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  • Ivoryblue, le premier café express 100 pour 100 ivoirien

    Felix Houphouët-Boigny est connu pour être le père de l’indépendance ivoirienne et le premier président du pays, de 1960 jusqu’à sa mort en 1993. Parmi son héritage, peut-être l’une des facettes moins connues est son engagement au développement agronomique, en particulier dans le secteur du café, à travers le CNRA (Centre national de recherche agricole) à laquelle nous devons la variété de café arabusta (Coffea ×arabusta). Cet hybride possède les propriétés gustatives et aromatiques du café arabica (Coffea arabica, originaire d’Afrique centrale) et la force de la robusta (Coffea canephora, originaire d’Ethiopie).

    La variété ivoirienne, très appréciée et se vendant mieux que ses ancêtres, pousse exclusivement dans des milieux ensoleillés entre 400 et 500 mètres de haut dans les montagnes de l’ouest du pays, sur les pentes du mont Nimba, aux alentours de la ville de Man. C’est là qu’André Braud-Mensah, ingénieur télécom et passionné par le monde du café, s’est rendu il y a deux ans pour étudier les possibilités de cette variété, destinée jusqu’alors à l’exportation vers l’Europe ou l’Amérique du Nord sans être ni transformée ni valorisée en Côte d’Ivoire. C’est de là qu’est née l’idée de créer Ivoryblue Café.

    Ivoryblue est la marque avec laquelle André Braud-Mensah veut partager le café arabusta fabriqué en Côte d’Ivoire avec le reste du monde. Pour cela, l’entrepreneur ivoirien a investi dans la construction d’une usine à 30 km d’Abidjan (capitale économique de la Côte d’Ivoire et principal port du pays), où il torréfie, broie et encapsule les céréales.

    « Pour le moment, nous satisfaisons la demande locale. La classe moyenne émergente ivoirienne est notre objectif principal », remarque André Braud-Mensah.

    Malgré la baisse de la récolte de café ces dernières années, une baisse qui s’est amortie cette dernière campagne, la Côte d’Ivoire est le treizième producteur mondial et le troisième producteur africain de la campagne 2016/2017 avec quelques 120 000 tonnes par an, contre 228 000 tonnes en Ouganda et 396 000 tonnes en Éthiopie. Seulement 4 000 tonnes de cette récolte sont consommés en Côte d’Ivoire et l’objectif de la marque gourmande est de satisfaire 10% de la consommation nationale : « Contre les 300 tonnes produites aujourd’hui, nous comptons atteindre 400 tonnes à court terme », prévoit-il.

    Sa stratégie pour aboutir à cela est d’augmenter la qualité de la matière première, la durabilité de sa culture écologique et l’engagement avec la production locale autour d’un produit. Leur café, le seul en Côte d’Ivoire présenté sous forme de capsules compatibles avec les machines Nespresso, la fameuse marque de la multinationale Nestlé, est également offert dans différentes variétés adaptées en fonction du client à un prix plus abordable grâce au processus de fabrication des conteneurs.

    A moyen terme, André Braud-Mensah prévoit d’étendre les zones d’origine de son café pour couvrir les six régions caféières du pays, toujours fidèle à son schéma de production.

    Pour lui, il est essentiel d’être en contact avec le producteur local, d’en faire un acteur clé du processus et qu’il puisse bénéficier équitablement de cette industrie. Ses fournisseurs sont des coopératives locales, principalement composées de femmes et des jeunes, à qui, en plus, il transfère la technologie nécessaire pour que la collecte et la transformation in situ préservent les qualités du grain. Sa culture est effectuée de manière écologique, en évitant autant que possible l’utilisation de produits chimiques, une philosophie également maintenue dans le processus de transformation du précieux fruit.

    Mais, comment se faire connaître dans un marché dominé par les multinationales? Ivoryblue veut être vu dans le centre des grandes villes, dans les zones fréquentées par la classe moyenne supérieure, sa niche principale. C’est pourquoi la jeune marque a ouvert en 2016 son premier magasin gourmet sur le Plateau, le quartier financier d’Abidjan.

    « Nous allons commencer un plan d’expansion internationale à partir de 2018, année où nous prévoyons de nous étendre à Dakar, Montréal, Londres et Shanghai, dans cet ordre », explique M. Braud-Mensah. Pour cela, la marque a déjà effectué des tests pour s’adapter aux particularités de chaque marché, aussi bien dans la sous-région qu’en Europe du Nord, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord ou en Asie. De plus, grâce à sa boutique en ligne, les produits sont accessibles à tous, avec un service de livraison à domicile qui sera étendu à mesure que de nouveaux marchés seront ajoutés.

    Ivoryblue ne vend pas seulement du café gourmet, mais aussi ses propres machines à café, fabriquées avec un partenaire italien, des biscuits à base de café ou des cosmétiques à base de sous-produits du café. En outre, il ne pouvait pas manquer de produire du chocolat, la Côte d’Ivoire étant le premier producteur mondial de cacao, avec 30% de la production du globe.

    Interrogé sur le plus grand défi futur pour l’expansion d’Ivoryblue, André Braud-Mensah répond sans hésiter que « le financement est peu accessible pour les entrepreneurs en Côte d’Ivoire » mais il reste confiant. Conscient de la qualité de son produit et des bons résultats de sa formule, André Braud-Mensah veut partager sa passion au-delà des frontières et trouver des partenaires qui souhaitent, comme lui, parier sur ce produit : un café artisanal, respectueux de l’environnement, engagé socialement et 100% ivoirien.

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

  • Le festival de l’Adayé Késsiè 2017, avec Luxe Voyages

    Installé dans la région du Gontougo vers 1690, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire avec chef-lieu la ville de Bondoukou et faisant partie du district du Zanzan, le peuple bron est originaire de l’empire du Ghana. Connu aussi sous le nom d’Abron, il constitue également le Royaume Bron (ou Brong, en anglais), le seul royaume actuel à caractère transnational à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana qui a survécu aux frontières de la colonisation. Les Abrons font partie de l’ethnie Akan et se caractérisent par  leur organisation sociale structurée et par sa richesse culturelle.

    Le Royaume Bron est composé de 11 peuples, dans cinq grands départements et 30 sous-préfectures dans les régions du Bounkani (nord-est) et du Gontugo (est), qui regroupent 1 103 villages et forment le district de Zanzan. La prise de conscience des traditions et richesses régionales commence par eux-mêmes. Comme explique un cadre régional, « comme le dit la tradition, pour avoir le respect et la considération des autres, il est nécessaire de montrer ses capacités et ses héritages culturelles ».

    Après 31 ans d’interruption, le festival de l’Adayé Késsiè renait avec un cortège d’innovations et de promesses pour valoriser la force et la richesse de la culture bron

    L’Adayé Késsiè

    L’Adayé Késsiè  est la plus grande fête du Royaume Bron et a été célébré du 17 au 22 d’octobre de 2017 à Tabagne. Elle a connu une interruption de 31 ans puisque sa dernière édition s’est produite en 1985 sous le règne de Nanan Kouassi Yeboua, 16e Roi des Brons et réformateur progressiste dudit royaume. C’est une fête qui a toujours réuni toutes ses provinces et ses cantons et qui émane de la volonté du Roi des Brons. C’est à cette occasion que l’on fait le point sur les activités du royaume et la conduite à tenir pour l’année nouvelle. L’Adayé Késsiè est donc une grande fête. Même si la première édition de l’année 2016 a été une vraie réussite, il est nécessaire de se rappeler d’un proverbe bron qui dit que «  lorsqu’on dit au cabri qu’il est propre, il ne voudra plus se laver ». Il faudrait donc éviter de se targuer d’avoir tout fait sinon de continuer à travailler pour promouvoir ce festival.

    De ce fait, le Roi et ses chefs de provinces et de cantons invitent les cadres de la région à participer de façon active pour que l’Adayé Késsiè soit une réussite encore une fois pour que sa projection tant au niveau national qu’international soit une référence. Il est donc important d’affirmer que la renaissance du festival de l’Adayé Késsiè est du fait de l’agence Luxe Voyages avec, à sa tête, M. Bini Ouattara Daouda, commissaire général et aussi fils de la région. Son attachement à la culture en général et à celle de sa région en particulier l’a emmené à prendre les rênes de la renaissance de ses festivités éclatées car, il faut le reconnaitre, se célébraient seulement dans les villages et avait perdu cette grandeur reconnue d’alors.

    Le Royaume Bron est le seul royaume actuel à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à avoir survécu aux frontières de la colonisation et reconnu par les deux pays africains

    L’Adayé Késsié marque donc la fin d’un processus. La fête du Tiendé (dans la ville de Tanda) qui célèbre la récolte de l’igname, tubercule et produit alimentaire par excellence de la région du Royaume Bron, marque le début des célébrités. Après quarante jours, on célèbre la fête des plus jeunes qui est suivie par celle des adultes. Les festivités adultes sont composées de deux parties qui sont le Moroufié et le Fofié.

    Le Mouroufié représente les festivités simplement adultes et les Fofiés sont celles qui sont tenues par les oracles une semaine plus tard et un vendredi selon le calendrier bron. La fête de l’Adayé Késsiè est donc célébrée douze jours après le Fofié. Il est important de noter que quatre jours après le Moroufié l’on rentre dans la nouvelle année et le premier conseil du royaume se tient un mercredi, ce qui coïncide avec la fête de l’Adayé Késsiè. Pendant le conseil, on passe en revue les évènements passés. Les  grandes décisions et les orientations sont prises pour l’année à venir durant toute la matinée. Parallèlement au conseil, cette matinée marque aussi le temps des demandes en mariage entre les couples, les dons sont faits entre membres des familles et les cadeaux aux parents et amis.

    Pendant l’après-midi du même jour la grande parade royale a lieu, où le Roi des Brons est porté suivi de ses chefs de provinces.

    Assurer la continuité des traditions

    Les aînés de la région, conscients de l’avancée de la modernité ont décidé d’institutionnaliser l’Adayé Késsié par la mise en place d’un comité scientifique composé d’intellectuels et de cadres de la région et bien entendu, soutenu par la cours royale et les sages du royaume. L’objectif étant de pérenniser cette tradition multiséculaire à travers la jeunesse originaire et descendante de la région. Ce comité se veut garant de l’enseignement des valeurs qui ont permis la survie, dans le temps et dans l’espace, de la culture bron et, travaillant en bonne intelligence avec les institutions de l’État, a su gagner la confiance des États de Côte d’Ivoire et du Ghana.

    Parallèlement aux actions remarquables de ce comité, l’ONG « Groupe culturel Bron Gyaman » veille pour la promotion des valeurs culturelles, artistiques, linguistiques, architecturales et vestimentaires de la culture bron. Avec Béné Kouakou Ignace à sa tête, elle joue alors le rôle de porte-parole dans cette démarche vers l’unité d’actions dudit peuple.

