feria como punto de partida, sino también a la variedad de países presentes: 42 Estados el año anterior, de los que 32 fueron africanos y otros, como Francia, Estados Unidos, Jordania o Reino Unido, de otras partes del mundo.

    Además, otro de los éxitos del foro es la presencia diplomática y de miembros de gobiernos que alcanzó los 28 ministros y jefes de delegación africanos en 2017 y que este próximo año se espera superar. 

    INVESTOUR EN CIFRAS

    PARTICIPANTES

    MINISTROS AFRICANOS

    PROYECTOS PRESENTADOS

    1ª EDICIÓN 2010

    160

    15

    115

    2ª EDICIÓN 2011

    200

    11

    141

    3ª EDICIÓN 2012

    220

    14

    115

    4ª EDICIÓN 2013

    250

    13

    180

    5ª EDICIÓN 2014

    269

    13

    134

    6ª EDICIÓN 2015

    306

    15

    145

    7ª EDICIÓN 2016

    316

    15

    105

    8ª EDICIÓN 2017

    404

    28

    62

     El buen momento por el que pasa el turismo a nivel mundial junto a una estrategia basada en orientar el foro al contacto entre los diferentes actores para favorecer el conocimiento mutuo, son parte de la receta del éxito creciente de INVESTOUR; un éxito que tampoco se entiende sin la buena sintonía existente entre las tres organizaciones que le dan sustento.

    Para Taleb Rifai, secretario general de la OMT hasta que el nuevo secretario general electo, el georgiano Zurab Pololikashvili, tome posesión de su cargo en 2018, el papel de INVESTOUR a la hora de impulsar el sector que más conoce es claro: «INVESTOUR ha demostrado no solo la gran importancia de este tipo de plataformas a la hora de promover los negocios, sino también el inmenso potencial que el turismo tiene en África, como queda reflejado en el los resultados que la región ha cosechado estos últimos años en cuanto a cifras de turistas internacionales». Eduardo López-Puertas, director general de FITUR, coincide en el diagnóstico: «El foro no solo se ha convertido en un referente dentro de FITUR, sino que es un encuentro ineludible para inversores y actores involucrados en el desarrollo del turismo africano».

    No es casualidad que la biodiversidad sea uno de los temas a debate coincidiendo con la celebración del 2017 Año Internacional del Turismo Sostenible para el Desarrollo, impulsado por la ONU, como comenta Elcia Grandcourt, directora del Programa África de la OMT: «El mensaje que se quiere trasladar para África es que el turismo puede ser un arma de desarrollo y de mejora de competitividad para la región, que tiene que lograrse respetando y en armonía con la naturaleza, la cultura y las comunidades locales».

    Los objetivos para esta nueva edición de INVESTOUR 2018 son claros para Casa África —el organismo que lidera la diplomacia pública española en África fomentando el buen entendimiento y la confianza mutua—. Su director general, Luis Padrón, los resume así: «nuestra meta es promover los intercambios creando una plataforma en la que los profesionales del mundo del turismo de ambas orillas puedan encontrarse, debatir, entenderse y buscar maneras de cooperar y de crecer juntos».

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Sudan, a crossroad of cultures

    Regional Executive Training Course on Crisis Communications in Tourism in the Republic of Sudan

     

    From 14 to 18 of November 2016, the World Tourism Organization (UNWTO) in cooperation with the Government of the Republic of Sudan and the Ministry of Tourism, Antiquities and Wildlife organized the UNWTO Regional Executive Training Course in the Republic of the Sudan on Crisis Communications in Tourism, in Khartoum the capital of the country.

     

    The Training Course

    After a regional or national crisis, negative side effects are inevitable, such as dissuading potential tourists from visiting the country or its most iconic sites. In such moments, the communication strategy is crucial to change public opinion about the destination. In the UNWTO’s words, “Minimizing the impact of the crisis on destination requires clear, swift and effective communications at every stage.”

    The UN agency, therefore, designed a course to instill values and skills to enhance the partnership between the private and the public sectors for the success of the destinations. The participants were qualified industry and tourism professionals from Egypt, Ethiopia, Democratic Republic of Congo, Gambia, Ghana, Kenya, Mozambique, Rwanda, Uganda, Zambia and Zimbabwe.

     

    Minimizing the impact of the crisis on destination
    requires clear, swift and 
    effective communications at every stage

     

    Visiting Sudan

    Apart from the training course itself, visiting Sudan demonstrated the practical aspects of the course, starting with its capital. The country surprises its visitors, breaking with the old clichés that are held and written about in some international press and can often loom larger than reality in the eyes of potential travelers as a result of unremitting media attention.

     

    The City of Khartoum

    Khartoum is crossed in its heart by the Blue Nile River coming from Lake Tana and meets the White Nile, which takes its source from Central Africa. Similarly, it can be said the city itself takes its source from the longest river in Africa. Navigating the Nile, there is a noticeable transition from the agitated waters of the Blue Nile to the calmer temper of the White Nile.

    Together with districts of Omdurman and Bahri, Khartoum’s large urban area has a population upwards of 2 million. Culturally speaking, it embraces a number of key tourism ingredients such as museums, antiquities, natural attractions, gardens etc. Among the most attractive is the National Museum, which faces the Blue Nile river and is located in the Nile’s confluence. It contains an impressive collection of antiquities from all over the country, dating back from the Nubian area’s prehistoric ages.

     

     A visit to Meroe is a constant breathtaking discovery.

    The Nubian Kingdom of Kush

    Kerma, the ancient capital of the kingdom of Nubia, is considered the cradle of the Sudanese civilizational identity, dating back over five thousand years. Here, the kings of this local African civilization maintained power for a thousand year. In the same area, the kingdom of Meroe, which followed the kingdom of Napata, was the peak of ancient Sudan’s glorious civilization. It was at the beginning of the third century BC that the Kushite royal necropolis was officially transferred from Napata and Nuri to Meroe. It included the city, palace, several temples, “Royal Baths” and three large pyramidal necropolises. A visit to Meroe is a constant breathtaking discovery of pyramids which bore witness to a brilliant civilization.

    The kingdom of Meroe, which followed kingdom of Napata, was the peak of ancient Sudan’s glorious civilization

     

    The Red Sea State

    Port-Sudan is the capital of the Red Sea state, located in the east of the country on the Red Sea’s western coast.  As the eastern gate of Sudan and one of its most beautiful cities, it is the hub of wonderful diving sport, beaches, swimming, shopping etc. The region has some famous tourism targets but one the most attractive is the Sanganeb atoll. In this area, marine ecotourism has been and is still the main attraction for tourists.

     

    Suarkin

    The town of Suakin in northeastern Sudan is a site of outstanding historical importance and a vital port of the Red Sea since the times of ancient Egypt. Crossed by Muslim and Christian pilgrim routes, it served as the main transshipment point for the Hajj, the Islamic pilgrimage to Mecca, and also linked Africa to Jerusalem for the Christian communities who wanted to see the Holy Sepulcher. It was the city of trade and wealth on the Red Sea. The gates of the old city, where the buildings are made of coral, still stand.

    Port Sudan is the hub of wonderful diving sport, beaches, swimming… it’s also known for its Red Sea Festival, one of the longest in the world
     

    Sanganeb atoll, Red Sea State, Sudan.

    One of Port Sudan’s iconic tourist attractions is its traditional markets, which are segregated by gender.

    One of the markets is characterized by the Beja people, historically nomadic shepherds who live scattered across the desert regions of Sudan, Egypt, and Eritrea. The Beja are the largest non-Arabic ethnic group between the Nile River and the Red Sea. They are also known as the Fuzzy Wuzzy due to their resistance to the British soldiers during the 19th century when they supported Muhammad Ahmad a religious leader of the Samaniyya. A poem written by R. Kipling, an infantry soldier, praises the Beja for their martial prowess, but their bravery wasn’t enough to prevent the British troops from conquering their land.

    It is important to know that all the sites mentioned here are but a small part of the cultural wealth and tourism heritage of the Republic of Sudan. In order to make the destination of Sudan competitive and attractive, the Ministry of Tourism, accompanied by the government, adopted the World Tourism Organization’s action plan in the framework of sustainable tourism, training of local actors and tourism professionals in order to create jobs and reduce poverty. At the international level, as part of the UNWTO action plan, Sudan is implementing a communications and actions strategy to make the Sudanese destination even more attractive by upgrading its infrastructure to international standards.

     

     Pictures and text by Franck Olivier Kra.

    @franckokra

  • Fábrica de Sabão, una nueva vitrina para el emprendimiento africano en Angola

    Fábrica de Sabão es una plataforma concebida para interactuar, crear, expresar y materializar la creatividad de los habitantes de un poblado de chabolas angoleño en varios ámbitos. Es un ecosistema en el que las mentes innovadoras y hábiles puden desarrollar su potencial en los dominios del la arte, cultura , la artesanía o los negocios, donde disponen de un horizonte sin límite para dar a conocer al público sus inspiraciones.

    Ubicada en una antigua fábrica de jabón en Luanda, Angola, hoy este lugar vuelve a verse vivo, vibrante; resucitado por el dinamismo tangible de sus nuevos inquilinos que exponen el emprendimento juvenil africano a través de esta nueva vitrina. Su directora general, Manuela Ganga, nos brinda la oportunidad de saber las razones que le llevaron a poner en marcha tal proyecto y sus perspectivas de crecimiento.

    ¿Cómo me explicarías qué es Fábrica de Sabão?

    Fábrica de Sabão es un centro creativo de emprendimiento e innovación sostenible. Es un lugar donde la producción y el aprendizaje van de la mano con un objetivo común: compartir conocimiento para crear, innovar e inspirar.

    Muchos centros de innovación africanos parecen instituciones, lugares a donde solo la gente formada o privilegiada puede acudir. Éste no es el propósito de Fábrica de Sabão

    ¿Cómo surgió esta idea? ¿Cuál es la historia detrás de Fábrica de Sabão?

    Nuestro fundador, Jean-Claude Bastos de Morais, es un entusiasta de la innovación. Siempre ha pensado que la innovación basada en las necesidades reales de la gente, puede ayudar a las comunidades a ser sostenibles y a crear un puente que salve brecha que existe hoy en día entre el sector formal e informal. Así que creamos un ambiente para intentar involucrar a las comunidades marginadas y, por eso, decidimos levantar un centro en medio de una de las comunidades chabolistas más grandes de Angola, con casi un millón de habitantes. En un lugar como éste es donde la innovación basada en necesidades reales puede verdaderamente desarrollarse.

    ¿Por qué piensa que Fábrica de Sabão es también un núcleo de intercambio cultural?

    La cultura es sobre lo que gira el centro. Es lo que le da a la gente el sentido de pertenencia. Muchos centros de innovación africanos parecen instituciones, lugares a donde solo la gente formada o privilegiada puede acudir. Éste no es el propósito de Fábrica de Sabão. Es un centro que pertenece a la comunidad ay que evoluciona, como un organismo, con la comunidad en una continua interacción. Más allá de nuestras motivaciones iniciales de servir de apoyo para empresas establecidas y emergentes, también albergamos una gran variedad de actividades culturales y educativas relacionadas con el arte, as manualidades, el cine, el deporte, la salud, la música y mucho más. De este modo, ampliamos nuestro campo de acción a muchos niños y jóvenes que, de otro modo, estarían marginalizados.

    ¿Cuál es el programa de actividades y eventos de Fábrica de Sabão?

    Cada actividad la hacemos con el objetivo de crear, innovar e inspirar a la juventud angoleña. El centro es un espacio híbrido con diferentes funciones: un entorno de cotrabajo, una incubadora y aceleradora de empresas, un Maker Space y un lugar de intercambio cultural. Cada espacio ofrece actividades diferentes para diferentes audiencias. Algunos meses organizamos Open Days para que el público visite en centro, se involucre y aprenda que ellos también pueden ser parte de esta vibrante comunidad. Organizamos continuamente actividades a medida para diferentes públicos; desde empresarios a diplomáticos o emprendedores, lo que nos ayuda a ganar visibilidad y apoyos.

    ¿Cómo intenta Fábrica de Sabão ganar visibilidad en el exterior?

    Estamos empezando a llamar la atención de mucho otros centros a lo largo y ancho de África y también de los Estados Unidos y Europa. Creo que, en parte, se debe al modelo híbrido de centro de innovación que nos distingue y, también, por el hecho de estar situados en un poblado chabolista. A la gente le interesa saber cómo funcionamos y estamos, cada vez más, recibiendo propuestas de colaboración mutua.

    También contamos con muchas personas de la diáspora africana que están desenado participar como mentores. Creo que, una vez tengamos nuestro edificio de residencia inaugurado, vamos a ver un flujo de mentores venidos del extranjero queriendo apoyar las actividades de Fábrica de Sabão.

    ¿Qué le dirías a aquellos que piensan que Fábrica de Sabão es solo un centro más, producto de la moda que recorre el continente?

    No creo que los centros de innovación estén surgiendo en África como resultado de una moda. Más bien, esos centros están emergiendo como respuesta a unas necesidades. Muchos gobiernos africanos ponen énfasis en la innovación como fórmula para acelerar la diversificación económica y la creación de puestos de trabajo. África necesita crear un tejido más denso de pymes y la innovación es la herramienta para crear una cultura del emprendimiento. Los centros de innovación crean el ambiente necesario para que eso se desarrolle. Lo que hace diferente a Fábrica de Sabão es que permite al sector informal angoleño participar en ese desarrollo también.

    ¿Existe ya alguna buena práctica o historia de existo surgida de Fábrica de Sabão que nos puedas compartir?

    Actualmente tenemos unos diez proyectos entre manos, todo en diferentes fases. Podemos nombrar algunos: una iniciativa para producir ladrillos hecho de plásticos, a partir de botellas PET recicladas, que esta siendo muy exitoso; hemos desarrollado un prototipo de sistema de acceso para puertas electrónicas que pronto entrará en la fase de producción en serie; desarrollamos de la nada un cargador móvil que funciona con energía solar y transferimos ese conocimiento a un grupo de veinte estudiantes; también estamos trabajando en una estación de carga hecha de barriles de petróleo reciclados que podrá cargar hasta 16 aparatos al mismo tiempo, similar al que se puede encontrar en los aeropuertos. Además, desde abril, tenemos un taller de cerámica que produce alfarería y loza artesanal.

    Resumidamente, estamos ganando impulso en nuestra capacidad de innovar, manufacturar y construir y la demanda de nuestros productos está creciendo de forma constante.

    Muchos gobiernos africanos ponen énfasis en la innovación como fórmula para acelerar la diversificación económica y la creación de puestos de trabajo. África necesita crear un tejido más denso de pymes y la innovación es la herramienta para crear una cultura del emprendimiento

    Como se puede observar, el empoderamiento femenino, especialmente en África, es una lucha de actualidad hoy en día. ¿Tenéis un plan específico sobre esta temática?

    Tenemos una muy activa comunidad de mujeres en Fábrica de Sabão. Una de las actividades más atractivas para ellas es Maker Mulheres, una extensión del Maker Space donde las mujeres se especializan en realizar joyería, ropa o alfombras de inspiración africana usando material reciclado como plástico y retales. También enseñas a mujeres jóvenes diferentes técnicas y las motivan para crear sus propias piezas.

    Recientemente hemos inaugurado FabricaStore, un salón de exposición dentro de Fábrica de Sabão donde ellas pueden exponer sus productos, que están también a la venta.

    ¿Cómo se imagina Fábrica de Sabão dentro de veinte años?

    La atmósfera aquí permite que la creatividad y la innovación se desarrolle y enseña a niños, jóvenes y mujeres de la comunidad formas transformadoras de aprender y crear con sus propias manos. El objetivo último es ayudar a la comunidad a poner en marcha sus propios negocios sostenibles, que podemos incubar y relanzar desde el centro de innovación.

    En veinte años, creo que el modelo de Fábrica de Sabão va a inspirar y ser replicado a lo largo del continente en muchos poblados de chabolas en África, impulsando la inclusión social, promoviendo la innovación basada en las necesidades de las personas y creando empresas sostenibles.

  • ¿Cómo derribar las barreras y acelerar la innovación en África?

    Acelerar la innovación

    La innovación en África se expande al ritmo al que crece su joven población y que su tecnología evoluciona. Todo esto conduce a cada vez mayor número de emprendedores y, en consecuencia, un mayor número de soluciones a los problemas locales. Encontramos innovación africana dando respuesta a los problemas locales en todo el continente. Uno de los ejemplos más conocidos es la sociedad keniana M-PESA, que ha desarrollado la tecnología para pagar vía teléfono móvil. El sistema ha mejorado hasta el punto de permitir acceder a microcréditos para las pequeñas empresas, realizar transferencia de fondos al extranjero o ahorrar en el pago de bienes y servicios, todo sin cuenta bancaria. Este caso muestra el camino y cómo el continente debe definir nuevas estrategias para estimular la innovación y la productividad para ayudar a los emprendedores a desarrollar sus modelos de negocio y a superar los obstáculos que se erigen en sus trayectorias hacia el éxito.

    Un informe sobre ese sector publicado en 2015 por la Comisión Económica de Naciones Unidas para África (CEA) afirmaba que cerca del 70%de las personas con empleo en África Subsahariana, lo tienen en el sector informal
     

    Aumentar el tamaño de negocio

    De manera muchas veces eficaz, los innovadores africanos hacen ya un trabajo formidable para aumentar su tamaño de negocio. M-PESA es un ejemplo de ello: sacando provecho de la rápida expansión de la cobertura móvil y del bajo coste de los teléfonos portables e inteligentes más sencillos. Todo a pesar de que poner en marcha la cobertura móvil extendida es ya un reto enorme, teniendo África una superficie mayor que los Estados Unidos, China, India y casi toda Europa combinadas. Muchas regiones africanas se tienen que conformar actualmente con tecnologías antiguas de líneas fijas y cables de cobre.