    L’Adayé Késsiè vient interpeller tout le monde, et apporter une saveur à toutes les activités menées conjointement par les différents groupes de travaux face aux nouveaux comportements et habitudes qui étiolent les traditions. Ces festivités représentent donc le moteur du réveil des consciences du peuple bron.

    Innovations

    L’Adayé Késsiè, ne consiste pas juste faire revivre et pérenniser la tradition du peuple bron mais aussi s’adapter à la modernité. Dans ce contexte, la création d’une industrie touristique autour de cet évènement en vue de développer économiquement la région s’est mise en place. La pause de la première pierre du centre culturel Village Adayé par le Vice-Président du gouvernement ivoirien Daniel Kablan Duncan en est la preuve. Ce centre qui sera situé à Tabagne comprendra un musée, une salle d’expositions et de ventes et des salles polyvalentes et de formation entre autres. Les infrastructures hôtelières insuffisantes ont donné lieu à des formules alternatives comme le logement chez l’habitant, ce qui a finalement été une belle expérience à la fois pour les touristes et les visiteurs et bien entendu pour les hôtes. L’implication du Gouvernement laisse entrevoir l’amélioration des infrastructures de la région, dont les voix d’accès ou l’hôtellerie, pour faire de Tabagne et de la région une référence touristique tant au niveau national qu’international.

    La parade du Roi marque l’apothéose des festivités et montre la communion entre le Roi et son peuple durant ce nouvel an du peuple bron

    La parade du Roi

    La parade du Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane marque l’apothéose du festival de l’Adayé Késsiè qui est l’apanage de la cohésion sociale des Bron. Cet événement met en exergue le patrimoine touristique et culturel du Royaume et montre sa force et sa richesse sous toutes ses formes. Les différentes provinces sont représentées ce jour-là avec des délégations venues aussi du Ghana et, avant l’entrée triomphale du Roi sur la grande place, l’on assiste aux différentes danses qui représentent les différentes classes sociales du royaume. Les parades des chefs de provinces, avec leurs tenues d’apparats, se font annoncer et le premier à ouvrir le bal est celui du Pinangô qui joue le rôle de chef d’État-major. Il est accompagné des membres de sa cours et ses tambourineurs et chansonniers. Ceci se répète avec les différents chefs de provinces qui chacun à son tour montre sa force.

    Puis fait son entrée triomphale le Roi Nanan Adingra Kouassi Agyemane. La clameur ne se fait pas prier. La communion du Roi avec son peuple est totale. Le Roi est porté dans son palanquin royal avec ses tenues d’apparats sur la grande place, un spectacle rempli de symboles mais aussi d’émotions qui ne laissent pas le visiteur indifférent.

    Bini Ouattara Daouda, Commissaire Général et promoteur de l’Adayé Késsiè

    M. Bini Ouattara Daouda, aussi Directeur Général de l’Agence Luxe Voyages, est Commissaire Général de l’Adayé Késsiè. Pour lui, l’édition 2017 du festival a été satisfaisante grâce aux améliorations apportées tant sur le plan de l’organisation et sur le plan de l’innovation. Le nombre de visiteurs s’est élevé pour se situer en plus de 6 000. « Le festival montre à quel point la région du Gontougo et le Royaume retrouvent sa proéminence », nous dit-il. Le fait de sortir de l’amateurisme en invitant tous les sages, les professionnels et les experts en la matière donne, selon lui, une autre dimension à l’évènement.  « Le bilan de cette édition, avec les critiques et suggestions, nous situera et nous permettra de mieux faire l’année prochaine », ajout-il.

    Parmi les initiatives à court-terme, une réunion avec le Roi et les chefs de provinces pour la mise en place de la marque «Adayé Késsiè» et la mise en œuvre des plans d’actions conjointes avec les provinces du Ghana. Aussi, le projet de réalisation du centre culturel ou Village Adayé, qui implique la participation des 5 provinces du Royaume Bron. L’architecture du bâtiment sera un hybride de tradition et de modernité. « Dans quelques années, dans chaque coin et recoin du Royaume on devra sentir le rayonnement de ces festivités et chaque Bron devra être à mesure de les présenter à ses invités. Je suis convaincu que l’Adayé Késsiè sera une référence touristique mondiale dans quelque temps », ajoute M. Bini Ouattara Daouda.

    Par Franck Olivier Kra. @franckokra

  • El anacardo y el algodón, en el centro de la economía marfileña

    El Consejo del Algodón y del Anacardo de Costa de Marfil busca atraer inversión extranjera en estos mercados llenos de oportunidades.

    El anacardo, hasta hace poco un fruto desconocido en España, se ha convertido en poco tiempo en el botín más codiciado de las batallas que se libran cada tarde en los bares de nuestro país por los populares cuencos de frutos secos.

    Lo consumimos si preguntarnos a penas qué son o de dónde vienen; sin saber que, de media, uno de cada cuatro anacardos que encontramos en nuestro cuenco de aperitivos viene de Costa de Marfil, primer productor mundial del venerado fruto.

    El cajú (Anacardium occidentale), como también es conocido este alimento, llegó casi de forma casual al país oesteafricano: se introdujo desde el noreste brasileño, de donde es nativo, como forma de lucha contra la desertificación dadas sus propiedades de crecimiento en climas áridos y suelos relativamente pobres —como los que se dan en las zonas de sabana y semisabana del centro y norte de Costa de Marfil— y sus propiedades como complemento alimenticio para las comunidades locales.

    Aunque cultivado y comercializado desde hace treinta años, no fue hasta 2013 que esta materia prima comenzó a coger músculo en el país, siendo hoy un elemento vertebral para las comunidades rurales de Costa de Marfil y el tercer bien más exportado del país —tras el cacao y los derivados del petróleo—.

    Costa de Marfil es el primer productor mundial de anacardo

    De forma esquemática, la economía marfileña, y sobre todo la de las comunidades locales rurales, pivota sobre cuatro cultivos: cacao y café —para el sur del país—, anacardo y algodón —para el centro y norte—. Para mejorar las condiciones de vida de los productores y aumentar el rendimiento de los otros eslabones de la cadena de producción —compradores, exportadores y transformadores—, existen en Costa de Marfil dos consejos reguladores: el Consejo del Algodón y del Anacardo y el Consejo del Café-Cacao.

    Como nos cuenta Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo, «con la reforma del sector emprendida en 2013 por el actual presidente Alassane Ouattara [en el poder desde 2011] se dio el paso de la ecología a la economía». «En 2013 Costa de Marfil producía 480 000 toneladas de anacardos; en 2015 fueron 715 000».

    ¿El secreto de este espectacular aumento de la producción? Adama Coulibaly no tiene dudas: «La fijación de un precio mínimo, a partir del cual se dejan actuar a las fuerzas de la oferta y la demanda para llegar al precio final que se paga al productor, ha motivado que ahora el cajú sea considerado por las comunidades locales como una buena forma de ganarse la vida», y apunta, «este aumento de la producción no se debe a nuevas plantaciones, sino que es producción que anteriormente quedaba sin recolectar en los campos debido a su bajo rendimiento y que ahora tiene valor». Para Coulibaly, esta forma de fijación de precios funciona para el anacardo, pero no tiene porqué funcionar para otros bienes como el cacao «en el que funciona un sistema de precio flotante combinado con un fondo de compensación con el que se indemniza a los productores cuando el precio internacional es demasiado bajo».

    Adama Coulibaly, director general del Consejo del Algodón y del Anacardo.

    El sector tiene, sin embargo, un gran obstáculo que superar: el de la transformación del producto. Actualmente el país solo posee una capacidad de transformación de 1/7 de su producción. Para más inri, las unidades de transformación marfileñas únicamente funcionan al 40% de su capacidad, con lo que solo alrededor de 40 000 de las más de 700 000 toneladas de anacardo se transforman en Costa de Marfil. «El resto se exporta en bruto, a Asia especialmente, y llega a las mesas de Europa o Norteamérica sin trazabilidad: se ha perdido el Made in Côte d’Ivore», sentencia Coulibaly. Para superar esta situación, el gobierno se ha propuesto atraer inversores que colaboren en el aumento de la capacidad in situ para llegar a trasformar el 30% de los anacardos de aquí a 2020. Exenciones de impuestos a la exportación, primas a la inversión, establecimiento de zonas industriales —en Bouaké, Korhogo, Bondoukou y Séguéla—, todo está preparado para recibir inversores extranjeros, entre los que Coulibaly destaca a los españoles por su experiencia puntera en la industria agroalimentaria.

    Pero el anacardo no es solo valioso por su nuez. Como quedó patente en el pasado SIETTA (Salón Internacional de Equipos y de Tecnologías de Transformación del Anacardo), que se celebra en Abiyán, el fruto puede utilizarse para hacer zumo, confitería, alimento para animales, biomasa, cosméticos e incluso bioplásticos. Además, un subproducto de su cáscara, el CNSL (cashew nut shell liquid) es utilizado en aeronáutica como líquido de freno para los aviones. Con la vista puesta en la próxima edición de SIETTA 2018, Adama Coulibaly pretende presentar todas las posibilidades que brinda el cajú para atraer inversores a Costa de Marfil y convertir esta cita en un referente mundial de innovación agroalimentaria.

    El algodón (Gossypium sp.) es el bien que acompaña al anacardo en la gestión del Consejo. El sector pasa por peores momentos que el cajú, con una bajada de la producción en 2016/17 que dejó la cosecha en las 321 000 toneladas de algodón bruto, desde los máximos de la campaña 2014/15 (450 000 toneladas). Esta disminución en la producción algodonera hizo a Costa de Marfil caerse del pódium de África Subsahariana, colocándose en 4º puesto tras Burkina Faso (683 000 toneladas), Malí (645 000) y Benín (380 000). Adama Coulibaly se muestra, no obstante, optimista en su evaluación del sector: «Pronto la reforma de 2016, que reordena el mercado haciendo más difícil las malas prácticas y protegiendo al agricultor, empezará a dar sus frutos y recuperaremos músculo productor».

    El mayor desafío es, como en el caso del anacardo, la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano. La separación de la fibra y de la semilla se produce en el país. La última se queda, transformándose casi en su totalidad en Costa de Marfil y convirtiéndose en aceite, jabón, pastelería o comida para animales. Pero la fibra viaja lejos, exportada a Asia —a países como Filipinas, China o Vietnam—, donde están los centros de confección, y solo 20 000 de las 130 a 150 000 toneladas producidas anualsmente son transformadas en Costa de Marfil: otra oportunidad perdida para el país, que intenta atraer inversión para poder añadir valor en la cadena de producción nacional.

    El mayor desafío para el algodón, como en el caso del anacardo, es la falta de capacidad de trasformación del país oesteafricano

    Para llamar la atención a la comunidad inversora internacional sobre estas oportunidades en la industria transformadora marfileña del anacardo y del algodón, Adama Coulibaly cuenta con dos herramientas principales.  