    Una forma de estimular la innovación africana es fijándose más de cerca en el sector informal, que experimenta un crecimiento rápido pero invisible. Un informe sobre ese sector publicado en 2015 por la Comisión Económica de Naciones Unidas para África (CEA) afirmaba que cerca del 70%de las personas con empleo en África Subsahariana, lo tienen en el sector informal. La tragedia por los innovadores de este sector es que las empresas informales sin licencia comercial no pueden tener acceso al capital por las vías tradicionales. Su expansión es extremadamente difícil, en parte porque los propios Estados ponen dificultades a la formalización de las empresas al hacerles pagar impuestos por adelantado. Es un tema que fue abordado en una reunión de expertos del African Research Institute en febrero de 2016: para muchos empresarios al frente de pequeñas empresas en el sector informal el coste de «oficializar» sus negocios resulta prohibitivo.

     Los actores del sector agrícola informal cuentan con la pericia y con las técnicas de agricultura durable acumuladas generación tras generación, pero la falta de formación técnica, la débil tasa de alfabetización y de formación profesional, implican que sus opciones sean limitadas
     

    Hay que derribar as barreras financieras y legales para poder dar a las empresas informales la oportunidad de desarrollarse y afrontar la competencia con en circunstancias justas. También debemos reconocer que el continente puede beneficiarse enormemente del potencial del sector informal, particularmente en materia de agricultura. Los actores del sector agrícola informal cuentan con la pericia y con las técnicas de agricultura durable acumuladas generación tras generación, pero la falta de formación técnica, la débil tasa de alfabetización y de formación profesional, implican que sus opciones sean limitadas. Grandes esfuerzos deben realizarse para acabar con las diferencias de oportunidades entre el sector formal e informal. Crear las condiciones para que los actores del sector informal desplieguen su potencial es un objetivo importante si queremos asegurar la transición hacia una economía de la innovación basada en el conocimiento.

    Hacer que los ecosistemas de innovación emerjan

    El desarrollo de ecosistemas de innovación se inscribe en el marcos del proceso de contracción de una economía basada en el conocimiento. Los polos de innovación de nicho, los market space y polos híbridos, abastecen de mucho más que de capital. Los servicios de soporte se encargan de enseñas cómo desarrollar una empresa de forma rentable o cómo tomar buenas decisiones. Varían en su modo de funcionamiento y en su oferta a los jóvenes innovadores, pero su común denominador es su voluntad de crear un ambiente propicio a dirigir las empresas en la buena dirección gracias a consejos sobre la orientación operacional y la puesta en marcha de un espacio de emprendimiento creativo.

    En Angola, por ejemplo, puse en marcha el primer polo de innovación híbrido del país, Fábrica de Sabão, en el corazón del mayor poblado chabolista angoleño. Estoy convencido de que hay enormes posibilidades en este segmento de la población por explotar, estimulando una innovación basada en necesidades concretas de la población. Formado por una incubadora, un acelerador de empresas y un espacio de cotrabajo, cuenta también con espacio de fabricación con impresoras 3D y maquinas CNC. El objetivo es permitir a las comunidades marginalizadas convertirse en sus propios creativos, fabricantes, compradores y vendedores: una comunidad de emprendedores independiente.

    Polos similares ven la luz por todo el continente, financiados por gobiernos, ONG, fondo de capital riesgo, empresas privadas y otro donantes. El objetivo es, simplemente, abrir las puestas a toda persona con ideas y un modelo de negocio, tanto para actores del sector forma como informal.

    Motivas las ideas audaces

    Motivar a las empresas a proponer ideas audaces y crear una cultura de toma de riesgos implica desarrollar modelos de financiamiento que sostengan el emprendimiento y a aquellos capaces de arriesgar. En los mercados desarrollados, existen facilidades para acceder al capital gracias a un abanico de opciones: préstamos bancarios tradicionales, capital riesgo o financiamiento participativo.

    Nuevos modelos financieros son necesarios en África. Pueden incluir préstamos y subvenciones de diversas organizaciones como la Fundación Rockefeller o premios de concursos como el Premio por la Innovación Africana (PIA) de la African Innovation Foundation (AIF), que concede 10 000 dólares todos los años al vencedor de la competición panafricana. Un modelo de financiamiento nuevo es vital, porque los mercados bancarios y de capitales de la región son todavía poco maduros para adaptarse a los emprendedores y a los innovadores, y los inversores locales no son tan numerosos como en los países más desarrollados.

    Dar la bienvenida a las competiciones

    Las competiciones que ofrecen premios lucrativos ganan popularidad. Juegan un papel importante porque, además de inyectar dinero donde se necesita, dan visibilidad a las empresas participantes y motivan a otras a poner de manifiesto sus ideas de negocio. El grupo del Banco Africano de Desarrollo (AfDB) lanzó su primer «fin de semana de la innovación» en 2015 con el objetivo de encontrar soluciones basadas en la tecnología en África del Oeste (particularmente ideas que permitieran mejorar la vida de las mujeres y los jóvenes). El evento recibió 1 200 participantes para un evento de tres días que abordó las diferentes formas de desarrollar las ideas, poniéndolos en relación con mentores especializados.

     Debemos, juntos, encontrar nuevas formas de hacer caer las barreras y ayudar a los innovadores, pequeños o grandes, a desplegar completamente su potencial
     

    También debemos mantener el espíritu e inspiración de muchos innovadores que habiendo conocido en éxito gracias a métodos tradicionales o a nuevos modelos de financiamiento, hayan mejorado la sociedad. El ganador del Premio por la Innovación Africana de Afican Innovation Foundation recibe una recompensa de 10 000 dólares –y hemos visto como, de esta competición, han emergido innovadores que han transformado a mejor numerosas vidas en las áreas de la agricultura, la lucha contra la tuberculosis o el paludismo. Entre os laureados de la PIA 2013 estaban, por ejemplo, Agriprotein, que ha inventado un método que permite reutilizar los desechos y las larvas de moscas para producir alimento ecológico, barato y con mayor valor nutricional para animales de productores africanos. Han conseguido atraer 11 millones de dólares en menos de un año y han sido capaces de abrir dos granjas comerciales de moscas de gran envergadura obteniendo financiamiento a largo plazo.

    Son competiciones que pueden transformar la sociedad. Existe un numero inconmensurable de personas trabajando en el sector informal, en medios universitarios y académicos o desde su garaje, con ideas que podrían tener un impacto considerable en la sociedad. Para ponerlas en marcha debemos, juntos, encontrar nuevas formas de hacer caer las barreras y ayudar a los innovadores, pequeños o grandes, a desplegar completamente su potencial.

  • La nueva y democrática Gambia: entrevista a S. E. Lang Yabou embajador de Gambia ante España

    Yahya Jammeh llegó al poder en Gambia en 1994 y fue una revolución democrática la que le apartó de él en 2016. Adama Barrow, el nuevo presidente de la pequeña república oesteafricana, ganó unas elecciones convalidadas por la comunidad internacional como libres y democráticas, terminando con 23 años de un régimen que, año tras año, se volvía más autoritario y que daba signos de estar amortizado como reflejaba su su creciente aislamiento internacional.

    Las constantes violaciones de derechos humanos, la violencia contra periodistas, activistas y comunidades como la LGTBI, combinadas con las salidas de tono del depuesto Jammeh en foros internacionales, convirtieron al líder en un paria internacional, aislado y cada vez más ensimismado consigo mismo. Tras las elecciones que confirmaron la decadencia del liderazgo de Jammeh, convirtiendo al joven Adama Barrow en nuevo presidente electo, se produjo lo que todos temían: Jammenh, que había reconocido previamente las elecciones como justas y libres, se aferró al poder declarándolas irregulares, pese a que los resultados habían sido convalidados por observadores, organizaciones internacionales y por él mismo.

    Este hecho provocó una reacción internacional sin precedentes en la que organizaciones africanas como la Comunidad Económica de Estados de África del Oeste (CEDEAO-ECOWAS) y la Unión Africana (UA) presionaron para forzar la salida de Jammeh, junto con otros Estados —como el vecino Senegal, Nigeria, etc.—, la UE, la ONU y otras organizaciones internacionales.

    Gracias a las presiones diplomáticas surgidas desde África y lideradas por africanos —y también a la amenaza de intervención militar—, se logró resolver el impás gambiano sin derramamiento de sangre, lo que constituye una excelente noticia y una muestra de que la tolerancia en el continente hacia gobiernos ilegítimos está mutando.

    Con la llegada de Adama Barrow y la estabilidad política e institucional que representa, se abre ahora una ventana de oportunidad, amplificada por el eco e el interés que el impás gambiano suscitó en prensa y foros internacionales, para mostrar al mundo esta nueva Gambia en construcción. Con sus retos y con sus oportunidades.

    S. E. Lang Yabou, embajador de la República de Gambia desde 2013 en el Reino de España, vivió de cerca los movimientos diplomáticos que activaron la repuesta internacional de condena y repulsa al régimen de Jammeh que propiciaron su caída y es conocedor del potencial de su país de origen. Nos lo cuenta en esta entrevista:

    Quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio, cumplieron sus promesas de apoyo al régimen democrático en Gambia

     

    Como es de esperar, nuestra primera pregunta va sobre el reciente cambio político en Gambia y la nueva estabilidad institucional y apertura internacional que trae consigo. ¿Cómo valora este cambio, casi tectónico, que ha resultado en la llegada al poder del nuevo presidente Adama Barrow, remplazando al antiguo presidente Yahya Jammeh?

    Apreciamos mucho el interés de eBiz Africa Review en trabajar con nosotros para mostrar esta nueva Gambia. Nuestro país ha experimentado un cambio que podríamos tildar de único ya que ésta es una de las pocas veces en la historia en la que un país ha sido capaz de derribar y remplazar un dictador por sus propios medios y sin derramar una gota de sangre. Esta transformación ha tenido lugar gracias a los gambianos, tanto los de intramuros como los de la diáspora, que compartimos el compromiso común de contar con un gobierno respetuoso con el Estado de derecho, los principios democráticos y los derecho humanos de todos aquellos que viven en Gambia.

    El impás político que se produjo en Gambia, pudo romperse gracias a los esfuerzos de la mayoría social, representada por el presidente electo Adama Barrow, y al apoyo brindado por al comunidad internacional. Una vez ésta formalizó su apoyo a la coalición de partidos encabezada por Adama Barrow y con la luz verde para la intervención militar por parte de la ECOMIG [la misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia], el balance de fuerzas cambió dando lugar a la salida forzada del dictador y su entorno.

    Gambia es, hoy en día, una nación libre y segura, donde las personas son libres de expresarse y de participar en el desarrollo del país dentro de un Estado democrático y de derecho. Para mí, eso lo es todo, porque nada puede conseguirse sin libertad. Por fin todos y cada uno de los ciudadanos de Gambia disfrutan de los mismos derechos y privilegios, tal y como proclama nuestra constitución.

    El gobierno actual está decidido a crear oportunidades de negocio en el país para, de este modo, favorecer que la gente se beneficie de otra la las ventajas que trae la democracia, como es la estabilidad. Un paso muy importante consiste en la reintegración de Gambia tanto en la Commonwealth [de la que se desvinculó en octubre de 2013] como en la Corte Internacional de Justicia [que el expresidente Jammeh abandonó en octubre de 2016 tildando de «racista» a la organización]. Jammeh se retiró de ambas por temor a ser perseguido por los crímenes contra la humanidad cometidos por su gobierno, pero Gambia continúa hoy en día comprometida con sus obligaciones internacionales derivadas de los tratados y convenciones firmados y completamente abierta a establecer relaciones con el resto del mundo.

    El hecho de que la transición en el poder fuera pacífica se debió, en gran parte y como ha mencionado, al papel de la comunidad internacional cuando el expresidente Jammeh rechazó ceder el poder al democráticamente electo Adama Barrow. ¿Puede hablarnos más la importancia que tuvieron organizaciones regionales como la ECOWAS-CEDEAO y la Unión Africana? ¿Cuál fue el papel de la UE y de España, entonces presidente de turno del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas en diciembre de 2016?

    Fue gracias al tremendo apoyo de la comunidad internacional —especialmente a ECOWAS-CEDEAO, la UA, la ONU y otras instituciones y países amigos— que pudo acabarse con el impás político que impedía la transición a un Estado libre y democrático en Gambia. La misión militar de ECOWAS-CEDEAO en Gambia (ECOMIG) fue autorizada por la ONU a utilizar la fuerza en el caso de que el presidente depuesto no asumiera los resultados de las elecciones. La respuesta se produjo tras las declaraciones del expresidente Jammeh en las que admitía públicamente el carácter democrático de las elecciones que había perdido y que luego rechazó con el único fin de permanecer en el poder.

    España fue uno de los socios principales en este proceso y quiero agradecer públicamente al pueblo español y al gobierno quienes, desde el principio —en reuniones que tuve personalmente con representantes oficiales—, se comprometieron y cumplieron sus promesas de sustento a la puesta en marcha de un régimen democrático en Gambia. Esto se hizo a través de acciones específicas de apoyo a todas las resoluciones en la ONU y apoyando los esfuerzos del gobierno actual por hacer de Gambia un gran país.

    Además de ser embajador de Gambia ante el Reino de España, usted es embajador ante Italia, Grecia, Malta, Portugal y ante varias organizaciones internacionales (FAO, IFAD, PMA y OMT —Organización Mundial del Turismo—). El turismo es el principal sector económico en Gambia, constituyendo más del 20% del PIB y dando empleo a más de 100 000 gambianos. ¿Cuál es la importancia de su relación con la OMT en calidad de organización internacional especializada para el campo del turismo?, ¿cuáles son las perspectivas futuras del sector en Gambia?

    El turismo es, no solo un sector vital para la economía gambiana, sino también para el empleo de los jóvenes, con potencial de reducir la salida de inmigrantes ilegales del país. El turismo está llamado a ser, junto con el desarrollo de infraestructuras, el principal motor de creación de riqueza en el país.

    En los últimos cuatro años hemos incrementado exponencialmente nuestras interacciones con la OMT, con Gambia participando en la mayoría de sus iniciativas, como INVESTUR, que es una evento anual que se celebra durante la feria de turismo de Madrid, FITUR, don de inversores de todas las partes del mundo exploran oportunidades de negocio en el sector turístico. La participación en INVESTUR ha demostrado también ser un valor positivo a la hora de garantizar el reconocimiento del Gambia Tourism and Hopitality Institute (GTHI).

    Actualmente estamos enfocados a mejorar nuestro sistema estadístico sobre el sector turístico. Como es obvio, para mejorar algo, antes debes poder medirlo para verificar si con una u otra política mejoras o, por el contrario, empeoras. Para ello son necesarias las estadísticas y la OMT nos apoya a la hora de hacer que nuestra industria turística compile y almacene ese tipo de datos para, posteriormente, analizarlos. Esperamos que, con el nuevo gobierno y con la transición de Gambia hacia un Estado efectivamente democrático, nuestra relación con la OMT se intensifique en un futuro próximo.

    Desde que fui acreditado en España, he concentrado mis esfuerzos y mi autoridad a hacer de Gambia un producto turístico atractivo para este mercado y estoy muy satisfecho con el creciente aumento del números de visitantes españoles a mi país.

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España, ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará

     

    Gambia está viviendo un momento político apasionante que se traduce en nuevas políticas, también en lo económico. ¿Dónde están, según su punto de vista, las mayores oportunidades para el mundo de los negocios en la nueva Gambia?

    Un área que considero prioritaria es la agricultura, que actualmente emplea al 70% de los gambianos. Hasta 1994 —cuando el gobierno del expresidente Jammeh llegó al poder—, la agricultura era el pilar de la economía de Gambia y la producción de cacahuete alcanzaba 300 000 toneladas al año, siendo la principal fuente de divisa extranjera para el país gracias a su exportación. Lamentablemente, el régimen anterior llevó al colapso a esta industria que, hoy en día, produce menos de 5 000 toneladas anuales. Esto da una idea de las posibilidades del sector y de la necesidad de grandes inversiones para hacer que la agricultura sea un sector lucrativo otra vez.

    Otro sector prometedor son las energías renovables, junto con el sector salud —Gambia necesita expatriados que puedan asistir y transferir conocimientos en este sector— y las infraestructuras —para Gambia los materiales de construcción españoles son ya muy demandados por su gran calidad. Hay espacio para el crecimiento aquí y estos sectores son campos de gran potencial de crecimiento donde los inversores pueden disfrutar, además, de incentivos gubernamentales a la inversión.

    De entre esas oportunidades, ¿cuáles considera prioritarias para el gobierno y cómo va a divulgar éste esas posibilidades de inversión a nivel internacional?

    En tiempos pasados, el contexto de inestabilidad política transmitía miedo y desconfianza a la comunidad inversora. Afortunadamente, ahora contamos con un clima político favorable con un marco legal apropiado en el que damos la bienvenida a todo el mundo para invertir en Gambia en un ambiente en el que garantizamos beneficios, protección, estabilidad y garantías a la inversión.

    Una vez hayamos hecho llegar ese mensaje, la comunidad inversora comenzará a venir y es lo que ya estamos comenzando a ver. Desde que se produjo el cambio de gobierno, hemos visto cómo se ha aumentado en número de barcos arribando a nuestros puertos, de aviones aterrizando en nuestros aeropuertos y cómo varias empresas han mostrado interés en nuestro mercado.

    Como ha comentado, la agricultura y la pesca son sectores interés para Gambia, pero también para España. ¿Cómo considera que ambos países pueden aprender mutuamente de sus buenas prácticas en estas áreas?