    Por un lado las ferias y eventos internacionales. Durante el próximo año, Costa de Marfil va a acoger, además del SIETTA 2018, la 2º asamblea de la Alianza Africana por el Anacardo—ACA— o la 77º reunión del Comité Consultivo Internacional del Algodón —ICAC, con sede en Washington D.C., Estados Unidos—, un evento al más alto nivel que atraerá a más de 500 actores del mercado algodonero de países productores, transformadores y consumidores. 

    Por otro lado, y para el caso específico del anacardo, los países productores de este fruto cuentan con un nuevo instrumento de influencia: el CICC —Consejo Consultivo Internacional del Anacardo—, una organización internacional creada en 2016 que velará por el buen funcionamiento de este mercado global, de vital importancia para países los productores, a semejanza del ICAC para el algodón o la Organización Internacional del Cacao —ICCO, repatriada en 2017 de Londres hasta Abiyán—. Con nueve Estados miembro —Senegal, Guinea-Bissau, Guinea, Malí, Costa de Marfil, Ghana, Togo y Benín— y las puertas abiertas a países productores, transformadores y consumidores, esta organización está llamada a dinamizar este mercado de futuro al que deberemos estar atentos.

     

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

     

     

     

  • Festival Adayé Késsiè 2017, con Luxe Voyages

    El pueblo bron (o brong en inglés), descendientes del imperio de Ghana, se instaló en la región de Gontougo hacia 1690, en el noreste de Costa de Marfil, con la ciudad de Bondoukou como centro y formando parte del distrito de Zanzan. También conocidos como abrons, se organizan hoy día en torno al reino de Bron, el único reino transnacional de costa de Marfil que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales, a camino entre ese país y el vecino Ghana. Los abrons pertenecen, a su vez, a la etnia akan, caracterizada por su organización social y por su riqueza cultural.

    En el reino de Bron conviven 11 pueblos diferentes de cinco grandes  departamentos y 30  subprefecturas de costa de Marfil, de las regiones de Boukani y de Gontugo,  que comprenden 1 103 municipalidades y forman el distrito de Zanzan. La toma consciencia sobre las  tradiciones y la riqueza regional comienza en la propia población. Como explica un responsable regional, «como dice la tradición, para conseguir el respeto y consideración de los otros, es necesario demostrar capacidad y herencia cultural».

    Después de 31 años sin celebrarse, el festival de Adayé Késsiè renace con una panoplia de actividades para poner en valor la fuerza y la riqueza de la cultura bron

    El Adayé Késsiè
    El  Adayé  Késsiè  es  el  mayor  fiesta  del  reino  Bron  y  su  última edición se celebró del 17 al 22 de octubre de 2017 en la localidad  de  Tabagne. Ha sido la  primera  edición  desde  la  interrupción  de  la  celebración  del  festival  en 1985, hace 32 años, bajo el reinado del reformador y progresista Nanan  Kouassi  Yeboua,  16º  rey  de  los  bron.  Es  una fiesta que reúne a todas las provincias del reino y sus cantones  y  que emana  de  la voluntad  del rey. Una  ocasión en la que se hace balance de lo ocurrido en el reino y sobre las perspectivas para al año venidero. Una gran fiesta.  La  edición  del  años  2016  supuso  un  gran  éxito  pero, lejos de caer en la complacencia, debemos recordar un proverbio bron que dice que «si le decimos al cabrito que está limpio, éste no querrá lavarse» y en vez de dar por sentado el éxito futuro, trabajar para conseguirlo.

    Por ello, el rey y sus jefes de cantones y provincias invitan  cada  año a responsables  de  la  región  administrativa  a  participar  de  las  celebraciones,  para  que  el  Adayé  Késsiè sea un éxito y su proyección, tanto nacional como internacional, una referencia. Es importe mencionar que este  renacimiento  del  festival  ha  sido  iniciativa de la agencia Lux Voyage, con Bini Ouattara Daouda, hijo de la región y comisario general, al frente. Su vínculo con la cultua, especialmente la de su región, le llevaron a tomar las riendas de la organización de estas festividades que, hasta hace poco, sobrevivían desperdigadas en pueblos de la zona sin rastro de su grandiosidad de antaño.

    Le reino Bron es el único reino actual a caballo entre Costa de Marfil y Ghana que ha sobrevivido al trazo de las fronteras coloniales y que es reconocido por ambos países africanos

    El  Ayadé  Késsiè  marca  el  final  de  un  proceso. La fiesta de Tiendé (en el pueblo de Tanda), que celebra la recolección  del ñame, tubérculo y alimento por  excelencia del reino de Bron, marca el comienzo. Cuarenta días después, se celebra la fiesta de los jóvenes, seguida de la de los  adultos. Las fiestas de adultos se  componen de dos partes: la Moroufié y la Fofié.

    La primera  es  la  fiesta  de  adultos  propiamente  dicha  y  la  segunda  una  celebración  exclusiva  para  los  oráculos  que tiene lugar el viernes de la semana siguiente según el calendario bron. la festividad del Adayé Késsiè se celebra 12 días después de la Fofié. Es importante remarcar que  cuatro  días  después  de  la  Maroufié,  se  entra  en  el  nuevo año bron y el primer consejo del reino tiene lugar, siempre en miércoles, coincidiendo con la fiesta Adayé Késsiè.  en  el  consejo  se  pasa  revista  a  lo  ocurrido  durante  ese  año  y  se  toman  decisiones  sobre  las  grandes  orientaciones del reino para el año venidero. En paralelo al consejo, en la misma mañana, se celebran las pedidas de mano, las donaciones entre miembros de las familias y se dan los regalos a los amigos.

    Ya en la tarde del mismo día se celebra el desfile real, donde el rey es saludado, seguido de sus jefes de provincia.

    Asegurar la continuidad de la tradición
    Los  mayores  de  la  región,  conscientes  del  avance  de  la  modernidad,  decidieron  institucionalizar  el  Adayé  Késsiè  con  la  creación  de  un  comité  científico  formado  por  intelectuales  y  responsables  regionales  y  apoyado,  claro  está, por la corte real y los sabios del reino. El objetivo primordial del comité es continuar con esta tradición multisecular involucrando a la juventud de la región. El comité es garante de la transmisión de los valores que han permitido  la  supervivencia  en  el  tiempo  y  en  el  espacio  de  la cultura bron y, trabajando codo a codo con las instituciones del estado, ha sabido ganar la confianza tanto de las autoridades de Costa de Marfil como de las de Ghana. En paralelo a las acciones del comité, la ONG Grupo cultural Bron Gyaman vela por la promoción de los valores culturales,  artísticos,  lingüísticos,  arquitectónicos  e  indumentarios de la cultura bron. Liedrada por Béné Kouakou Ignace, la organización juega un importante papel en este proceso de reivindicación de los valores bron.

    El Adayé Késsiè es el momento en el que todas las actividades llevadas acabo por todos los actores de la cultura bron para impulsar su perennidad se muestran en conjunto. estas celebraciones suponen el motor en la toma de consciencia de la identidad del pueblo bron.

    Innovaciones

    El Adayé  Késsiè  no  consiste  solo  en  preservar  la  tradición cultural bron, sino también en encontrar la forma de adaptarla a la modernidad. En ese contexto, la creación de una industria turística alrededor de este evento para desarrollar  económicamente  la  región  ha  comenzado. 

    La inauguración de las obras de construcción del centro cultural Village Adayé, de la mano del vicepresidente del Gobierno marfileño Daniel Kablan Duncan, es  muestra  de este esfuerzo. El centro, situado en Tabagne, contará con un museo, una sala de exposición y venta y espacios polivalentes y de formación, entre otras infraestructuras. la  falta  de  oferta  hotelera  ha  dado  lugar  a  alternativas  imaginativas como el alojamiento en casas particulares de habitantes de la zona, que proporciona una experiencia humana y cultural extra, también para el anfitrión. El interés del Gobierno por esta iniciativa hace prever una mayor  inversión  en  infraestructura  en  la  región, en las vías de acceso así como en los establecimientos hoteleros, para  hacer de Tabagne y su  región  una  referencia  turística a nivel nacional e internacional.

    El desfile real
    El desfile del rey Nanan Adingra Kouassi Agyemane marca  la  apoteosis  del  festival  Adayé  Késsiè,  motor  de  cohesión social de los bron. este evento muestra el patrimonio turístico y cultural del reino, exhibiendo todas sus formas de fuerza y riqueza. Las diferentes provincias, incluidas las de Ghana, están representadas en esta festividad y, antes de  la  entrada  triunfal  del  rey  a  la  gran  plaza,  se  asiste  a  muestras de danza de los diferentes lugares y clases sociales del reino. Les sigue el desfile de los jefes de provincias del reino, con sus llamativos trajes y precedidos del jefe del Pinangô, que hace las veces de jefe del Estado mayor del reino. Miembros de su corte, tamborileros y cantantes le acompañan, lo que se repite con cada jefe de provincia.

    Tras  ellos,  el  rey  Nanan  Adingra  Kouassi  Agyemane  hace  su  entrada.  El  clamor  del  pueblo  bron  no  se  hace  esperar; la comunión del monarca con su pueblo es total. El rey es llevado en volandas al escenario de la gran plaza, un  momento  cargado  de  simbolismo y de emociones que no deja indiferente al visitante.

    Bini Ouattara Daouda, comisario general y promotor del Adayé Késsiè
    Bini  Ouattara  Daouda,  también  director  general  de  la  agencia  de  viajes  Luxe  Voyages,  es  el  comisario  general  del  Adayé  Késsiè.  Para  él,  la  edición  de  2017  ha  sido  satisfactoria gracias a las  mejoras  promovidas  tanto  en  el  plano organizacional como sobre el de la innovación y el número  de  visitantes  aumentó  hasta  colocarse por  encima  de  los 6 000.  «El  festival  es  una  muestra  de  cómo  la  región de Gontougo y el reino Bron van recuperando su preeminencia», comenta  el  comisario  general. El  hecho  de salir del amateurismo incorporando a los sabios y los expertos da, según  él, otra  dimensión  al  evento.  «El  balance de esta edición, escuchando críticas y sugestiones, nos permitirá mejorar para la edición del año que viene», añade.

    Entre los  proyectos  a  corto  plazo,  una  reunión  entre el rey y los jefes  de  provincia  para  crear  la  marca «Adeyé  Késsiè» y la puesta en marcha  de  los  planes  de acción conjunta con las provincias de Ghana, que sigue su curso. También la finalización del centro cultural Village Adayé, con la participación de  cinco  provincias del  reino Bron,  cuya  arquitectura  será  un  híbrido  entre tradición y modernidad. «En algunos años, deberemos sentir las festividades en cada rincón del reino y cada bron deberá poder ser un buen guía para los invitados. Estoy convencido de que el Adayé Késsiè será un referente turístico mundial  en  breve», remata  Beni Ouattara Daouda para despedirnos.