    Tanto la agricultura como la pesca son vitales para Gambia, pero han sido muy mal gestionados en los últimos 22 años. Queremos enfocarnos en el potencial de los profesionales expatriados para revitalizarlo. España un actor fuerte en el área de movimientos cooperativistas —que también fue considerable en la Gambia de los años 70— y puede apoyarnos en este campo, contribuir con tecnologías avanzadas y conocimientos sobre las técnicas más eficientes de cultivo. Lo mismo se puede aplicar a la pesca.

    Los agricultores y pescadores españoles pueden invertir en Gambia con costes de producción mucho menores si los comparamos con cualquier otra localización. Gambia ofrece muchas oportunidades, tierra arable y potencial hídrico para permitir a los agricultores españoles invertir en ella. Nuestra mayor necesidad recae en la mecanización agrícola.

    ¿Está usted promoviendo esas oportunidades de negocio desde su posición como embajador de Gambia en España?

    Por supuesto. Recientemente he emprendido un viaje a la región de Lleida donde tienen pericia en el área de la horticultura, la acuacultura y la alimentación animal. Sería estupendo si pudiéramos asociarnos con ellos y enviar a algunos de nuestros jóvenes agricultores a aprender esas técnicas para que , en el futuro, esos jóvenes agricultores formados puedan diseminar sus conocimientos de vuelta a Gambia compartiéndolos con los granjeros locales.

     Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia

     

    La innovación es uno de los motores del desarrollo y muy necesaria para el avance tecnológico que Gambia necesita. ¿Cómo evalúa el grado de innovación gambiana y su futuro en lo relacionado con el desarrollo tecnológico?

    Los gambianos son innovadores natos y preveo un futuro brillante en esta área. Pero para llegar ahí, necesitamos  asociarnos con gente que cuente con los medios y conocimientos necesarios. El gobierno ha emprendido un giro de 180º en este campo desde que asumió sus funciones. Cuando el expresidente Jammeh abandonó el poder, se llevó incluso las reservas de liquidez del Banco Central, dejando al país con la divisas suficientes para sufragar menos de un mes de importaciones. 

    Gracias a las medidas innovadoras del gobierno y de los gambianos, el país se ha recuperado casi completamente del déficit heredado. Hoy vemos cómo el espíritu asociativo vuelve a Gambia, con gente queriendo crear organizaciones para contribuir al desarrollo del país en la medida de sus posibilidades: esto es innovación.

    Me preocupa cómo mantener a las generaciones jóvenes en el país para que contribuyan a su progreso. Con los medios adecuados, en un país en el que hay voluntad política y con la formación adecuada, podemos avanzar en el futuro de Gambia.

    Después de haber servido como embajador de Gambia ante España por más de cuatro años, ¿cómo evalúa las relaciones bilaterales?

    Gambia y España tienen excelentes relaciones bilaterales. Tenemos cercanía no solo geográfica —la distancia de Gambia a Las Palmas es menor que la de Las Palmas a la península—, sino también en cuanto a nuestra cooperación.

    En estos cuatro años he visto colaboración a muchos niveles gracias a la presidencia de la embajada de Gambia en España y a una presencia diplomática fuerte de España en Gambia que, pronto, se materializará en una embajada. Hemos firmado varios acuerdos de cooperación, hemos negociado dos memoranda de entendimiento y varios organismo españoles y municipios están involucrados en la puesta en marcha de proyectos en Gambia, sin olvidarnos de las actividades filantrópicas de no pocos individuos e instituciones.

    En cuanto al sector del turismo, en 2013 registramos la llegada de unos 3 000 españoles y en 2015 esta cifra había aumentado hasta los 7 000 —un aumento de más del 100%. A esto ayuda la conexión aérea: dos vuelos directos por semana, uno desde Las Palmas y otro desde Barcelona desde hace ya cuatro años.

    Y, ¿qué medidas considera que ayudarían a llevarlas a un grado superior de colaboración?

    España necesita reforzar su presencia en Gambia con una Embajada. Hay alrededor de 30 000 gambianos viviendo en España (muchos con ciudadanía española), que tienen familia en Gambia; ambos países están unidos para siempre y esa es un interacción que continuará.

    Mi llamamiento a las autoridades españolas a que refuercen su presencia en Gambia con una embajada —al menos un consulado— se basa en la voluntad de acercar los servicios del Estado a los ciudadanos tanto gambianos como españoles. Actualmente los gambianos necesitan personarse en el consulado español más cercano, en el vecino Senegal: una inversión de unos 300 euros para obtener una certificación oficial que puede costarles 3 euros. He tenido la oportunidad de acercar estas problemáticas a las autoridades pertinentes en España, ya que es algo que afecta no solo a las interacciones entre nuestros pueblos, sino también a las posibilidades de hacer negocio e invertir en Gambia.

    Otro paso adelante en nuestras relaciones sería la puesta en marcha de diversas convenciones bilaterales, como la de Seguridad Social, que permitiera a cubrir mutuamente a ciudadanos con estatus de expatriado con una protección reciproca. Otra convención que está siendo analizada por el gobierno de Gambia es la de protección de inversiones y comercio que, una vez finalizada, va  envigorizar el intercambio comercial entre nuestros países.

    Mi llamamiento es sencillo: el pueblo y el gobierno español han apoyado a Gambia en este crítico periodo de transición y necesitamos que sigan haciéndolo ahora, directa o indirectamente, permitiendo que Gambia se convierta en una nación prospera.

    Como embajador, uno de sus deberes es cuidar y conocer las necesidades de la diáspora gambiana: ¿cómo está esta comunidad integrada en la sociedad española?, ¿es una comunidad organizada?

    Es un tema de mucha importancia ya que la diáspora se ha convertido en una de las temáticas centrales en la diplomacia del siglo XXI. Es un área en la que, en la embajada, hemos tenido mucho éxito y hemos sido capaces de gestionar nuestras relaciones de forma fructífera y estrechar lazos. Ambas partes entendemos que la embajada está aquí para servirles y eso es lo que hacemos.

    La diáspora gambiana en España en muy respetuosa y aprecia nuestro trabajo, a la vez que es una comunidad bien integrada en la comunidad que va ya por la segunda generación. Son personas disciplinadas que obedecen la ley del país que les acoge, que están aquí para trabajar duro (como empleados y como emprendedores, de los que se benefician ambas economías) y que pagan sus impuestos. Alrededor del 20% del PIB de Gambia viene de los envíos de remesas por parte de la diáspora, lo que hace una idea del interés que existe por que sea una comunidad bien tratada y que se sienta atendida.

    Ahora que la situación en el país mejora en cuanto a libertades y estabilidad, ¿existen planes para atraer a la diáspora gambiana en España de vuelta para apoyar el desarrollo del país con su experiencia?

    Es un proceso ya en marcha. Gambia se enorgullece de su diáspora y del papel que ésta tuvo en el restablecimiento de la democracia. Nuestro mensaje a los emigrados es que deben seguir apoyando la evolución del país a través de sus asociaciones. Han respondido muy positivamente.

    Para terminar: ¿qué valoración hace, desde un punto de vista tanto profesional como personal, de su estancia como embajador en España?

    Creo que lo más puedo resaltar es que, durante mi periodo al frente de la embajada, hemos sido capaces de poner Gambia en el mapa en España. Hemos podido crear la marca Gambia y divulgarla en el Reino de España y, gracias a eso, hemos visto aumentar significativamente el número de interacciones entre ambos países —tanto desde la óptica de la inversión, como del número de visitantes, de las conexiones aéreas,…

    Además, hemos podido fomentar la cohesión social de la comunidad gambiana. Hemos, también, logrado reorganizar algunas funciones de la embajada para mejorar el servicio sin aumentar el gasto, implementando una política de responsabilidad hacia aquellos que pagan impuestos en Gambia. Nos esforzamos por simplificar los procesos y procedimientos para poner fácil las cosas a aquellos que requieren nuestros servicios. Gracias a todo eso hemos podido potenciar las relaciones con la diáspora y entre países, no solo al nivel interestatal, sino también al de municipios y entre sociedades civiles.

    Hemos promovido el intercambio comercial, de inversiones y de visitantes y mejorado la imagen de Gambia de forma que hemos creado confianza mutua entre las sociedades española y gambiana. Considero que, con este trabajo en equipo realizado por la embajada, mi estancia aquí ha sido muy fructífera. Queda mucho por hacer y seguimos trabajando para poner en marcha cualquier iniciativa de la que pueda derivarse beneficio mutuo.

    Personalmente, durante estos cuatro años he tenido el privilegio de observar el verdadero poderío de la diplomacia cuando ésta se ha puesto en acción durante nuestro periodo de impás político.

    Puedo asertivamente asegurar que mi experiencia en España ha contribuido a hacerme mejor persona. Mi periodo al frente de la misión ha terminado pero el gobierno actual me ha concedido una extensión, lo que supone un voto de confianza que, estoy seguro, la embajada —como equipo que somos—, no vamos a defraudar.

    Siempre digo a mi equipo que, independientemente de dónde estés en el mundo, tu marca es la República de Gambia y es necesario que esa marca se promocione continuamente, sobre todo por parte de aquellos que hemos sido elegidos para representar nuestro país en el extranjero. Es lo que siempre intento para promover el desarrollo de Gambia. El conocimiento mutuo y la colaboración nos hacen más fuertes y estoy seguro que la relación entre Gambia y España se seguirá robusteciendo en los años venideros.

     

    Entrevista realizada por Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo y Yolanda Moreno Bello.

  • The new and democratic Gambia, interview with H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to Spain

    In 1994, Yahya Jammeh’s coup d’état brought him to power in the Republic of The Gambia. In December 2016, a democratic election ousted him from it. H. E. Mr. Adama Barrow, the brand-new president of this small West African republic, won the presidential election. The election, recognized as fair and democratic by the international community, ended a 23-year long reign that, year after year, became more authoritarian, showing signs of decay mirrored by its growing international isolation.

    Never-ending human rights violations, violence against journalists, activist and minorities such as LGTBI people, together with dramatic interventions on international stage isolated Jammeh, making of him a self-engrossed international pariah. After the presidential election that confirmed the end of his leadership bringing the young newly-elected Adama Barrow as the head of the State, Jammeh did what most feared: he initially accepted the outcome and described the election as the freest, fair, transparent and rigid-proof election but thereafter changed his position and attempted to strengthen his grasp on power, calling the results of the elections illegitimate, even though they had been previously validated by international organizations, observers, and Jammeh himself

    Jammeh’s turn around provoked an unprecedented international reaction led by African organizations such as the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the African Union (AU), together with other countries such as Senegal, Nigeria, etc. while the EU, the UN, and other international organizations put pressure on him to step down.

    Thanks to diplomatic movements coming from Africa and led by Africans—and to the convincing threat of military intervention—the Gambian impasse was overcome without bloodshed, which is both excellent news and proof of the shrinking support illegitimate governments have on the continent.

    With H. E. Adama Barrow’s arrival as the head of The Gambia and the political and institutional stability stemming from it, a new window of opportunity opens up. An even bigger window of opportunity thanks to the interest that the Gambian impasse has piqued in the international community and media, creating the perfect opening to show to the world the challenges and potential of this new emerging Gambia.

    H. E. Lang Yabou, Gambian ambassador to the Kingdom of Spain since 2013 was a part of and witness to the diplomatic movements that provoked the international response to Jammeh’s refusal to hand over power which, eventually, accelerated his removal from power. He is also a connoisseur of the challenges and opportunities ahead. In this interview, he gives us his views on the recent past and the future of The Gambia:

     

    I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning, have committed to supporting the implementation of the elected democratic regime

     

    As you may imagine, our first question has to do with the recent political shift in The Gambia and the country’s renewed political stability and openness. How would you assess this almost tectonic shift that brought the new president Adama Barrow to power replacing former president Jammeh?

    We are very appreciative of your interest in working with us towards marketing The New Gambia. Our country has experienced a unique change since, as far as I know, it is one of the only times in history that a country has been able to overthrow and replace a dictator, without any bloodshed. This change happened because of Gambians, both on-site and abroad, sharing a notion and commitment towards the imperative requirement of having a government that abides by the rule of law, democratic principles and human rights towards all who inhabit in The Gambia.

    There was a serious political impasse, which was only possible to sort out with the support of both the majority represented by the president-elect, H. E. Adama Barrow, and his team, as well as the international community. Once the international community stated its support to the political coalition headed by the elected president, and ECOMIG [ECOWAS’ military intervention in The Gambia] got the greenlit for a military intervention, the balance of power shifted, and that marked the end of the former dictator and his entourage.

    The Gambia is now a free and stable nation, where people can express their opinions and participate in the country’s development process within a democratic law-abiding state. For me, this is everything, for nothing is achievable without freedom. At last, every citizen enjoys equal rights and privileges as stated in our Constitution.

    This government’s commitment is to developing profitable business opportunities for the country, hence enabling the people of The Gambia to experience and gain from the dividends of democracy. A very important step consists in the country’s reintegration in both the Commonwealth of Nations [former president Jammeh unilaterally left the organization in October 2013] as well as the International Criminal Court of Law [after former leader’s withdrawal from it in October 2016 accusing it of being a “racist” organization]. Jammeh was afraid of potential prosecution due to existing crimes against humanity performed by his government, but The Gambia now continues to be committed to its international obligations under existing treaties and conventions while being fully open to establishing partnerships with the rest of the world.

    The fact that the transfer of power was peaceful is largely due to the role that the international community played in the crisis when Jammeh refused to render the power that Adama Barrow had won in democratic elections. How important was the role of regional organizations as the ECOWAS and the African Union? What about the role of the EU and Spain, as President of the UN Security Council in December 2016?

    The ability to have quickly ended the political impasse to a great extent was exclusively derived from the tremendous support gathered amongst the international community for a free and democratic State in The Gambia—namely ECOWAS, the African Union, the United Nations and other institutions as well as friendly countries. ECOWAS military mission in The Gambia (ECOMIG) was authorized by the UN to resort to military force in the case the former president refused to hand over power at the end of his mandate. The call for action was triggered by the fact that former president Jammeh attempted to remain in power after he had publicly assumed that these were free and democratically held elections which mirrored the people’s choice.

    Spain was one main partner throughout this process and I want to thank the people and the government of Spain who, from the very beginning—over meetings that I held with some official representatives—have committed and fulfilled the promise of supporting the implementation of the elected democratic regime. That was made through specific actions towards all the resolutions in the UN as well as through the continuous support of this government with our efforts in order to make The Gambia great again.

    In addition to being the Gambian ambassador to Spain, you are ambassador to Italy, Greece, Malta and three international organizations, the FAO, IFAD, WFP, and the UNWTO (United Nations World Tourism Organization). Tourism is the main economic sector in The Gambia, accounting for more than 20% of GDP and employing more than 100,000 Gambians. How important is your relationship with the UNWTO as the international organization specialized in tourism? What are the importance and future perspectives for the tourism sector in The Gambia?

    Tourism is both a vital area for the economy of The Gambia as it is a dear-hearted area of mine because it represents one of the main potential employment areas for our youth while reducing the number of irregular migrants. Tourism enables the creation of wealth alongside with the countries’ infrastructure development.

    The past four years have witnessed a massive increase in our interactions with the UNWTO, with The Gambia participating in the majority of initiatives, mainly INVESTOUR, which is a very important annual event that usually takes place during FITUR, Madrid’s tourism fair, where investors from all around the world are present to interact and explore business investment opportunities within the tourism area. UNWTO has also proven to be a valuable asset towards supporting the certification of The Gambia’s Tourism and Hospitality Institute.

    Now we are focused on tourism statistics. You will agree, that in order to improve something you need first to be able to measure it; and by doing so, understanding if you are improving and moving forward or going backward. And that requires having statistical data. So the UNWTO is supporting us in making our tourism industry capable of gathering and storing statistical data that can then be analyzed. We hope that having a new democratically elected government while finally becoming a democratic State will foster further and deeper collaboration with the UNWTO in the near future.

    Since having started my assignment in Spain, I have focused my efforts and authority towards making sure the embassy is constantly marketing The Gambia as a touristic destination of choice and I am glad that we have in fact witnessed a growing number of visitors from Spain. 

    Spain needs to upgrade its representation in Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain, both countries are now linked forever and the interaction will continue

     

    The Gambia is currently living a fascinating political momentum that translates into new policies in the economic field as well. Where are the main business opportunities in this new Gambia?

    One area that is also very close to my heart is agriculture, which employs about 70% of the population of The Gambia. Until 1994—when Jammeh’s Government stepped in—agriculture was the pillar of the Gambian economy, with peanut production reaching 300,000 tons during that year, constituting the main source of foreign currency for the country due to exportation. Unfortunately, the former government led to the collapse of this crop, currently representing less than 5,000 tons per year. This shows the current need for a huge investment effort towards making agriculture a lucrative activity once again. 

    Another area with interesting investment potential is the renewable energy sector, alongside health—The Gambia is in need of expats who can assist us in the health sector—and infrastructure; trading in The Gambia is currently focused on high-quality building materials produced in Spain. Therefore, there is room for growth here and these sectors are definitely high potential investment areas where investors will also enjoy some governmental incentives.

    Where do you think the government will focus its efforts, and how is it going to communicate these opportunities to the rest of the world?

    In the past, the political context would often instill fear and mistrust in investors’ minds. Fortunately, we now have a very favorable political climate within the right legal context, where anyone is welcome to come and invest profitably, with protection, benefits, and stability.

    Once the right message is passed on, people will start coming onboard and we have already started to witness this. Since the government changed, we are having an increasing number of ship arrivals at our seaports, increasing flights landing at our airports and several companies have already expressed interest in our market.  