  • Anacarde et coton, parmi les piliers économiques ivoiriennes

    Le Conseil du coton et de l’anacarde de Côte d’Ivoire cherche à attirer les investissements étrangers dans un marché plein d’opportunités.

    L’anacarde, il n’y a pas longtemps était un fruit méconnu en Espagne et s’est converti en mine d’or : la plus convoitée des batailles que se livrent les  consommateurs chaque soir dans les bars autour des bols populaires de fruits secs.

    Nous en consommons sans nous demander à peine ce que c’est où  son origine; sans savoir qu’ en moyenne ,  une anacarde sur quatre que nous avons dans nos bols vient de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié.

    L’anacarde, également appelé cajou (Anacardium occidentale), est arrivé par hasard dans ce pays d’Afrique de l’Ouest: il fut introduit depuis le nord-est brésilien, endroit qui marque son origine, comme moyen de lutte  contre la désertification de par ses propriétés  de croissance dans les climats arides et sur les sols relativement pauvres — comme ceux des zones de savane ou savane arborée du centre  et du nord de la Côte d’Ivoire. Ses propriétés servent de compléments alimentaires pour les communautés locales.

    Bien qu’il soit cultivé et commercialisé depuis trente ans, ce fût qu’à partir de l’année 2013 que cette matière première commençait à prendre du muscle dans le pays, étant aujourd’hui le troisième produit le plus exporté, après le cacao et les dérivés du pétrole.

     

    Côte d’Ivoire est premier producteur mondial de ce fruit tant apprécié

     

    D’une manière schématique, l’économie ivoirienne, et surtout celle des communautés rurales, pivote autour de quatre cultures: le cacao et le café — pour le sud du pays, l’anacarde et le coton — pour le centre et le nord. Pour améliorer les conditions de vie des producteurs  et augmenter le rendement des autres maillons de la chaine de production — acheteurs, exportateurs et transformateurs — il existe en Côte d’Ivoire deux conseils régulateurs: le Conseil du coton – anacarde et le Conseil du café – cacao.

    Comme nous l’explique M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton: « avec la réforme du secteur entreprise en 2013 par l’actuel président Alassane Ouattara [au pouvoir depuis 2011], on a fait un pas de l’écologie à l’économie ; en 2013 la Côte d’Ivoire produisait 480 000 tonnes d’anacardes et en 2015 nous avons 715 000».

    Quel est le secret de cette augmentation spectaculaire  de production? Adama Coulibaly n’a pas de doute: « La fixation d’un prix minimum, à partir duquel l’on laisse agir la force de l’offre et de la demande pour arriver au prix final qui se paie au producteur, a provoqué que le cajou soit considéré actuellement par les communautés locales comme une bonne manière de gagner sa vie ». Il ajoute : «  cette augmentation de la production n’est pas due à la création de nouvelles plantations, mais à la récolte des productions qui auparavant restaient dans les champs du fait du bas rendement et qui acquissent de la valeur de nos jours ». Pour M. Coulibaly, cette fixation des prix fonctionne pour l’anacarde mais n’est pas forcément la formule qui fonctionnerait pour le cacao « dans lequel fonctionne un système de prix flottant combiné à un fond de compensation avec lequel le producteur est indemnisé lorsque les prix internationaux sont trop bas ».

    M. Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil de l’anacarde et du coton.

    Le secteur à cependant un grand défi à relever: celui de la transformation du produit. Actuellement le pays possède une capacité de transformation d’1/7 de sa production. En plus, les unités de transformation ivoiriennes fonctionnent uniquement à 40%  de sa capacité; ce qui signifie que seulement 40 000 tonnes d’anacarde sont transformées en Côte d’ivoire sur les plus de 700 000 tonnes  produites dans le pays. « Le reste s’exporte en brute, spécialement en Asie, et arrive sur les tables européennes et américaines sans traçabilité: on a perdu le Made in Côte d’Ivoire », renchérit Coulibaly. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place une politique pour attirer les investisseurs dans le but d’augmenter la capacité de transformer sur place les 30% de l’anacarde d’ici 2020. Exemptions de taxes à l’exportation, primes d’investissement, établissement de zones industrielles à Bouaké, Korhogo, Bondoukou et Séguéla ; tout est mis en place pour recevoir des investissements étrangers parmi lesquels, M. Coulibaly souligne le savoir faire espagnol par son expérience de pointe dans l’industrie agroalimentaire.

    Mais le cajou n’est pas seulement précieux pour sa noix. Comme cela s’est démontré au cours de la dernière édition du SIETTA (Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde), qui a lieu à Abidjan, le fruit peut s’utiliser pour en faire du jus, de la pâtisserie, des aliments pour les animaux, de la biomasse, des produits cosmétiques et même du bioplastique. En plus un sous-produit de sa coquille, le CNSL (Cashew Nut Shell Liquid) est utilisé en aéronautique comme liquide de frein pour les avions. Avec un oeil sur la prochaine édition du SIETTA 2018, Adama Coulibaly entrevoit présenter toutes les possibilités qu’offre le cajou pour attirer les investisseurs en Côte d’Ivoire et transformer cette rencontre en une référence mondiale d’innovation agroalimentaire.

    Le coton (Gossypium sp.) est le bien qui accompagne l’anacarde dans la gestion du Conseil. Le secteur ne connaît pas le même essor que le cajou, avec une baisse de la production en 2016/2017 qui a engendré une récolte de 321 000 tonnes de coton brut, après les résultats record de la campagne 2014/15 (450 000 tonnes). Cette baisse dans la production cotonnière a relégué la Côte d’Ivoire à la quatrième place après le Burkina Faso (683 000 tonnes) le Mali (645 000), et le Bénin (380 000 tonnes). Adama Coulibaly se montre cependant très optimiste dans l’évaluation du secteur: « Bientôt la réforme de 2016, qui réordonne le marché et protège l’agriculteur rendent difficile les mauvaises pratiques, commencera à porter leurs fruits et nous allons récupérer du muscle dans la production».

     

    Le plus grand défi pour le secteur du coton, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation

     

    Le plus grand défi, similaire à celui de l’anacarde, et donc le manque de capacité de transformation. La séparation de la fibre et de la graine se fait dans le pays. La graine reste et se transforme en huile, en savon, en produits de pâtisserie et en aliments pour animaux en son quasi totalité en Côte d’ Ivoire. Mais la fibre va loin du pays, exportée en Asie dans des pays comme les Philippines, la Chine ou le Vietnam, dans des centres de confection. Seulement 20 000 des 130 à 150 000 tonnes de coton extraites dans le pays sont transformées en Côte d’Ivoire, représentant une opportunité perdue pour un pays qui tente d’attirer l’investissement pour ajouter de la valeur à la chaîne de production nationale.

    En vue d’attirer l’attention de la communauté d’investisseurs internationaux sur ces opportunités dans l’industrie transformatrice ivoirienne de l’anacarde et du coton, Adama Coulibaly possède deux outils principaux:

    D’une part  l’organisation de foires et d’évènements internationaux car, en 2018, la Côte d’Ivoire va abriter, en plus du SIETTA 2018, la deuxième assemblée de l’Alliance Africaine pour l’anacarde (ACA) ou la 77e réunion du Comité consultatif international du coton (ICAC) — siégé à Washington D.C., aux Etats Unis, un évènement de le plus haut niveau qui atteindra plus de 500 acteurs du marché cotonnier des pays producteurs, transformateurs et consommateurs.

     

    D’autre part, et pour le cas spécifique de l’anacarde, les pays producteurs de ce fruit ont à leur actif un nouvel instrument d’influence: le CICC — Conseil consultatif international de l’anacarde. C’est une organisation internationale créée en 2016 et qui veille au bon fonctionnement de ce marché global d’une importance vitale pour les pays producteurs, conçu dans un parallélisme de forme avec l’ICAC pour le coton et avec l’Organisation internationale du cacao (ICCO), ramenée en 2017 de Londres à Abidjan où se trouve son nouveau siège. Avec neuf États membres — le Sénégal, la Guinée Bissau, la République de Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Benin — et les portes ouvertes à des pays producteurs, transformateurs et consommateurs, cette organisation est appelée à dynamiser ce marché du future auquel nous devons rester attentifs.

     

    Par Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • OcioProject, la sostenibilidad e innovación en el turismo africano

    Como se puede adivinar por la combinación de idiomas en su nombre, OcioProject es una empresa española con vocación internacional, líder en asesoramiento, diseño, fabricación y montaje de infraestructuras para el ocio y el turismo activo.

    Miguel Ángel Carrillo Merino, licenciado en Educación Física y experto en gestión, es el creador y director general de esta empresa preparada para proyectos de todo tipo: desde montajes simples, hasta grandes parques e infraestructuras de ocio. Más de 50 años de experiencia avalan la calidad de sus instalaciones y la profesionalidad que ofrecen a sus clientes.

    OcioProject nació de forma casi casual en el propio hogar de Miguel Ángel, no en el garaje como es el caso de varias conocidas empresas tecnológicas, sino en el patio, como no podía ser de otra manera para una empresa líder en ocio y esparcimiento. Llevado por su pasión por los deportes de aventura, Miguel Ángel, comenzó construyendo un rocódromo, aprovechando los materiales sobrantes de la empresa de estructuras metálicas de su padre, Jerónimo Carrillo, y de su hermano, Jerónimo Carrillo Merino —quienes resultaron ser piezas fundamentales en la puesta en marcha de lo que más adelante se convertiría en esta empresa sostenible e innovadora—. Más tarde fueron sus vecinos y conocidos quienes les pedían estructuras de ocio y Miguel Ángel vio la oportunidad. Se lanzó a conquistar ese nicho de mercado como joven emprendedor y acabo en FITUR, la feria internacional del turismo de Madrid, donde se dio a conocer internacionalmente. Como nos comenta Miguel Ángel, «me dijeron que presentase mi producto en una feria y decidimos ir a FITUR hace cuatro años, convencidos por su importancia en el mercado español y su proyección internacional: el resultado fue increíble». Y añade: «Empecé trabajando yo solo con un peón, yendo a las obras. Acudir a FITUR supuso un cambio tectónico: de repente tenemos fábricas en tres sitios, tenemos naves. No paramos».

     

    Fue en FITUR donde se fraguó el encuentro con el grupo hotelero colombiano GHL Group que les permitió dar el salto internacional. De su mano llegaron a Sudamérica, lo que les dio la experiencia para probar nuevos mercados. Ahora OcioProject se expande también por África, en países como Marruecos, Argelia, Guinea Ecuatorial, Cabo Verde o Costa de Marfil, donde próximamente abrirán una delegación.