    For The Gambia, as you previously mentioned, the agricultural sector and fisheries are the two main economic drivers. Both sectors are also important for Spain. How do you think that both countries can learn from each other in these fields?

    Agriculture and fisheries are the backbones of our economy, but both have been very poorly managed over the past 22 years. We now focus our attention on getting the expats’ potential to revitalize these sectors: Spain being very strong in the cooperative movement area—which was also strong in The Gambia in the 1970s and 1980s—it can support the revitalization of the cooperative movement in the country as well as contribute to advanced technologies and knowledge about new more efficient ways of farming. The same applies to the fishing area.

    Now, Spanish farmers, as well as fishermen, can invest in The Gambia with much lower production costs when compared to most of other world locations. There are several mutual opportunities and The Gambia has both available land and water to support Spanish farmers to invest in. Our main need resides in the mechanization of our agriculture.

    Are you actively promoting that from your position in Spain?

    Yes, of course. I have just returned from the region of Lleida where there is expertise in the areas of horticulture, fish farming, and animal breeding. It would be great if we could partner up with them, having some of our young farmers spending time there and learning from them, so in the future, our instructed young farmers can multiply and implement those techniques by going back to The Gambia and teaching local farmers.

    With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward

     

    Innovation is a driver for development. How innovative is The Gambia and how do you perceive The Gambia’s future in technological terms?

    Gambians are born innovators and I foresee a bright future within this context. But to get there, we need continuous support under a partnership spirit from people who have the required resources and appropriate knowledge. The government has managed to perform a 180º shift for the better within only six months in office. When the former president left power, he even took the Central Bank’s cash reserves with him, leaving the country with less than one month’s worth of imports in budget liquidity.  

    Thanks to innovative thinking from both the government as well as the population the country has almost recovered from such a deficit as of now. You can witness the associative spirit coming back to The Gambia with all sorts of people gathering to create new voluntary associations to foster national development: that is innovation.

    One of my main concerns is finding ways to maintain our youth in the country while contributing towards its evolution. With adequate resources, under a nation that now has both political will and proper mental framework, we can move this country forward.

    Additionally, and, after having been the Gambian ambassador to Spain for more than four years, how do you assess the bilateral relation?

    The Gambia and Spain enjoy excellent bilateral relations. In fact, both countries are geographically close—the distance from The Gambia to Las Palmas is shorter than the distance from Las Palmas to Madrid—and have established a fruitful relationship.

    In these years I have seen both countries collaborating at several levels, with The Gambia maintaining a full-scope Embassy presence in Madrid, while Spain maintains a strong diplomatic presence in The Gambia which they should try and make it a full-scope embassy. We have also signed several cooperation agreements, negotiated two memoranda of understanding, several Spanish councils are actively involved in the sponsorship of development projects in The Gambia and there are several Spanish philanthropic organizations and individuals volunteering to aid the development of The Gambia.

    Regarding the tourism industry, in 2013 we registered some 3,000 Spanish tourists while in 2015 the number peaked to 7,000—a growth rate of more than 100%. That is thanks to the fact that both countries have been connected by two direct flights a week, from Las Palmas and Barcelona, for four years now.

    What measure do you consider have to be taken by both governments, to take it to the next step of excellence?

    Spain needs to upgrade its representation in The Gambia to a full-scope embassy. There are now over 30,000 Gambians living in Spain (many also being Spanish citizens), who have family members in The Gambia, so both countries are now linked forever and the interaction will continue.

    So, my appeal is for the Spanish government to upgrade its presence in The Gambia to a full-scope embassy or at least a consulate. By doing so, facilitating the needs of Spanish and Gambian citizens. Currently, Gambians need to physically address the nearest Spanish consulate, in Senegal, which represents a €300 expense in order to get an official legal document that costs €3 to be legalized. I have already had the chance to convey this concern to the Spanish relevant authorities since it is something that affects our business as well as our potential interactions.

    Another important step forward would be the establishment of mutual conventions, like a Social Security convention, that would allow both countries to take care of each other’s citizens under an expat status. Another convention being analyzed by the Gambian government is the reciprocal protection of trade and investment that, once finalized, will empower the trade between both countries. 

    My appeal is simple: the Spanish government and people have supported The Gambia during this critical transition period of our History and should continue to do so now, either directly or indirectly, enabling The Gambia to become a successful nation.

    As ambassador, one of your duties is to take care and to be in contact with the Gambian diaspora. How would you assess the integration of Gambians into Spanish society? Is the community well organized?

    That is a very important question since the entire diaspora topic has become one of the most relevant in 21st-century diplomacy. This is an area where I have registered a tremendous amount of success. We have been able to manage our interactions with the diaspora very successfully and both parties understand that the embassy exists to serve them, and it does so.

    The people of the Gambian diaspora in Spain are very respectful and appreciative of their embassy and it is a sector of the Spanish population that is perfectly integrated into the community, now in their second generation. Being highly disciplined, law-abiding and dedicated hard workers—both as entrepreneurs and as employees contributing to both economies—as well as taxpayers. Over 20% of The Gambia’s GDP results from the diaspora, which bears by itself a high level of relevancy and attention towards assuring adequate responsiveness towards their needs from our side.

    Now that the political situation in The Gambia is better, are there plans to attract people from the Spanish diaspora to locally support the country’s development?

    That is a process that is already underway. The Gambia is proud of its diaspora and the role it had in supporting the change towards democracy that took place. Our message to the diaspora now is for it to continue supporting the country’s evolution by getting together and associating into groups that may support and foster such evolution. Fortunately, they have been very positively responsive.  

    How would you evaluate your time as ambassador in Madrid from a professional and personal viewpoint?

    The most important thing for me is the fact that under my leadership, we were able to place The Gambia on the map in Spain. We were able to market and promote the Gambian brand in the Kingdom of Spain, and, driven from that, we have witnessed significant growth in the number of interactions between both countries, either through investment, tourism, flight connections, etc.

    Additionally, we were able to establish social cohesion in a number of our local communities. We have also been successful with the implementation of some local operational reforms that allowed maintaining the embassy in operation without an additional budget, with a policy of responsible use of taxpayers’ money. We have a specific concern in creating simple processes and procedures for those requiring our services. Through such reforms, we have managed to foster the relationship between both countries, not only at central government level but also between some Spanish municipalities and communities in The Gambia. 

    There is a real and effective growth in trade, investment, visits, and interactions between both countries, which leveraged the creation of a very positive image of The Gambia and the establishment of goodwill from the Spanish people towards The Gambia and its people. We have done well as a team and my stay here over the last four years has been very fruitful. Our constant endeavor is nevertheless to accomplish even greater achievements because there is room for improvement.

    Personally, I have also learned a lot during these four years, having witnessed the power of diplomacy in action during the period of our political impasse.

    I can assertively state that my experience in Spain while as the head of the embassy has contributed to making me a better person. My first tour of duty has ended, but I was granted a second one by the new government, which is a vote of confidence and I hope and believe that this embassy, as a team, will be able to achieve great things for The Gambia.

    I always tell my team that, independently from where one stands in this world, every Gambian’s brand is the Republic of The Gambia, and we need to continuously promote that brand, especially the few of us that have been chosen to represent the country abroad. And that is why I will continue to do my very best to promote The Gambia and its development. Mutual understanding, collaboration, and increasingly robust relations will make Spain and The Gambia stronger in the future.

     

    Interview conducted by Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex), Javier Chica Acedo, and Yolanda Moreno Bello.

     

  • Maputo, la capital afromediterránea

    Caminar por Maputo no es como caminar por cualquier otra capital africana.

    Al caminar por Maputo, el visitante encuentra lo que espera de cualquier metrópoli africana: vendedoras de fruta en las aceras; puestos informales que exponen todo tipo de productos a esquivar mientras se anda (de las calamidades en este caso: reventa de objetos donados, traídos a Mozambique desde lugares más favorecidos cada vez que una catástrofe golpea); vendedores de crédito para móviles con tarjeta prepago; mujeres erguidas llevando todo tipo de mercancías en sus cabezas; música saliendo de tiendas o coches aparcados; conversaciones en varias lenguas; hombres y mujeres vestidos de todos los colores (con kapulanas en este caso).

    Pero el visitante, encuentra también características específicas, herencia de su pasado portugués, que no se encuentra en cualquier otra ciudad africana: cafés donde pararse a disfrutar de un expresso con su pastel de Belém; bares de calle donde comer un buen prego no pão; toponimia portuguesa; discotecas donde bailar al ritmo de kizomba; y un cierto caos controlado que recuerda a las ciudades mediterráneas.

    En efecto, Maputo ha logrado combinar a la perfección el carácter mediterráneo de su pasado colonial con su alma africana, quedándose con lo mejor de cada una de ellas y sumándole influencia anglosajona (muy presente por el hecho de que en Mozambique, el único país sin pasado colonial británico -junto con Ruanda- miembro de la Commonwealth, se conduzca por la izquierda).