    La historia de éxito de OcioProject no acaba ahí. La adaptabilidad de su oferta y sus construcciones sostenibles le convierten en la combinación perfecta entre naturaleza e innovación. En este sentido Miguel Ángel afirma: «Nosotros no somos constructores, no construimos hoteles. Nosotros construimos alojamientos diferentes. Vamos a un sitio y optimizamos los recursos de los que éste dispone», y explica, «nos encargamos de solventar problemas de normativa urbanística: muchos lugares donde se nos requiere son parques naturales o zonas protegidas de alto valor ecológico donde la normativa impide construir pero donde una arquitectura efímera, respetuosa con el entorno y poco invasiva soluciona ese problema».

    Este tipo de soluciones innovadoras se adapta a la perfección a las necesidades de un mercado africano donde los turistas exigen confort, pero sin restar la autenticidad que solo puede ofrecerles las construcciones integradas en el entorno que OcioProject diseña. El turista está cada vez más concienciado de la importancia de preservar la biodiversidad y ser respetuoso con el medio ambiente y OcioProject responde a esa inquietud.

    De entre este tipo de «alojamientos diferentes» destacan las casas-árbol, las casas voladas, el glamping —es una fusión entre glamour y camping, un creciente fenómeno global que combina la experiencia de acampar al aire libre disfrutando de la naturaleza con el lujo y las condiciones propias de los mejores hoteles— o las mobile homes —casas prefabricadas que pueden desplazarse a voluntad—. Las construcciones son integralmente ecológicas, autosuficientes y alimentadas por energías renovables

     

    Además de ese tipo de iniciativas, la empresa ofrece una oferta diversa de entre la que destacan los parques multiaventura. Son circuitos en los árboles o en cualquier tipo de estructuras que uno pueda imaginar adaptados a las posibilidades del lugar, sean cuales sean las características del espacio destinado: zonas de escalada, señalización y acondicionamiento de senderos, salto al vacío, superficies verticales para practicar el rapel, vías ferratas, puentes colgantes, pasarelas voladas… Cualquier cosa para generar adrenalina. También rocódromos, minirocódromos, los orígenes de OcioProject, preparados específicamente para practicar la escalada sin tener que desplazarse a la montaña.

    Otras de las estructuras que OcioProject diseña, con especial éxito en el merado español y norteafricano, son los parques acuáticos: integrales, para hoteles o simplemente alguna estructura que complemente instalaciones preexistentes como piscinas y zonas de chapoteo o toboganes. La empresa se encarga de asesorar, tramitar, diseñar y construir instalaciones acuáticas para hoteles y complejos vacacionales

    La línea de crecimiento que quiere marcar Miguel Ángel va de la mano no solo de la sostenibilidad — con sellos y certificados medioambientales como Starlight, Biosphere, o cálculo de huella ecológica y de carbono—, sino también de la responsabilidad social corporativa, estableciendo vínculos con el paisaje humano donde se implementan sus proyectos. «Para nosotros trabajar con las comunidades locales es algo esencial. Les formamos gratuitamente, no solo para trabajar en la construcción, sino para trabajar en la explotación: si construimos un parque de aventuras, les formamos para que cumplan con la legalidad y la seguridad; si construimos un hotel, les formamos para que trabajen en el mantenimiento del mismo; si construimos viviendas sostenibles con autosuficiencia, les formamos sobre sostenibilidad ambiental y en capacidades para que sepan mantener los equipos», explica Miguel Ángel.

     

    Y ¿cuáles son las expectativas de OcioProject para el futuro? «Vamos a mirar mucho a África; aprovechar FITUR para reunirnos con entidades públicas y privadas, presentándoles proyectos reales para buscar la financiación», responde. «Nuestro futuro pasa por África».

     

    Por Yolanda Moreno Bello y Alejandro Dorado Nájera (@DoradoAlex).

  • La Gran Muralla Verde africana

    Los resultados obtenidos a partir de la implementacion de los Objetivos del Desarrollo del Milenio (ODM) han supuesto, en palabras de Ban Ki-moon, secretario general de las Naciones Unidas hasta 2016, «el movimiento contra la pobreza más exitoso de la historia», debido a que, de acuerdo con los informes oficiales de dicho organismo, hasta el año 2015 se había conseguido reducir un 50% el número de personas que vivían en el umbral de la pobreza extrema.

    Sin embargo, estas medidas no resultaron tan exitosas en materia medioambiental debido a que, entre otros aspectos, desde 1990 las emisiones de CO2 han ido incrementando en más de un 50%, sin señales de desaceleración. En 2016, en respuesta a los retos globales vigentes, se aprobaron los 17 Objetivos del Desarrollo Sostenible de la ONU (ODS), entre los que se incluyen la «acción por el clima”, mecanismo con el cual se busca no solo atajar los diversos problemas que se debaten dentro de los nuevos objetivos, sino también fomentar una mayor participación por parte de la sociedad civil —se acusaba a los anteriores de carecer de este último aspecto—.

    Los líderes de los países en desarrollo enfatizaron en la necesidad de que las principales potencias asumiesen un mayor grado de responsabilidad con respecto a la reducción de emisiones

    A finales de 2015 tuvo lugar la celebración de la Cumbre de París, reunión de Estados en la que se logró llegar a un compromiso histórico que frenase las consecuencias de la contaminación y del calentamiento global. En dicha cumbre los líderes de los países en desarrollo, encabezados por China e India, enfatizaron la necesidad de que las principales potencias asumiesen un mayor grado de responsabilidad con respecto a la reducción de emisiones, al tiempo que establecieron sus líneas rojas, puesto que son los Estados más avanzados los que más contaminan.

    Por su lado, los 79 países que forman el grupo África, Caribe y Pacífico (ACP, por sus siglas en inglés) anunciaron su apoyo a un acuerdo que, vinculándolos  legalmente, es inclusivo, justo, ambicioso, sostenible y dinámico.Una actuación global de estas dimensiones se hace, si cabe, más necesaria en las regiones que, aunque menos contaminantes, se ven más afectadas por las amenazas medioambientales. En la región del Sáhara-Sahel, las tierras fértiles son recursos vitales para la vida de millones de personas, no solo en lo que respecta a aspectos básicos como la comida, la seguridad o la producción agrícola, sino también como fórmula para la creación de empleo que pueda mitigar la crisis social que tiene lugar en la región.

    Los 79 países que forman el grupo África, Caribe y Pacífico (ACP, por sus siglas en inglés) anunciaron su apoyo a un acuerdo que es inclusivo, justo, ambicioso, sostenible y dinámico
     

    Se estima que un 83% de la población local depende de la tierra para sobrevivir. El Sahel se caracteriza por ser una de las zonas más pobres del planeta, puesto que al estar cerca del Sáhara, la región sufre numerosas sequías que, siendo cada vez más constantes, provocan numerosas hambrunas. Gracias al círculo vicioso provocado por la actividad humana y las pobres condiciones climáticas como la ausencia de lluvias (las estaciones de lluvia están cambiando, una prueba es lo que está ocurriendo en Senegal donde la temporada de lluvias ahora comienza en septiembre cuando tradicionalmente esto tenía lugar en julio), el deterioro de la tierra y el excesivo uso de los recursos naturales, el desierto está ganando terreno.

    De hecho un 40% de la tierra y los recursos se están viendo degradados por la desertificación debido a lo cual está teniendo lugar un incremento de la pobreza, el hambre, el desempleo, la inmigración forzosa o numerosos conflictos. De acuerdo con la Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura (FAO), dos tercios del continente africano han sido clasificados como desiertos o tierras secas. La drástica perdida de tierra arable, unida a las estimaciones de un incremento del doble de población en el continente para el año 2050,  sería un desastre en una región que lucha por salir de otros males.

    Por todo ello, con el objetivo de hacer frente a este fenómeno, un numeroso grupo de Estados africanos ha decidido llevar a cabo lo que se ha denominado la Gran Muralla Verde africana. Pero, ¿qué es la Gran Muralla Verde africana?

    La Gran Muralla Verde, es un programa panafricano, de más de 7 100 kilómetros de largo y 15 de ancho, inicialmente concebido en 2005 por el expresidente de Nigeria, Olusegun Obasanjo, y posteriormente integrado por la Unión Africana en el enfoque de gestión de los ecosistemas a partir de la declaración 137 VIII del año 2007. Con esta declaración se aprobó la «Decisión sobre la aplicación del Muro Verde para la Iniciativa del Sahara» o GGWSSI (siglas en inglés de The Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Iniciative). Inspirada en la Gran Muralla Verde china —que ya estaba siendo desarrollado por las autoridades del país en el desierto de Gobi—, se presenta como un plan más ambicioso, ya que une a más de 20 países africanos junto a sus socios internacionales. Estados como Burkina Faso, Chad, Yibuti, Eritrea, Gambia, Malí, Níger y Senegal ya han desarrollado planes de acción para llevar a cabo la  GGWSSI, mientras que otros países como Argelia, Egipto, Mauritania y Sudán están en el proceso. Se trata, además, de un proyecto que cuenta con un notable apoyo del Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA), el Programa Mundial de Alimentos (PMA), la Convención de las Naciones Unidas de Lucha contra la Desertificación (CLD) y el Fondo para el Medio Ambiente Mundial respaldado por la ONU (GEF) —la mayor fuente de financiación pública de proyectos ambientales de la ONU—.

    ¿Cuál es su objetivo? De acuerdo con el sitio web de la Gran Muralla Verde (www.greatgreenwallinitiative.org) el objetivo no es solo plantar una muralla de vegetación, sino que se trata de intentar evitar en mayor medida la degradación de la tierra y la desertificación en la región, así como apoyar a las comunidades para que se adapten al cambio climático. Lo que se busca es impulsar la recuperación económica y natural de la zona, algo que permitiría cultivar de una forma más sostenible y producir alimentos, avanzando de este modo en la lucha contra la pobreza. Los países participantes esperan que mediante la suma de esfuerzos a nivel nacional a través de las fronteras, la inversión y una mejor gestión de las barreras institucionales se pueda, no solo atajar lo ya dispuesto, sino también frenar el riesgo constante de conflictos entre las comunidades regionales.

    Dicha iniciativa, además, se caracteriza porque está basada en un fuerte espíritu solidario que busca facilitar el mutuo aprendizaje en torno a un proyecto de cooperación sur-sur, no solo para  entender cuáles son las mejores fórmulas para trabajar juntos, sino también bajo qué condiciones. La participación de la comunidad local, tanto en la implementación como en la gestión, en la agricultura y en la generación de empleo, son otros de los aspectos centrales del proyecto. «La gente solía ir a las ciudades a buscar trabajo remunerado durante el período de escasez, pero desde que se inició el proyecto, esto ha cambiado», dice Papa Sarr, director técnico de la Agencia Nacional de la Gran Muralla Verde de Senegal. En definitiva, estamos hablando de un programa que busca cumplir los objetivos de la Conferencia de Naciones Unidas sobre Desarrollo Sostenible (UNCSD) o Río +20, celebrada en el año 2012. A esos objetivos, ahora se les suman los 17 nuevos Objetivos del Desarrollo del Milenio y los puntos acordados por los Estados en la Cumbre de París.

    ¿Qué resultados se han obtenido hasta el momento? Desde su aprobación en el 2007 hasta el año pasado año 2015, aunque los resultados varían de nación en nación y teniendo en cuenta que sus efectos tardaran varias décadas en hacerse visibles, se han identificado ciertos avances en aquellos países que, como hemos indicado anteriormente, ya habían iniciado planes de acción para llevar a cabo la GGWSSI.

    Según un informe oficial de la iniciativa, en Burkina Faso, Senegal o Nigeria, el uso de una tecnología mecánica inspirada en una práctica tradicional, conocida como el sistema vallerani, ha ayudado a restaurar más de 50 000 hectáreas de terreno pastoral, a través de la siembra directa de árboles nativos, arbustos y hierbas. Ésto, a su vez, ha ayudado a aumentar la producción de cultivos, resinas y forraje para el ganado.

    Asimismo, en países como Malí, Burkina Faso, Níger y Etiopía, entre otros, se ha producido una regeneración natural que está permitiendo aumentar la tierra sostenible gracias al uso de técnicas de restauración de bajo coste, generándose una nueva forma de sustento local y numerosos beneficios medioambientales.

    Un ejemplo de ello es Maradi, en Níger, donde los granjeros han rehabilitado las cualidades productivas de 5 millones de hectáreas de tierra. En ese país, el gobierno ha desarrollado zonas de modernización pastoral basadas en el concepto de semipastoralismo, centrado en la distribución de puntos de agua para corredores de vegetación y conseguir un aumento de la producción. Como resultado de estas actuaciones, grandes áreas pastorales han sido utilizadas de una manera más equilibrada y se han podido reducir los problemas de sobrepastoreo entre un 30% y un 45% desde la década de 1990.

    En el mismo sentido, un informe del Programa Mundial de Alimentos sobre Senegal, detalla cómo pueblos de Widou Thiengoli pueden cosechar frutas y verduras frescas de las arenas secas del desierto, un subproducto de la iniciativa Gran Muralla Verde, que puede ayudar a combatir los problemas de desnutrición en zonas rurales del interior del país. Asimismo, según  la prensa, se han plantado ya unos 50 000 especies de árboles —entre otras especies, la acacia senegalesa, cuyo valor económico como materia prima recae en la producción de goma árabe que se utiliza principalmente como aditivo alimentario—.

    En Malí el impacto social, según informa la BBC, puede llegar a ser altamente beneficioso, ya que la mejora en la calidad de la tierra y las oportunidades económicas pueden ayudar a frenar el terrorismo en el país. La Gran Muralla Verde africana, por ende, defiende las tierras de cultivo y medios de vida, mientras que ataca el flagelo de la pobreza y el extremismo. «Muchos jóvenes cuyo futuro habría sido probablemente unirse a la Boko Haram son ahora parte de las brigadas de extinción de incendios o parte de la brigada de la Gran Muralla Verde», afirma Elvis Paul Tangam, comisario de la Unión Africana para la Gran Muralla Verde del Sáhara y el Sahel, quien entiende que, frente al fracaso de la ayuda al desarrollo, este proyecto es el logro más grande ya que ahora las personas se identifican con el proyecto.

  • INVESTOUR y el turismo sostenible en África: un diamante en bruto en el continente de las oportunidades

    INVESTOUR: Foro de inversiones y negocios turísticos en África. Foto: Fitur-Investour 2017.

    Con una presencia ya consolidada desde hace años, INVESTOUR se ha convertido en un referente para la internacionalización de las empresas turísticas, especialmente en países africanos. Este foro tripartito, impulsado por la Organización Mundial del Turismo (OMT), la Feria Internacional de Turismo (FITUR) y Casa África, se celebra desde hace nueve años en Madrid, en el marco de FITUR, que este año celebra su 38º edición.

    Además de las ya tradicionales rondas de encuentros B2B (empresa a empresa), la cita para este año 2018 se desarrollará en torno a dos ejes temáticos: «Marca África» —que versará sobre la necesidad de cambiar la percepción de la realidad africana alejándola de los preconceptos sobre el continente— y «biodiversidad como motor de turismo sostenible» —que abordará los retos y oportunidades del turismo de naturaleza y de safaris en África y la importancia de las comunidades locales en su desarrollo—. INVESTOUR tendrá lugar el 18 de enero en Feria de Madrid.

    El turismo mundial pasa por un momento dulce. De enero a agosto de 2017,  el turismo creció un 6,6%, totalizando 901 millones de turistas internacionales, 56 millones más que en el mismo periodo del año 2016. África fue la región con un mayor crecimiento (9%), impulsado por el fuerte alza del turismo en el Norte de África (15%) y por las buenas cifras de África Subsahariana (5%).

    Estos datos se añaden al buen desempeño del sector en 2016, año en el que se movieron por el mundo 1 235 000 000 personas —en 1950 había apenas 25 millones de viajeros internacionales y en 1995 eran 527 millones—. De esos, apenas 58 millones lo hicieron en África, unas cifras aún modestas pero que dan idea del enorme potencial de crecimiento del sector en el continente —que ya experimentó tasas de crecimiento interanual de más del 10% en 2016— y que doblan los 26 millones de turistas internacionales del 2000. A la cabeza del continente se sitúan Marruecos (con más de 10 millones de turistas internacionales), Egipto (9 millones), Sudáfrica (9 millones), Túnez (5,5 millones) y Zimbabue (2 millones).

    Con estas cifras, los ingresos globales debidos directamente al turismo internacional sobrepasan ya los 1,26 billones de dólares, habiendo aumentado un 4% en 2016. Suponen un 10% del PIB mundial, si contamos los ingresos indirectos e inducidos, y el turismo internacional genera uno de cada 10 empleos.

    Para 2030, la OMT espera que las cifras de viajeros internacionales hayan alcanzado los 1 800 millones. Es una oportunidad que África no se puede perder.

     lideresLíderes africanos e internacionales en Investour 2017. Foto: Fitur-Investour.

    «Marca África», uno de los protagonistas de INVESTOUR 2018

    Para aprovechar la oportunidad de desarrollo que brinda el impulso del turismo internacional, África necesita renovar su imagen y afianzar su marca en el mercado mundial. Las percepciones negativas y los prejuicios son los mayores obstáculos para el desarrollo del turismo en el continente y para la llegada de inversiones. El primero de ellos, es la falta de presencia en la escena global, que se refleja también en los propios índices de medición de imagen y reputación como el Reputation Index. Con limitado alcance, este índice se concentra en la evaluación de 55 países de entre los cuales solo hay 4 africanos —Sudáfrica (puesto 36, al que se le asigna una reputación débil), Egipto (40), Argelia (49) y Nigeria (52 de 55 evaluados, con una reputación pobre).

    El Índice Elcano de Presencia Global del Real Instituto Elcano, con un alcance más amplio, mide la proyección efectiva real de 100 países fuera de sus fronteras en tres dimensiones: blanda (entre la que se incluye el atractivo turístico), económica y militar. De entre los 15 países africanos evaluados en 2017, únicamente 4 se sitúan entre los 50 primeros —Sudáfrica (puesto 30), Etiopía (33), Nigeria (36) y Egipto (44). Le siguen Marruecos (53), Kenia (55), Argelia (62), Ghana (66), Tanzania (70) y Angola (77). Cierran la clasificación Costa de Marfil (81), Túnez (82), Libia (90), Sudán (91) y RDC (92). Con alguna excepción como Nigeria, la mayoría de estos países dependen para la construcción de su proyección exterior, en gran medida, de las dimensiones militar o económica, arrinconando la esfera blanda. Para Etiopía, por ejemplo, la dimensión militar supone más el 90% de su proyección, mientras que la blanda apenas el 6%; para Angola es la económica la que explica el 96% de la medición, mientras que la variable blanda solo el 4%.  

    Conscientes de que la importancia que la creación de marca tiene a la hora de vender un destino en el mercado del turismo y de maximizar su potencial de crecimiento, el debate en torno a la situación y posibilidades de mejora de la «Marca África» será uno de los ejes de esta edición de INVESTOUR. El debate sobre las mejores experiencias y buenas prácticas de distintos actores del sector en los diferentes países africanos es una herramienta clave en el desarrollo futuro de políticas públicas que, junto al sector privado, resitúen y posicionen los destinos africanos en el tablero del turismo mundial.

     baileLas posibilidades del turismo africano permanecen eclipsadas por la percepción negativa del continente. Fiesta Nacional del Vudú en Sagon, Benín. Foto: Alejandro Dorado Nájera.

    La biodiversidad como eje del desarrollo sostenible del turismo africano

    La biodiversidad —variabilidad de organismos vivos de cualquier fuente, incluyendo la diversidad dentro de cada especie, entre las especies y de los ecosistemas—, muchas veces es apreciada exclusivamente como un elemento meramente ornamental. Sin embargo, es uno de los componentes más importantes del atractivo turístico de algunos de los países que más éxito han tenido a la hora de cautivar visitantes y, por tanto, parte esencial de su desarrollo económico y social. Más allá de los servicios de regulación del clima o protección ante eventos climáticos, los servicios de aprovisionamiento de alimentos o agua limpia, el ecoturismo forma parte, también, de los servicios derivados de la biodiversidad. A esta industria le aguarda un futuro prometedor ya que es un sector en constante crecimiento, especialmente en los países en desarrollo africanos, donde es fuente de recursos y empleo para multitud de comunidades locales. 

    Según la Organización Mundial de Turismo, el ecoturismo actualmente crece más rápido que el turismo convencional, creciendo a un ritmo de un 20% durante los últimos años. Ciertos grupos de seres vivos resultan especialmente atractivos y rentables. La observación de ballenas, aves o arrecifes de coral, además de ser una actividad recreativa que cuenta con millones de aficionados en todo el mundo, es una industria importante en países como Sudáfrica. Del mismo modo, la observación de primates ha hecho mundialmente conocido a países como Ruanda y los safaris, continúan siendo un producto estrella en destinos como Kenia, Tanzania, Botsuana, Namibia o Sudáfrica. Este turismo relacionado con la observación de la biodiversidad representa alrededor del 80% de las ventas por viajes al continente africano de los turoperadores presentes en INVESTOUR. 

    Sin embargo, esta gallina de los huevos de oro para el turismo africano tiene sus enemigos. La biodiversidad se está perdiendo a un ritmo alarmante debido a las actividades humanas. La sobreexplotación de los recursos, la pérdida de hábitats, la contaminación, la introducción de especies, o el cambio climático están produciendo una erosión de la biodiversidad sin precedentes a escala humana, hasta el punto en que nos enfrentamos hoy en día a la Sexta Extinción Masiva.