    Maputo ha sabido preservar su pasado y el turista puede caminar por sus calles, siguiendo el crecimiento de Lourenço Marques, nombre de la ciudad hasta la independencia

    Maputo no es una cuidad dispersa como Johannesburgo o Dar es Salaam. Maputo vive en torno a un centro bien delimitado, donde maputenses y visitantes disfrutan de su esparcimiento, como en Lisboa, Oporto o Madrid. En ese centro definido por la T formada por las avenidas Julius Nyerere y 24 de Julho, las distancias son cortas, y se puede ir de un bar de moda al siguiente prácticamente a pie.

    Lo que da, sin embargo, a Maputo ese carácter tan especial y la distingue de otras ciudades del continente es que ha sabido preservar su pasado y el turista puede caminar por sus calles, siguiendo el crecimiento de Lourenço Marques, nombre de la ciudad hasta la independencia. Al igual que un botánico puedo conocer el desarrollo de un árbol a través de los anillos de su tronco, el visitante puede observar el desarrollo de Maputo a través del desarrollo de su arquitectura.

    Maputo, que recibe su nombre del río homónimo, se sitúa en una bahía, protegida por varias islas, donde los portugueses comenzaron a establecerse a partir de principios del siglo XVI. Holandeses y austriacos establecieron los primeros asentamientos europeos permanentes a lo largo del siglo XVIII, hasta que los portugueses los expulsaron fundando Lorenço Marques en 1782.

    De las estructuras primigenias nada queda más allá de la trama urbana y algunas edificaciones que merecen la atención del visitante alrededor de la actual Praça 25 de Junho: la Casa Amarela, antigua casa del Gobernador y el edificio más antiguo de la ciudad (1860) o el Fuerte de Nossa Senhora da Conceição que, aunque data de 1956, es una recreación del fuerte de piedra original de 1851.

     MERCADO ADO

    Alrededor de esa plaza y hacia la actual estación del tren se encuentras las principales muestras de arquitectura colonial: edificios de piedra y madera con pilares y balconadas de hierro de estilo Victoriano. Corresponden a la primera expansión de Lourenço Marques, con la llegada del ferrocarril en 1895, que conectó Mozambique con la actual Sudáfrica trayendo desarrollo e influencias culturales.  Quizás los edificios más representativos de la época sean el Centro Cultural Franco-Moçambicano (1898) y la Casa de Ferro (1892): prefabricada en Bélgica y re-ensamblada en diferentes partes de la ciudad a lo largo de su historia, actualmente se encuentra en los Jardins Tunduro (1885), los jardines botánicos de Maputo donde, curiosamente, se puede también encontrar una fuente Wallace, uno de los símbolos arquitectónicos de París.

    La actual Estação de Caminhos de Ferro de Maputo (1910) es probablemente el edificio más bello y representativo de la capital. Situado en la Praças dos Trabalhadores, este edificio, con su imponente cúpula erróneamente atribuida a Eiffel, alberga el Museo del Ferrocarril y varios restaurantes y galerías de arte. Diseñado por Lisboa de Lima, es el edificio de bandera de entre los de estilo beaux art que jalonan las calles del Bairro de Baixa de Maputo. A lo largo de la Avenida 25 de Setembro, que marcaba en esa época los límites de la ciudad, también se pueden contemplar algunos de estos edificios como el Mercado Municipal (1903), el Edifiçio de Correios (1903) o la Biblioteca Nacional (1904) a cuyo aparcamiento merece la pena entrar para contemplar la única estatua de Salazar, el dictador portugués, que se conserva al aire libre en el mundo; eso sí de cara a la pared y rodeada de cubos de basura a modo de providencial venganza.

    La actual Estação de Caminhos de Ferro de Maputo (1910) es probablemente el edificio más bello y representativo de la capital

    Aunque más alejado del centro primitivo de Maputo, bien merece asimismo una visita el Museu de História Natural de Moçambique (1933), neo-manuelino, detrás de cuya impresionante fachada descansa una muy bien conservada colección de fauna disecada, incluyendo una rara secuencia de elefantes en diferentes estados embrionarios.

    La ciudad de Lourenço Marques siguió desarrollándose adaptando su arquitectura a los nuevos estilos que venían de la vecina Sudáfrica, como el art déco. De ese estilo son edificios tan representativos como el Teatro Scala (1931), el impresionante Cine África (1948), el Edificio Rubi (1940s) o su contiguo Edificio Continental (1940s), centro de la vida social del Lourenço Marques portugués y que sigue albergando hoy en día una de las más tradicionales pastelerías. También el Clube Ferroviario (1944), el Predio das Telecomunicações (1948) o las inconfundibles Bombas de Gasolina de la Avenida 25 Setembro, cerca del también art déco Ministério da Energia y del neo-brutalista edificio 33-andar, que fue hasta hace poco el edificio más alto de Mozambique y que domina la Baixa.

    catedral ado

    La Catedral de Nossa Senhora da Conceição (1944), de Marcial Simões Freitas e Costa, es sin embargo la obra más emblemática de este estilo de la ciudad. Su blancura, su esbeltez y su rectitud la dotan de una presencia difícil de olvidar, dominando una plaza, la de la Independência, presidida por una imponente estatua del primer presidente mozambiqueño, Samora Machel (muerto en extrañas circunstancias, al estrellarse su avión en 1986, supuestamente derribado por el régimen del apartheid) y por el edificio neoclásico del Conselho Municipal de Maputo (1947).

    A partir de 1926 con la Dictadura Militar en Portugal pero, sobre todo, a partir del establecimiento del Estado Novo de inspiración fascista del dictador Salazar en 1933, las circunstancias en Mozambique habían empezado a cambiar. La ciudad se desarrollaba debido a la política extractiva que se había impulsado desde la metrópoli, a su carácter de prestadora de servicios para otros países vecinos como Sudáfrica y la entonces Rodesia del Sur, y a la expansión que la neutralidad portuguesa en la Segunda Guerra Mundial produjo en su economía.  A pesar la dureza de las circunstancias, el control en las colonias era más laxo que en la metrópoli y se centraba en la insurgencia anticolonial (como atestigua Vila Algarve (1934), chalet de estilo portugués suave en Polana donde el temido PIDE realizaba sus torturas). Todo esto produjo que muchos intelectuales se trasladaran a Maputo y otras ciudades de las colonias: mientras que en Portugal, se les imponían estilos tradicionales portugueses forzados por el nacionalismo de Salazar, en las colonias podían expresarse con más libertad. Fue el nacimiento de la Generación Africana y del modernismo tropical, muy influenciados por los trabajos de Niemeyer y de Le Corbusier en Brasil.

    ABREU Y SPENCER ADO 

    Este estilo se define por su carácter experimental, la presencia de elementos africanos y las adaptaciones a los materiales locales y al clima: cornisas alrededor de las ventanas y puertas, parasoles geométricos, pasillos abiertos, galerías cubiertas para ensombrecer. Edificios de este estilo son reconocibles a lo largo y ancho de toda la trama urbana de Maputo. Los ejemplos más paradigmáticos se los debemos al arquitecto Pancho Guedes y entre ellos se cuentan el Edificio Abreu, Santos e Rocha (1955) con un impresionante mural en guijarros o el Edificio Spence e Lemos (1968), ambos en la céntrica Praça dos Trabalhadores, frente a la estación de tren, sin olvidar otros como la decadente Praça de Touros Monumental (1956), la Cooperativa de Criadores de Gado (1956) o la sorprendente Igreja de Polana (1962).

    Mientras que en Portugal, se les imponían estilos tradicionales portugueses forzados por el nacionalismo de Salazar, en las colonias podían expresarse con más libertad. Fue el nacimiento de la Generación Africana y del modernismo tropical

    Los arquitectos pertenecientes a este estilo, incluían también en los edificios ornamentos o murales tradicionales africanos, como los del conocido muralista Malangatana (en el Museu de História Natural, de 1979 y 1989, por ejemplo), los del propio Guedes en el recomendado restaurante de su diseño Zambi (1956) o el de Gustavo Vasconcellos del Edificio Montepio (1959), frente a los Jardins Tunduro.

    POLANA ADO 

    Excluyendo el hasta ahora boom constructivo de principios de siglo XXI, poco le debemos en términos arquitectónicos a la época posterior a la independencia en 1975, más allá de la decadencia de muchos de los edificios nombrados, que les dota de un encanto particular si olvidamos el deterioro al patrimonio que supone. La herencia más palpable de la época del régimen marxista-leninista que se estableció tras 1975 y hasta 1994 está en la toponimia. Avenida Ho Chi Ming, Mao Tse Tung, Vladimir Lenine o Kim Il Sung son calles por las que podrás pasear, rememorando los tiempos de la Guerra Fría, demostrando que un paseo por Maputo es, también, un paseo por la historia.

    Autor: Alejandro Dorado Nájera.

    Fotos: Alejandro Dorado Nájera.