    A este punto, incluso algo tan esencial para el turismo como las zonas costeras están en peligro a causa del cambio climático o la muerte de los corales de los arrecifes que les brindan protección.

    Los turistas, con su comportamiento, puede ser parte de la solución a estos problemas cuando son individuos concienciados que transmiten y demandan un servicio sostenible al viajar. El turismo proporciona un incentivo a la hora de preservar áreas protegidas y de ocupar a las comunidades locales en empleos sostenibles como alternativa a otros que hubieran significado un empobrecimiento ambiental del entorno.

    Pero el turismo puede ser, también, parte del problema. Hoy en día, los movimientos de los turistas contribuyen a en torno un 5% a las emisiones de gases de efecto invernadero causantes del cambio climático. Pueden, también, participar del tráfico ilegal de especias protegidas al compara suvenires y ornamentos de especies en peligro de extinción. Además, voluntaria o involuntariamente, pueden ser vector de propagación de especies invasoras que dañen la biodiversidad del lugar del destino. Las especies recién llegadas entran en conflicto con las especies nativas, resultando muchas veces en su extinción, con la homogeneización de ecosistemas y la consiguiente pérdida de diversidad ecológica que esto conlleva. También se distorsionan otros los servicios de los ecosistemas, pudiéndose ver alterados los regímenes de nutrientes, el régimen de incendios, la hidrología, la cubierta vegetal o la distribución y abundancia de especies interrelacionadas con la extinguida, hasta el punto de producirse extinciones en cadena.

    Dada la importancia de la biodiversidad para el turismo en África y del turismo para la biodiversidad africana, ésta será protagonista de uno de los ejes de debates del foro en torno a las diferentes fórmulas para involucrar y concienciar a los gobiernos, los actores económicos y las comunidades locales en la conservación de la naturaleza

     zebraPreservar la biodiversidad es esencial para el desarrollo africano. Zebra de llanura (Equus quagga) en la reserva de caza Selous, Tanzania. Foto: Alejandro Dorado Néjera.

    ¿Qué se espera de esta nueva edición de INVESTOUR 2018?

    INVESTOUR ha desempeñado, durante los pasados años, una plataforma inclusiva para reunir en un mismo espacio a responsables políticos, inversores en busca de oportunidades de negocio en el mercado africano y emprendedores deseosos de iniciar nuevos proyectos. Esta toma de contacto les da la oportunidad de explorar las posibilidades reales de materializar iniciativas que incrementen las inversiones en diferentes segmentos de la cadena de valor de la industria del turismo, contribuyendo al desarrollo sostenible económico y social de los países africanos.

    Después de varios años de experiencia, INVESTOUR se ha convertido en uno de los principales espacios de promoción del turismo africano en Europa. Esta relevancia no solo se debe al número de participantes —más de 400 en 2017—, al éxito de las sesiones B2B —86 encuentros entre 45 organizaciones representando a 23 países africanos y de otras partes del mundo— o a la cantidad de proyectos que han tenido esta feria como punto de partida, sino también a la variedad de países presentes: 42 Estados el año anterior, de los que 32 fueron africanos y otros, como Francia, Estados Unidos, Jordania o Reino Unido, de otras partes del mundo.

    Además, otro de los éxitos del foro es la presencia diplomática y de miembros de gobiernos que alcanzó los 28 ministros y jefes de delegación africanos en 2017 y que este próximo año se espera superar. 

    INVESTOUR EN CIFRAS

    PARTICIPANTES

    MINISTROS AFRICANOS

    PROYECTOS PRESENTADOS

    1ª EDICIÓN 2010

    160

    15

    115

    2ª EDICIÓN 2011

    200

    11

    141

    3ª EDICIÓN 2012

    220

    14

    115

    4ª EDICIÓN 2013

    250

    13

    180

    5ª EDICIÓN 2014

    269

    13

    134

    6ª EDICIÓN 2015

    306

    15

    145

    7ª EDICIÓN 2016

    316

    15

    105

    8ª EDICIÓN 2017

    404

    28

    62

     El buen momento por el que pasa el turismo a nivel mundial junto a una estrategia basada en orientar el foro al contacto entre los diferentes actores para favorecer el conocimiento mutuo, son parte de la receta del éxito creciente de INVESTOUR; un éxito que tampoco se entiende sin la buena sintonía existente entre las tres organizaciones que le dan sustento.

    Para Taleb Rifai, secretario general de la OMT hasta que el nuevo secretario general electo, el georgiano Zurab Pololikashvili, tome posesión de su cargo en 2018, el papel de INVESTOUR a la hora de impulsar el sector que más conoce es claro: «INVESTOUR ha demostrado no solo la gran importancia de este tipo de plataformas a la hora de promover los negocios, sino también el inmenso potencial que el turismo tiene en África, como queda reflejado en el los resultados que la región ha cosechado estos últimos años en cuanto a cifras de turistas internacionales». Eduardo López-Puertas, director general de FITUR, coincide en el diagnóstico: «El foro no solo se ha convertido en un referente dentro de FITUR, sino que es un encuentro ineludible para inversores y actores involucrados en el desarrollo del turismo africano».

    No es casualidad que la biodiversidad sea uno de los temas a debate coincidiendo con la celebración del 2017 Año Internacional del Turismo Sostenible para el Desarrollo, impulsado por la ONU, como comenta Elcia Grandcourt, directora del Programa África de la OMT: «El mensaje que se quiere trasladar para África es que el turismo puede ser un arma de desarrollo y de mejora de competitividad para la región, que tiene que lograrse respetando y en armonía con la naturaleza, la cultura y las comunidades locales».

    Los objetivos para esta nueva edición de INVESTOUR 2018 son claros para Casa África —el organismo que lidera la diplomacia pública española en África fomentando el buen entendimiento y la confianza mutua—. Su director general, Luis Padrón, los resume así: «nuestra meta es promover los intercambios creando una plataforma en la que los profesionales del mundo del turismo de ambas orillas puedan encontrarse, debatir, entenderse y buscar maneras de cooperar y de crecer juntos».

    Por Alejandro Dorado Nájera. @DoradoAlex

  • Negros en la Unión Soviética

    Los hijos de la África soviética en busca de su identidad

    «Cuando la gente me pregunta sobre mis orígenes normalmente empiezo diciendo que mi madre es rusa, mi padre ghanés y que nací en Bulgaria», dice la fotógrafa Liz Johnson Artur. «A menudo acaba siendo una larga explicación».  

    La explicación suele ser algo así. Como muchos otros estudiantes africanos en la década de los 60, el padre ghanés de Johnson Artur recibió la oportunidad de ir a estudiar a Europa del Este, como parte de los esfuerzos de la Unión Soviética para expandir sus influencias a lo largo del continente africano durante la Guerra Fría. Su estancia en Bulgaria estudiando bioquímica se vio interrumpida 4 años más tarde, cuando todos los estudiantes ghaneses fueron expulsados del país debido a enfrentamientos entre estudiantes africanos y la policía. Para entonces, él ya había conocido a la madre de Johnson Artur, que daría a luz a su hija en 1964, unos meses después de su partida.

    Johnson Artur pasó su niñez en Bulgaria y más tarde en Alemania, y en 1990 se estableció en Gran Bretaña. Para su padre fue imposible volver a Bulgaria y ahora reside en Ghana. Johnson conoció por primera vez a su padre en 2010. Tras este encuentro, decidió empezar a documentar las historias de otros rusos con orígenes africanos o caribeños. «La mayoría de rusos negros que he conocido en Moscú y en San Petersburgo han crecido también sin padre. Algunos de ellos se han criado en casas de acogida y tampoco conocieron a sus madres. Pero todos coinciden en que se sienten tan rusos como africanos».

    La mayoría de rusos negros que he conocido en Moscú y San Petersburgo han crecido también sin padre

    La mayoría de sus entrevistados, generalmente se identifican como afrorusos, han vivido casi sin contacto con otras personas negras y comparten escasos lazos culturales o familiares con otros afroamericanos y británicos negros.

    «Lo que conocemos sobre la descendencia africana varía de un individuo a otro», dice Johnson Artur. Tienen un denominador común pero sobre todo son  historias de resistencia contra el rechazo que normalmente encuentran las personas negras en Rusia: «Aquellas personas que nacieron y vivieron en Rusia y que luchan por demostrar cada día que también son rusos». La intención de Johnson Artur es que su proyecto visibilice y conecte a la generación de rusos negros que llaman  hogar a este país.

    Marie-Therese

    marie

    Nací en San Petersburgo. Mis padres trabajaban para Naciones Unidas. Mi madre es rusa y la familia de mi padre es de Guadalupe y de la Bretaña francesa. La familia de mi madre abandonó Rusia tras la revolución . Debido al trabajo de mi padre viví en África durante diez años —en la República del Congo, Gabón o Etiopía—. Me mudé a Francia para realizar mis estudios y después de terminar la carrera de derecho me apunté a un programa de intercambio. Me dieron a elegir entre Bangladesh o Rusia. Elegí Rusia y me mudé a San Petersburgo en 1995.

    Al principio trabajé como consejera legal sobre derechos humanos. También me gradué en economía así que, cuando el programa de intercambio terminó, yo empecé a dar clases de economía en la universidad.

    Vivo con mis 11 gatos en un pequeño apartamento de una sola habitación. No es mucho, pero me gusta mi vida y veo mas oportunidades laborales aquí que en Francia. 

    Gera

    gera

    Nací en Moscú en 1961. Mi padre era un revolucionario cubano que vino a Moscú a estudiar filosofía. Luchó con Fidel Castro y el Che Guevara en Cuba. Cuando cumplí un año, se fue a luchar con el Che a Bolivia. Le vi tan sólo una vez.

    Mi madre, mi hermano y yo vivíamos en un pequeñísimo apartamento comunal en Moscú. Cuando cumplí 5 años mi madre enfermó. Se la llevaron al hospital, y a mi hermano y a mí —que es dos años menor— nos llevaron a un orfanato. Pasamos allí 3 años. Cuando yo empecé el colegio volvimos con mi madre.

    Mi infancia no fue fácil, pero siempre he estado muy orgullosa de ser negro. Creciendo recibí mucha atención y mucha fue indeseable. Rusia es muy chovinista. La gente negra no gusta demasiado aquí. 

    Amina

    amina

    Nací en Moscú. Mi madre es rusa, pero originalmente asiática —de la República de Tuvá—. Mi padre es nigeriano. Se conocieron en la universidad en Moscú. Justo antes de cumplir los 5 años mi padre se fue y por algún motivo nunca volvió.

    Cuando acabe mis estudios también me gustaría irme de Moscú. Estudio en un entorno muy variado y hay muchos extranjeros. Me siento libre y relajada aquí. En el centro de Moscú también me siento a gusto. Pero no suelo ir a las afueras de la ciudad: es un ambiente diferente. Me he acostumbrado a que me miren, pero allí no me siento segura.

    Vlada

    vlada

    Vivo en Moscú desde hace 7 años. La mayoría del tiempo me encuentro bien aquí, pero me gustaría vivir en otro lugar. He viajado a Brasil y a España —la gente allí es diferente, más amable y abierta—. Moscú es una ciudad bonita pero la gente aquí es bastante dura y muy ruidosa. Algunos desconocidos intentan tocarme el pelo y eso no me gusta.

     

    Elena y Peter

    elena peter

    Me llamo Elena. Tengo 55 años y soy la madre de Peter. Vivimos a las afueras de Moscú. Trabajé de cocinera en la embajada de Nigeria, el padre de Peter era diplomático. Siempre supe que el tenía otra familia en Nigeria. Cuando se fue, empezaron mis problemas. Solía encontrar postales pornográficas en mi buzón y cuando salía a pasear con Peter, la gente se asomaba al carrito para ver de que color era. Algunos de mis amigos y familiares me dieron la espalda.

    Cuando le envié a la guardería, algunos padres empezaron a quejarse en la guardería por haber aceptado a un niño negro. El personal de la guardería me apoyó mucho pero eso no detuvo a los niños, que decían cosas como «si le tocas con las manos te ensuciará…». Ahora es más fácil ya que es más mayor y se puede defender solo.

    Hace dos años gané dos billetes de avión a Nigeria. Nos quedamos con el padre de Peter, su mujer y sus hijos. Fue genial. Nos recibieron muy bien en su casa. Tengo muy buenos recuerdos de nuestra visita y fue muy bueno para Peter conocer a sus hermanos y hermanas.

    George

    george

    Llegué a Rusia hace 10 años desde el Congo para estudiar ingeniería, pero mi amor por las artes marciales tomo el testigo. Cuando llegué a San Petersburgo ya había tenido un hijo con una mujer rusa. Necesitaba encontrar trabajo, así que me puse a dar clases de artes marciales. Rusia me trató bien: me permitió abrir mi propio estudio de artes marciales. Nunca podría haberlo hecho en el Congo.

    Durante 2004 hubo muchos ataques racistas en San Petersburgo. Después de la muerte de un estudiante africano organizamos una manifestación en la ciudad. Hablé en el mitin y justo después los servicios de seguridad del estado ruso (FSB) me detuvieron durante dos días, interrogándome sobre mis actividades. Pero no tengo resentimientos: se necesita tiempo para que cambie la mentalidad de la gente. También intenté unirme a los FSB. Aprobé los exámenes, pero no me aceptaron. Soy un cabezota y solicité de nuevo entrar en una unidad diferente. Ahora trabajo para ellos de manera voluntaria.

    Quiero demostrar mi agradecimiento por lo que Rusia me ha dado . Para mi esa es la mejor manera de cambiar la opinión de los rusos hacia mí y otras personas negras.

     

    Iván

    ivan

    Mi madre es rusa y mi padre es de Malí. Vivía con mi madre pero no nos llevábamos bien. Ella no me entendía. Solía irme de casa a menudo, pero siempre me encontraba y me obligaba a volver. Cuando no pude soportarlo más me mudé con mi abuela, pero la situación no mejoró.

    La mayoría de cosas que aprendí, las aprendí en la calle: los niños me incitaban a pelearme y yo me defendía. Cuando entré en el ejército me aseguré de que nadie me molestase. Al salir del ejército estaba enganchado a las drogas y cuando volví a Moscú acabé en la calle. Fue muy duro pero también me hizo mas decidido. Me desenganché y descubrí el boxeo. Incluso llegué a tener un programa de televisión.

    Me he planteado irme muchas veces. Pero también he trabajado duro para estar donde estoy ahora. No quiero renunciar a todo eso.

    Artículo aparecido en 2016, escrito por Nadia Beard (@NadiaWBeard), redactora jefe del Calvert Journal. Cedido por The Calvert Journal.

    Fotografía: Liz Johnson Artur. http://www.lizjohnsonartur.co.uk/

    Traducción: Yolanda Moreno Bello.

     

     

     

  • Sudán, cruce de culturas

    Curso de Capacitación sobre Comunicaciones de Crisis en el Sector Turístico en la República de Sudán

    La Organización Mundial del Turismo (OMT), en cooperación con el gobierno de la República de Sudán y el ministerio de Turismo, Antigüedades y Fauna, organizó del 14 al 18 de noviembre de 2016 el Curso Regional de Formación Ejecutiva en Jartum, capital de Sudán, para abordar la comunicación de crisis en el turismo.

    El Curso de Capacitación

    Tras una crisis en una región o país, se producen, como es obvio, efectos negativos que disuaden a los  turistas potenciales a la hora de visitar los lugares afectados. La estrategia de comunicación en estos casos es determinante para cambiar la opinión pública sobre los destinos concernidos. En las palabras de la OMT «para minimizar el impacto de la crisis en los destinos, se requiere unas comunicaciones claras, rápidas y efectivas en todos los niveles de la crisis». El curso está diseñado para aportar su saber hacer a los participantes e inculcar unos valores y unas habilidades para reforzar la colaboración entre el sector público y el privado para lograr destinos turísticos de éxito. Los participantes en el curso fueron profesionales calificados de la industria del turismo de Egipto, Etiopía, la República Democrática del Congo, Gambia, Ghana, Kenia, Mozambique, Ruanda, Uganda, Zambia y Zimbabue.

    Minimizar el impacto de la crisis en los destinos requiere unas comunicaciones claras, rápidas y efectivas en todos los niveles de la crisis

    Visitar Sudán

    Además del curso de formación, la visita a Sudán condensó el lado práctico del curso, comenzando por su capital. El país sorprende al visitante rompiendo con los viejos clichés divulgados en algunas ocasiones por prensa internacional y que, a menudo, pueden magnificarse a los ojos de los viajeros potenciales hasta no corresponderse con la realidad, resultado de la incesante atención de los medios de comunicación.

    Jartum

    El corazón de Jartum es atravesado por el río Nilo Azul, que viene del lago Tana, en Etiopía, y se encuentra con el Nilo Blanco, cuya fuente se encuentra en el lago Victoria, en África Central. Podemos decir que la ciudad es regada por el río más largo de África. Es impresionante pasear en barco por el río Nilo en el punto de cruce, donde se nota cómo el Nilo Azul, más sombrío y movido, se encuentra con el tranquilo Nilo Blanco. La ciudad constituye, junto con los distritos de Omdurmán y Bahri (o Jartum Norte), una gran conurbación. Jartum abraza, culturalmente hablando, una serie de componentes turísticos como museos, antigüedades, atracciones naturales, jardines, etc. Uno de los más atractivos es el Museo Nacional, que se ubica frente al Nilo Azul en su confluencia con el Blanco. Tiene una impresionante colección de antigüedades de todo el país que se remonta a las épocas prehistóricas y a la era de Nubia.

    El reino nubio de Kush

    La visita a Meroe es un descubrimiento constante. Meroe, Sudan.

    El reino de Nubia tenía su capital en Kerma. La civilización de Kerma se considera como la raíz original de la que surgió la identidad sudanesa hace más de cinco mil años. Una civilización africana local que se mantuvo en el poder durante mil años. En la misma zona, tenemos el reino de Meroe, que se inscribe en la continuidad del reino de Napata y trae, en su apogeo, el resplandor de la civilización del antiguo Sudán. Fue a principios del siglo III a. C. que la necrópolis real de Kush fue oficialmente transferida de Napata-Nuri a Meroe. Meroe estaba compuesto por una ciudad con palacios, varios templos, baños reales y tres grandes necrópolis piramidales. La visita a Meroe es un descubrimiento constante que no deja indiferente a nadie, con sus pirámides que desempeñan el papel de testigos de una brillante civilización.

    El reino de Meroe se inscribe en la continuidad del reino de Napata y trae, en su apogeo, el resplandor de la civilización del antiguo Sudán

    El Estado del Mar Rojo

    Puerto Sudán es la capital del Estado del Mar Rojo y está situada al este del país, en la costa occidental del mar Rojo. Se considera como la puerta oriental de Sudán y una de las ciudades más bellas del país. La región tiene algunos destinos turísticos famosos, pero uno de los más atractivos es el atolón de Sanganeb. En esta zona el ecoturismo marino ha sido y sigue siendo la principal atracción para los turistas.

    Suakin

    La ciudad de Suakin, en el noreste de Sudán, es un sitio de gran importancia histórica y un puerto vital del mar Rojo desde el antiguo Egipto. Cruzado por las rutas de peregrinación musulmana y cristiana, sirvió como el principal punto de transbordo para el hach, la peregrinación islámica a La Meca, y también vinculó a África con Jerusalén para las comunidades cristianas que querían ver el Santo Sepulcro. Era la ciudad del comercio y de la riqueza en el mar Rojo. Hoy en día, en la entrada de la ciudad vieja, los visitantes todavía pueden encontrar la puerta de la antigua ciudad donde los edificios están hechos de corales.

    Puerto Sudán es un maravilloso centro de deportes de buceo, playas, natación… y también es conocido por su Festival del Mar Rojo, uno de los mayores del mundo

     

    Atolón de Sanganeb, Estado del Mar Rojo, Sudán.

    Una de las atracciones turística de Puerto Sudán es su mercado tradicional. Es importante tener en cuenta que los mercados tradicionales se celebran por separado para hombres y para mujeres. Una de las peculiaridades de los mercados es la presencia de los beja, pueblo principalmente vendedor, aunque también los hay pastores históricamente nómadas que viven dispersos por las regiones desérticas de Sudán, Egipto y Eritrea. Los beja representan el mayor grupo étnico no árabe entre el río Nilo y el Mar Rojo. También se les conoce como los fuzzy wuzzy debido a su resistencia a los soldados británicos durante el siglo XIX. Un poema escrito por R. Kipling, soldado de infantería británica, alaba a los beja por sus proezas marciales y su valentía, que resultó ser insuficiente ya que, apoyados por Muhammad Ahmad, un líder religioso de la orden Samaniyya, los británicos conquistaron sus tierras.

    Es importante saber que todos estos sitios y ciudades mencionados representan una pequeña parte de la riqueza cultural y de del patrimonio turístico de Sudán. Con el fin de hacer que el destino Sudán sea  competitivo y atractivo, el ministerio de Turismo, acompañado por el gobierno, adoptó el Plan de Acción de la Organización Mundial del Turismo para impulsar el turismo sostenible, la formación de actores y profesionales locales y para crear empleo y reducir la pobreza. A nivel internacional, y siempre en el marco del plan de acción de la OMT, Sudán ha establecido una estrategia y está poniendo en marcha acciones de comunicación con la intención de ser aún más atractivo desde el punta de vista turístico a la vez que mejora sus infraestructuras para alcanzar los estándares internacionales con un plan de inversiones progresivo.

     

    Fotografía y autoría: Franck Olivier Kra.

    @franckokra